« Franck part en expédition… »

 

Automne 2020 :

    « Franck part en expédition » est dérivé du sujet « Je suis dans mon bateau de nuit. Les livres parlent » qui avait donné de bonnes rédactions. Dans l’une d’elles se trouvait la phrase lapidaire « Franck part en expédition » et à partir de cette phrase ont été créées d’autres histoires composées par les 5e de Paris.

     Les récits seront envoyés à l’écrivain Franck Balandier, poète et romancier avec Apo, consacré à l’auteur des Calligrammes à qui il a voué son Paris d’Apollinaire comme avec Le Corps parfait des araignées. Son Sing-Sing sur les musiciens du rock est attendu par sa communauté de lecteurs fans en février 2021.

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Hiver 2021

     Depuis ces textes de jeunes collégiens, pour lesquels Franck Balandier m’a remercié ainsi que les élèves pour cet envoi choral, Franck est parti dans sa dernière expédition et depuis quelques semaines je connaissais son combat : le cancer l’a emporté finalement le 17 décembre 2020.

     Lors de la cérémonie au Père Lachaise, j’ai appris dans ces moments émouvants et forts où des membres de la famille s’exprimaient que Franck s’était pris de passion pour la navigation et plusieurs ont raconté ses voyages côtiers où il embarquait qui le souhaitait parmi ses proches à son bord et où il n’oubliait pas les pages de ses manuscrits qui sur le navire en mer avançaient bien le déroulé des phrases à de certains moments de détente, loin du stress du grand bain urbain.

     Laurent DYREK

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***

 

« Franck part en expédition… »

        Récits de collégiens en 5e

 

     Aventures, récits, héros.

Classes de Monsieur Dyrek à Paris à l’automne 2020.

 

    Franck est parti à Marrakech, envoyé par le lieutenant Robert Ricks, lieutenant en chef depuis trente ans. Franck part en expédition pour un meurtre dans un stand de tapis. Pendant le voyage dans un avion privé, il reprend une photo de sa famille et dit : - Nous arrivons quand ?  - Nous sommes arrivés, dit le conducteur.

     Il arriva dans le magasin de tapis et vit un grand groupe de police. Tout d'un coup, derrière un grand mur, Franck vit une voiture surgir d'un garage. Franck courut prendre une voiture de police et se mit à la poursuite des criminels. Il fonça dans une petite ruelle et sauta d'un escalier, la police, pendant ce temps, posa des clous et Franck arrêta les criminels. Tout est bien qui finit bien.

    Brice A. 5e1

*

     Aujourd’hui, nous sommes le 5 octobre 1976 et mon père, Franck C., et moi, nous partons en expédition. On a vraiment hâte d’aller à la recherche du livre secret des présidents d’Amérique. Depuis mon plus jeune âge, mon père me raconte la légende de ce livre. Ça me fascine énormément. Il m’a promis que le jour de mes treize ans, nous partirons tous les deux à la recherche de ce trésor.

      Nous partons dans trente minutes environ et il faut que je prépare ma valise. Mon père me dit de prendre uniquement des choses essentielles mais je ne sais pas quoi choisir. Tout d’abord, je pense prendre une tenue de rechange en cas de pluie : c’est toujours pratique. Mon doudou Filou, mon album photo avec toute ma famille et mes amis - et dix francs ; c’est tout l’argent de poche que mon père et moi avons gagné en aidant Madame Frippon à faire ses courses. Elle est super sympa. Chaque soir, en rentrant de l’école, je vais la voir et on prend le goûter ensemble. Mon père vient toquer à la porte de ma chambre :

- C’est l’heure de partir. Le bus arrive bientôt !

- J’arrive papa ! Bisous maman ! Bisous ma petite sœur ! Au revoir Madame Frippon !

- Au revoir mes grands guerriers, disent-il tous en cœur.

     C’est bon, on est parti de la maison. Parfait, le bus vient d’arriver. Direction gare Montparnasse. Mon père m’explique tout ce que nous allons faire sur la carte de bord. Nous allons prendre le train de Paris jusqu’à Brest, puis monter dans un hélicoptère pour aller à Washington. Le voyage est long. Papa ne sait pas comment se distraire, alors il me taquine et me fait des blagues. Ce n’est pas son style de rigoler. Habituellement, il est plutôt sérieux et concentré. J’ai comme l’impression que quelque chose le chiffonne. Puis il me regarde et me demande si c’était une bonne idée de partir aussi loin. Au début, je ne comprends pas vraiment cette remarque. Il ajoute que le trésor est peut-être beaucoup plus près de nous. Après une longue réflexion, il a sans doute raison. Tout à coup, je me souviens du jour où papi lui a donné une boîte. Sur cette boîte, il est inscrit « top secret américain ». La pièce manquante du puzzle est sûrement dedans !

     Ni une ni deux, papa demande au bus de s’arrêter. Nous descendons du bus dans le froid glacial, à quatre kilomètres de chez nous. Pas de temps à perdre. On marche en direction de la maison car la nuit et en train de tomber. Après avoir récupéré la boite chez nous, nous nous dirigeons vers la maison de madame Frippon. Son mari est un général dans l’armée américaine et il travaille beaucoup avec le président.

     Madame Frippon nous accueille les bras ouverts et nous questionne sur nos recherches. Par miracle, elle nous donne une clé qui permet à mon père d’ouvrir la fameuse boite. A l’intérieur, il y a un parchemin. Mon père le lit à voix haute :

     « Bonjour, voici des instructions. Ils vous aideront à retrouver le livre des secrets des présidents d’Amérique. Mais pour continuer, il faut déchiffrer le code N1S5NO9 - M. Frippon, père du général Frippon d’Amérique. »

     Papa comprend tout de suite le code : N correspond à nord, 1 à 1 kilomètre, etc. Le code déchiffré donne donc : Nord 1 km, sud 5 km, Nord-Ouest 9 km.

     En l’écoutant, madame Frippon a soudainement une révélation. Elle nous apprend que ce sont les coordonnées de la tombe du père de son mari. Plus une minute à perdre, on se dirige vers le cimetière. A notre arrivée à destination, on découvre un parchemin sur le côté de la tombe. Mon père se précipite pour le lire : « Bravo, vous êtes parvenus au dernier parchemin. Le livre se trouve juste à coté de vous, caché dans l’arbre. Mais attention, il doit être transmis de génération en génération. Alors maintenant, à vous de jouer ! »

     Milana B. 5e2.

*

     Sur l’Océan Pacifique, l’équipe de Franck observe toujours les baleines bleues. Ils en sont au moment où elles se reproduisent. Ça fait cinq jours que « l’œuf » a éclos et nous ne retrouvons pas le bébé !, s’agace le capitaine.

- Ça veut dire qu’on va partir à sa recherche ?, demandent en chœur les membres de l’équipage. -Hélas, oui… soupire Franck.  - Yes !, cria d’une seule voix l’équipage.

    Naruto, super-contente, se mit à gouverner le bateau vers le Sud. Gon, lui, prit ses jumelles et s’installa à l’avant du bateau.

    Franck, le plus ancien du groupe, et le plus expérimenté, alla dans sa chambre pour réfléchir. Enfin, dans cette équipe de courageux, il y a moi. Pour faire simple, je m’appelle Kilua. Je suis le plus jeune du groupe, mon rêve serait d’avoir, un jour, mon propre navire ! Et à son bord, partir à la recherche de la baleine bleue, le plus rare des cétacés.

     Paul B. 5e1

*

     « Frank part en expédition... », avait dit Liam à la bande. C’était une bande d’ados de six personnes, dont : 

- Liam qui a 14 ans et qui adore les livres,

- Gaspard qui a 14 ans et adore les sports de balles,

- Noah qui a aussi 14 ans et qui est le fils de Frank,

- Stella qui a 13 ans mais bientôt 14 et adore danser,

- Louise qui adore son âge - 14 ans - veut devenir pâtissière,

- Et Emma qui vient d’avoir 14 ans, aime dessiner.

    «Oui on a compris ! Tu es très content que mon père nous ait invités à venir avec lui pendant les vacances ! », s’énervait Noah.

     Frank était un grand explorateur très connu ! Il a déjà eu un prix pour sa première découverte alors qu’il n’avait que 16 ans… et pendant ces vacances il devait explorer une île qui ne se trouve ni sur le globe ni sur le satellite !

“Oui mais c’est quand même très excitant !”, avait dit Louise.

     Même s’ils sont très différents les uns des autres, ils partagent un point commun… l’aventure. « Et sinon, on va y aller comment sur cette île mystérieuse ?, questionna Stella.

- Je crois en avion…, avait répondu Noah.

- Ou en bateau ! Ce serait mieux ! s’écria Emma, comme cela, je pourrai dessiner la mer ! »

     Une semaine plus tard pendant les vacances :

« Oui nous sommes prêts, Franck !, avaient crié tous les ados en chœur.

- Bien, nous allons prendre le bateau sur l’île, avait dit Franck.

- Et combien de temps le voyage va durer ? demanda Gaspard.

- Au moins trois ou quatre semaines. », avait répondu Franck.

      Le bateau arriva cinq minutes plus tard. Les six ados et Franck montèrent sur le bateau avec leurs bagages. Ils s’installèrent tous dans des cabines par trois. Dans la cabine 1, Franck. Dans la cabine 2, les trois garçons et dans la cabine 3, les trois filles. « Vous venez les amis, on va sur le pont ?, demanda Liam. – Oh oui ! Comme cela, nous pourrons voir la mer !, s’excita Emma. – Mon père m’a dit que nous pourrions voir des dauphins et des baleines !, s’écria Noah, et heureusement j’ai pris mon appareil photos. – Super ! dit Stella. – Tui, tui, tuiiiii !, fait le bateau. – Allez les enfants, le bateau va démarrer et il faut rentrer dans les cabines, dit Franck. – D’accord, Franck. Vous venez les… gars / filles ?

- Si on s’appelait « les explorateurs juniors » ?, proposa Louise. - Pourquoi pas !, s’écria Liam. - Super, alors vive les explorateurs juniors !, cria Gaspard. » A suivre...

     Alizé C. 5e1 septembre 2020.

*

         L’expédition

     « Cela fait déjà bien longtemps que j’attends ce jour ! La joie ne veut plus me quitter depuis que j’ai appris que Franck part en expédition. Aujourd’hui, c’est le grand départ !

-Hey, tu viens avec nous ? -Bien sûr, j’arrive !

     Depuis que j’ai cinq ans, je rêve jour et nuit de partir en expédition avec Franck et son équipe. Tous les ans, je les regarde partir aux quatre coins du monde en attendant impatiemment le jour de mes 18 ans, car malheureusement mes parents ne veulent pas que j’aille en expédition avec des gens qui font des prélèvements pour le futur. Moi, en tout cas, je trouve ça très intelligent et je les considère comme des scientifiques. Alors, aujourd’hui, 8 juin 1985, moi, Jules Nohlin, je pars en expédition avec Franck.

     Nous embarquons rapidement avant le coucher du soleil. Je vois les gens sur le port en agitant leurs mouchoirs et séchant leurs larmes. Je cherche en vain mes parents avec une pointe d’espoir en me disant qu’ils auront sûrement la bonté de faire un dernier adieu à leur fils unique. Une fille dont je ne connais le visage que de loin s’approche de moi :

-Quelque chose ne va pas ? -Mes parents n’y sont pas, dis-je en pointant le port.

-Les miens non plus, me répondit-elle avec une pointe de tristesse dans sa voix.

-Où sont-ils ? -Je n’en sais rien, ils m’ont abandonnée à ma naissance…  -Je suis désolé…

-Ce n’est pas grave, je ne les connaissais pas.

- Les miens n’étaient pas d’accord avec le fait que je parte avec vous.

     Des larmes se mirent à couler sur son doux visage.

- Allons voir la vue, le soleil est magnifique à cette heure, proposa-t-elle.

     Effectivement, le soleil est splendide à cette heure de la journée. Un mélange d’orange et de jaune se mélangeant déjà aux ténèbres sombre de la nuit.

     Je ne me souviens de rien. Cette nuit paraissait calme et paisible mais elle a été tout le contraire. Le tonnerre grondait en m’empêchant de dormir tandis que les flots se déchainaient violemment sur notre navire. A partir du moment où j’ai pu m’assoupir, ma mémoire reste floue jusqu’à ce que le soleil vienne me réveiller pour commencer une nouvelle journée de travail acharné avant de pouvoir arriver à destination : la ville des mille et une merveilles. Apparemment, elle serait déserte mais personne n’en est jamais revenu. Je me demande si le fait d’embarquer dans une telle aventure était une bonne décision.

     Mais c’est alors que cette magnifique jeune fille apparut de nulle part :

- Coucou ! me lança-t-elle. - Coucou ! Bien dormi ? - Oui…oh ! Au fait, moi c’est Hanna. -Et moi Jules…

     Nous nous regardons longuement, lorsque :  - Terre en vue ! cria un marin en gâchant ce beau moment.

     Hanna se précipita pour apercevoir la ville, notre destination depuis maintenant plus d’une semaine.  - Enfin ! dirent tous les marins en chœur.

     Notre navire a atteint le port assez rapidement et nous sommes descendus aussi vite que nous sommes montés. Je remarquai qu’Hanna grelotait, alors je lui prêtai ma veste. A présent, nous ne savons ni ce que nous trouverons, ni qui nous trouverons si nous ressortons de cette ville un beau jour.

     Belen C-O. 5e1 septembre 2020.

*

     Je m’appelle Bianca. Je suis astronaute et mon mari, Franck l’est aussi. Nous allons bientôt partir en mission tous les deux. Nous commençons à nous préparer : nous enfilons nos combinaisons spatiales, elles sont entièrement désinfectées car il ne faut pas apporter de microbes à bord du vaisseau. Elles sont blanches et moulantes. Nous passons sous une arche en plastique qui désintègre les microbes sur et dans nos corps. Puis nous entrons dans le vaisseau spatial. Il comporte : -Une cabine de pilotage - Un salon - Une salle à manger - Une cuisine - Des chambres comportant des salles de bain - Un garde-manger -Une entrée - Des petits vaisseaux accrochés à ses flancs.

     Les pilotes et le reste de l’équipage arrivent eux aussi. Nous nous installons – en mettant nos ceintures – quand une voix dans un haut-parleur dit : « Nous sommes le vendredi 5 mars 3142 à 18h00 et le vol du vaisseau spatial XR310 est prêt à partir pour une autre galaxie ! VaisseauXR310 prêt au décollage ! 10 ! 9 ! 8 ! 7 ! 6 ! 5 ! 4 ! 3 ! 2 ! 1 ! Décollage ! »

Bientôt nous nous retrouvons dans l’espace, nous pouvons enlever nos ceintures. Franck et moi allons voir les pilotes :  « Tout se passe bien ? », demandé-je.

« Oui ! Vous pouvez aller vous reposer », nous dit un des deux pilotes.

     Nous avons donc fait le tour du vaisseau. Une heure plus tard nous sommes allés dans la cuisine prendre un petit sachet chacun de calories et des sucettes. Ces sucettes sont en fait composées de cinq gels ayant chacun un goût élémentaire : salé, sucré, acide, amer et umami (le « goût du gras »). Selon la tension électrique, on peut ajuster la proportion de chaque substance délivrée afin de reproduire la saveur souhaitée. Mais cela n’apporte pas de calories, juste du goût, alors comme il nous faut des forces nous prenons en plus des sachets de calories.

     Nous allons les manger dans la salle à manger quand un message s’affiche sur nos lunettes : « VOUS VENEZ D’ENTRER DANS UNE NOUVELLE GALAXIE ! » C’est incroyable, c’est la première fois qu’un humain entre dans une autre galaxie ! mais tout d’un coup le vaisseau est ébranlé. Des alarmes sonnent de partout. Un message s’affiche sur mes lunettes : « VOTRE VAISSEAU TOMBE EN CHUTE LIBRE ! VOUS AVEZ ETE ATTAQUES PAR DES ALIENS ! IL Y A UNE DEPRESSURISATION ! VOUS ALLEZ MOURIR ! VOUS ALLEZ MANQUER D’AIR DANS 5 SECONDES ! 4 ! 3 ! 2 ! 1 ! 0 ! »

… Je me réveille en sursaut dans ma chambre. Ce n’était qu’un cauchemar… Ouf !

     Agathe D., 5e2

*

« Franck part en expédition »

     Bonjour cher journal, je suis Gaspard. Je suis un botaniste maintenant très réputé grâce à ma récente expédition avec ce cher Franck. J’imagine que tu dois te demander de qui je parle. Franck est un ami d’enfance. Dernièrement, il m’a entrainé dans une expédition au cœur de la forêt amazonienne. Je vais te raconter comment cette impressionnante et formidable aventure a commencé…

     J’ai rejoint mes amis (dont Franck) dans un bar pas loin de chez moi. Quand je suis arrivé, en retard comme à mon habitude, mes amis avaient l’air abasourdi et, en l’espace de cinq minutes, je me suis retrouvé dans le même état qu’eux. Puis, quand nous avions tous repris nos esprits, Franck nous a proposé de l’accompagner… En arrivant chez moi, je n’en revenais pas. Dans trois jours, je serais parti en direction de la forêt amazonienne pour trouver des espèces nouvelles. Cette idée m’enchantait et, à la fois, me tétanisait.

     1er Septembre : C’était le jour J. Nous avions entamé notre périple. J’étais chargé du journal de bord (que j’utilise pour te faire un compte-rendu plus complet). Juste quelques heures après notre départ, nous avions affronté une tempête gigantesque. Une chance que nous naviguions sur le Nautillus, un navire excessivement résistant ! Nous avons passé la nuit au centre de cette tempête… Le lendemain, nous en étions sortis bien qu’il y ait encore de légères pluies.

     Les jours suivants étaient plutôt calmes. Nous avions croisé mes cousins qui, eux, allaient à un autre endroit de la forêt à la recherche d’espèces animales encore inconnues.

     13 Septembre : Nous avions tout juste accosté le navire et décidé comment le placer quand nous nous sommes fait bombarder par des bananes envoyées par plusieurs singes qui n’avaient pas vraiment l’air de nous apprécier. Franck nous a donc ordonné de remonter à bord du bateau le plus vite possible pour repartir vers une autre région de la forêt. Trois heures plus tard, Franck, l’équipage et moi-même étions arrivés et nous nous sommes immédiatement mis à construire un abri pour qu’il soit abouti avant la tombée de la nuit.

     22 Septembre : Nous avions tout juste trouvé notre première plante AFROGOMATE. Nous l’avions nommée ainsi car ses pétales sont de couleur mate et ils sont bouclés. Nous étions ravi, jusqu’à ce que, la même bande de singes qui nous a attaqué, nous vole notre traceur qui contenait la localisation de l’afrogomate. Nous avons tentés de le récupérer coute que coute mais rien à faire nous avions perdu la chance d’avoir cette plante à tout jamais… J’étais dépité.

     28 Septembre : Nous avions enfin, après six jours de recherche, récupéré le traceur !! Nous étions vraiment aux anges surtout qu’il était prévu que nous rentrions en France le 29 Septembre donc ce fut un grand soulagement. De plus, en cherchant notre traceur, nous avions trouvé une autre plante ! C’est un type de buisson dont les feuilles sont vénéneuses, nous l’avions nommée RHODILOA (pour cette plante-ci, il n’y a aucune raison particulière).

     29 Septembre : C’était la fin du notre formidable voyage au bout du monde, avec des paysages exceptionnels… Nous étions à peine partis que Franck nous parlait déjà de repartir ailleurs. Ça me manque un peu mais je suis mieux chez moi.

    Laïa H. 5e2

*

     Bonjour je m'appelle Franck. Depuis que je suis tout petit, je suis passionné par les civilisations disparues. Cela a commencé lors d'un mercredi pluvieux où je m'ennuyais. Comme je ne savais pas quoi faire, ma mère m'a dit d'aller à la bibliothèque. C'est là que je suis tombé nez à nez avec un livre sur les Mayas.

     Cette civilisation est devenue ma passion. J'ai fait des études d'archéologie et je me suis spécialisé dans l'étude de ce peuple. Quand j'ai eu vingt-cinq ans, j'ai décidé d'aller m'installer au Mexique. J'avais entendu parler de l'histoire d'un temple maudit. Je commençais à faire des recherches avec mes amis dans beaucoup de forêts et un jour je suis tombé sur un temple.  Je décidai de revenir pour l'explorer sans mes amis.

     A l'entrée, il y avait un panneau très ancien car il était très abîmé. Dessus, il était écrit une phrase en latin. Je pris mon dictionnaire de latin et je traduisis : « Celui qui ressort vivant de ce temple avec le sceptre du roi sera l'héritier du trône Maya». Je rentrai dans le temple doucement, car j'avais lu qu'il y avait trois pièges mortels dans ce temple maudit.

     Premier piège : les classiques plaques de pression. Je stressais car je ne savais pas quel piège allait se déclencher sous mes pieds. Je tapai sur un plaque et là une trappe s'ouvrit sur un trou béant donnant sur de l'eau avec des requins affamés. Je passai sur le côté en me tenant aux bords. C'était bon, j'avais réussi le premier piège.

     Le deuxième était beaucoup plus difficile car c'était des poteaux très fins et si on tombait, des piques acérées nous attendaient. Je me disais, pour rester concentré, que si j'y arrivais, je serai un roi. Et ça a fonctionné, j'ai réussi le deuxième piège.

     Le troisième était une énigme qui, si on avait la mauvaise réponse, nous faisait tomber dans l'acide. L’énigme était « J'ai quatre pieds le matin, deux le midi et trois le soir, qui suis-je ? ». Je répondis « l'homme » car c'est un bébé le matin qui marche à quatre pattes, un adulte le midi qui marche sur ses deux pieds et le soir une vieille personne qui marche avec une canne. Comme j'avais réussi les trois pièges, la porte massive du temple s’ouvrit.

     Je pris le sceptre et je revenais par le chemin où j'étais passé pour venir. A ma grande surprise, des milliers de soldats m’attendaient avec une couronne et un trône fait en bambou comme c'était prévu dans la légende.

     Mais je refusais car je ne connaissais pas leurs traditions et j'étais un étranger. Donc je choisis un soldat et dis au peuple qu'il serait maintenant leur roi. Je suis quand même resté leur ami et je leur rends visite chaque fois que mes recherches me le permettent.

     Stanislas J. 5e1

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     « Franck part en expédition »

     A bord du bateau « Atlanta 3 » c’est un peu mouvementé…Mais, avant de raconter ma vie et celle de l’équipage à ce journal, j’aimerais d’abord me présenter. Je m’appelle Victoire et comme mon nom l’indique, j’aime participer à des compétitions et surtout GAGNER !! Sinon j’ai un petit frère de 21 ans, moi j’ai 26 ans. Je mesure 1m75, j’ai les cheveux bruns, les yeux verts…

     Ma passion est le dessin, j’adore l’art ! Contrairement à mon frère qui préfère le sport, le danger et l’aventure. C’est un dur-à-cuire ! 

Vous vous demandez peut être où je me trouve en ce moment ? Je me suis sur un bateau à la recherche de nouveaux paysages pour me donner de l’inspiration pour mes dessins.  Je suis chargée du journal de bord. Au départ, je n’avais pas très envie de passer mes journées à écrire dans un journal, mais finalement ça me plaît. Je peux à la fois admirer les paysages et écrire dans mon journal.

     Pour ce qui est de l’équipage, c’est un peu plus compliqué : d’abord il y a Franck, le capitaine du bateau, Jacques, mon frère, le second, il aide le capitaine, il y a Louise, la femme de ménage mais elle ne s’occupe pas que du ménage, elle fait la cuisine et les courses. Ca me rend triste qu’une fille aussi jeune s’occupe de faire toutes ces tâches ménagères. Chaque fois, j’essaie de l’aider mais elle refuse. Je sais qu’elle fait juste ça pour payer ses études. Elle est plus timide et plus réservée que Jade. Une touriste qui est là avec son mari. Pour eux c’est un cadeau de mariage. Ils en ont de la chance !!!

     Moi j’ai 26 ans et je n’ai toujours pas trouvé le grand amour… Mais bon, ça ne me dérange pas plus que ça. Je prends mon temps. Ce voyage me fait réfléchir on dirait…

     Nous partons de la crique Coraïa. Une crique paradisiaque. Le seul bémol, est qu’il y a tellement de corail, que l’on ne peut pas se baigner ! Mais les paysages sous-marins que l’on peut voir depuis le surface de l’eau tellement elle est translucide, sont magnifiques et m’inspirent beaucoup !  Direction, Lunès Téquos, un coin assez peu visité, alors que c’est l’un des coins les plus beaux du monde ! Vous voulez savoir pourquoi ? Parce que y aller est plus que dangereux !...

     Manon L. 5e2

*

    Aujourd'hui un marin, Franck, part, pour de longs mois, sur un bateau, en direction de l'Islande, où il va relever des échantillons de glace. 

     Pendant le trajet, Frank discute beaucoup, mais avec qui ? ses compagnons : des livres.

- Où se trouve  l'Islande ? demande Franck.

- Nous allons avoir la chance d'être près du cercle polaire, lui répondent les livres.

-Vraiment ? -Oui, peut-être rencontrerons-nous des ours polaires, des phoques, des manchots et de nombreux oiseaux.

     Franck est émerveillé et pense qu'en relevant ses échantillons, il pourra voir des caribous.

-Franck, où es-tu ? Tu rêves ?  -Oui, je suis déjà arrivé !... Non, je suis très impatient d'y être, mais combien de jours allons-nous passer ensemble ?

     Oscar L. 5e1

*

      Bonsoir, j'ai donc passé du temps à lire et corriger votre super récit, Inès. Pour la prochaine fois, veillez bien par exemple à ce que les points et les virgules ne soient précédés d'aucune espace. Respectez les accords de base ! Ne mettez pas de prénoms ou de noms de l'école, cela peut interférer et ne pas plaire aux intéressés. Ici j'ai abrégé certaines appellations... Il me faudrait un bon titre à votre histoire, je compte sur vous, copiez-collez votre récit et placez-le dans un dossier de vos bons textes repris et aboutis. Cordialement. M. Dyrek le samedi 26 septembre 2020.

 

A la découverte de l’inconnu

     Aujourd’hui nous sommes le Mercredi 13. ?. 1830. Aujourd’hui, c’est le premier jour de notre expédition qui consiste à trouver de nouveaux arômes dans une terre inconnue. Je vais vous présenter mes compagnons ainsi que mon capitaine tout d’abord il y a Lo, il n’est là que pour l’argent et la nourriture, cependant c’est notre dessinateur, nous avons donc besoin de lui. Ant il est là pour l’aventure il est peut-être timide mais il a une magnifique voix. Ad n’est là que pour surveiller son petit frère Ant. Puis il y a moi je m’appelle Ad, j’adore faire la fête, mais surtout j’adore mon capitaine : je le suis partout. Et pour finir il y a mon capitaine, il s’appelle Franck, il a cinquante-huit expéditions à son nom dans une trentaine d’endroits différents, c’est le meilleur capitaine au monde à part le fait qu’il lui manque une main comme dans l’histoire du capitaine Crochet que mon père me lisait quand j’étais petit mais on s’y habitue petit à petit. Bon revenons à l’expédition. Après trois jours de long voyage, de difficultés et de problèmes, nous sommes enfin arrivés à destination.

     Mon bon capitaine Franck me permit de poser le premier mon pied sur cette nouvelle terre. Le sable était chaud, le soleil se levait petit à petit, il y avait une étendue de végétation à des kilomètres à la ronde. Le paysage était époustouflant. Une fois tout l’équipage descendu du navire, nous décidons de partir explorer cette nouvelle terre. Le capitaine nous divisa en deux groupe de 2 et 3. Antoine, Ad et Lo doivent trouver un abri pour la nuit et installer le campement.

     Pendant ce temps, le capitaine et moi commençons à explorer l’île. Nous marchons, marchons pendant une bonne heure, nous avions déjà trouvé trois arômes comestibles ou pas, nous ne pouvons pas le savoir. Il commençait à faire nuit, nous décidons donc de retourner sur la plage pour retrouver le reste de l’équipage et pour que Lo puisse inspecter et dessiner ces nouveaux arômes. Nous aperçûmes une lumière au loin qui ressemblait à du feu, nous pensons que c’était nos camarades, nous suivons donc cette lumière mais une fois arrivés nous ne nous attendions pas à trouver ça ! En effet il y avait un feu allumé mais nos amis n’étaient plus là, tout était sans dessous dessus, nous comprenons tout de suite que nous n’étions pas les seuls sur cette île, nous sommes donc partis à la recherche de nos amis. Plus nous nous aventurions dans la forêt, plus il y avait de bruit, nous marchons par rapport au bruit. Nous arrivons à destination, nous nous cachons derrière un buisson et par rapport au buisson nous pouvons voir ce qu’il se passe de l’autre côté.

     Je vis mes trois camarades attachés ensemble sur un pilier et environ quatre sauvages leur tourner autour en dansant pendant qu’à côté d’eux, il y avait plein de sauvages qui jouaient de la musique. Quand tout à coup un grand homme s’approcha d’eux avec une torche allumée, ni une ni deux Franck jaillit du buisson pour empêcher nos camarades d’être les prochains sur le menu, l’homme fut surpris de son arrivée soudaine, nos compagnons aussi. L’homme parla une langue qui nous était inconnue de tous, enfin c’était ce que je croyais. Ad prit la parole et traduit ; « Il demande qui nous sommes et ce que nous faisons sur leur territoire. «  Ils ne parlent que l’espagnol, expliqua Ad. Peux-tu traduire cela ?, demanda Franck. « Nous sommes explorateurs, nous sommes ici pour chercher de nouveaux arômes pour les revendre chez nous. Votre « territoire «  comme vous l’appelez est inconnu de tous, qui êtes-vous ? « Adrien traduisit la phrase de mon capitaine, l’homme parla à Ad. Il finit par traduire «  Nous sommes le peuple des Hunters, nous vivons ici depuis des siècles, je ne comprends pas pourquoi vous ne nous connaissez pas, mais je souhaite que cela continue ainsi. »  Traduis ceci, dit Franck « Laissez partir mes amis et nous oublierons votre existence pour toujours ».

     « D’accord, mais d’abord, je veux que vous nous appreniez à faire les choses où vous dormez des cabanes, non des mai… des maisons, voilà marché conclu ? », expliqua Ad. « Marché conclu », répondit Franck. Cela doit faire une semaine environ que nous cohabitons avec les Hunters, nous leurs apprenons ce que nous connaissons (maisons, agriculture, élevage, outils, etc) et eux nous montrent des arômes, nous apprennent à les étudier, à les reconnaître. Pendant cette semaine nous nous apprenons à chacun à apprendre la langue de l’autre.

     Mais un jour le moment des adieux arriva. Après une heure d’adieux, nous étions sur le point de partir tous les cinq sur notre navire, quand, tout à coup, le chef des Hunters se dirigea vers nous et nous dit «  Vous partir sans cadeaux nous ? » Comme j’avais expliqué, ils avaient commencé à apprendre notre langue. En disant ces mots, le chef donna à Franck une boîte entière de tous les nouveaux arômes que nous avions découverts au cours de cette semaine. Franck ému fit un câlin au chef et lui dit « Puissions-nous nous retrouver ! ». C’est l’équipage au complet que nous retournons au bateau.

     Après avoir rangé et chargé le bateau, c’est avec un pincement au cœur que nous quittons cette magnifique terre qui restera secrète comme promis. Cette fois-ci, le voyage ne dura que deux jours, il y avait moins de joie qu’à l’aller mais on s’occupe. Lo dessine les arômes qui nous ont été offerts. Antoine joue de la guitare offerte par un enfant du village. Ad s’occupe du mât du navire. Le capitaine dirige le bateau ou reste enfermé dans sa cabine. Moi je fais la cuisine, c’est devenu une passion pour moi ; j’ai appris à cuisiner avec les Hunters. Comme convenu, nous n’avons rien dit sur l’existence de leur peuple. Et pour finir, comme prévu, nous avons vendu les arômes au marché, chacun a gagné 250 francs. Ah oui et si ça vous intéresse, je me suis marié avec une Espagnole, non ce n’est pas une Hunter.

     Inès L.C. 5e2 en septembre 2020.

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     « Franck part en expédition », Franck c’est le personnage principal, il a 35 ans, habite à Rome et il est vétérinaire. Actuellement il est en Australie, dans une forêt parmi tant d’autres. Nous sommes trèèèès loin dans le temps. A l’époque où il n’y avait pas de parc animalier. Il est là pour analyser, comprendre les animaux, et même parler leur langue, pour pouvoir mieux les aider.

     En partant de Rome, il n’avait pris que les habits dont il était vêtu et son billet de retour. Il dit «au revoir » à ses proches, ses collègues et même son chat ! Puis partit en expédition. Là-bas il ne croisa personne et se lia d’amitié avec un jeune koala atteint d’une maladie très rare, liée au fait que ses poumons faisaient la moitié de la taille normale ; d’ailleurs Franck regrette beaucoup de ne pas avoir pris sa trousse vétérinaire : il aurait pu sauver beaucoup d’animaux. Mais cela ne l’empêche pas de vivre ses plus belles années avec lui.

     Cinq mois après, il remarque qu’il n’a plus de billet de retour : il s’est décomposé ! Il réalise donc qu’il ne verra plus jamais ses proches ni même son chat. Il se concentra donc sur ce qu’il était venu faire et commença à apprendre la langue jusqu’à ce qu’il ne parle plus que le langage animalier.

     Nous n’arrivons malheureusement pas à lire la langue donc ne pouvons traduire : il n’y aura aucune suite. Ces quelques lignes ont été retrouvées non loin de la forêt, quelques mois après qu’il les a écrites.

     Mathilde P. 5e1

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            Franck part en expédition avec sa fidèle associée, Annie, dans la forêt amazonienne, au Brésil, à la recherche des aras bleus, disparus depuis plusieurs années à cause de la déforestation. Franck et Annie viennent d'arriver dans la forêt amazonienne et ils se rendent compte de toute la faune et la flore qui y habitent.

            Une semaine passe, sans la moindre trace d'aras bleus. Ils commencent à déprimer, à se demander s'il ne vaut mieux pas rentrer, que tout cela ne sert à rien, quand ils virent un petit oiseau rougeâtre, ressemblant à un poulet, qui a la patte cassée, et qui crie de toutes ses forces qu'on vienne l'aider.

            Le couple d'aventuriers décida de le recueillir et de le soigner, et quelques jours plus tard, il était de nouveau sur pattes. Ils allèrent donc lui rendre la liberté dans son état naturel en barque, mais quand ils le posèrent sur la rive près de son habitat, il commença à gesticuler bizarrement. Franck et Annie pensent que les gestes de l'oiseau sont des signes d'au revoir, mais il voulait dire autre chose.

            Comme la barque avançait, ils tournèrent la tête vers le canal et découvrirent pourquoi l'oiseau faisait des signes étranges : ils virent une immense cascade qui descend du canal !

            Après avoir été emportés par la cascade, ils se retrouvèrent cent mètres plus loin, avec heureusement, tout leur matériel. Et c'est là qu'ils découvrirent une plume d'un bleu azur, sur la rive. Ils la ramassèrent, l'examinèrent, et virent le Saint Graal dans leurs mains : c'était une plume d'ara bleu.

     Paul S. 5e1

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     Franck part en expédition. Il a besoin de deux personnes, mais il faut que celles-ci soient prêtes à y laisser leur vie. Moi, Tallia, personne ordinaire et membre de l’équipage, pourrai-je l’accompagner ? Après tout je suis curieuse, mais le suis-je jusqu’à risquer ma propre vie ? Pendant que je me perdais dans mes pensées, Franck demanda qui voulait se prêter volontaire.

     A cet instant j’hésitais toujours, lorsque, sans que je me contrôle, ma main se leva, puis d’une voix étrangement sèche, je dis : « Moi, Tallia, je me porte volontaire et promets de vous rester fidèle jusqu’à la mort. » D’habitude le visage de Franck était toujours impassible, mais à cet instant, en faisant attention à ses yeux, on pouvait y discerner un peu de surprise. Puis il déclara : « Bien Tallia, tu feras partie de l’expédition, mais il me faut une deuxième personne. »

     C’est alors qu’une femme nommée Soni se porta volontaire. Franck, Soni et moi, faisions partie de l’expédition. Puis il nous expliqua le but de cette expédition qui consistait à plonger dans la mer des Cent et  arriver jusqu’au fond en vie… en fait il fallait qu’au moins Soni ou moi arrivions à atteindre le fond… Mais ce qui m’a le plus intriguée, c’est qu’à notre arrivée à destination, quelque chose de spécial devait se produire… Nous avions beau insister, Franck ne voulait pas nous en dire plus…

      Claire V. 5e2.

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Bibliographie à compléter de Franck Balandier

Sing Sing Castor Astral au 12 février 2021. Préface de Philippe Manoeuvre.

Apo, Castor Astral, 2018, "exofiction"

Le Paris d'Apollinaire, Editions Alexandrines, 2018

Gazoline Tango, roman

Le Corps parfait des Araignées

FranckBalandier roman Apo phLDnov18