Votre dérogation pour adopter... les Lapins de la 6e2 !

Ils sont à lire-ci après, composés vers Noël, ils montrent leur bout du nez pour Pâques !

Sur un mode aérien... adoptez également Les Libellules de la 6e3 !... aux fines... ailes... belles !

                               M. Dyrek le 11 avril 2020, lors du week-end pascal !

 

Lapins pour PaquesphL3D2020

 

            9 RÉCITS DE COLLÉGIENS DE 6e SAINTE-É  PARIS XVe

 

LAPINS DES 6e2 ET LIBELLULES DES 6e3

 

CLASSES DE MONSIEUR LAURENT DYREK aimant à faire composer des "Fablettres"...

LapinPaquesphLD20h

 

                  CONCOURS D’ÉCRITURE "SI MON ANIMAL SAVAIT PARLER" 

 

 Revue Virgule pour les 10-15 ans de Littérature + festival normand sis à Rouen...

 

I) 5 RÉCITS DE LAPINS PAR LES 6e2

 

Ce qui me semble finalement plus bizarre

-       Si mon lapin savait parler, où voudrait-il me mener ?

     C'était un jour comme les autres, je me promenais dans la forêt et tout à coup je vois une partie de la forêt sans arbres ! Je trouvais cela bizarre, car cette partie de forêt était dénuée d’arbres, quand tout autour, d’immenses chênes, à la splendeur exceptionnelle, pouvaient être vus. Mais bon tant pis, je continuais à me promener et là je vis un énorme champ de carottes, ça tombait bien, j'avais très faim. Je pris une carotte pour la manger, sauf qu'un lapin jaune orangé sortit  d'une carotte. Je ne savais plus quoi faire. La seule chose que j'aie pu dire :  -Aaah, dis-je en courant derrière une immense carotte.

     Une immense carotte ! Je ne savais pas que ça existait ! Le pire dans tout ça est que le lapin m'a dit :  - Salut ! ça va ? tu partages une carotte ?

     Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. Je n'osais pas bouger. Je me disais que tout ça, ce n’était qu’un rêve. Je pris mon courage à deux mains, je sortis de ma cachette.

- Enfin, c'est pas trop tôt !, me disait le lapin. Comment t'appelles-tu ?

- Je m’ap... m'appelle E... Elisa, dis-je quelque peu inquiète. - Ok, moi c'est Harry. Pourquoi baragouines-tu ? tu es timide ? – On m’a appris à ne faire confiance à personne et surtout… tout… à un lapin qui parle ! – Ben pourquoi ? – Dans le monde des êtres humains, il y a des personnes qui veulent ou peuvent m’enlever et peut-être me tuer… - Aaah c’est pour ça qu’il ne faut faire confiance à personne. D’accord Elisa, donc je ne dois pas te faire confiance ? – Si ! tu peux me faire confiance, je ne vais pas t’enlever ou te transformer en civet ! - Je peux venir chez toi ? - Oh... Oui ! – Merci E… lisa !

     Nous fîmes le chemin ensemble et j'en appris plus encore sur lui et lui sur moi. Dès que l'on est arrivés, j'ai dit à Harry de m'attendre dans ma chambre. J'ai demandé à mes parents si l'on pouvait manger des carottes, ils ont dit oui ! Je me suis dépêchée de manger et je suis allée dans ma chambre avec une carotte pour Harry ! Je lui installais un petit lit sur ma table de nuit pour qu'il puisse dormir à côté de moi. Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés très tard avec Harry. Nous avons pris notre petit-déjeuner. Harry m'a dit qu'il allait me présenter à sa famille. J'étais super contente ! Nous sommes retournés dans la forêt, au même endroit que la veille. Nous arrivons à la grande carotte, là où je m'étais cachée, sauf que je n'avais pas remarqué qu'il y avait une porte. Nous entrons et Harry me dit :  - Assieds-toi et laisse-toi glisser !

     Je fis comme Harry m'avait conseillé de faire, je me laisse glisser. C'était un grand toboggan. Trop cool ! Harry était devant moi, à la fin du toboggan, nous nous écrasâmes sur un tas de feuilles. Je ne croyais pas du tout à ce que je voyais : des lapins de toutes les couleurs, des jaunes, des orange, des violets et plein d'autres couleurs. Tout était trois fois plus petit que chez les êtres humains, même moi j'avais la taille d'un lapin ! J'ai rencontré sa famille, un lapin orange et une lapine jaune, ce qui expliquait la couleur de Harry. Ils étaient très gentils, ils m'ont proposé de prendre une carotte avec eux. J'ai aussi vu les petits frères d'Harry, il en avait trois, ils étaient trop choux ! On a joué à chat et Harry m'a présenté à ses amis.     

     Malheureusement, le temps file, il est déjà 21h, mes parents doivent se demander ce que je fais ! Pour sortir, il fallait prendre une sorte d'ascenseur avec des carottes pour patienter la durée du voyage. Harry m'a raccompagnée chez moi. On a diné ensemble et on a regardé un film Le retour des carottes, deuxième partie, puis nous nous sommes couchés. Le lendemain matin, nous avons pris le petit déjeuner. Harry m'a dit qu'il devait rentrer chez lui, car sa famille l'attendait. J'étais très triste, mais Harry me tendit une carte avec une carotte entourée.

- Comme ça, tu pourras venir me voir quand tu voudras, la carotte entourée, c'est là où tu pourras rentrer ! - Super ! Merci, dis-je.

     Je le raccompagnai chez lui et nous nous fîmes un gros câlin. Maintenant je suis amie avec des tas de lapins et encore aujourd’hui, Harry me fait visiter toutes sortes de territoires comme des colonies de canards, de poules, de loups (mais ça c’est d’autres histoires !) et même un espace avec des lapins en cages ! cela me semble bizarre finalement encore plus qu’un lapin qui parle. Après il y a aussi les habitations des êtres humains, ce qu’ils appellent « une ville ».

     Elisa C. 6e 2 avec l’aide de Camille L. et de Raphaël K.

 

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              Le Musée International de…

 

- Si mon lapin savait parler, où voudrait-il me mener ?

     C’était l’histoire de Julie, une jeune fille vivant avec son père dans un manoir perché au plus haut sommet de la colline Odilon. Devant le manoir, il y avait une grande piscine et de l’autre côté, un potager rempli de légumes et surtout de carottes ! Elle alla faire un tour vers le potager pour prendre l’air et regarder si les légumes poussaient bien.

     Elle entendit soudain des mâchements venant du milieu du potager, elle s’avança très doucement et vit une ombre énorme à côté d’elle. Elle sursauta et se mit à courir vers cette ombre. En fait, elle vit son lapin Fifi, au pelage rose, à l’exception d’une oreille orange, qui mangeait toutes les carottes.

     Julie lui dit alors : -Tu es un vrai petit coquin, toi.

     Le lapin continuait à mâcher en la dévisageant avec ses grands yeux. Il n’avait pas l’air de comprendre quelque chose. Elle s’exclama alors :

- Viens, rentrons, il se fait tard !

Soudain le lapin répondit : -Non ! non et non !

     Julie se frotta alors les yeux croyant qu’elle rêvait, puis dit alors :

- Tu parles, Fifi ! - Tu ne le savais pas ?

- Mais, mais… ce n’est pas possible, je dois rêver.

- Non, tu ne rêves pas, Julie, mais je trouve ça bizarre que tu ne l’aies pas remarqué plus tôt. Je voudrais que tu me rendes un service : m’aider à retrouver ma carotte porte-bonheur ! On me l’a volée et je ne me sens pas bien sans elle !

- Bon d’accord, je vais t’aider mais d’abord, réponds juste à deux questions, s’il te plait : Depuis quand parles-tu ? et… où se trouve cette carotte ?

- Elle se trouve à l’autre bout de la colline dans le Musée International de la Carotte, un lieu gardé par de grands bonhommes en costume sombre, je crois que l’on appelle ça des « gardes » ! - Hé oui, ça s’appelle comme ça !

   Nous sommes alors retournés au manoir. Moi j’étais plutôt effrayée de ce qui venait de se passer et le lapin avait un sourire jusqu’aux oreilles. Je me dis dans ma tête :

- Hé ben il est déterminé le mangeur de carottes.

     Je suis alors allé voir mon père qui lisait.

- Papa, je sors euh vers la forêt euh pour me promener.

     Je n’aime pas mentir à mon père, mais là j’étais obligée.

-Je suis d’accord, mais ouvre l’œil, la Nature est parfois dangereuse ! -D’accord, je ferai attention.

     Il me posa alors délicatement un baiser sur la joue, me fit signe d’au revoir. Fifi et moi partîmes alors vers la forêt. Nous avons beaucoup marché jusqu’à parvenir à la lisière. Mais nous nous sentions bêtes d’avoir oublié un détail. La forêt est partagée par un grillage de fils barbelés, d’un côté notre manoir et de l’autre le musée. Mais ce n’est pas cela qui allait nous arrêter, nous avons poursuivi notre route, redoutant le moment où nous arriverions au grillage. Quand nous sommes arrivés à ce niveau, nous étions déterminés, mais nous n’avions toujours aucun plan ! Nous avons alors regardé autour de nous et par chance infinie, nous avons trouvé une très grande planche fine. Une idée me vint alors :

    - Et si nous mettions un côté de la planche de l’autre côté du grillage et l’autre moitié vers nous et nous utiliserions un énorme rocher pour nous propulser tellement loin que nous arriverions directement au musée !

     Tout mon plan était mis en place dans mon esprit, j’étais très fière de moi. Je suis allée parler de mon plan à mon animal au pelage rose, à l’exception d’une oreille orange… et il approuva directement. - 3, 2, 1, c’est parti, criai-je !

      Le rocher nous propulsa si fort que nous sommes arrivés directement au musée. La façade était formée d’une grosse carotte comestible… C’est pour cette raison que les lapins n’y étaient pas admis. A l’intérieur de ce lieu, nous apprendrons l’Histoire des carottes, comme le règne du Roi Carotte, premier souverain franc des Carottes, le conflit de la seconde guerre « carottale », à cause des troupes ennemies de la Purée et de la Soupe… Fifi était incollable sur ces sujets.

      Malheureusement, à la fin de notre vol libre, nous sommes tombés sur les gardiens du musée, ce qui a bien amorti notre chute, mais nous les avons quand même assommés - sans faire exprès. Nous étions tristes pour eux, nous sommes entrés cependant dans le musée. Fifi a sauté sur sa carotte dès qu’il l’a vue ! Il sautillait de joie ! Nous sommes alors ressortis du musée quand les gardiens se sont réveillés. Je leur dis alors : - Excusez-nous de vous être tombés dessus mais… pourriez-vous nous ouvrir le portail pour pouvoir rentrer s’il vous plait ?

     Nous sommes alors retournés vers le manoir tout contents. Nous sommes rentrés, je me suis fait punir, mais ce n’était pas grave, j’avais vécu une très belle aventure avec Fifi qui restera à tout jamais dans ma mémoire et dans celle des gardiens, accessoirement ! Mais je suis très contente, quand je m’ennuie, je parle avec Fifi et nous avons des discussions passionnantes, mais parfois un peu bizarres. Ainsi ai-je appris que l’animal au pelage rose, à l’exception d’une oreille orange, supporte l’équipe de football de l’OC, l’Olympique des Carottes.

     Alexis C. 6e 2 Améliorations par Alix B., Clara D. et Béatrice D.

 

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Les pays du pays de la Nature

 

- Si mon lapin savait parler, où voudrait-il me mener ?

     Aujourd’hui, moi, Vik, je m’apprêtais à aller à l’école quand j’entendis mon lapin mordre les barreaux de sa cage. Je m’approchais et je l’entendis me dire : « Viens dans ma cage ». J’avais l’impression de rêver, je me suis pincé et j’ai compris que c’était la réalité. Alors étonné, paniqué, je me suis exclamé : « Mon lapin parle ! Au secours ! ». Aussitôt, ma bestiole m’a dit de me taire et de le suivre dans sa cage. Je le fis, il sauta trois fois dans sa cage, puis d’un seul coup, un gros rond vert apparut. Le rongeur m’a dit de le suivre et après, j’ai traversé le portail inter-dimensionnel. Tout est devenu flou et quand je touchai enfin le sol, il était plein de tournesols. Le lapin m’a souhaité la bienvenue au Pays de la Nature.

     Le Pays de la Nature Je me croyais au paradis, c’était trop bien ! On pouvait faire ce qu’on voulait. J’aperçus un rouge-gorge en train de manger des billes bleues. Je demandai des explications à mon animal de compagnie, il me répondit que c’était les graines de la nature, la chose la meilleure à croquer. Il décida de m’emmener dans le meilleur restaurant de la ville. Le plat était délicieux et le chef Cassecroute était d’une gentillesse exceptionnelle. Une fois sorti, le lapin regarda sa montre : « Mince, c’est déjà l’heure de t’amener autre part ! ». « Comment ça ? », répondis-je. « J’avais envie de faire mon tour du pays avec quelqu’un et je me suis dit que tu aurais envie de m’accompagner. » « Oui, avec plaisir », répondis-je. Et c’est ainsi qu’on se dirigea par le portail inter-dimensionnel.

     Le Pays des Glaces Une fois arrivé sur place, je lui demandais combien il y avait de pays à visiter. « Avec celui-là, il en reste trois, m’indiquait le lapin. Je te présente le pays des glaces, le plus grand des quatre. » « Comment t’appelles-tu ? », demandais-je au lapin. « Pantoufle », me répondit-il. « Merci, moi c’est Vik, King Vik. » Je pense que l’on va passer un merveilleux séjour dans ce pays. Au début, nous sommes partis dans un magasin pour nous acheter des vêtements assez chauds. Nous mangeâmes une glace parfum eau fraîche ! Pantoufle n’aimait pas trop cet endroit. D’un commun accord, nous partîmes tous les deux explorer un autre pays.

     Le Pays des Fruits  Celui-là, je l’adorais, des mangues, des poires… la banane était mon fruit préféré. Et il y en avait de toutes les couleurs ; bleues, jaunes, orange… Il y avait même des bananes… volantes ! Ainsi nous nous sommes déplacés en « baxi », l’équivalent de nos taxis, pour qu’il nous amène au Parc des Bananes. Je m’y suis fait un nouvel ami, Quijo, petit singe de la taille de Pantoufle qui nous accompagna dans les autres pays. Je l’ai trouvé perché sur une haute branche d’arbre en train de manger une noix de coco. Nous avons joué à chat perché et j’ai quand même gagné !

     Le Pays de l’Eau Pantoufle ne sachant pas nager, il détestait ce pays mais Quijo l’adorait ! A bord d’une bulloxygène, tirée par six dauphins, nous visitâmes la capitale des hippocampes, Hypolis-Hippolis. Dommage que Pantoufle n’ait pas vu toutes ces beautés, ne voulant pas se mouiller les pattes. On s’est fait un nouvel ami, Bubulle le poisson. Qui nous a proposé de faire un tour complet de l’océan Indien, nous avons accepté vraiment de notre plein gré, mais nous n’avions pas vraiment le choix… Lors de cette balade éducative et très satisfaisante, Bubulle nous a expliqué comment est constituée la faune sous-marine dans les détails. Surtout, c’est ici que j’ai vu pour la première fois une baleine bleue.

     Le Pays des Dragons Etant un fan de dragon comme mes camarades, j’adorais le pays. visité après que j’ai demandé à Shenlong, un dragon vert, de nous emmener accomplir un tour sur son dos d’écailles ! et il nous aida aussi à rentrer à la maison. J’ai compté, il y avait 128 dragons, répartis en quatre clans : les « dragons du feu », vivant dans les volcans, les « dragons de l’espace », vivant sur des astéroïdes, les « dragons de la Nature », au cœur des arbres sacrés, ainsi que les « dragons de l’Arc-en-ciel », qui vivent sur des nuages.

     « Je crois qu’il est temps de rentrer, Vik ! », dit Pantoufle. Il faisait très chaud à cause d’une sorte de dragons ! « D’accord », répondis-je. Je suis revenu dans notre monde, j’avais dit simplement au revoir à Pantoufle, j’avais peur d’arriver en retard à l’école.

     Elio F.D. 6e2 Texte amélioré par Alix B. et Elisa C., Alice-Marie V.-R. et Clara P.

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          Un cratère, une barrière, un palais

 

- Si mon lapin savait parler, où voudrait-il me mener ?

     C'est les vacances pour Alicia et elle est à la mer avec sa grand-mère. Comme elle s'ennuyait, sa grand-mère lui dit :  -"Nous allons aller à la plage".

     A peine sont-elles arrivées qu'Alicia va directement se baigner. Sans s'en rendre compte, elle s'éloigne petit à petit du bord. C'est alors qu'elle voit nager une lapine blanche très mignonne qui lui dit :

-"Suis-moi". -"Mais je ne peux pas respirer sous l'eau", répond  Alicia.

-"Ne t'inquiète pas, donne-moi ta main", lui dit-elle. Et elle pose son coussinet rose dessus, et lui dit :  -"C'est bon". 

     Et comme par enchantement Alicia se sent comme un poisson dans l'eau. Puis la lapine plonge, Alicia n'a alors pas trop le choix, elle la suit jusqu'à un volcan sous-marin. En arrivant, Alicia voit plein de petits lapereaux blancs qui nagent autour du volcan. La lapine lui dit : -"Notre Reine veut te voir"...

     Elle l'emmène dans le cratère, dans une salle très profonde entourée d'une barrière de corail. La lapine, qui doit être très proche de la Reine, s'approche de la porte gardée par des hippocampes. Un des gardes la regarde et ouvre la porte. Elles entrent. Dans la salle, qui est la salle du trône, il y a un grand trône où se trouve la Reine, et un plus petit avec une plaque incrustée de coquillages où est inscrit le mot "Perle". Comme la lapine fait une révérence, Alicia fait de même. La lapine commence :

-"Bonjour Majesté".  -"Bonjour Perle, viens t'asseoir." Alors Perle s'assoit à côté de la Reine.

     Alicia, qui vient de comprendre que le nom de cette lapine est Perle, est assez impressionnée et dit :

-"Bonjour Majesté".  -"Bonjour..."

-"Alicia, je m'appelle Alicia : mais pourquoi vouliez-vous me voir ?

-"Ici, au pays de Corail, nous avons un sacré problème..." -"Lequel est-ce ?"

-"Ma sœur, Eléonore, habite au pays des Airs et elle s'est mise dans la tête de détruire mon royaume.", dit la Reine.

-"Ah, je vois, dit Alicia,  et vous voulez que je vous aide ?"

-"Oui", répond la Reine, j'ai bien peur que ma sœur n'utilise ses gargouilles volantes, en pierre. Je pense qu'elle va les faire couler pour détruire mon royaume en commençant par mon palais", continue-t-elle.

-"Sait-elle où se trouve votre palais ?", demande Alicia.

-"Heureusement non, dit-elle, mais elle peut se renseigner".

     Alicia réfléchit pendant quelques instants, puis se penche sur Perle pour lui exposer son idée. Perle, qui jusqu'à présent était restée silencieuse, raconte à la Reine ce que vient de lui dire Alicia :

"1ère ETAPE : Alicia va chercher deux filets de pêcheur.

2e ETAPE : Le peuple du royaume de Corail et la Reine, qui est une sirène, vont étaler au-dessus de l'eau le filet pour retenir les gargouilles.

3e ETAPE : Le peuple met l'autre filet par dessus le cratère du volcan sous-marin.

4e ETAPE : Tout le peuple va se protéger dans le volcan."

     La Reine, qui est d'accord, demande à Perle :

-"Perle, peux-tu accompagner Alicia afin de trouver des filets de pêcheur ?"

-"On y va !", dit joyeusement Perle.

     Elles nagent jusqu'à la surface en parlant :

-"Perle, est-ce que tu sais où se trouve le port ?", demande Alicia.  -"Oui, je t'y conduis", dit Perle. -"Une fois que nous sommes arrivées, je sors de l'eau, je dérobe deux filets, je te les jette, puis tu les rattrapes et je saute dans l'eau. Après on verra bien.", dit Alicia.

     Tout se déroule comme prévu, sauf qu'un des filets est accroché à un poteau, donc Alicia a pris plus de temps, mais le pêcheur n'est pas venu. Quelques minutes après, elles sont au palais avec les deux filets. La Reine dit :  -"L'opération peut commencer !"

     Entre temps, elle a convoqué tous ses sujets pour les prévenir de "l'opération", donc tous sont au courant. Tout se passa comme prévu, Perle dit au revoir à Alicia et lui donna un code pour la prévenir en cas de danger et lui permettre de revenir pour son plaisir.

     -"Alicia, nous partons, dit la grand-mère, à quoi rêves-tu ?"...

     Pauline P. 6e2 Améliorations par Colette S.

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Le village de Festival

-       Si mon lapin savait parler, où voudrait-il me mener ?

     Quand j’ai eu mon lapin, le soir de mes dix ans, c’était dans une animalerie où travaille ma tante. Il n’était pas comme les autres lapins. Il était tout petit, roux, mais il avait l’air doux, nostalgique et solitaire, restant à l’écart. Il restait tout seul dans un coin de sa cage. Dès que je l’ai vu, j’ai su qu’il fallait que je le prenne. Lui-même en me voyant enfin a bondi de joie et s’est dirigé vers moi. Ma mère l’a trouvé adorable et a tout de suite accepté l’adoption. J’emmenais donc Festival, mon lapin, à la maison. En arrivant je le mis dans sa cage, il était temps d’aller se coucher. Au fur et à mesure que le temps passait, je le trouvais de plus en plus bizarre.

     Quelques mois passèrent, mon lapin grandissait et je le trouvais toujours aussi bizarre. Je ne m’attendais pas à ce qui allait m’arriver. Un soir en rentrant du collège, j’entendis une voix provenant du salon où se trouvait mon lapin. Cela faisait plusieurs fois que j’entendais des voix provenant du salon, mais je rentrais dans la pièce et il n’y avait rien. Mais là mon lapin était debout sur le canapé et me parlait. Sur l’instant j’ai cru que j’étais dans un rêve où il aurait prononcé ces paroles : « Je rentrerai et on sera de nouveau heureux. Je vous présenterai ma nouvelle meilleure amie. »

     Les nuits passaient, j’entendais toujours la même voix. Un matin, au réveil, j’ai décidé de mener mon enquête pour en avoir le cœur net. Après les cours, je suis allée me procurer une caméra avec tout mon argent de poche. Quand je l’installai, je voyais bien que mon lapin Festival me regardait attentivement. Mais que pouvait-il y comprendre ? Le lendemain, je regardai le chargement d’images et de sons de la caméra : sans succès. Déçue, j’ai voulu jouer avec mon lapin roux, mon lapin doux. Mais il me tirait par le bas du pantalon vers le jardin. Une fois à l’extérieur, j’entendis une voix, la même que dans « mon rêve » et qui provenait de Festival mon petit animal.

     Quand j’ai repris mes esprits, je l’ai écouté plus encore. Il me disait qu’il voulait que je le ramène dans sa famille, qui se trouvait dans un village où vivaient des centaines de lapins. J’acceptais donc, pouvais-je refuser ? Je donnai mon acceptation, avec le vœu de le revoir bientôt. Il devait être tellement triste sans sa famille. Je savais que mes parents rentraient dans deux heures, nous avions le temps d’y aller.

     Nous partîmes donc. Il m’avait dit qu’il savait où le village se trouvait. Nous parlions beaucoup sur le chemin. Il s’appelait Norman, il avait six frères et quatre sœurs. Je me rendis compte qu’il devait se sentir seul tout au long de la journée. Il me dit aussi qu’un employé de l’animalerie l’avait attrapé un jour que sa mère l’avait autorisé à aller se promener dans le monde des êtres humains.

     Lorsque nous sommes arrivés à l’endroit qu’il m’avait indiqué, je me demandai s’il ne s’était pas trompé. Nous étions au milieu d’un champ de blé où il n’y avait rien, même pas un arbre. Il me dit que dans ses souvenirs, il y avait une porte qui le mènerait dans son village où il retrouverait sa famille. Nous faisions un tour du champ, deux tours, trois tours, toujours rien ! Mais il aperçut un petit arbre, un tout petit arbre. À ses pieds se trouvait une porte – ouverture d’un terrier ? Norman l’ouvrit et vit son village ! Et moi aussi je l’ai vu alors, il était trop mignon ! Les barrières qui l’entouraient étaient avec des formes de carottes, les maisons en forme de salades. Un centre communal ressemblait à une tomate géante ; au milieu, une statue en or… du meilleur lapin de l’année, à ce que m’expliqua Festival, impatient de retrouver les siens. Il me dit au revoir et je repartis chez moi, un peu triste. Je dus dire à mes parents que le lapin s’était sauvé...

      Environ une semaine plus tard, je reçus une lettre. Ah sacré Festival ! C’était mon lapin qui me l’envoyait et m’invitait à venir le voir. C’est ainsi que se finit mon histoire. Mon histoire est finie ? pas tout à fait, je vais voir Norman et sa famille toutes les semaines ; mon lapin doux vient me voir au moins une fois par mois.

     Alice-Marie V.-R. 6e 2 Améliorations par Pauline P. et Colette S.

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                   Et après les lapins…

 

 

II) 4 RÉCITS DE LIBELLULES PAR LES 6e3

 

 

                  CONCOURS D’ÉCRITURE SI MON ANIMAL SAVAIT PARLER 

 

Si ma libellule savait parler dans un reportage …

 

                        Félicia, la libellule qui avait fui les feux

 

- Si ma libellule savait parler dans un reportage

     Lors de mes huit ans, mes parents m’ont offert une petite libellule, particulière et ravissante. Elle était belle sous son globe de verre. Ses ailes d’un bleu azur avec des rayures orange – un incroyable mariage de couleurs ! A l’école, depuis que j’étais plus petite encore, on m’avait parlé de ces animaux et j’étais fascinée déjà. J’étais donc heureuse de la voir ! J’ai soulevé doucement le globe, elle s’est approchée de moi. Cette libellule n’était pas comme les autres, elle savait parler !

     Et j’étais timide et intimidée qu’elle me parle. Elle s’appelait Félicia, elle avait vécu en Amazonie, mais trop de feux de forêt autour des étangs et trop de pesticides l’avaient obligée à partir au loin. Félicia, petite libellule, mais grande aventurière. Puis petit à petit, j’ai fait le pas et je lui ai parlé aussi !

     Je lui disais tout, vraiment tout. Je lui parlais jusqu’à tard, elle était bleue, orange et fine, transparente, elle brillait quand venait le soir. Elle était devenue ma meilleure amie et je la protégeais de notre chien comme de notre chat. Mais un jour, en allant à l’école, j’ai par mégarde laissé la fenêtre ouverte et ma libellule s’est envolée.

     Au début, j’étais vraiment triste, mais plus les années passaient, plus je me disais qu’elle devait être plus heureuse ainsi. Dans la Nature et les paysages. Au-dessus des paysages… Peut-être était-elle retournée en Amérique du sud… Elle aurait voulu rejoindre sa famille…

     Un jour d’automne, je regardais tranquillement la télévision, quand, tout à coup, j’y vis ma libellule sur une chaîne de reportages. Elle était devenue journaliste et rapportait des images lors de ses vols et des commentaires instructifs. Ma libellule qui parle à la télévision !

     Je pris la décision d’aller la voir à l’autre bout de la ville. J’ai dû prendre deux bus et marcher pendant longtemps pour atteindre les studios d’enregistrement. En arrivant, je demandais à l’hôtesse d’accueil où se trouvait ma libellule pour aller la retrouver enfin. Elle m’indiqua la loge numéro 150 456. Après bien des couloirs, je frappai à la porte, aucune réponse…

     Au bout d’une minute, n’y tenant plus, j’ouvris la porte. Je la vis, elle n’avait pas changé, toujours aussi élégante. Elle me vit, elle me reconnut. Nous passâmes tout l’après-midi à discuter, car cela faisait cinq ans que nous ne nous étions pas vues. Oui elle était devenue la première libellule au monde à travailler comme journaliste de reportage, grâce à ses ailes et à sa persévérance. Elle me fit visiter les plateaux, les studios, tout l’immeuble et le toit. Elle m’a fait rencontré également d’autres reporters… Cinq ans lorsqu’on est amies, c’est une éternité et j’étais heureuse de la voir vivre tant d’années pour un si petit animal. Mais ce n’était pas n’importe quel animal. C’était ma libellule, c’était mon amie et cela n’avait pas changé.

     J’avais, par contre, moi bien grandi et changé. Étant devenue la journaliste en chef du collège, je lui ai demandé un entretien pour le journal de l’école. Mon article fit la une de notre journal mais aussi d’autres journaux et revues et j’étais tellement fière de poser avec mon amie en première page…

      Un jour, elle se promenait dans le jardin et, sans le savoir, j’ai fermé la fenêtre. Pendant la nuit, j’entendis du bruit derrière celle-ci. Ma libellule était dehors ! Je la pris dans mes mains, elle était gelée ! Pauvre petite Félicia. Alors je l’ai posée dans son petit gant - qui lui sert de lit - et je l’ai mise devant le feu pour qu’elle se réchauffe les ailes. 

     Pour finir cette histoire momentanément, ma libellule est venue passer un séjour à la maison avec mes parents qui furent remplis de joie. On a fait une grande balade tous ensemble, les êtres humains et les animaux. Maintenant j’en suis certaine, elle et moi sommes heureuses.

     Malheureusement toutes les histoires ont une fin et celle-ci aussi. Félicia tomba malade à cause du « virus libellunien » et elle mourut au début du printemps, on l’enterra dans le jardin. La douceur c’est de repenser à Félicia et à nos belles années d’amitié.

     Camille D. 6e3 Améliorations avec Lilou B., Sofia E., Adrien J., Alexandre R., Jean-Louis R.

 

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                 Lola, Lila et les autres

 

Si ma libellule savait parler dans un reportage

     Il y a quelque temps, j’ai remarqué une libellule violette dans mon jardin, au début j’ai cru l’entendre parler mais je me suis dit : « Non, ce n’est pas possible, une libellule, ça ne parle pas » et si ! elle était bien en train de parler. Puis elle est venue me voir et elle m’a demandé d’une petite voix :

-Bonjour, excuse-moi de te déranger, mais tu peux m’aider à faire mon reportage, s’il te plaît ?

     Moi je lui ai répondu d’une voix stupéfaite :

-Eh oui, mais tu es une libellule qui parle !

 - Bon, on ne va pas en faire tout un fromage ! Je parle et vous les êtres humains, vous arriverez bien à voler un jour… ou l’autre.

      Après avoir posé plein de questions, on se met d’accord sur le thème du reportage. Mais tout à coup un crapaud surgit de nulle part, il voulait manger ma libellule ! Alors moi je pris Lola dans ma main - oui c’est comme que je l’ai appelée - et j’ai commencé à courir, mais le crapaud horrible et coassant nous suivait toujours. J’avais très peur qu’il mange Lola, alors j’ai crié :

-Arrête, c’est ma libellule !

     Et là, le crapaud s’est arrêté net, me regardant fixement, sans plus coasser, réfléchissant ou comme. Lola tremblait au creux de ma main. Quand le crapaud repartit en quelques bonds louds, Lola sortit de mes mains, toute tremblante, puis elle me dit :

-J’ai eu si peur, merci de m’avoir sauvé la vie, qu’est-ce que je serais devenue sans toi, mille mercis ! -Bon allez, commençons le reportage, toi, tu tiens la caméra et moi je parle devant la caméra. -D’accord.

     Moi je tenais bien la caméra, je filmais Lola devant le lac où elle vivait – un beau décor tranquille et pas si tranquille et une véritable actrice de cinéma !

    Nous avons tourné l’histoire de Lola et de son amie Lila, qui n’eut pas autant de chance. Etait-ce un reportage, un documentaire, une fiction, une réflexion sur la Nature ? C’est à vous de nous dire si vous voyez notre film à la télévision ou au cinéma.

     « Je suis une libellule violette et transparente. Ma spécialité : gober les fins et légers moustiques à la surface de l’eau sans me mouiller les ailes. Je suis à la fois maligne et coquine.

     Un jour, raconta-t-elle, j’étais près d’un étang avec Lila, mon amie libellule. Soudain, je vis une forme verte. Au début, je pensais que c’était une simple feuille tombée du chêne, mais peu après, je me suis rendu compte qu’elle bougeait. J’ai trouvé cela bizarre, donc j’ai reculé. J’ai dit à mon amie de faire de même, mais elle ne bougea pas et me demanda pourquoi. Je lui ai alors vite répondu que je trouvais cette forme étrange, inquiétante… trop tard ! Un crapaud la goba d’un coup sec ! Je m’en doutais ! Elle n’a pas été assez rapide ! La pauvre... J’en étais toute triste, même si, au fond de moi, je savais également,  je me disais que c’était la vie, le cycle éternel de la Nature !

     Je mange des moustiques en été, c’est un festival ! Il y a de quoi nourrir toute une famille de libellules ! Je vais souvent dans mon jardin secret dans lequel se trouve un étang. J’y trouve toujours de quoi me nourrir en abondance. La chaîne alimentaire où je m’inscris moi la libellule : moustiques ou mouches – libellules – crapauds ou grenouilles, et les êtres humains qui chassent ou mangent les batraciens.

     Je vais aussi beaucoup dans un autre jardin, celui d’un petit garçon où se trouve une piscine. A la surface de l’eau, beaucoup de moustiques se trouvent pris au piège ! J’ai une meilleure amie, libellule comme moi, c’est la sœur de Lila. Ensemble, nous nous rendons chaque jour à la piscine pour nous y amuser comme des folles : on rit et on s’amuse à gober les moustiques ! Et nous sommes tranquilles, nous n’avons jamais vu crapauds ni grenouilles sur cette surface.

     J’adore me reposer sur un nénuphar de l’étang tout en discutant avec Loula, la jumelle de Lila, car on a un secret toutes les deux ! Les parents des jumelles ne savent pas que Lila est morte, hélas… On leur a raconté qu’elle avait fait une fugue… Un jour, sa mère nous a entendues et depuis, Loula est privée de sortie. Elle était chargée de veiller sur sa sœur et ses parents ne s’en sont pas remis. Du coup, je viens chez elle pour jouer, on discute ensemble et même parfois on rêve… de gras et gros moustiques ! »

             Juliette G. et Maëlle H. 6 e3 Améliorations par Manon L. et Athénaïs P.

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                  Michelillule et les montagnes enneigées

 

-       Si ma libellule savait parler dans un reportage

     Si ma libellule savait parler dans un reportage, Elle me raconterait ce qu’elle voit, tous ces beaux paysages, Même si parfois elle n’est pas très sage, Je lui fais faire du jardinage, Un jour, elle m’emmènera voyager, Vers ces montagnes enneigées, Là où je ne suis jamais allée, Et vous, avez-vous déjà essayé ? Je ne pourrais jamais me séparer d’elle, Quand elle vole avec ses petites ailes, Sur le lac, c’est une reine, Et que je l’aime !!! Parfois, j’ai l’impression qu’elle me parle, Qu’elle me raconte toutes ces merveilles,  Qu’elle seule peut voir…

     Un jour, elle vint se poser sur mon épaule, Et me chuchota à l’oreille :  « Tu es en danger, viens avec moi et tu seras sauvée,  Je te porterai jusqu’à ces montagnes enneigées.  Cinq minutes plus tard, je faisais mon sac. Que prendre ?  Il y avait tellement de choses auxquelles je tenais ! « Bon, » dis-je, « il faut prendre l’essentiel. Un livre, de l’argent, de l’eau,  de la nourriture, une couverture,  Et une photo de moi, de mes parents, de mon frère et de ma sœur. » Quelques minutes plus tard, je m’envolais avec elle…

     Sur son dos à tire-d’aile, Loin de ma citadelle. J’aperçois soudain les montagnes enneigées, Dont elle m’avait tant parlé. Nous survolons les plaines avec peine, Puis nous passons sous une cascade de bulles… Nous voyons une nuée de libellules. Quel accueil ! Puis je vois un être humain Qui me dit tu es venue enfin ! Je t’attendais ma petite chérie Pour me trouver au paradis Des libellules et me ramener… Loin de ces montagnes enneigées… Où régnait la liberté…

     Lorsque je suis revenue J’ai été fort déçue Car ma jolie sauveteuse libellule Qui s’appelait Michelillule Est partie loin d’ici M’a-t-on dit vers le paradis. Et je n’ai pas vu de cercueil Pour faire mon deuil Je l’aimerai jusqu’à ma mort Chargée de regrets et remords Or il est temps D’aller de l’avant ! Je penserai toujours à Michelillule Ma jolie sauveteuse libellule !...

     …Aujourd’hui, un reportage d’une caméra cachée sur une libellule passe à la télévision. Chut ! Ça commence. Sous un plaid, avec un oreiller, des pop-corn. Une production France et Télévisions, la libellule se met en pique et descend jusqu’au ras de l’eau. La caméra bouge et c’est flou. Mais comme la caméra est water proof,  on peut voir que la libellule Michelillule discute en français avec sa copine Gertrude :

-  Eh, tu sais qu’il y a des réductions sur la collection automne des vêtements à base de feuilles bio ! dit Gertrude …

- Non, c’est vrai ?! J’y fonce alors ! dit Michelillule, la libellule qui a la caméra cachée.

     Tous les téléspectateurs sont abasourdis de voir les libellules parler le français entre elles.

     Une heure plus tard, le documentaire est terminé et suit une émission qui parle des coulisses du documentaire.

- Salut, moi c’est Frrrançois, je vous accompagnerrrai pendant l’émission. Ce soirrrr nous avons fait venirrr pourrr vous, accueillez-la, la libellule Michelillule !  Alors Michelillule, qu’est-ce qui vous a incité à vous faire poser cette caméra ?

- Merci François, bonjour à tous, je suis Michelillule, et pour votre question, je dois vous confier mon histoire. Vous savez, moi je voulais juste me rapprocher des êtres humains, je m’ennuyais un petit peu, car mes amies avaient toujours les mêmes préoccupations et j’étais assoiffée d’aventures ! La première rencontre c’était pour sauver une enfant, qui au début ne me voyait et ne m’entendait pas et comment lui parler ?  - Michelillule, comment avez vous réussi à sauver cet enfant du danger ? - J'ai alerté les personnes les plus proches d'elle. Personne n'a répondu, personne ne réagissait, donc j'étais la seule à pouvoir lui porter secours. – Oui en effet vous parliez une langue différente d’elle et d’eux ? – Bien sûr, je parle libellulois et elle le français ! J’ai écouté ses cris et je me suis dit d’abord que je pouvais mimer. Je lui ai montré la montagne et j’ai essayé. Heureusement je lui ai donné une potion qui l'a fait rétrécir. Elle était triste de quitter sa maison et sa famille mais rassurée car elle était sauvée. Nous sommes parties toutes les deux en volant vers les montagnes enneigées. Après l’avoir sauvée en l’emmenant dans un abri des montagnes enneigées, pour me remercier de ce service, elle m’a appris à parler !… J’ai réussi et ça marche puisque je suis-ici ! dit Michelillule. -"

     -Bravo Michelillule vous êtes une vraie héroïne et je suis certain que toutes les personnes qui nous regardent pensent comme moi! Trrrès bien, merrrci ! C’est la fin de cette prrremière parrrtie de l’émission, tout de suite : la météo des neiggggges et des pllllages, juste avant une courrrte page de pub… Bonne soirrrée sur France et Télévisions !

        Textes de base : Louise S. et Adrien J., 6e3

      Prolongement, raccord et améliorations par Clémence B.-B., Lina A., Milana B., Julie B., Suzanne C.G., Camille D., Maëlle H., Estelle J., Manon L., Athénaïs P.

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         Reportage pour la SPDAPT

                    - Si ma libellule savait parler…

     Un soir je rentrais avec mon chien Doug et nous avons vu une libellule : très étrange pour un soir d’hiver… J’ouvris la porte de chez moi et j’entendis une voix : « Attends-moi, j’aimerais rentrer, il fait froid dehors ». Pourtant, ce n’était ni la voix de ma sœur Manon ni de ma mère, pas de mon père… C’était une voix douce. Puis la voix continua de parler : « N’aie pas peur, je ne suis pas méchante, je m’appelle Lauren, j’ai quatre ans, je vis au lac du Québec, c’est son nom. Je me retourne et vois la libellule qui me fait coucou avec ses petites pattes. Je cours vers ma chambre, la ferme à double tour. Ouf ! Je lui ai échappé, ma sœur entre dans ma chambre, elle a la clé, je ne sais pas où elle l’a trouvée. Mais ce n’est pas le problème, elle a la libellule entre ses mains fragiles et délicates. Je crie, j’essaye de me retenir, je voulais appeler la police, j’allais dire quoi ? : « Je m’appelle Clara, j’ai douze ans et une libellule me suit, elle a une voix plutôt étrange et en plus elle parle ». Ça n’aurait pas de sens…

     La libellule me parle, je l’écoute à moitié, en gros elle doit faire un reportage pour la SPDAPT - traduction en français : Société Protectrice Des Animaux Pour Toujours. Elle me propose de venir avec elle faire le reportage, je dis que je veux bien le faire avec elle après (environ dix secondes d’attente). Je la vois sortir un contrat d’une valise pas plus grande qu’elle, je dois signer, il y avait écrit : « Celui qui m’aide, je l’aiderai, il aura trois vœux, mais celui qui ne se montre pas assez gentil, agréable… » Je signe sans lire la fin. Elle range le document et claque de ses doigts. Je me retrouve dans un avion avec d’autres personnes dans le même cas que moi. Une jolie hôtesse de l’air arrive et commence à prendre la parole : «Bonjour et bienvenue dans la compagnie SPDAPT, je me présente : Camille, votre chef, vous participez au « Grand concours du petit talent ». Celui qui gagne remporte trois vœux, mais ceux qui perdent devront se transformer en animaux pour des expériences scientifiques. » Je me sens stressée, je commence à donner des coups au fauteuil devant moi, et, là, un petit garçon se retourne : « Salut je m’appelle Max, je vous souhaite bonne chance pour le concours ». 

     Nous arrivons pour la Tanzanie. Oooh ! C’est beau, là, Lauren la libellule me dit de me dépêcher pour trouver une caméra, il parait qu’il y en a que dix pour deux mille cinq cents personnes participant au concours, je cours chercher une caméra, je regarde devant un arbre : oui ! Trouvée ! Je me retourne pour la filmer, mais elle a disparu. Où est-elle ? Je cherche partout, après quelques minutes perdues pour chercher cette petite libellule, j’entends une voix : « Bonjour je m’appelle Lucas, tu aurais vu ma libellule, il s’appelle Luc ; j’ai peur pour lui je le trouve sympathique. ». Je lui explique que moi aussi j’ai perdu ma libellule, je lui demande s’il a trouvé une caméra, il me répond oui comme moi. Je vais voir Camille pour  expliquer : « Bonjour Camille, je ne trouve plus mon animal ».

-  Je sais où elle est passée, me répond-elle, elle est partie prendre de l’eau dans le Lac Enchanté Du Québec, je l’ai vue partir, il était 14h57.

- Merci Camille, vous êtes très gentille, je lui dis cela d’une voix plutôt grave.

      Là je vois arriver Lauren et lui dis de se dépêcher. Voilà déjà trente minutes passées, j’ai enregistré tout ce que Lauren a dit depuis le début. Je suis très fière de moi pour une fois, je suis très douée. Camille regarde les vidéos. Bonne nouvelle, je suis dans les cinq finalistes. Il reste environ plusieurs dizaines de minutes. Il ne reste plus que moi et Lucas, je suis triste de devoir faire concurrence avec lui, c’est comme un ami. On attend les résultats… J’ai malheureusement perdu …

     Je me transforme en chatte blanche qui me fait penser aux Aristochats. Le premier vœu de Lucas est de me redonner ma véritable apparence. Après quelques secondes, je redeviens moi-même, mais j’ai encore les dents de la chatte, c’est plutôt mignon… Je remercie Lucas, mais je disparais. Je rentre chez moi. Je remercie Lauren pour tout ce qu’elle a fait pour moi… Je lui dis au revoir.  A bientôt, Lauren, rentre bien !  Je lui fais des signes d’adieu.

     Athénaïs P. 6e3  améliorations Clémence B., Suzanne C-G, Camille C.-B.

 

Paris XVe avec beaucoup de circulation...

                                de Lapins et de Libellules