LE 3e SPATIONAUTE ET LES 7 POINTS DE MÉTHODE

 

       Bonjour à tous, notamment aux jeunes gens ayant lu fraîchement les aventures du Petit Prince, qui a rendu une visite aux habitants de la planète Terre, la 7e planète de son parcours céleste ! je vous rends compte ici d’un échange de courriels entre Monsieur Michel Tognini, 3e spationaute français de l’Histoire, et moi-même, car je lui ai demandé des conseils par ces temps de confinement, alors qu’a commencé ce qu’on pourrait appeler la « Semaine 2 » - en raison de son expérience d’homme de l’espace comme de pilotage pendant des milliers d’heures.

     Le spationaute « l’haÿssien », « parisien », « français », « européen » nous relaie et commente 7 points de méthode prônée par ceux qui anticipent des voyages pour Mars, Mars la planète !, ici avec les titres évocateurs : 1. Restez connecté 2. N’hésitez pas à parlez de vos facteurs de stress 3. Passez des vacances virtuelles 4. Hibernation 5. Jouez d'un instrument de musique 6. Cultivez le sol pour rester au sol 7. Formation et planification à venir (développements par le spationaute après l'échange de courriels, un peu plus loin, svp : )

       Pour ma part, je viens d’expérimenter, après sortie pour courses indispensables, un passage par un « sas de décompression » après le stress et l’attention permanente, en m’allongeant quelques minutes, après le fameux lavage des mains au savon, en fermant les yeux par volets clos et en retrouvant un rythme tranquille de respiration… Peut-être pouvez-vous aussi partager vos trucs et astuces expérimentés et qui fonctionnent et nous faire des retours de la méthode exposée en 7 points - en plus de vos conseils de lectures et de vos écrits en cabine ! Vous souhaitant en forme, à vous lire et à vous revoir bientôt ! Cordialement et spatialement par temps de « Printanation »…

     Laurent Dyrek dit Laurent 3D56 et Laurent Desvoux-D’Yrek au 23 mars 2020.

MTogniniMagDiplomesPhLD20b

     Bonjour Monsieur Michel Tognini, je vous écris dans cette drôle de période pour vous dire que par ces jours où l’on ne peut plus trop flâner par les rues banlieusardes de nos villes emmêlées, j’ai reçu le numéro de mars du magazine municipal de L’Haÿ-les-Roses qui nous apprend qu’une rue de L’Haÿ vous rendra hommage de votre vif auprès de la future station de métro « L’Haÿ – Trois communes » – je l’avais d’abord su par un associatif au Moulin de la Bièvre – et que vous avez été élève au collège Chevreul, au bout de ma première et longue rue l’haÿssienne qui mène au carrefour vers la plus vieille rue de ma ville.

     Le magazine municipal fait la une avec vous souriant dans votre habit de spationaute de l’Agence Spatiale Européenne, identifiable par son écusson aux quinze mini drapeaux de pays d’Europe d’alors participant à cette aventure des temps modernes et salue le « spationaute l’haÿssien », du reste peut-être, selon les contextes, a-t-on salué en vous le spationaute parisien, francilien, français, européen, terrien, le spationaute d’origine italienne ou corse, selon qui entend vous revendiquer… ou le « spationaute africain » pour vos primes années passées sur le continent par-delà le Grand Bleu.

     Par confinement, et par réseau social, le poète et professeur Jean-Luc Despax rappelait dès le début de la crise sanitaire la pensée du cher et décisif Pascal venue de trois siècles en amont : « J’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre », et d’une manière qui paraît surprenante au premier abord ce sont les hommes d’action que sont les militaires, et parmi les hommes d’action les aventuriers de l’espace comme Thomas Pesquet qui délivrent volontiers des conseils pour parvenir à rester chez soi, habitués qu’ils sont à demeurer longtemps dans un convoi militaire ou une capsule hors de l’atmosphère.

     Pouvez-vous, cher Michel Tognini, au commencement de cette « Semaine 2 » où le moral peut fléchir, les impatiences se manifester, donner des conseils de quelque nature que ce soit,  vous qui êtes particulièrement riche d’expériences de confinement spatial, tant avec des équipes de l’Ouest que de l’Est, en tant que troisième spationaute français de notre Histoire après avoir passé « 4300 heures de vol sur 80 types d’avion » (in L’Haÿ Le Mag mars 2020).

     Des conseils que je pourrais relayer aux habitants de L’Haÿ-les-Roses et alentours de Bièvre et bien entendu aux familles d’élèves de l’école du XVe arrondissement où vous êtes venu en tenue impressionnante pour témoigner de votre parcours et répondre à des questions de jeunes collégiens sur les missions dans l’espace, les bases lunaires envisagées et des éléments très pratiques d’organisation du quotidien si loin des habitudes terrestres.

     Ou au moins un mot d’amitié à leur égard, soyez assuré que cela leur parlera à voix bienveillante, ferme et posée, scientifique et familière, raisonnée, simple, de l’autorité de votre parcours où les embûches et obstacles n’ont pas dû manquer, où la volonté doit certainement avoir son mental à dire. Dites-nous… quand un spationaute français, russe ou américain, dans une fusée, une navette, une station orbitale, il doit y avoir d’autres ressources que de promener le chien en idée fixe et aller faire un tour, hors de la cabine, pour tenir et se changer les idées… mauvaise idée… mauvaise pioche… Alors… comment… ?

     Et redites-nous ce qu’il faut entendre, en tant qu’esprit scientifique ouvert à la nouveauté, par la formule « sortir de la boîte », car un Professeur Tryphon, le Trouvetout ami de Tintin et Haddock, s’il veut sortir de sa boîte des grandes profondeurs sous-marine ou spatiale, en forme de requin, ne peut le faire sans combinaison…, je prends d’abord au pied de la lettre l’expression, pour vous tendre la perche de votre définition…

     Les élèves de cette année ont planché sur l’écriture d’un voyage en direction de (1)Cérès en l’an 2070 dans ce concours de récits de science-fiction inter 6e pour lequel vous nous avez communiqué votre choix de textes coups de cœur et bon nombre de passagers de la classe volante devaient se confiner plusieurs mois d’un long voyage vers la ceinture d’astéroïdes aux confins de Mars et Jupiter… -depuis, il y a quelques jours, l’écrivain, lyrique et « fantastique », Patrick Raveau a livré aussi ses récits coups de cœur, textes et choix après ceux d’une professeure des Sciences de la Vie et de la Terre et… des Planètes et ceux du juré Yves Chéraqui, romancier, essayiste, nouvelliste et animateur d’ateliers d’écriture dans les écoles, à lire aussi sur « Le Blog de Monsieur Dyrek », aux productions d’élèves, propositions d’écritures, et bientôt propositions de lectures…

     Or 50 ans pile avant les personnages de leur fiction, les élèves, jeunes auteurs de ces récits, leurs familles, leurs voisins, leurs amis, leurs compatriotes ont à faire face à un confinement nécessaire et qui va peut-être se prolonger, quels conseils concrets donneriez-vous pour passer le temps, s’occuper l’esprit, pour éviter la tentation de sortir s’exposer et exposer les autres sans raison motivée, à part lire des romans de S-F à commencer par le grand Jules Verne ! et faire ses devoirs par télé-enseignement…

    Or j’avais été collégien un peu plus tard que vous au collège La Fontaine, deux belles plumes de nos Lettres qui bataillaient plutôt à l’épée ou se castagnaient quand les plus frondeurs entraînaient les autres à aller se trouver dans les terrains vagues.

     Et relire les poètes La Fontaine oh mon collège antonyen éponyme de l’auteur des « Animaux malades de la Peste », mais aussi de Fables qui parviennent à divertir et faire apprendre au sujet de nos sens, des illusions, des rectifications à apporter, voyez « Un animal dans la Lune » et la cocasse révélation du vers « C’étoit… » plus dix syllabes à découvrir, si vous avez l’esprit de curiosité ou l’envie de lire cette fable ou celles d’à côté dans le même opus ou d’à côté dans les recueils de Florian ou du grand Leonardo !… Leonardo ? quel Leonardo ? mais Leonardo bien sûr qui devint si…

     et de Ronsard ses sonnets moult qui pour Hélène qui pour Marie qui pour Cassandre… un autre collège L’Haÿssien en bord de Bièvre de l’autre côté de la retenue d’eau… avec les scènes surprenantes d’entendre les cris des mouettes quand l’eau était à découvert au-dessus du ciel des deux collèges poétiques…

       et de votre Chevreul quelque traité en prose en grand scientifique français, un chimiste qui innova dans le domaine de l’analyse des couleurs et dirigea le Museum d’Histoire Naturelle et… la Mairie de L’Haÿ… et votre hommage à un professeur de mathématiques, qui, en 6e, vous « fait passer de dernier à premier transformant cette matière compliquée » « en jeu ». Je rêve d’un monument mettant à l’honneur Chevreul le géant encore largement méconnu dans sa ville même, un scientifique dont les travaux permirent l’éclosion de maints talents postimpressionnistes, je rêve d’un monument deux points zéro qui jouerait des lumières et des couleurs en composition, décomposition et recomposition, mêlant la pierre, le verre et les projections d’images pointillistes et colorées… Bon je me permets de rêver les yeux ouverts…

      La première fois, encore adolescent, lorsque j’ai découvert le collège Rosard euh Ronsard, j’ai été marqué par la vision d’un alexandrin dans la pierre, oui en lettres de pierre, à son entrée d’établissement : « Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie », changé par qui j’aime en « les roses de L’Haÿ », quels souvenirs aux abords de ce beau vers du créateur de la Pléiade inspiré d’Horace avec son « Cueille le jour » latin ?

    Allez, pour le bonheur – et l’agacement de retrouver les treize premiers vers de ce sonnettiste du seizième siècle en grison aux ficelles amoureuses on veut croire d’un autre âge ! et le souvenir d’avoir vu passer maintes fois le sujet de faire répondre en sonnet la jeune fille à qui il s’adresse – voici, en retour et partage, l’un des sonnets les plus célèbres et commentés de la Renaissance européenne, où s’occuper chez soi, au foyer des grillons et d’un partage de mets et activités, au cœur possiblement de la cellule familiale,  c’est aussi dévider et filer la laine et la pelote des regrets, des rappels et projets...

 

       Oh voici un sonnet de… Pierre !...

    Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, dévidant & filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant,
Ronsard me celebroit du temps que j’estois belle.

    Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille resveillant,
Bénissant vostre nom de louange immortelle.

    Je seray sous la terre: & fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendray mon repos ;
Vous serez au fouyer une vieille accroupie

    Regrettant mon amour & vostre fier desdain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dés aujourd’huy les roses de la vie.

     Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578

 

     Peut-être puis-je inviter à l’écriture de poèmes où le poète ose des rimes en ose avec Rose, « une seule chose », repos(e), impose, expose, explose, arrose, cause,  prose, mais pas de vers monorimes en ose sinon c’est l’overdose, il faut couper du rose avec du vert, mettre d’autres rimes à forger au bout des vers… par exemple des rimes en ambre : « une chambre », comme en décembre, Rue Delambre, Fier Sicambre ou des rimes en em ou ème : aime, thème, sème, même, problème, blême, gemmes, « carpe diem »… et quelques rimes pour aujourd’hui, pour demain et après-demain, avec « de la vie »…

    Et en repensant à votre enseignant de collège qui joua un rôle décisif pour vos études et votre carrière et à la question souvent dévidée et filée quand on veut rappeler l’importance de l’école et de la possibilité d’un déclic, autant inattendu que salutaire : Quel professeur vous a marqué dans son enseignement ou sa personnalité ou sa méthode ?, je me faisais la remarque qu’il y avait bien sûr mon Professeur de français en hypokhâgne et khâgne qui avait accepté ma présence en tant qu’auditeur libre de ses cours passionnants et formateurs, mais aussi, plus tôt, bien plus tôt, aux marches du collège, en dernière année de primaire, dans l’école La Fontaine, ce binôme d’instituteurs, l’un blond, l’un brun, l’un breton, l’autre normand, d’âges différents, s’entendant à merveille et s’associant pour des projets, de culture, de solidarité, de défense de la Nature et de voyages – nous avions organisé des entretiens avec des travailleurs de toutes activités dans un village normand, nous avons vu des animaux sauvages dans le Thoiry éclosant, nous avons vu sur grand écran Fanfan La Tulipe, et nous avons voyagé quelques heures sur le Rhin, à voir passer les flancs des coteaux riches de vignes et à guetter l’émergence des Sirènes dans l’eau du grand fleuve frontalier.

     Je vous souhaite Michel Tognini, vous et votre famille, de passer le cap de votre séjour aux contacts spatiaux plus lointains, aux attentions récurrentes et à la communication rendue plus nécessaire, tout en ménageant des moments de bulle ?!, de retrait ?!, de méditation ?!, de contemplation ?!

Très cordialement.

      Laurent Dyrek à L’Haÿ-les-Roses le 22 mars 2020 au 3e jour du printemps.

 

**

Bonjour

     Le journal de L’Haÿ a fait une petite erreur : j’étais au CEG de L’Haÿ - juste derrière la mairie.

    Mon professeur de math en classe de 6e s’appelait Monsieur P. : un homme extraordinaire et inoubliable.

     L’éducation est pour moi le principal moteur de notre civilisation et aussi un vecteur de motivations.

     Bien cordialement.

 

     M. Tognini le 23 mars 2020.

    Note  de L3D : le CEG est le sigle pour Collège d’Enseignement Général qui exista de 1960 à 1977 avant que les CES et les CEG ne cèdent la place au « Collège unique ».

 

**

 

     Bonjour Voici mon texte préparé pour vous :

 

    Avec le projet Artemis de la NASA, l'organisation spatiale vise à ramener les humains sur la Lune d'ici 2024, avant de se rendre sur Mars. L'un des problèmes étudiés pour la mission Mars, en particulier, est le problème de l'isolement et du confinement prolongés.

    La vérité est que, quel que soit le niveau de sélection d'un astronaute, le confinement exigu dans l'espace pendant les mois nécessaires pour se rendre sur Mars aura un effet négatif qui ne fera que s'aggraver avec le temps. Ajoutez à cela une forte probabilité de situations de stress élevé, et la recherche en psychologie comportementale est cruciale pour les futures missions spatiales.

     Heureusement, une grande partie de la recherche et de la technologie conçues pour l'espace se retrouvent souvent sur Terre. Les recherches sur la gestion du confinement à long terme dans des situations exiguës et stressantes ont également des applications pour les militaires sur Terre, et même pour une population civile vieillissante.

     Certains enseignements tirés de ces recherches sur la psychologie comportementale pourraient également être utiles à ceux qui sont actuellement confinés à leur domicile en raison du coronavirus CoViD-19. Vous trouverez ci-dessous 7 méthodes utilisées par les astronautes qui n'ont pas le luxe de percer une chanson depuis leur balcon.

    Ces 7 points sont fortement inspirés de l’expérience de Scott Kelly astronaute de la Nasa qui est resté un an dans l’ISS.

 

1.Restez connecté

    Comme l'explique un rapport scientifique de 2015, la probabilité que les astronautes développent des problèmes de comportement et des troubles psychologiques augmentera plus la mission durera et plus elle s'éloignera de la Terre. Alors que les scientifiques à bord de l'ISS peuvent actuellement passer des appels vidéo en direct à leurs proches, les explorateurs sur Mars auront jusqu'à 20 à 40 minutes pour envoyer et recevoir un message.

    Les organisations spatiales recherchent des méthodes défiant la physique pour envoyer des messages sur 225 millions de kilomètres d'espace entre la Terre et Mars; cela montre le rôle important que joue la connectivité numérique dans notre bien-être psychologique aujourd’hui.

*

       2. N’hésitez pas à parlez de vos facteurs de stress

    Alors que les astronautes sont fortement évalués pour leurs capacités physiques et leurs connaissances scientifiques, les futurs explorateurs spatiaux effectuant des missions plus longues seront de plus en plus testés sur les compétences des personnes telles que la tolérance interpersonnelle, l'empathie et leur conscience des besoins des autres.

     "Les membres d'équipage devront être ouverts à discuter entre eux des facteurs de stress psychologiques".

    Essentiellement, les astronautes devront montrer une forte aptitude à la communication et à la compréhension de la dynamique sociale de tout l'équipage dans leurs missions - des compétences qui profiteront à toute personne sur Terre, qu'elle soit confinée ou non.

*

       3. Passez des vacances virtuelles

    D'innombrables citoyens au foyer frappent déjà sans aucun doute leur compte Netflix cette semaine - une pétition ambitieuse en Espagne a demandé au service de streaming de publier tôt la nouvelle saison de Casa de Papel, pour aider les gens passer le temps.

    La NASA connaît l'importance des films pour l'évasion. La projection de Star Wars : The Last Jedi, ainsi que d'autres films sur un vidéo projecteur sur l'ISS, en témoigne.

    Mais il existe d'autres moyens qui pourraient être encore plus efficaces pour éloigner mentalement les gens de leur environnement.  

    Exemple: La réalité virtuelle (VR) qui peut aider la psychologie des astronautes lors de longues missions spatiales.

    Le programme VR, appelé ANSIBLE, permet aux utilisateurs d'explorer des galeries d'art, des musées et des environnements similaires à la Terre, y compris les réserves naturelles. Sur Terre aujourd'hui, les casques VR de génération actuelle, ainsi que les jeux vidéo, pourraient être le substitut le plus proche.

    Les livres sont aussi un excellent moyen d’évasion !

*

       4. Hibernation

    En 2016, la NASA a financé la recherche d'une forme d'animation suspendue similaire à ce que nous voyons dans les films de science-fiction où des équipes entières sont mises dans un sommeil cryogénique pendant de longues missions spatiales. L'entreprise derrière elle, SpaceWorks, développe un moyen de mettre les astronautes dans un état contrôlé d'hypothermie avancée afin de leur permettre d'hiberner pendant le long voyage vers Mars.

   Bien que nous ne suggérions pas sérieusement que vous puissiez avoir ce type de technologie à la maison, cela met en évidence l'importance de la conservation de l'énergie et, également, du sommeil en confinement.

    Le sommeil est incroyablement important pour la santé mentale de quiconque, sans parler de quelqu'un dans une petite cabine confinée sous les effets de la microgravité. Comme le montre ce billet de la NASA, l'optimisation des habitudes de sommeil est essentielle pour le bien-être de l'équipage et pour la mission.

*

       5. Jouez d'un instrument de musique

    Jouer d'un instrument de musique peut être une expérience incroyablement apaisante.

     Plusieurs études psychologiques mettent en évidence les effets positifs du jeu d'un instrument. Une étude, montre que jouer d'un instrument à un jeune âge garde l'esprit vif à mesure que nous vieillissons.

    "La recherche montre que faire de la musique peut abaisser la tension artérielle, diminuer le rythme cardiaque, réduire le stress et diminuer l'anxiété et la dépression" :

    "Il est également de plus en plus évident que faire de la musique améliore la réponse immunologique, ce qui nous permet de combattre les virus"

    Il n'est donc pas étonnant que les astronautes aient une longue histoire de jeu d'instruments dans l'espace, et que de nombreuses personnes en confinement, en raison de l'épidémie de CoViD-19, prennent leurs balcons avec des instruments - la science mise à part, c'est aussi simplement une expérience communautaire réconfortante qui permet aux humains de se lier tout en gardant leurs distances (exemple de l’Italie).

    Si vous ne savez pas jouer un instrument, comme moi, vous pouvez en écouter et chanter !

*

       6. Cultivez le sol pour rester au sol

    On demande souvent aux astronautes ce qui nous a le plus manqué sur Terre. Sans surprise,  on répond que les personnes les plus proches, la famille, les amis nous manquent.  Cependant, les astronautes ont également tendance à manquer la Terre de manière sensorielle = ils perdent la vue d'une journée ensoleillée, l'odeur de l'herbe, la sensation de leurs pieds touchant le sol.

    La culture de plantes et de légumes présente des avantages thérapeutiques bien documentés. C'est pourquoi la plante en pot est une ressource si précieuse lorsqu'elle est confinée - bien sûr, la culture de plantes dans l'espace a son propre ensemble de défis spécifiques.

*

       7. Formation et planification à venir

    «La formation que les astronautes reçoivent façonne leur confiance dans les procédures et l'équipement dont ils disposent, pour faire face aux commandes des vols spatiaux ainsi qu'aux urgences. Les répéter encore et encore… apporte un sentiment de préparation qui leur permet de croire qu'ils peuvent influencer et changer leur situation pour le mieux. »

    C'est ce type de préparation qui a aidé l'astronaute Luca Parmitano à rester calme lorsqu'il faisait une sortie dans l'espace à l'extérieur de l'ISS et que son casque a soudainement mal fonctionné, réduisant sa visibilité et remplissant progressivement son casque d’eau.

Bien que la grande majorité des gens n'aient pas été soumis aux rigueurs de la formation des astronautes, l'approche nécessaire de la NASA à la formation spatiale souligne également l'importance de planifier à l'avance.

    Ceux qui sont en confinement aujourd'hui voudront peut-être avoir un plan pour savoir comment ils rationneront leur nourriture au cours des prochaines semaines, ou ce qu'ils feront pour éviter l'ennui et rester en bonne santé. Bien sûr, il va sans dire que l'exercice devrait faire partie intégrante de ces plans.

    Alors que les essais humains pour un vaccin COVID-19 ont déjà commencé, nous pourrions être dans ce long terme. Bien que les astronautes puissent avoir les conseils les plus professionnels et les mieux documentés pour ceux qui sont confinés, les civils de certains des pays les plus touchés par la maladie des coronavirus donnent également des conseils assez stellaires sur la façon de passer le temps.

____________________________________________________

 

     Avec le projet Artemis de la NASA, l'organisation spatiale vise à ramener les humains sur la Lune d'ici 2024, avant de se rendre sur Mars. L'un des problèmes étudiés pour la mission Mars, en particulier, est le problème de l'isolement et du confinement prolongés.

     La vérité est que, quel que soit le niveau de sélection d'un astronaute, le confinement exigu dans l'espace pendant les mois nécessaires pour se rendre sur Mars aura un effet négatif qui ne fera que s'aggraver avec le temps. Ajoutez à cela une forte probabilité de situations de stress élevé, et la recherche en psychologie comportementale est cruciale pour les futures missions spatiales.

     Heureusement, une grande partie de la recherche et de la technologie conçues pour l'espace se retrouvent souvent sur Terre. Les recherches sur la gestion du confinement à long terme dans des situations exiguës et stressantes ont également des applications pour les militaires sur Terre, et même pour une population civile vieillissante.

     Certains enseignements tirés de ces recherches sur la psychologie comportementale pourraient également être utiles à ceux qui sont actuellement confinés à leur domicile en raison du coronavirus CoViD-19. Vous trouverez ci-dessus 7 méthodes utilisées par les astronautes qui n'ont pas le luxe de percer une chanson depuis leur balcon.

 

     Relais des 7 points de méthode et commentaires par Michel Tognini en mars 2020.

 

**

**

***

     L’éducation est pour moi le principal moteur de notre civilisation et aussi un vecteur de motivations.

Si vous ne savez pas jouer un instrument, comme moi, vous pouvez en écouter et chanter !

     Les livres sont aussi un excellent moyen d’évasion !

Phrases de Michel Tognini qu'il nous partage !

***

**

**