Le thème national du Printemps des Poètes de mars 2018 est « L’ardeur ». Les élèves en 5e ont de la facilité à jouer avec les mots, à entrer en poésie, à allier consignes et créativité. Nous rendons hommage aux 3 animateurs parisiens des Ricochets poétiques, Maggy De Coster, Nicole Durand et Jean-François Blavin. De Maggy vous pouvez lire ci-après "La poésie, comment la définir ?", de Jean-François le texte "La poésie ? à quoi ça rime ?". Le poète Michel Besnier est venu sensibiliser tous les 5e à la fantaisie littéraire en leur faisant préparer une recette de poésie.

     Nicole Durand a fait l'illustration "L'ardeur poétique" d'un livre qui paraîtra bientôt en ce mois de mars 2018 Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques, aux éditions Unicité.

     Le samedi 7 avril aura lieu une présentation de ce livre de 308 pages à la librairie "L'Instant" au 118 rue de Lourmel à 16h autour d'un goûter "Le goûter de l'ardent poème".

     Le livre comporte une préface d'Alain Borer, écrivain, poète et Président du Printemps des Poètes, une présentation des poèmes des collégiens par Laurent Desvoux-D'Yrek, pour le Tome 1 des "Années paires", poèmes des 5e composés en 2000, 2002, 2004, 2006, 2008, 2010, 2012, 2014, 2016 et 2017-2018.

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 Jury des Ricochets Poétiques : Nicole Durand, Maggy de Coster et Jean-François Blavin, se sont réunis à Paris pour concertation et décision le 4 janvier 2018.

     Palmarès Printemps des Poètes 2018

(dans le livre qui sera publié en mars, proclamation au dernier jour de cours des 5e en juin 2018)

 

1er -

2e

3e - et

 

4e -  et

5e -  et

6e -

7e -

8e -

9e -

10e -

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      "L'ardeur poétique" par Nicole Durand, diseuse de poèmes, illustratrice de Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, poèmes de collégiens de Sainte-Elisabeth depuis l'an 2000, Tome 1, les années paires avec aussi des poèmes d'adultes sur le thème de l'ardeur poétique et de la transmission de la poésie.

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LA POÉSIE : COMMENT LA DÉFINIR ? par Maggy DE COSTER

     Comment définir la poésie ? Le mot poésie vient du grec « poiein » qui signifie créer, faire, donc la poésie est un acte de création. Le poète est un créateur d’images, c’est l’orfèvre qui cisèle des vers dans lesquels il insère des messages comme on insère un bijou dans un écrin.

Le poète dialogue avec le temps et tous les éléments constituant l’environnement dans lequel il évolue, il est à la fois capteur et vecteur de messages révélateurs de son état d’âme car ils traduisent des situations auxquelles il est en proie. Dans ce cas-là, on peut dire qu’il est chargé d’une mission à accomplir via la création.

Pour créer il faut partir de quelque chose, c’est-à-dire une source d’inspiration. Cela dit, la démarche poétique peut également répondre à un besoin de survie, une nécessité d’être ou une volonté de conjurer ou d’exorciser des situations insoutenables mais aussi d’immortaliser des situations heureuses, inattendues ou inespérées.

L’inspiration poétique peut se manifester à n’importe quel moment de l’existence de l’individu donc on n’apprend pas à être poète, on l’est plutôt par essence.

La poésie est une grande passerelle où communiquent deux mondes : le temporel et l’intemporel. C’est la transmission de la parole séculaire dont le poète est la courroie. Aussi se doit-il d’assurer la transmission des valeurs en images réelles capables de produire un effet sur les sensibilités. C’est un éclaireur dont le flambeau (la plume) doit élucider les réalités tangibles.

Il incombe aux instituteurs d’apprendre aux élèves à apprécier la poésie sans pour autant prétendre fabriquer des poètes. Et c’est par cette initiative que passe l’amour de la poésie, chose que notre ami poète et professeur de Lettres Laurent Desvoux a si bien comprise en organisant ce concours de poésie, une façon de donner aux jeunes talents de percer tout en restant dans le droit fil poétique.

 La poésie est également un élan, un cri du cœur que le poète traduit avec des mots dictés par le cerveau et qui finissent par s’incorporer dans le réel, se matérialiser sous une forme imagée. C’est enfin une réponse à l’interpellation des muses auxquels il est soumis.

Pour ma part, j’ai été marquée dans mon adolescence par les Fables de La Fontaine, les poètes qu’on appelle les Indigénistes révoltés d’Haïti, comme René Depestre (Prix Goncourt, Renaudot et Apollinaire), Roussan Camille et aussi la poète canadienne Andrée Lévesque et plus tard par les surréalistes, qui dépeignaient des hommes dans leurs travers, sans oublier les symbolistes.

Parler de poésie c’est aussi évoquer les souvenirs de mes années-collège, quand je fus co-directrice de la revue de poésie baptisée « La Jeune Muse » . Puis j’ai été révélée par le professeur de français et poète de renom Christophe Charles, promoteur des jeunes poètes, qui m’a fait l’honneur de publier mes poèmes dans les colonnes de sa revue baptisée la Revue des Écoliers avant d’éditer mon premier recueil de poèmes Nuit d’Assaut aux Éditions Choucoune qu’il dirigeait et dirige encore à Port-au-Prince (Haïti) et de m’accorder une large place dans un des grands quotidiens nationaux dans lequel il avait une rubrique baptisée « Poète pour demain ». J’ai poursuivi mon chemin en poésie à Paris et j’espère que vous autres les jeunes, votre trajectoire poétique ne s’arrêtera pas là.

 Maggy DE COSTER

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 LA POÉSIE ? À QUOI ÇA RIME ? par Jean-François BLAVIN

       Le lien entre lecture et écriture tient une place immense dans mon parcours de vie.

Au temps où j’étais élève en classe de cinquième et même, dès l’âge de quatre ou cinq ans, je passais des heures et des heures devant mes livres en vrai petit liseur fanatique. Puis j’écrivais quelques bouts d’histoires « arrangées » par rapport à ce qui m’avait enthousiasmé ; comme, par exemple, celle d’une belle héroïne enlevée par des Indiens (mais point cruels) et que le narrateur (moi ?) allait délivrer au prix de mille périls.

 La Comtesse de Ségur, Gustave Aimard, Jules Verne, plus tard Stevenson, et tant d’autres m’escortèrent…

Ainsi l’écriture poétique s’est-elle inscrite dans le droit fil de mon addiction aux livres : mes poèmes sont sous cette influence, que je m’en rende compte ou non. Reste à relater l’expérience personnelle des origines. Comment advient chaque fois le poème ? Comment peut-il naître ?

Peut-être, suis-je « intuitiste » dans ma démarche de composition poétique. J’entends par là une inspiration venue de l’intérieur – et non pas de quelque mystérieuse divinité venue de l’Olympe - qui me pousse à l’avant, me propulse, conduit ma main droite qui va tracer au stylo sur la page blanche, des mots engendrant des rythmes, toutes sortes de fulgurances, parfois obscures. Cela provient de mon « sous-sol », là où se sont creusés les bonheurs, les afflictions, les refoulements, les sublimations. Mais tout ce fatras est en alchimie avec les intérêts, les surprises, les émotions qui me parviennent au quotidien quand je tente d’écrire à la table de mes cafés de prédilection. Je crois aussi à la dynamique des lieux porteurs en poésie.

Reste à mettre à distance toute cette agitation, reste … à travailler, à construire son écriture. (Il ne suffit pas de dire que la cascade est belle dans la montagne pour s’imaginer que l’on a écrit un poème.)

Et cette écriture s’élaborera de façon variable, souvent relancée à la faveur de ruminations. À force de me relire, d’oublier un temps mon texte, de le reprendre, de le modifier largement, ou pas, naîtra mon poème, considéré, à tort ou à raison, comme achevé. Tout ce tâtonnement se pratique avec des relectures à haute voix pour parvenir à ressentir la cadence estimée juste.

Au cours de ce processus de création, je ne me situe pas dans un cadre de pensée conceptuelle. Je me contente de fabriquer de la poésie en jonglant avec des mots, en me laissant envahir par des images mentales. Bien entendu, on trouvera en fin de compte des intentions, des suggestions, des idées : l’étrange relation entre le son et le sens.

 En somme, une « langue dans la langue », un dosage improbable entre la musique des mots, leur coloration tonale et leur signification au point que toute explication de texte, si éclairante qu’elle soit, est parfois un peu vaine.

C’est pourquoi je me contenterai de conclure en proposant ma croyance, peu originale d’ailleurs, : la poésie représente une oraison, un chant d’espoir en même temps qu’un acte de rébellion face à toutes les formes de médiocrités qui nous assaillent.

 Jean-François BLAVIN le 23 décembre 2017

 

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     Ardents poèmes des 5e1 du 7 décembre 2017 :

 

Comment écrire un poème ?

Tout d’abord il faut se lancer, / Il faut penser à quelques rimes, / Mais pour arriver au poème, / Il en faut un peu plus que ça. / Il faut ajouter, / Un peu d’ardeur poétique, / Un peu de magie, / Et faire en sorte que cela vous touche le cœur. / Il faut de l’émotion, / Un peu de passion, / Beaucoup de Joie, / Ou un peu de drame. / Mais surtout de la vie / Et quand vous avez fait tout ça / Vous obtenez : un merveilleux poème.

Olivier B.

 

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 L’ardeur poétique est une chanson, / Il arrive parfois de trouver l’inspiration, / Le mystère du poème est un trop grand mot, / Il suffit d’ouvrir le dictionnaire et d’y prendre de l’inspiration, / Pour arriver au poème il suffit d’y croire un peu, / Chaque goutte qui tombe est un nouveau vœu, / Les mots en ricochets pourront t’aider, / Pour écrire un beau poème à raconter, / Le travail poétique est surtout d’apprendre, / Les langues sont difficiles mais il faut les comprendre, / La surprise du poème est dure, / Mais ce n’est pas un haut mur, / Le message du poème ne peut qu’être un bon conseil / Ça ne peut être un mauvais sommeil.

Marie-Alizée B.

 

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L’ardeur poétique, difficile à trouver, / Cette grande Flamme ardente de nos idées, / Grande apothéose du génie humain, / Ivresse de réussite due à ce vin. / Sa vigne est le fruit de l’imagination, / Le talent propre à nos belles créations, / Pour arriver au poème, étang d’inspiration. / Souvent constitué de nos adaptations, / Cette vérité t’attend-elle au tournant ? / Viendra-t-elle sur le dos du pégase vaillant ? / Mozart, lui, l’a vue dans la musique. / Un grand poème plein de dires lyriques, / Les pensées poétiques perdues dans les flots, / Reflétant ainsi notre âme dans les troubles eaux, / Mais dans les grands déserts arides et ardents, / Ce sont les très lumineux astres bienveillants.

Baptiste B.

 

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Pour arriver au poème, / S’assoir à un bureau, / Prendre de l’inspiration et / Demander à ses enfants / De tenir leur respiration. / N’oubliez pas le stylo, / Posez-le sur la feuille en haut. / Écrivez tout ce qui vous passe par la tête... / Pourquoi pas sur l’ardeur poétique ? / Ou sur le ciel bleu limpide ? / L’heure tourne, le temps passe, / Rien ne vient qui me « plaisasse ». / Tant pis pour le poème, / C’est une impasse !

Pauline B.

 

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Pour arriver au poème, / Il faut quelque chose que l’on aime : / Un haïku, une ode ou une fable ? / Ou bien un sonnet, une épopée ou une ballade ? / À vous de choisir. / Un peu d’inspiration, beaucoup de passion, / C’est ça l’ardeur poétique ! / Poaimez ! Poaimez ! / Sortez une feuille et un stylo / Ou bien un pinceau et de l’encre orientale / Pour voyager jusqu’au Japon… / Quoi qu’il en soit, ajoutez-y du cœur / Mettez le temps qu’il vous faut / Un jour un mois ou juste une heure / Prenez Pégase en inspiration / Ou bien la grande Junon / Eh bien qu’attendez-vous ? Il ne vous reste plus qu’à écrire !

Baptiste C-B

 

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     Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, / Peu importe, les profs de sport nous font courir. / N’y a-t-il pas pis ? / Même s’il y avait une invasion zombie / Courir sous la pluie, sous les gouttes d’eau / Qui telles des éphémères nous tombent sur la tête / Et disparaissent aussitôt qu’elles sont arrivées. / Courir dans le vent, qui caresse notre visage essoufflé / Courir dans la neige, marcher dans ce paysage magique / Tout blanc où l’on croirait marcher sur des nuages ! / Mais c’est aussi courir avec nos amis, / Notre fratrie qui partage le même sort. // Pour arriver à avoir de l’endurance, il faut / De l’ardeur sportive et pour arriver au poème, / Il faut aussi de l’ardeur, mais, une autre... / L’ardeur poétique !

     Louis-Félix C.

 

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L’Aventure poétique

Écrire un poème est ardu. / Il faut plonger dans les tréfonds / De la grande imagination, / Et une idée saugrenue / Mais bonne, pourra venir / À vous, l’ardeur poétique / Vous aidera à bien écrire, / Rendez le poème magique, / Signez, relisez le texte, / Ne stressez pas, présentez-le / À vos amis ou faites-en / Un livre. Tout ça pour arriver / Au poème. Êtes-vous étonné ? / Répondez-moi rapidement.

Xavier G-L

 

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Comment faire une poésie ?

Pour arriver au poème il / Vous faut, de l’inspiration. Puis / Pour l’écrire, il faut mettre des strophes, / Des vers et bien sûr du papier, / Beaucoup de papier. Car il faut / Faire des brouillons. Puis il faut / Évidemment du temps et puis / L’écrire, l’imprimer et puis vous / Le faites éditer dans une grande / Maison d’édition pour le faire / Paraitre dans des librairies et / Que le monde entier puisse le lire / Puis le monde vous dit, vous avez / De l’ardeur poétique et puis / Vous vous reposez, regardez / La télé, dormez et lisez. / Puis vous écrivez d’autres livres.

Raphaël K.

 

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Le poète

Un jour, un poète / Chargé de bonnes intentions / Vint aiguiser notre attention / Il passa sa tête / Dans l’encadrement de la porte / Et dit : Pour arriver au poème / Il faut une chose : / L’ardeur poétique. // Il nous présenta / Des livres dont il nous romança / Les nombreux poèmes qu’ils contenaient / Il nous présenta aussi son nouveau bouquin / Tout écrit à la main / Il nous dit que les poèmes avaient / Tous un point commun : / Le poète qui leur insufflait la vie / Après cela, il partit.

Adrien M.

 

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L’ardeur poétique / Cette énergie qui nous pousse à écrire. // Des moments sans entendre le tic // Et le tac de l’horloge, mais le pire // C’est de savoir que certaines personnes / N’aiment pas le sens de ces rimes / En attendant que l’heure sonne / Elles ne font que des crimes ! // Apprenez à aimer / La mélodie de ces mots / Qui riment dans ma tête / Et résonnent comme un écho // Pour arriver au poème, / Il faut que même / Si l’on n’a pas d’idées, / On ne doit pas tout lâcher. Louise M.

 

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Qu’est-ce que l’ardeur poétique ? / C’est inventer pour créer, imaginer pour rêver / C’est l’envie de trouver une idée pour arriver au poème. / Inspirer des plus grands poètes que la nature ait faits. / C’est vivre pour écrire toute les peines et les joies que la vie peut nous offrir. / Y tomber, se relever et continuer jusqu’à arriver à la fin du poème. / C’est aussi réfléchir, penser, chercher longuement / Et puis à un moment trouver le mot qui donnera au poème tout son sens, / Mais est-il vraiment un mot qui puisse donner son sens à ce que la personne / Écrit ou pense, personne ne peut comprendre mais seule l’unique personne qui écrit / Comprend sa philosophie, impossible à comprendre je ne sais pas, / Mais j’aimerais juste envoyer cette question cosmique dans l’infini…

Madeleine M.

 

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Pégase 

Pour arriver au poème je décrirais ton physique : / « Toi aux yeux de Cristal, / Ta fourrure plus douce qu’une couverture, / Ta queue en forme de peluche, / Et ta corne si belle qu’on dirait / Une flamme de glace. » // Puis ton histoire : / « Toi le cheval Pégase qui m’inspires tant. / Avec l’harmonie de ces prairies où tu vis. / Quand je te vois sauter dans les airs / Je te confonds avec un arc en ciel. / Ta beauté m’exalte tant que je voudrais / T’embrasser. » // Et tu m’avais répondu ! : / « Quelle ardeur poétique. » / Me dit-elle, j’étais bouche bée. / D’un coup elle m’emmena en balade. / Là on peut dire qu’on était au 7e ciel.   

Samy N.

 

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Pour arriver au poème, / Il faut souvent trop penser. / Mais ne sous-estimez pas votre cœur, / Il est la clef du bonheur. / L’ardeur poétique vous fera / Écrire avec le courage et l’héroïsme / Ravageur d’un feu de forêt / Comme les chevaux dans la prairie / Court votre stylo sur la feuille de papier / Volez les mots de vers trop imbibés / De bon sens et de simplicité / Courageux comme un lion votre poème / Fera face à l’expertise et au jugement / Des gens trop sûrs d’eux-mêmes. / Ce qui compte c’est que le raconter vous fasse rêver / D’amour et de liberté.

Chloé P.

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Qu’est-ce que l’ardeur poétique ? / Est-ce une chose triste ou magique… / La meilleure façon de l’expliquer / Est … d’écrire, il faut bien écrire. // Soit, pour arriver au poème, / Je trouve cette ardeur triste car / Le cheval Pégase me l’a dit, / Si ! Si ! Vrai mais triste croyez-moi. // Pour moi ardeur rime avec froideur, / Or il faut de la chaleur pour / Être magique, n’est-ce pas vrai ? / Je n’aime pas l’ardeur, elle non plus… // Maintenant, en un mot quand je / Vois l’ardeur, je pleure de tout mon cœur.

Julien R.

 

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Pour écrire un poème

Qu’est-ce qu’un poème ? / Un poème est un texte / D’où s’expriment les émotions, / Les idées de son poète / Mais d’où lui vient cette inspiration ? / De sa vie, des muses inspiratrices. / Il y travaille, / Cherche ses mots, / La construction de son poème, / L’harmonie de ses vers, / La beauté de ses mots. / Le message qu’il donnera, / À travers la lecture. / Et il fait ça grâce à quoi ? / Grâce à l’ardeur poétique. Maëlle R.-B.

 

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Un poème réussi

 Pour arriver au poème, / Il faut beaucoup d’ardeur. / De l’ardeur poétique serait le mieux. / Pour arriver au poème, / Prenez une feuille, un crayon, / De l’imagination, des aventures… / Pour arriver au poème, / Rencontrez des gens, / Pour qu’ils vous content leurs histoires. / Pour arriver au poème, / Soyez ami avec des enfants, / Leurs imaginations sont incroyables. / Pour arriver au poème, / Rencontrer Victor Hugo, / Ne serait même pas utile… / Car c’est vous le poète maintenant.

Clara T.

 

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L’ardeur poétique

Lorsque l’on veut écrire une poésie, / Il nous faut, pour arriver au poème : / Beaucoup de maîtrise dans l’art des mœurs, / De la joie et de la bonne humeur, pour faire voyager le lecteur, / Ou un peu de mélancolie, pour garder l’harmonie. / Mais surtout, il nous faut l’ardeur poétique : / Grâce à celle-ci vous n’aurez que plus envie de faire voyager le pays, / De les faire rire avec deux bonnes vannes / Ou de les faire pleurer à cause d’une petite panne. / Cette ardeur, pour vous lecteur, / N’est sans doute qu’un leurre, / Tandis que pour nous, poètes, elle est plus belle qu’une fleur : / Son parfum nous inspire autant, / Que les champs attirent les paysans. / Mais c’est surtout vous, lecteur, / Qui en comprenant mon bonheur, / Me réchauffez le plus le cœur. Rémi T.

 

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La recette du poème

Pour arriver au poème, / Il faut cueillir de la crème, / Manger des pâtes alphabets / Mélangez-les avec de la purée, / Et ça ferait un poème en entier. / Mais pour l’ardeur poétique / C’est plus romantique, / Mais plus difficile. / Il faut toucher ses cils, / Trouver de bons mots, / Dans un escargot tout chaud ! / Ajoutez la tâche finale. / Et vous deviendrez tout pâle. / Mais le secret du poème / C’est d’avoir un cœur de bohème. Jade V.

 

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Ardents poèmes des 5e2 du 7 décembre 2017 :

 

 La rose a éclos / Car les sols sont gorgés d’eau. / Le soleil au-dessus d’elle a rayonné / Et cela lui a fait imaginer / Une très longue poésie / Qui allait jusqu’à l’infini. / Mais un jour la poésie s’arrêta. / Jamais on ne sut pourquoi. / La rose n’avait plus d’inspiration sans doute. / Mais elle reprit espoir en août. / Pour arriver au poème il faut une force épique. / Puis grâce à tout ça, l’ardeur poétique / Lui donna des ailes / Pour rejoindre son poème.

Maxime B.

 

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L’ardent buisson

Moïse le berger / Promenait ses petits bergers / Les surveille un à un / Pour que personne ne reste / Dans la bouche des ivresses. C’est pour arriver au poème / Avec l’ardeur poétique / Qu’ils arrivent au buisson / Qui prit feu / Devant leurs yeux / Mais celui-ci ne fondit pas en cendre / Avant qu’une voix tendre / Ne lui dise de sauver / Son peuple adoré / Avec ses protégés.

Cyril B.

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La beauté de l’hiver

Ce matin je travaille avec ardeur / Mais avec une ardeur pas / Comme les autres, une ardeur / Poétique. Pour expliquer la magie / De l’hiver vous me direz que / C’est simple mais pas du tout c’est beaucoup plus compliqué / Que vous me l’imaginez d’expliquer : / Les flocons qui tombent avec / Grâce, les arbres et arbustes / Se déshabiller de leurs feuilles / Et le froid qui vous englobe et qui / Vous vole votre dernier souffle de / Chaleur. Pour, avec tout ça / Écrire un beau poème. J’ai bien / Réfléchi mais je n’ai pas trouvé / De titre : « L’hiver » est trop courant / « Le froid » aussi », j’ai fait tout ça / Pour arriver au poème : La beauté / De l’hiver

Paola D.

 

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Pour arriver au poème

 Il vous faut de l’inspiration / De l’ardeur poétique et des pensées / Mettez quelques idées dans une casserole / Faites cuire à feu doux / Ajoutez de la gaieté / Prendre quatre hiboux / Incorporez-les au mélange / Faites revenir le tout / Avec des aubergines et de la colle / N’oubliez pas de colorer / Avec de la peinture / Étalez tout sur une feuille / Attendez deux, trois minutes / Que cela s’imprime / Voilà votre poème est prêt. Raphaëlle G.

 

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La composition d’un poème

Pour arriver au poème, / Il faut avoir de l’inspiration. On doit avoir un thème. / On doit diriger les mots / Comme des pions. / On doit se laisser envahir par la feuille. / On doit laisser notre stylo / Envahir cette feuille d’un poème. / Un poème comportant une ardeur poétique / Une ardeur poétique unique / On a aussi besoin des rimes. / Les rimes ajoutent une prime. Une prime humoristique / Ou une prime tragique. / Avant tout un poème / C’est le plaisir de l’écriture.

Jules G.

 

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Pour arriver au poème / Dont vous avez tant rêvé // Allez chercher Molière / Que vous couperez en rondelles / Pêchez dans une crique / Avec une ardeur poétique / Beaucoup de comique. / Jetez les rondelles dans un saladier / Où le comique a été versé / Tout faire chauffer / Puis versez le tout sur du papier déchiré // Lorsque vous réciterez / Sur une plage sablée / Votre poème ensoleillé / Vous pourrez vous dire / Que ce que vous avez fait / Est le fruit de la liberté

Jade H.

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Le plat du bonheur

Prenez un bout de bonheur / Avec de la bonne humeur / Hachez un pot fleuri / Pour avoir des amis / Cuire un zeste de sommeil / Jusqu’au soleil / Un peu de lumière par ci / Un peu de rivière par là / Pour en arriver au poème / Une ardeur poétique / Versez-y quelques mots / Avec un bon rôt / Mangez du chocolat / Pour un bon plat / Bon appétit / Les amis !

Téya K.

 

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Pour arriver au poème il faut déchirer / Les pages, les mots n’ont plus d’âge / Les pensées ne doivent pas être sombres / Mais claires comme la lumière / Les mots sont l’ombre du partage. / En tout temps, exemple au Moyen Age / Depuis des siècles, il y a cette ardeur poétique / Ça nous pique, ça devient un tic. / Un avenir poétique ne s’apprend pas / Ça se dessine pas à pas / Il faut se servir de la / Force des mots, voir le monde en vers. / Si vous êtes fatigué, jetez-vous un verre d’eau / Il faut prendre le monde à l’envers. / En fait il faut aimer les mots passionnément / Puis sur une feuille versez-les...lentement.

Maxence S.

 

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Cette manière que les gens avaient à me rabaisser / A cessé / Maintenant j’écris / Et mes cauchemars sont partis. / Certains poètes sont chics / Avec leur ardeur poétique / Pour arriver à leurs poèmes / Il faut trouver un thème / Et une histoire à raconter / Pour les attirer / Moi j’écris ce qui me passe par la tête / Avant de faire la fête / Partir est la meilleure solution / Au moins vous trouvez l’inspiration / On a beau dire c’est dur / Mais il y a toujours une idée « sur » !

Albane T.

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Une recette pour l’espace

Prenez une belle bouteille d’oxygène / Et surtout soyez sans gêne / Ajoutez soigneusement un quart de lune / Il ne faut pas qu’il brûle / N’hésitez pas à prendre une cuillère à soupe de Mer noire / Selon vos goûts du matin au soir / Saupoudrez d’une pincée de piment pour corser le tout / Attention cela pique beaucoup / Insérez quelques gouttes de nuage / Ne secouez pas, vous verrez des mirages / Mettez douze minutes frigidaire / Prenez garde aux effets secondaires / Avec une ardeur poétique récitez l’incantation magique : / « Toi recette que j’aime pour arriver au poème / Donne-moi toute ta force mais pas ta haine » / Une fois récité, mettez dans une fusée / Et envoyez à qui vous voulez !

Clémentine V.

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Ardents poèmes des 5e3 du 7 décembre 2017 :

 

Pour arriver à un poème avec une ardeur poétique, / Il vous faut de la farine, / Pour faire quelques rimes, / Des petites carottes, / Pour faire une poésie rigolote, / Quelques brins d’herbe aromatique, / Pour faire une poésie romantique / Un poisson baliste, / Pour faire une poésie triste, / Mettez beaucoup de couleurs, / Pour faire une poésie pleine d’ardeur, / N’oubliez pas la coriandre, / Qui rendra votre poésie tendre ! / Cette poésie vous enlèvera tous vos tracas ! / A suivre aux rimes près !

(« En suivant ses rimes pas à pas », variante d’un parent poète)

Gaëtane A.

 

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Comment faire un poème ?

 Pour arriver à un poème il faut / Quelques grammes de personnalité / Mais pas celles à la télé / Une tasse d’espoir / Mais ceci n’est pas à boire ! // Une belle écriture / Pour qu’on le lise jusqu’au futur / Trois gouttes d’ardeur poétique / Pour que tout ça reste élastique // Une touche de magie / Pour redonner goût à la vie / Quelques larmes de tristesse / Pour que l’on n’oublie pas la sagesse // Tous ces ingrédients réunis dans une casserole / On ajoute un peu de beurre / Pour les faire cuire / On attend une ou deux heures / Et après le poème fait un malheur !

Quitterie B.

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 Pour arriver au poème, / Vous devez le provoquer, / L’inspiration est comme une flamme / Qui s’éteint et qui s’allume. / Il faut garder espoir / Et toujours s’accrocher à cette flamme / Pour que votre poème devienne / Un voyage inoubliable, / Ce poème vous apportera du rire, du bonheur... / Mais pour cela vous devez apporter l’ « ardeur poétique » / C’est-à-dire l’harmonie des vers / Qui vers rimés pour que le lecteur rie un peu... / Et pour finir la moralité du poète / Qui donnera une leçon de vie aux lecteurs.

Abdelmoujib B.

 

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Recette pour arriver au poème

 Pour faire un poème / Il faut toujours suivre la même recette. // Coupez en petits morceaux une idée / Et mélangez ça avec de l’inspiration / Mettez-les y dans un bol / Et renversez de la réflexion. // Mélangez tout ça avec une feuille blanche / Et versez en même temps quatorze lignes / Avec un peu de rythme / Et vous aurez une surprise. / Mettez tout ça au propre : / Présentez cela à la famille Strophe / Attendez qu’ils le finissent / Et leur ardeur poétique grandit. // Vous aurez à la fin un poème / Où vous serez fier de vous-même.

(« Avec des zestes de rimes », variante d’un parent poète)

Joshua B.

 

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Voici une ardeur poétique / Je vais vous présenter une recette « enfantique » / Dans un très grand saladier / Prenez un pronom / Puis versez le nom. / Pour que ça soit bon, / Mettez-y de la passion / Et quelques ponctuations. / N’oubliez pas de mélanger, / C’est meilleur pour la santé ! // Pour arriver au poème, / Mettez quelques M. / Égouttez ce mélange, / Et vous en donnerez une part aux anges. / Sur ce mélange, mettez de la poudre étoilée, / Mangez-le avec délicatesse / Et vous trouverez toute sa tendresse... Estelle B.

 

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Pour créer la sensibilité

Prenez des sous-vêtements / Noirs et en dentelle / Enfilez-les sur cette peau / Qui traverse les tempêtes / Résiste à la chaleur / Et qui est douce comme une fleur / Mais vous vous moquez pas mal / De cette peau d’ange / Vous voulez savoir / Ce que font ces doigts / Mais si ces doigts-là / Ne faisaient qu’ouvrir les fenêtres / Eh bien non ils écrivent de la poésie. / Pour arriver au poème / Vous avez créé la sensibilité / Avec ardeur poétique / Et maintenez enfournez

 Marilou C.

 

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Comment cuisiner un poème ? / Personnellement je prends un cahier que j’aime. / Ah ! mais surtout n’oubliez pas le dictionnaire ! / Il faut qu’il soit garni, gentil et très poli. / Mettez-le à chauffer au four, puis, la prochaine étape va vous plaire. / Du moins je l’espère... / Car si vous y mettez du cœur, / Votre poème vous fera oublier toutes vos peurs. / Écrivez sur le papier avec votre stylo, / Ecrivez de jolis mots : / Des grands, des gros mais surtout des beaux ! / Pour arriver au poème final, / Reprenez votre dictionnaire et puis... / Arrêtez tout, pour faire un vrai poème, / Il faut imaginer, qu’y a-t-il de plus beau / Qu’un rêve, qu’une pensée, qu’une ardeur poétique ! / Mais attention car si on rêve trop / On en perd ses mots.

Arthur Do.

 

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Pour faire un poème il faut / De la passion et de l’amour / Puis un bonjour / Avec ensuite un peu d’eau. // Pour arriver au poème il faut / D’abord faire l’ardeur poétique / En jetant l’eau sur la feuille / Qui pose ensuite la passion et l’amour. // Oups ! j’ai oublié le bonheur. / Il faut l’ajouter pour combler le tout / Puis à la fin le réciter / Devant des milliers de personnes, // Qui à la suite de ceci / Applaudissent avec leurs mains / Mains qui t’auront servi / À écrire ce poème.

Arthur D.-G.

 

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Comment transformer le printemps en poésie ?

Tout d’abord, il ne faut pas regarder le printemps / Il faut le devenir, se transformer en lui. / Comme si à chaque fois / Qu’un bourgeon devenait fleur / Tu te sentais rajeunir // Ensuite tu dois capter / Les ondes que le printemps envoie balader / Pour en faire un rythme harmonieux / Que tu mettras dans tes vers qui se transformeront / En magnifique graine d’inspiration. // Puis après avoir bien compris / Tu découvriras le printemps se déchaîner. / Tu verras que toutes les feuilles tombent / Eh oui c’est déjà l’automne // À la place de transformer / Le printemps tout douceur / Tu pourras toujours transformer / L’automne en ardeur poétique // Eh oui avec moi pour arriver au poème / Parfait, il te faut du temps.

Lenny E.-B.

 

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Pour arriver à un poème il vous faut / Cinquante grammes de Fantastique, mélangé à de / L’extraordinaire puis laissez le tout cuire / À cent quatre-vingts dans un four puis laissez reposer. / Ajoutez à la préparation cinquante grammes / D’ordinaire en poudre puis attendez. / Attendez que d’autres idées vous viennent / Quand tout cela est fait, ajoutez / Cinq cents grammes de ponctuation, caramélisez et / Faites mijoter le tout pendant vingt minutes / Pendant ce temps ajoutez dix grammes d’épices de / Magie pour pimenter le tout. / À la fin de la cuisson ajoutez / De l’ingéniosité hachée en petite quantité / Avec cette ardeur poétique ajoutez / À la fin... il ne vous reste plus qu’à / Trouver un nom d’auteur / Et votre poème sera prêt. (« Et de l’ardeur poétique pour parachever / Il ne vous reste plus alors qu’à trouver / Un nom d’auteur, et votre poème sera prêt ! », variante d’un parent poète) 

Yon J.

 

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Le volcan brûlant / L’ardeur poétique / L’océan infini comme / L’imagination des poètes / L’herbe douce comme / Le fleuve des mots / Le vent dansant comme / La joie des écrivains / La bouche chatoyait comme / L’humour des écrivains / La pluie triste tout comme / La poésie tragique / La neige tombante comme / Le blanc d’une feuille / Pour arriver au poème / Il faut du pair de lignes

Marc P.

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Aujourd’hui je vais vous parler de poèmes et de recettes / Une recette est bonne si elle est faite par amour / À celle ou celui à qui elle est destinée. / C’est de même pour un poème, / Tu penses à quelqu’un où à quelque chose / Qui te rend triste ou heureuse, / Puis tu écris, écris, écris ! / Tu laisses venir ton imagination sans la forcer / Tu laisses ton cœur parler ! / « Pour arriver au poème » il faut y glisser / Des images poétiques, le message du poème... / Alors je vais écrire un poème sur une recette / Incluant « l’ardeur poétique »... / Il ne sera rien que pour vous, profitez-en ! - Suit « Le Ragout », une recette maléfique. -

Ce que je perçois de ma recette c’est le soleil, la mer rouge / Composés de neige blanche et les deux grosses vaches. / J’ai voulu écrire cette recette, car dans mon enfance, je partais souvent en Bretagne / Sur une île. Je la trouvais magnifique, mais triste de voir / Si peu de personnes, comme une terre qui manque d’amour ! / Alors dans ma recette j’ai représenté la plage / Où j’allais toujours me baigner mais différemment / Pour faire passer un message triste et mélancolique.

Julie P.

 

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Pour arriver au poème, / Il faut soixante-quinze grammes d’imagination. / Cassez-la, versez-la, battez, / Jusqu’à ce qu’elle monte au cerveau. / Ajoutez-y un crayon, / Une feuille, une belle écriture / Et de l’originalité. / Mettez-le tout au four. / Si la pâte ne gonfle pas, / Ajoutez de l’ardeur poétique, / Cela vous aidera. / Si la pâte gonfle déjà, / Attendez dix minutes, / Qu’elle soit dorée. / Faites-la reposer. / Placez-la sur une poêle / Avec de la poudre d’humeur / Et vous obtiendrez / Un beau poème / Tout caramélisé.  

Henri P.

 

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Pour écrire un poème

Pour écrire un poème, il vous faut / Une plume bien aiguisée, / De l’encre fluide et sans défauts, / Une ardeur poétique à toute épreuve, / Et une sensibilité artistique infaillible. / Ajoutez à cela de la conjugaison, / Un vocabulaire développé / Quelques notions de grammaire et d’orthographe, / Et un soupçon de cours de français. / Plusieurs tercets, / Un quatrain et un alexandrin, / Voilà ce qu’il vous faut pour arriver au poème. / Ah ! j’oubliais qu’il faut également... / Beaucoup de talent !

Maïwen R.

 

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Recette de l’amitié

Pour ce faire, il vous faudra :

Trois litres de confiance, / Quatre doses de gentillesse / Six millilitres de solidarité / Deux paquets de secrets partagés // Quatre cuillères à café de fidélité, / Un centilitre de patience / Sept litres de rires et sourires / Cinq pincées de joie // Une toute petite cuillère de peines / Assaisonner le tout avec respect et sincérité / Pendant ce temps préchauffer le four / À la température de l’amour // Mélangez et laissez mijoter / Pour en arriver au poème / Avec ardeur poétique / Quand le four fait bip-bip // C’est prêt ! / Vous obtiendrez une vraie amitié ! / À partager / Ou pas...

Juliana T.

 

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TEXTES AMÉLIORÉS HORS CONCOURS PAS HORS D’ŒUVRE !

Pour arriver au poème / Prenez un poulet moche / Et préparez le à mourir, / Mais surtout ne mettez pas d’ardeur poétique / Trempez le dans une flaque d’eau bouillante / Découpez le en rondelles, / Comme si c’était une courgette / Mettez le dans le congélateur, / Maintenez le bien froid / Faites le tourner dans une machine à laver / Faites le saigner / Et le mettre de côté / Mettez le dans une assiette / Ajoutez le sang / Déposez délicatement une plume du poulet / Et le voilà qui est prêt à être dégusté !

Alexia B. 5e3

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 Pour arriver au poème

 Pour faire un poème, / Il faut de bons vers de terre, / De belles couleurs, / Des mots imaginaires, / De belles lettres, / Un peu d’ardeur poétique, / Du bonheur, de la joie, de la peur / Ou bien de la tristesse, / Mais à consommer avec modération. / Faites cuire le mélange, / Patientez... / Et regardez le beau poème!! / Divisez-le en trois strophes, mettez-y un titre, / Votre nom et dégustez, en famille évidemment !!!! Jade M. 5e3

 

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 Le bonheur

Prenez un bol rempli d’amour, / Émincez quelques souvenirs, / N’oubliez pas d’enlever les mauvaises pensées, / Puis ajoutez 500 grammes d’amitié. / Incorporez 2 ou 3 sourires, / Et si vous êtes dans votre assiette, / Ajoutez une pincée de rire, / Pour pimenter les choses, / Une larme de joie, / Pour éviter d’être rabat-joie. / Illuminez avec les couleurs de la vie, / Pour rendre le tout plus joli. / Voici l’essentiel, pour arriver au poème. / L’heure est venue de mélanger / Et de mettre au four en toute intimité. / Ajoutez un soupçon d’ardeur poétique, / Pour gagner le secret du bonheur. (« Ajoutez un soupçon de poétique ardeur », variante d’un parent poète)

 Mélissa. R - avec l’aide de Maïwen R. 5e3

 

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 Poésie en papillote

Afin de préparer une recette pleine d’ardeur poétique, / Penser à préchauffer le four tout en étant romantique. // Découper plusieurs feuilles de tendresse, / Avec une spatule, étaler de la crème de gentillesse, / Assaisonner avec des pétales de générosité, / Ajuster le four à 150 degrés. // Déposer un filet de douceur, / Saupoudrer avec du sel de bonne humeur, / Sans oublier le poivre de saveurs, / Serrer les papillotes pour enfermer le bonheur, // Les déposer dans un plat sans tristesse, / Mettre au four quelques minutes pleines de sagesse, / Pour arriver au poème bien préparé, / Chacun, à sa guise, pourra le déguster !

Julien S. 5e3