Le blog de Monsieur Dyrek

23 avril 2019

Concours de nouvelles du RER B, 7 textes de 6e et 5e de Sainte-E sur 8 des jeunes finalistes ! Résultats imminents !

Concours de nouvelles du RER B, deuxième édition ! résultats… imminents !

 

Et déjà…

SEPT TEXTES SUR HUIT ! Récits du RER B catégorie moins de 18 ans

 

CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE les résultats sont attendus officiellement mercredi 24 avril 2019 au Centre National du Livre !

 

Ici prenez le train des textes finalistes !

 

     Vous allez lire ici les 7 textes finalistes de 6e et 5e de notre collège Sainte-E à Paris non loin de la Seine, seule une huitième jeune finaliste, Elise, vient d’une autre école ! Il est émouvant de lire, quelques jours après l’incendie qui a blessé notre Cathédrale et plus de trois mois après l’écriture par ce collégien de 5e, ces mots dans le récit d’Alexandre se référant à la station « Saint-Michel Notre-Dame » : « « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; » évoquant les personnages imaginés par Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris. « L’Histoire avec un grand H », il fut rappelé que les deux tours de Notre-Dame ressemblent au H du nom Hugo et vice-versa !

     Le sujet proposé par les organisateurs du concours de nouvelles du RER B comportait beaucoup de consignes - en plus du sujet en lui-même de la Rencontre. J’ai demandé, en plus, que les élèves placent des mots « Saperlipopette », « Tranche-montagne »… ou des expressions, « dès potron-minet », « à la brune »…, parmi les « 100 mots » employés par Bernard Pivot dans son fameux 100 mots à sauver, repris par la romancière Yaëlle Hassan en son stimulant roman Suivez-moi-jeune-homme, que je fais lire à mes collégiens.

     Vous lirez ici ces sept récits qui n’ont pas tous été réalisés en classe, mais y furent amorcés. Vous trouverez tous les autres récits de nos élèves dans une page antérieure de ce Blog littéraire et incitatif ! Et vous lirez aussi dans une page ultérieure le récit d’Elise si elle en est d’accord ! Et vous pouvez lire un récit composé par un adulte, un texte également finaliste parmi les 47 : « Maurice ne saura jamais » qui essaie des hypothèses du pourquoi du comment du nom « La Plage » pour une station de bus, loin de tout rivage…

      Bonne lecture de ces rames de récits, classés par ordre alphabétique à la lettre de leurs noms. Prière de nous signaler les coquilles et les erreurs qui auraient échappé à notre vigilance dans ces récits forgés « avec entrain » ! (dixit un de nos collégiens !) ! Attention à la marche du quotidien en descendant du train…

    Texte y646 Laurent Dyrek professeur de français à faire lire écrire dire !

mars 2019, puis avril dans le Grand Paris.

 

**

 

     « Bonjour, Nous serons ravis de vous compter parmi nous. La nouvelle sélectionnée est celle qui s’intitule « Maurice ne saura jamais ». Et voici la liste des 8 jeunes finalistes, au cas où certains seraient vos élèves : Alexandre G-G (5e3), Emma B (6e3), Elise P., Tugdual A.(6e3), Juliette B.(6e3), Angèle G.(6e3), Samuel D.(6e2), Charlotte B.(6e3)  Bien cordialement, L’équipe du concours du RER B. 2 avril 2019. »

 

**

     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de   plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ».

     Amorce de récit, composée par l’écrivain romancier Daniel Picouly, qui a écrit sur l’école de son enfance le célèbre Champ de personne et, récemment, un roman où il fait parler le volcan de la Fournaise Quatre-vingt-dix secondes, une minute trente à la bascule des destins !

**

      1 récit de 5e :

     Le RER B, Maurice en a rêvé tant de fois, tant de nuits ! Enfin ! demain, le grand jour ; le nouveau départ.

     Départ : Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; Terminus : Aéroport Charles de Gaulle. Quels beaux voyages sur cette rame, que de paysages et d’histoires traversés. Il a hâte de s’ébaudir… Il partira dès potron-minet… Il roulera, il voguera jusqu’à la brune.

    Maurice rêve aussi de rencontres, d’amitiés, passagères ou non ; il y rencontrera toutes sortes de gens : sans doute un tire-laine, un tranche-montagne, un trotte-menu, un rêveur, un travailleur, un lève-tôt, un couche-tard, un vert-galant ou un beau-parleur...

    Chaque arrêt le fera s’évader et sur son pare-brise défileront des histoires, des souvenirs, des pensées. Un peu comme sur un écran de cinéma ! 

    Ouverture des portes : début du livre, du film, de l’histoire…

    Fermeture des portes : fin du livre, du film, de l’histoire…

    L’Histoire avec un grand H, ou les histoires, s’afficheront de station en station, de gare en gare et s’étireront tout au long de sa journée, au fil de ses allers et retours.

     « Robinson » lui rappellera « Vendredi » et Robinson Crusoé ; « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; « Stade de France » le ramènera vingt ans en arrière avec la belle victoire du football français et la liesse populaire ; avec « Saint-Rémy-lès-Chevreuse », il fera un voyage dans le temps avec les abbayes, les châteaux, les merveilleux paysages.

     Ses voyages, il les fera au volant de sa machine, les yeux rivés sur les voies, les rails, les manettes et les boutons. Dans sa tête, se bousculeront images, musique, action, se mêleront films, livres, musiques, inventions, imaginaire. Il vivra tout cela intensément.  

    Puis la tête remplie d’images, de rêves et de voyages, il rentrera chez lui à bord du bus. Le bus qu’il a conduit si souvent. Il s’arrêtera un peu avant « la Plage ».

     Alexandre G-G 5e 3

 

**

      6 récits de 6e :

            C'est dimanche et peu à peu le soleil se couche, c'est mon dernier jour à bord de l'autobus n°39. Demain, je conduirai la rame du RER B. Je suis un peu triste, car cela faisait vingt-trois ans que je conduisais mon bus entre la Gare du Nord et Les Frères Voisin. Je ne reverrai plus les grands boulevards, le musée du Louvre, le pont du Carrousel, Saint-Germain-des-Prés, ni les enfants de Sainte-Elisabeth, ni cet habitué qui montait chaque jour à Balard et me disait « Prochain arrêt la plage ! ».

            Lundi, 9h10. Aujourd’hui commence mon nouveau travail. Je descends les escaliers qui mènent à la station Saint-Rémi- lès-Chevreuse. Je rentre dans ma cabine pour faire le trajet jusqu’au terminus Roissy-Charles de Gaulle-aéroport. Il y a 39 stations. Ce jour-là, il n’y a pas beaucoup de monde. Ça se passe plutôt bien pour mon premier jour. Je m’arrête à la station Sevran-Livry. Les portes du RER s'ouvrent, je regarde sur les caméras pour vérifier que tout le monde soit bien monté. A ce même moment, je vois l'habitué de la ligne 39 avec des bagages qui rentre dans la rame. Je suis surpris de le voir ici. Je guette chaque arrêt pour savoir si mon habitué descend mais rien.

            Terminus, tout le monde descend ! Je le vois sortir avec ses deux valises et emprunter les escaliers. C'est ma pause, je me décide, je pars à sa rencontre. Je cours et le retrouve dans les couloirs. Je lui tape sur l'épaule, il se retourne, me montre du doigt en disant : - « Saperlipopette ! Prochain arrêt la plage ! » - « Oui c'est moi, maintenant je conduis le RER. Mais pourquoi Prochain arrêt la plage ? »

     Alors il me raconte son histoire. Depuis plusieurs années, il rêve de retrouver son grand-père qui vit en Nouvelle-Zélande. Il économisait pour pouvoir s'acheter le billet d'avion. Pour se donner du courage, chaque matin, en prenant mon bus, il me disait « prochain arrêt la plage ! ». Aujourd’hui, c'est le grand jour, il part rejoindre son grand-père. Je lui souhaite bon voyage et à bientôt j'espère sur mon RER.

     Tugdual A. 6e3

 

**

Maurice

      Tout a commencé sur une route de banlieue parisienne. Maurice effectue sa dernière tournée. Comme à chaque fois, au volant de son bus, il s’arrête à la station « la plage », coincée au beau milieu d’une cité, bien loin de la mer. Mais aujourd’hui, cette journée est différente. Elle est la dernière dans ce bus, la dernière sur cette ligne 12 dont il connaît chaque stop, chaque feu, chaque personne, chaque habitude. Ses fidèles collègues sont venus saluer son départ. Ils sont une dizaine à entrer soudainement dans le véhicule, accompagnés de leur famille. Un à un, ils tapent gentiment sur l’épaule de Maurice, par amitié. Puis ils lui tendent une autorisation exceptionnelle signée du chef de service et de la mairie.

-       On va à la plage, la vraie ! On fait l’aller-retour, on y déjeune et on rentre, pour fêter tes 20 ans de travail sur la ligne.

     Les passagers peuvent descendre et poursuivre leur route avec le bus suivant. Ils peuvent aussi rester à bord et profiter du voyage à la mer ; et tant pis s’ils ne connaissent personne à bord. Notre Maurice n’en revient pas. Il prend l’autoroute A13, direction Deauville.

     La journée est merveilleuse. Peu ont l’habitude de voir la mer. Le sable, l’air marin les comblent de bonheur. De son côté Maurice est partagé entre un peu de tristesse, celle de quitter son petit monde et la joie de commencer un nouveau métier, celui de conducteur de RER. Dans le bus, au retour, les enfants jouent, turbulents et très excités. Jusqu’à ce que Maurice prenne le micro. Non pas pour les gronder mais pour… chanter.  Oui, Maurice le timide, le discret, pousse la chansonnette. Et là, tout le monde reste bouche bée. Le silence s’installe pour ne pas se priver d’un moment digne de l’opéra. René, le plus vieux des collègues, vient à Maurice impressionné.

-       Maurice, crois-moi, ta voix est un trésor.

     Le lendemain, Maurice s’installe aux commandes de la rame. Il lui fera traverser toute l’Ile de France, des pistes de Roissy à la vallée de Chevreuse, en passant par les sous-sols de la capitale. Si seulement son père voyait ça. Sa fierté est immense aux premières accélérations du train. Elle l’est tellement que Maurice pense que les voyageurs la devinent. Quelle idée ! Qui prête attention aux « chauffeurs » de RER ? A mesure que les stations s’enchaînent, Maurice se décontracte, tout heureux d’occuper cette cabine et ravi de repenser à sa journée d’hier. Il se sent président à Charles de Gaulle, roi à Port Royal, bien dans Laplace, avec un métier Denfert. A la Plaine Saint-Denis, il repense à René et chante à tue-tête, tout en restant concentré sur sa tâche. La journée défile. Plus que trente minutes et déjà un autre conducteur prendra le relai.

     Alors qu’il arrive en station Cité Universitaire, des touristes japonaises descendent de la deuxième voiture. Sur le quai, elles remontent le train pour se mettre à la hauteur de Maurice, le saluer et lui faire de grands gestes. Maurice comprend qu’elles félicitent sa conduite irréprochable. C’est très aimable. A Luxembourg, un groupe de personnes âgées en balade se hâte de venir aux côtés de la cabine. Et encore ces mêmes gestes. Décidément ! A Chatelet-Les Halles, ce sont deux jeunes qui se montrent à la vitre, pouces tendus vers le haut. Mais comment donc tous ces gens savent-ils que Maurice termine sa première journée ? Pourquoi tant d’honneurs ? Après tout, sa conduite est soignée, mais elle n’est pas si différente de celle des autres. Maurice se regarde dans le reflet de la vitre. Rien d’anormal. Ni dans sa tenue, ni dans sa coiffure. Il consulte son téléphone, pensant à une blague des anciens collègues. Rien non plus. Tout cela est très étrange.

A Gare du nord, Jean-Luc entre dans la cabine pour prendre le relai.

-       Alors, comment s’est passée cette première ?

-       Parfait. Très content.

-       Holala… attention…

Le collègue se précipite sur le tableau de commandes.

-       Tu as laissé actionné le micro ! Tout ce que tu as dit dans cette cabine, le train tout entier l’a entendu. Si tu as toussé, ils l’ont su. Si tu as reniflé, ils l’ont entendu. Si tu as parlé tout seul, ils t’ont cramé !

Maurice regagne le local du personnel un peu troublé. En chemin, quelqu’un lui dit que M. Verdier, le directeur de la ligne, veut le voir. Ça n’annonce rien de bon.

-       Bonjour Maurice. Vous avez fait très fort. Vous avez vu les réseaux sociaux ? Ils ne parlent que de l’incroyable chanteur du RER B. Nos passagers en redemandent !

-       Heu… qui ça ?

-       Vous, mon vieux. C’est dingue. A tel point que nous essaierons dès demain une rame spécialement mise à votre disposition. Avec un équipement audio unique.

     Quand le lendemain dès potron-minet, Maurice reprend le travail, il voit que son train est nommé « Bel Canto ». Il ressent une peur différente d’hier et des débuts. Le trac d’un artiste qui entre en scène. Puis, comme la veille, l’appréhension se dissipe et le chant reprend. Parfois, Maurice devine derrière lui des applaudissements. Les passagers montrent du doigt « Bel Canto » en disant « c’est lui ! ». Les quais sont bondés. Les gens préfèrent laisser passer jusqu’à trois RER pour avoir une chance d’entendre Maurice. Malgré le monde, les voyageurs sont apaisés, comme hypnotisés. L’insécurité disparaît. La politesse revient. La RATP lance même une « mode » spécifique. Le public agite un mouchoir blanc quand « Bel Canto » entre en gare. Et bientôt, les images de stations submergées de blanc font le tour du globe. Les médias s’intéressent à ce curieux personnage, pourtant clampin, devenu célèbre. On lui propose de faire du cinéma, des publicités et même de chanter dans les plus belles salles du monde. On s’en étonne lors de l’interview donnée quelques semaines plus tard.

-       Maurice, comment vivez-vous votre célébrité ?

-       Pourquoi, Maurice, restez-vous dans le RER parisien ?

D’une voix petite voix, Maurice répond :

-       Ma vie est ici. Le RER était mon rêve. J’y ai rencontré mon public. Je leur serai fidèle à tous les deux.

Emma B.   6e3

  **

     « Saperlipopette, en voilà une bonne idée ! Je n’ai jamais vu la mer, et vous Monsieur Maurice ? » « Moi non plus. Mais nous sommes plusieurs clampins à ne l’avoir jamais vue. Ma voisine Yvette Gifsur par exemple. Derrière son Guichet, elle en a souvent rêvé. Et mon copain Antony, ce grand flandrin, pareil pour lui. Passons les prendre et allons-y tous ensemble. »

     Dès potron-minet, le lendemain, nos ruffians, sans barguigner, grimpaient dans le RER de Monsieur Maurice, direction Gare du Nord. « Vous avez tous pris vos Sceaux, j’espère, pour vous ébaudir sur la plage ? » « Mais Monsieur Maurice, il n’y a pas la mer, à la Gare du Nord ! Comment allez-vous faire ? » « Gare du Nord, mon copain Michel (un Saint qui vit dans à Notre-Dame), aiguilleur de son métier, nous attend pour nous aiguiller sur la ligne du TGV : après le Parc des Expositions, hop, nous continuerons direction le septentrion et sa mer. Enfin j’espère. Imaginez que nous atterrissions en Lozère ? »  « Fichtre, des argousins pourraient nous arrêter en route ? Tout cela me parait bien périlleux. » « Arrêtez vos carabistouilles, Madame Yvette, faites-moi confiance. Je ne suis pas un tranche-montagne, moi.»

     Le train allait bon train dans La Plaine. Les stations défilaient, aux noms les plus poétiques les uns que les autres : on y parlait de Fontaines Roses, de Verrières, de Croix et de Reines, de Robinsons dans les Bois Blancs, de Dames et leurs Galants Verts. Madame Yvette, babillarde et toute émoustillée était en verve et chantonnait une turlutaine pour ses compagnons de voyage. Maurice conduisait sa patache en souriant : « Mais au fait, comment vous appelez-vous Monsieur ? » demanda-t-il à l’habitué. « Albert » dit notre mirliflore sans fla-fla. « Albert Villiers ». « Albert Villiers ? » « Non ! AU-BER-VIL-LIERS ! Je veux un ticket pour Aubervilliers. Réveillez-vous Monsieur, le feu est passé au vert depuis cinq minutes et vous bayez aux corneilles ! »

     Pauvre Maurice ! Il s’était endormi. Point d’escapade à la mer entre amis. Tout cela n’était qu’un bien beau rêve ! Où en étais-je ? » dit-il en se grattant les moustaches. « Ah oui… Prochain arrêt : La Plage !»

     Juliette B. 6e 3

 

**

 

    Le grand jour est arrivé pour Maurice. Son rêve de conduire une rame de RER prend enfin forme. Vêtu de son costume de conducteur de rames, il s’installe aux commandes à l’arrêt Châtelet-Les-Halles. Il n’a pas d’appréhension, il est juste heureux.

     Les premiers voyageurs montent dans la rame. Il n’est que 6 h 30 et la fatigue se lit sur beaucoup de visages. Certains ont tout de même la mine affable comme ce vieil homme au sourire sympathique que Maurice remarque à l’arrêt Laplace. Il aimerait bien pouvoir lui parler mais, contrairement à son précédent poste de chauffeur de bus, il est difficile de parler aux voyageurs à moins d’utiliser le haut-parleur.

     À la station Cité Universitaire, Maurice remarque tout de suite un voyageur au look atypique. Il porte notamment une cravate jaune fluo avec des cœurs fuchsia. Le conducteur de rame ne peut pas s’empêcher de prendre son micro et de dire : « Monsieur à la magnifique cravate lumineuse, bravo pour votre look ! ».

     Maurice apprécie la vitesse du RER, l’absence d’embouteillages, la tranquillité de sa cabine de conducteur. Mais, en même temps, comme il aimerait discuter avec les voyageurs, notamment avec l’homme au look original ! On arrive maintenant à la station Antony et il n’a toujours pas vu le voyageur descendre de la rame. À ce moment-là, Maurice entend quelqu’un frapper à la porte de sa cabine. Avant de redémarrer, il a le temps d’ouvrir à… l’homme à la cravate lumineuse !

     Après les présentations d’usage faites, Maurice apprend que l’homme au look original s’appelle Henry et est saxophoniste dans un groupe de jazz. Après avoir donné un concert cette nuit dans une boîte de nuit, il rentre chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Avant de descendre au terminus, le musicien invite le conducteur de rame à venir prendre un verre chez lui après sa tournée. Maurice accepte avec joie. Est-ce le début d’une belle amitié ?

     Charlotte B. 6e3

**

     Une rencontre providentielle

     Demain, Maurice conduira une rame du RER B. Un aiguillage en forme de rêve pour ce fils et petit-fils de cheminots. Lui a choisi la RATP, Paris et sa banlieue. A chacun ses rails, ses voies ferrées. Depuis son plus jeune âge, ce faquin qui ne travaillait pas beaucoup à l'école, savait qu’il finirait dans une rame. Dans cette rame qui le faisait rêver. Dès qu’il a pu passer le concours de conducteur à la RATP, son rêve devint réalité.

     Maurice n'avait rien d'un mirliflore. Plutôt solitaire, spécialiste du modélisme ferroviaire, il aimait construire ses maquettes miniatures ou se plonger dans ses lectures. Devenu agent de la RATP, il lui a fallu faire ses classes au jeune Maurice avant d’avoir le droit de rejoindre l'axe nord-est / sud-ouest, avec ses deux embranchements. Et son million quotidien de passagers. Il se rappelle ce jour exceptionnel, à plus d'un titre. Car ce fut aussi sa première rencontre à distance avec son écrivain favori.

     Dès potron-minet, Maurice arriva à la gare RER. Celle d'Antony. Là commencerait son service; il prenait la suite d'un collègue, un clampin avec qui il n'échangera aucun mot mais seulement des gestes. Il avait le cœur qui battait à 1000 km/h, les mains moites et la boule au ventre. Le stress monta encore quand il s'installa dans la cabine. Dans sa tête, il se répétait: « Maurice, chauffeur du RER B ». Il le démarra et ce geste lui fit pousser des ailes. Premier arrêt : La Croix de Berny ! Les premiers usagers montèrent direction Luxembourg. Dans son rétroviseur, il remarqua alors une personne -louche se dit-il- qui grimpa dans la rame. En réalité, il venait de prendre à son bord, le grand écrivain Daniel Picouly. Il était honteux de ne pas l'avoir tout de suite reconnu et de l'avoir pris pour un tire-laine. Il ne savait pas comment se racheter, lui qui avait lu tout Picouly et en faisait un de ses auteurs fétiches. A la brune, après sa journée et ses kilomètres parcourus, il réfléchit et se dit que c'était peut-être un signe du destin. Qu'il ne devrait pas barguigner, vaincre sa timidité et aller le voir pour lui demander un autographe ou une dédicace dès que l'occasion se présenterait.

     A l'affût désormais, Maurice ne fut pas déçu de voir dès le lendemain l'écrivain monter dans sa rame sur le même quai que la veille. Le romancier devait vouloir rester anonyme, car il portait un chapeau melon, un ciré marron, des lunettes noires et un journal sous le bras. Ce jour-là, il ne se passa rien de plus. Un rendez-vous lointain plus qu'une rencontre. Des semaines plus tard, Maurice qui n'était pas de service et savait à quelle station Daniel Picouly descendait, l'attendit à Sevran Beaudottes.

     Maurice adorait lire. La lecture était pour lui une rencontre, avec un auteur et avec une histoire. En ce jour de repos, il allait enfin parler avec l'homme de romans et bandes dessinées. Il prit son courage à deux mains quand il aperçut la silhouette de l'écrivain. Maladroit, bafouillant, Maurice interpella son auteur. Poliment mais tremblant, il lui demanda : «Bonjour Monsieur Picouly, j’aimerais que vous me dédicaciez ce livre ». Pris au dépourvu, le romancier le rabroua avant de s'adoucir. « Bien sûr » lui répondit-il. « Donnez-moi votre livre et votre adresse, je vous le renverrai dédicacé dans quelques jours »

     L'attente fut longue et Maurice commença à croire que Daniel Picouly l'avait mené en bateau. Il pensa même que l'homme de lettres n'était qu'un tranche-montagne. Alors qu'il n'y croyait plus, le facteur sonna pour remettre en mains propres au salarié du Réseau Express Régional un colis. C'était lui, c'était son livre dédicacé par son idole. Pour le remercier et pour s'excuser d'avoir eu de mauvaises pensées, Maurice lui envoya une lettre et eut l'audace de l'inviter à dîner dans un palace parisien comme il aurait pu le faire avec un proche. Peut-être regardait-il voler les coquecigrues ? S'opiniâtrer avec Daniel Picouly était-ce bien raisonnable ? Il l'avait rencontré, avait obtenu une belle dédicace, mais devrait sûrement se contenter d'attendre la sortie du prochain livre pour le retrouver. Par la lecture. 

     Samuel D. 6e2

**

     C’est le grand jour, j’ai enfin réalisé un de mes rêves : conduire un train, être le maitre à bord et emmener des milliers de voyageurs de l’Aéroport Charles de Gaulle à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Je les emmène vers leur destination, soucieux de leur sécurité. Certains lisent, d’autres écoutent de la musique ou même parviennent à faire un petit somme malgré l’agitation tout autour. Ce changement, c’est pour moi aussi la possibilité de gagner un meilleur salaire et de réaliser peut-être un jour mon autre rêve… »

     Les semaines passent, les jours s’écoulent, Maurice commence à s’ennuyer, à se sentir seul. Il comprend que dans le RER il n’a aucun contact avec personne, personne ne le regarde, personne ne fait attention à lui, ne lui dit quoique ce soit, et il arrive à la conclusion qu’il était plus heureux dans son bon vieux bus. En fait les rencontres qu’il pouvait y faire lui manquent et cela le rend nostalgique. Mardi, le réveil sonne depuis plusieurs minutes, il a du mal à sortir des bras de Morphée. « Saperlipopette, je suis en retard, vite acheter sur la route un pain au chocolat, un croissant et courir dans les couloirs pour prendre mon tour et plonger dans la nuit des tunnels du RER. Mais j’entends la voix d’une jeune femme m’interpeller ». «  Monsieur aidez-moi, j’ai un peu faim, accepteriez-vous de partager votre petit déjeuner » ? « Oui, bien sûr, tenez ». Il la regarde à peine, en retard il court et parvient à arriver à l’heure. Pendant sa journée, il pense à cette jeune femme, seule dans cet endroit froid, sinistre, obligée de mendier. Il comprend qu’il ne l’a même pas regardée alors que c’est la seule personne de la journée qui lui a adressé la parole. Le lendemain elle est toujours là. Il lui apporte de quoi manger et lui laisse un peu d’argent. Son visage s’éclaire, elle a un sourie radieux qui l’accompagnera toute la journée. Le week-end arrive, un peu de repos bien mérité pendant deux jours. Lundi, la routine qui reprend. Il se surprend à penser à la jeune femme. Sera-t-elle encore là ? Par précaution il emporte un petit casse-croute. De loin il la voit : debout, vêtue d’une robe fleurie, les cheveux un peu en bataille mais au milieu de visage, il remarque pour la première fois ses grands yeux bleus. Leur regards se croisent, il barguigne, prend son courage à deux mains et ose lui demander : quel est votre plus grand rêve ? Elle hésite, baisse la tête, se redresse « Avoir quelqu’un à qui parler ». Sans hésiter, il décide d’enfreindre la loi et l’emmène dans sa cabine pour passer la journée à ses côtés et l’écouter ».

     La journée passe à grand vitesse, à la brune, Ils sortent ensemble boire un café et elle lui demande : « Quel est votre plus grand rêve ? ». Il sourit : «  Aller à la plage, voir la mer » et attendri il ajoute « Etre accompagnée d’une belle inconnue aux yeux bleus pour partager cette aventure avec moi ».

       Angèle G, Classe 6e 3

 

**

 

     Un texte finaliste écrit par un adulte :

 

RER B BLR champetre

Maurice ne saura jamais (version en moins de 6000 signes) :

    Maurice s’en alla pour le XXIe…, pas le XXIe siècle, il y était déjà et pour un bon bout de temps encore, non il prit la destination du « XXIe arrondissement », le Trouville-Deauville – les planches, les cabines de plages, les maisons balnéaires à belle façade, les mouettes à rire perçant et les livres de sable ainsi que des châteaux – chouette ensemble qu’il n’avait pas revu ou entendu depuis l’enfance. Laissons à sa conduite pour un instant Maurice, son habitué et d’autres passagers encore, qui vont apprendre sous peu le changement d’itinéraire à l’inédit du jour, l’ultime de Maurice sur cette ligne de bus qu’il avait tant aimée, surtout pour ses rencontres quotidiennes et surprenantes.

     Maurice ne saura jamais pourquoi la station s’appelle « La Plage », eh bien nous si, et vous aussi et - à moins que vous ne connaissiez Maurice -, lui ne le saura pas. Sauf si cette histoire se retrouve dans un livre entre ses mains, lui qui, dès demain, tiendra un RER à bout de bras, de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu’à l’aéroport au nom du Président-qui-a-fondé-la-Cinquième. Mais sais-je vraiment pourquoi la station de bus s’appelle « La Plage », alors que toute mer est à centaines de kilomètres… loin des vingt arrondissements de Paris et des vingt-neuf communes limitrophes. Ne devrais-je pas annoncer autrement la couleur de sable, d’or ou d’argent comme je vais vous inventer des hypothèses, parmi lesquelles peut-être se nichera la vérité. Et je ne vous demanderai pas de voter pour cette vérité, on vote pour une conviction, pour une action d’ampleur à mener.

     Alors… ma 1ère hypothèse est que le romancier parcourant rapidement et distraitement la liste des quarante-sept stations de la Ligne B quand son œil gauche en divergence de son œil droit vit « La plage » au lieu de « Laplace », le nom d’un célèbre inconnu, un grand savant français de probabilités et de mécanique céleste, cela lui fit esquisser un sourire discret mais tenace : il tenait là l’amorce du paragraphe qui allait jouer le rôle de hameçon des récits et des dialogues. Car il croyait en la commutation des lecteurs et des auteurs, en la réversibilité de ces rôles et qu’un terme, qu’un seul terme de hasard ou de nécessité, de justesse ou de surprise, de lapsus ou de côté, quelques mots bien agencés pouvaient servir de catalyseur pour une histoire, de déclencheur pour mille histoires en réseau de signes et de lignes.

     Ma 2e hypothèse est l’influence de « Paris-Plages » au plein cœur de Paris depuis soixante-quatre saisons, au long des berges récréatives, ludiques et improbables, au sortir d’au moins deux maxi-stations de la Ligne B : « Saint-Michel - Notre Dame » et « Chatelet-les-Halles » où les étés ont invité Parisiens et Banlieusards de tous poils, de tous âges et de toutes conditions sociales à profiter de ces plages, qui avec herbe ou sable fin qui avec des filets de jeux de ballons qui avec des coins lecture sous l’ombre de palmes, lorsque la possibilité de partir au loin, dans le rêve des congés payés de 36, s’absente ou s’éloigne et que la portance d’un Réseau Express apporte comme une compensation, un plan B ou un cadeau. Sur l’auteur féru d’enfance, de lieux en fusion dans son choix de nom de station…

      Ma 3e hypothèse est que cette station existe vraiment sur quelque ligne banlieusarde mais qu’au départ la station s’appelait sobrement, simplement, couramment « La place » - mais que fut adoptée à l’époque une police de caractères où le c et le g étaient fondus quasiment sur la même pièce de typographie et que par la suite avec une autre police « La place » fut changée en « La Plage » (peut-être pourrions-nous à ce sujet solliciter la police des polices de caractères pour identifier si ce fut du Garamond, du Gill, du Papyrus, du Trébuchet…, du Clemens, ou du Mystère et boule de gomme…) et que l’exotisme d’une telle appellation ne fut pas pour déplaire et dans ce quartier tout entier dévolu aux fleurs-artistes, « La Plage » apparaissait comme une algue, une étoile-de-mer ou une invitation au rêve et au voyage.

     Ma 4e hypothèse est que cette station s’appelait « La Page » en relation avec l’œuvre qui ornait la place pendant vingt-quatre ans, une sculpture représentant un écrivain devant sa feuille blanche au moment où les muses se penchent sur son épaule pour contrer son angoisse de ne pouvoir rien faire advenir : ni récit, ni description, ni hymne ni satire, ni lettre ni chanson, ni émotion en vers ou prose. Or l’œuvre de bronze avait été retirée pour des raisons de dégradations et envoyée au « pilon ». On ajouta une lettre au milieu de « La Page », car s’il devait y avoir des questions sur la raison de ce nom bizarre, autant y ajouter la connexion du rêve estival et du festival Roses-Manet.

     Ma 5e hypothèse est que le nom initial de la station « La plage de silence » faisait s’interroger plus encore les passagers - et les conducteurs qui ont précédé Maurice avaient du mal à se concentrer sur la conduite, on était loin du silence évoqué, - alors que la signalétique « Défense de parler au chauffeur » roulait de gros yeux et que la cité Dahlias-Mozart ou Bégonias-Beethoven envoyait déjà du son, son, son à foison…

     Et ne vous ai-je livré ici qu’une main d’hypothèses, vous pouvez en dessiner une autre, une seconde, et deux pieds pour finir mais sans appuyer sur le champignon, fût-il de Paris… Quant à Maurice, son prénom, in fine, me fait penser à l’île éponyme dont les « plages de sable blanc, frangées de cocotiers » figurent parmi les plus belles du monde. À vous de vérifier en prolongeant le voyage du RER B - comme l’authenticité et la véracité de cette assertion du grand Mark Twain ou de son feu jumeau : « L’île Maurice fut créée d’abord, et ensuite, le paradis fut copié sur l’île Maurice.» Aux plages fantastiques aux bords pavés d’oursins et de coraux où vous êtes priés de ne pas vous blesser…

     Texte de Laurent Desvoux-D’Yrek, photo itou.

*

Passages retirés pour passage sous les 6000 signes :

     Et quel accès à la vérité avons-nous ou ai-je ? Moult Etats se battent pour un accès à la mer. Qui veut se battre pour un accès à un bord de vérité ?

     La vérité est un fleuve, une mer, un océan dont l’accès soit si primordial, qu’on ait à y masser des chars ou des barbelés. Mais je m’égare loin des gares et des stations.

     une occasion de constater que le quotidien est lui-même objet de questionnements, un lieu, un temps d’énigme ou de mystère…

     et qu’à l’instant, sur l’aile,  la lucarne du petit écran m’apprend en clignotant qu’un jeune garçon est miraculeusement sorti indemne d’une spectaculaire avalanche à « La Plagne »…

     Je m’appelle Désart, c’est heureux et beau-hasard de porter le nom d’un pont de ma grande ville d’Île-de-France.

**


17 avril 2019

Prendre appui sur l'allant, le dynamisme du poème de Charlotte sur Notre Dame de Paris en 2017 "Prix Patrimoine en poésie"

       Que nous puissions prendre appui sur l'allant, le dynamisme du poème de Charlotte sur Notre Dame de 2017 pour lancer la renaissance de la Flèche effondrée et de la cathédrale en phénix de Paris ! En 6e de notre collège Sainte-E, elle avait obtenu alors le premier prix à "Patrimoine en Poésie" en décembre 2017, catégorie ateliers d'écriture, et son dialogue poétique tonique avait été lu par des jeunes apprentis comédiens du Cours Florent à un étage élevé de l'Institut du Monde Arabe, avec à l'arrière-plan la belle et grande Dame de Paris ! Poeticordi et artisti et récits Laurent Dyrek les 16 et 17 avril 2019.

DameParisVirgulephLD

   Post Scriptum cocasse et tendre : Le coq de la Flèche retrouvé vivant, parmi les décombres !

   Au lendemain du jour de sidération, j'ai fait écrire au tableau à mes trois classes des informations sur ce qui s'était passé lors de l'incendie de Notre Dame, quelques élèves ont témoigné de ce qu'ils avaient perçu qui de chez eux flammes ou fumée, qui des abords de la cathédrale avec chants et rassemblements, pour ces informations factuelles, j'ai précisé "informations à confirmer" et je leur ai fait composer ensuite un "poème-prière pour la renaissance de la flèche de Notre-Dame de Paris", les invitant à quelques vers, poème, prière ou poème-prière, à leur guise.

TableauSujetNDphLD

CarteNDfondrougephLD

      Je leur ai lu le poème de Charlotte, dorénavant en 5e et leur ai fait tirer des cartes d'un jeu de Lettres-Chiffres-Images des Monuments de France et à chaque carte sortie je demandai qui est allé sur le site du monument, Cité de Carcassonne, Château du Haut Koenigsbourg, Sainte-Chapelle de Paris, Château de Chambord sur la Loire, Château d'Azay-le-Rideau, Conciergerie de Paris, Château de Versailles, Hôtel de Sully, Arc de Triomphe, Mont Saint-Michel, puis un élève sortait la carte de la cathédrale Notre-Dame, façade des deux tours, des porches, des rosaces et de la flèche ! Ensuite ils composaient leurs vers, qui seront lus et que vous lirez bientôt. Ils étaient invités à illustrer aussi leurs strophes. D'après la catastrophe et d'avant la renaissance.

09 avril 2019

Grand Prix de Poésie RATP 2019 jusqu'au dimanche 14 avril 2019 pour participer !

Jusqu’au dimanche 14 avril votre poème inédit à envoyer !

Grand prix de Poésie RATP 2019 !

    Participation proposée et non obligatoire au concours de poésie avec un seul poème : soit un poème de trois ou quatre vers, soit un poème plus long jusqu'à 14 vers. A envoyer en précisant âge et coordonnées à RATP.fr concours de poésie au délai du dimanche 14 avril 2019. Un poème fait en classe ou initié en classe peut être envoyé.

     Possible : un peu ou beaucoup d'humour, des jeux de mots, de l'humanisme, des valeurs positives, de l'attention aux autres et au monde, des éléments de sensations précis, liés à la saison vécue, acrostiche possible par exemple en 3 ou 4 lettres de BEL, de BEAU, de RIME, de RAME, de CIEL, de RIRE, de RERB.

     Les frères et soeurs peuvent aussi participer, comme les cousins, les parents, oncles, tantes et grands-parents !

Panache du Poeme"Le Panache du Poème" Photo M. Dyrek

Début du Règlement de poésie RATP 2019, 3 premiers articles :

ARTICLE 1 : Accessibilité au Jeu

     Ce Jeu gratuit et sans obligation d’achat est ouvert à toute personne physique majeure et mineure demeurant en France Métropolitaine ou dans les territoires et départements d’Outre-Mer, à l'exclusion de personnes ayant déjà publié leurs écrits, sauf à compte d’auteur, des personnels des sociétés organisatrices ou de toute personne ayant directement ou indirectement participé à la conception, la réalisation ou la gestion du Jeu, ainsi que des membres de leur famille et celle de leur conjoint.

     S’agissant des mineurs au regard de la loi, leur participation est subordonnée à l'obtention d’une autorisation parentale (ou de la personne titulaire de l’autorité parentale) datée antérieurement à l’initialisation de toute procédure d’inscription et à toute participation. La communication de cette autorisation écrite pourra être sollicitée par la RATP à tout moment et notamment si le mineur figure parmi les cent (100) finalistes.

Aucune participation au Jeu ne sera acceptée à titre posthume.

 

     ARTICLE 2 : Conditions et modalités de participation au Jeu

     Le Jeu sera accessible du 13 mars 2019 à 10h00 (heure française métropolitaine) au 14 avril 2019 à 23h59 (heure française métropolitaine), date et heure françaises de connexion faisant foi. Toute participation en dehors des périodes du Jeu exprimées ci-dessus ne sera pas prise en compte.

     Pour participer, les participants devront se rendre sur le site internet dédié au Jeu dont l'adresse URL est la suivante : www.ratp.fr/grandprixpoesie et devront renseigner le formulaire de participation :

                        -  Nom(s) (champ obligatoire)

                        -  Prénom(s) (champ obligatoire)

                        -  Date de naissance (champ obligatoire)

                        -  Adresse courriel et numéro de téléphone en vigueur (champ obligatoire)

     Pour les mineurs, seule l’adresse courriel d’une personne disposant de l’autorité parentale est nécessaire ; l’adresse courriel du mineur est facultative et donnée sous le contrôle de la personne précitée.

- La validation de l’envoi nécessitera d’accepter le Règlement du Jeu et l’autorisation de reproduction du poème formulée comme suit :
« J’accepte et je reconnais avoir pris connaissance du règlement du Jeu "Grand Prix Poésie RATP". Je m’engage à ne déposer aucun contenu inapproprié sur le site du Jeu (incitation à la haine raciale, contenu publicitaire...). J’autorise la RATP à diffuser le poème dont je suis l’auteur dans les conditions du Règlement (y compris, la durée et l’étendue). Par ailleurs, je garantis à la RATP que je ne suis lié(e) par aucune convention avec des tiers m’interdisant de donner la présente autorisation, et que je dispose de l’ensemble des droits nécessaires pour consentir la présente cession sur mon poème, étant précisé que je garantis la RATP de ce fait. » (champ obligatoire)

     Toute personne ayant participé au Jeu en respectant les conditions définies au présent article est dénommée individuellement « le Participant » ou « les Participants ».

Chaque Participant devra rédiger un poème en langue française avec un maximum de huit-cent-quarante (840) signes (lettres, chiffres, signes de ponctuation).
Précision relative à une éventuelle publication : en fonction du nombre de lignes et de signes, le poème pourra être considéré soit comme court (quatre (4) lignes maximum ou deux-cent-quarante (240) signes maximum), soit comme long (quatorze (14) lignes maximum ou huit-cent-quarante (840) signes maximum). Ces formats (court et long) correspondent aux supports d’affichage dans les espaces RATP :

                        -  les poèmes courts seront affichés dans les rames de métro,

                        -  les poèmes longs seront affichés sur les quais du métro, comme précisé dans le Règlement. Ces formats ne correspondent pas à des catégories au regard des prix à gagner. Il est précisé que chaque Participant ne pourra participer qu’une seule fois, avec un seul texte et une seule adresse courriel. Ainsi, il ne pourra être retenu qu’un seul poème par Participant pour toute la durée du Jeu. Seuls seront recevables et soumis au jury, les poèmes respectant les conditions suivantes :

                        -  Être rédigés en langue française et respecter l’orthographe,

                        -  Respecter le cadre légal et ainsi notamment ne pas comporter de propos diffamatoires ou insultants, de propos qui inciteraient à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique notamment par la loi du 29 juillet 1881. La liste ci-dessus n'est pas exhaustive et comprend implicitement toutes les interdictions découlant du droit en vigueur.

2

      La RATP pourra également afficher les poèmes des Participants dans la rubrique «poèmes coup de cœur» du site www.ratp.fr/grandprixpoesie sans que cela n’implique en aucun cas leur sélection comme lauréats du Jeu par le jury.

     Ainsi, en prenant part à ce Jeu, chaque Participant garantit qu'il est l'unique auteur de son poème, et qu'il n'y est fait aucun emprunt ou contrefaçon relative à des œuvres protégées existantes et, de manière générale, garantit ne pas soumettre à la RATP des éléments qui portent ou pourraient porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle ou à un quelconque droit de tiers notamment au titre du droit d'auteur. La RATP n’aura donc aucune autorisation complémentaire à demander à un autre quelconque tiers pour l’exploitation du poème dans les conditions définies aux présentes.

    Les Participants autorisent la RATP à diffuser leur poème, dans des publications imprimées ou digitales ou sur tout support visant à assurer la promotion du Jeu et de ses résultats, dès lors que le poème est proposé par le Participant. La publication dans une rétrospective de l’action culturelle de l’Organisateur sera également possible dans les mêmes conditions.

 

      ARTICLE 3 : Organisation des sélections des poèmes – Détermination des gagnants

3.1 Un premier comité de lecture, composé de membres du personnel de la RATP et de représentants des partenaires de la RATP, se réunira à partir du 18 avril 2019 jusqu’au 31 mai 2019 et présélectionnera cent poèmes finalistes parmi l’ensemble des poèmes postés dans le cadre du Jeu, en fonction des critères suivants :

                        · Respect des conditions énoncées à l’article 2 du Règlement ;

                        · Originalité du poème, caractère inédit et capacité à être affiché dans des espaces publics où circulent notamment des mineurs. Les membres du comité de lecture attribueront à chacun des poèmes une note allant de 1 à 10 (10 étant la note la plus élevée) au regard des critères ci-dessus mentionnés. Les cent (100) poèmes ayant obtenu les meilleures notes seront désignés comme finalistes (ci-après « les Finalistes ») et figureront dans la présélection présentée au jury final. Aucune note ne sera communiquée aux participants. L’Organisateur pourra procéder aux ajustements nécessaires pour le bon déroulement du Jeu, notamment en cas de difficultés à départager les poèmes sélectionnés, et pourra sélectionner quelques poèmes supplémentaires (au-delà du nombre de 100), dont les auteurs seront contactés en cas de désistement de Finalistes dont le poème aurait été présélectionné (renonciation, fraude...). 3.2 Un jury final composé de représentants de la RATP, de représentants des partenaires de la RATP et présidé par la comédienne et auteur Isabelle Carré, délibérera le 23 mai 2019 et désignera les dix (10) meilleurs poèmes parmi les cent (100) poèmes finalistes. Le jury attribuera une note sur 20 à chaque poème finaliste. Les dix (10) poèmes les mieux notés seront désignés comme lauréats.

     Voir les autres articles du règlement du prix de poésie RATP 2019 sur :

www.ratp.fr/grandprixpoesie

 

**

30 mars 2019

RATP Concours de nouvelles du RER B Récits des 5e et invitation au concours de poésie RATP pour avril 2019

DES NOUVELLES…

DU CONCOURS DE NOUVELLES DU RER B !

 

     Un élève en 6e2, un élève en 6e3 et un élève en 5e3 du collège Sainte-E, soit trois élèves, font partie des 47 lauréats du concours de nouvelles en prose du RER B 2018-2019 (et peut-être d’autres encore !). Bravo à tous les participants de ces trois classes. Vous trouverez ci-après les récits des 5e, ceux des 6e ayant été postés sur « Le Blog de Monsieur Dyrek » il y a quelques jours. La remise des prix se fera vers la fin avril au Centre National du Livre en présence du romancier Daniel Picouly !

     Ecriture tous azimuts car la RATP propose aussi jusqu’au 14 avril son concours de poésie avec deux catégories : des poèmes courts de deux, trois ou quatre vers et des poèmes jusqu’à 14 vers - par exemple un sonnet comme ceux que Madame Colas fait écrire à ses élèves de 5e à partir d’un blason personnel ! Le thème est libre ! fantaisie, imagination, humanisme, voyages… tout est possible avec harmonie et surprises !

Laurentprofsurvitre19

     Bonne lecture, bonne écriture, bonne lecture, bonne écriture ad libitum ! Cordipoeti et récits Laurent Dyrek ce 30 mars 2019.

     « Les 47 nouvelles préférées du président et de son jury, autant que de stations desservies par le RER B, seront publiées dans un recueil de nouvelles. Les 6 nouvelles qui auront le plus séduit le jury seront particulièrement récompensées : 3 dans la catégorie «jeune public» ; 3 dans la cat «adulte». Les prix seront remis lors d’une cérémonie, en présence des 47 lauréats et du parrain. »

     Site : http://rerb-concours-nouvelles.com

"Récits RER B CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE

      Récits en Devoir Maison, pour une participation au concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, la première ouverte aux jeunes de moins de dix-huit ans. Il s’agissait de prolonger un paragraphe rédigé par le romancier Daniel Picouly, de raconter une rencontre, d’y intégrer le nom d’une station du RER B, de construire une histoire entre 1000 et 6000 signes.

     Et comme si toutes ces consignes ne suffisaient pas, j’ai demandé à mes collégiens d’ajouter un des « 100 mots à sauver » défendus par Bernard Pivot, comme « goguenardise » ou « saperlipopette ! » !

    Les textes, captivants, entraînants, pittoresques, imaginatifs et/ou réalistes, composés comme l’écrit un de nos jeunes auteurs « avec entrain », sont présentés ici la plupart du temps sur trois paragraphes et de préférence avec un titre. Ils ont été l’objet de corrections et de relectures, cependant, s’il restait ici ou là une erreur, les lecteurs sont invités à nous signaler ce problème de retard sur la ligne, euh d’orthographe… M.Dyrek en janvier 2019."

**

     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ». (début composé par le romancier Daniel Picouly, auteur notamment du Champ de personne, consacré à ses souvenirs d’école).

**

 

Récits des 5e3 La Rencontre

 

     Dans ses rêves, une femme le réveilla en lui demandant le prochain arrêt, il lui répondit un peu étourdi : « Heu…Boucicaut, Madame, Boucicaut.. » et la femme lui répliqua : « Merci beaucoup ». Maurice commença à la regarder, intrigué par sa voix chaleureuse et enjouée. Il décida d’entamer une conversation avec cette jeune femme en lui demandant si elle prenait souvent le bus et si elle habitait dans Paris. Ils se mirent alors à échanger sur divers sujets. Vint la Porte de Saint-Cloud, c’était son arrêt, elle lui dit qu’elle était très heureuse de cette discussion, cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé, elle s’appelait Céline. Céline avait 27 ans, trois ans de moins que Maurice.

     Maurice, lui, était dans ses rêves de demain et lui dit justement que demain était un grand jour, car il allait conduire le RER B. Elle était très heureuse pour lui et lui souhaita bonne chance. Quand le lendemain arriva, Maurice, tout excité, se leva de bonne heure, mais reçut un appel le prévenant qu’il ne commençait qu’à 13h30. Un peu déçu, mais toujours aussi heureux, il alla boire un café dans un bistrot près de son futur RER B. C’est là qu’il fut très surpris de revoir la jeune femme d’hier.

     Comment s’appelait-elle déjà ? Ah ! oui, Céline… Il l’invita à prendre un verre et lui demanda ce qu’elle faisait ici. Elle travaillait à la RATP et c’était le moment de sa pause. « Mais, vous ne me l’aviez pas dit ! » rétorqua Maurice. « Surprise ! », dit-elle. Elle l’informa qu’ils allaient certainement travailler ensemble car elle aussi était conductrice de RER et que leur première station serait « Luxembourg ». Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils allaient commencer à s’aimer, qu’ils auraient des enfants, mais ça, c’était sur l’aiguillage en forme de leurs rêves…

     Alexandre A. 5e3

 

**

     Le lendemain, Maurice s’ébaudit, il prend place dans son nouveau RER. Une cabine pour lui tout seul et beaucoup de monde dans son nouveau train… Des inconnus qui courent, qui attendent sur les quais… Maurice n’est pas habitué à voir autant de monde… Il est même intimidé…Lorsqu’il conduisait son bus, il connaissait tout le monde. Le haut-parleur annonce la présence de tire-laine dans le RER. Peu importe, pour lui aujourd'hui est un nouveau voyage. 

     Il va découvrir de nouvelles stations sur cette ligne, c’est une nouvelle aventure qui commence !!! Ça y est, il démarre le RER, c’est le début du voyage… prochain arrêt : « Port Royal ». Quel nom !!! « Port Royal », cela le fait rêver… Sur le quai, des enfants font « coucou », Maurice sourit et répond par un geste de la main. Puis il repart, prochain arrêt : « Luxembourg »… Là aussi, des enfants lui font de grands signes de la main et de grands sourires. Maurice est enthousiaste, il aime toutes ces rencontres !!!! Quelle joie !! il se fait un devoir de saluer les personnes qui attendent sur le quai. Tout à coup, sur le quai, il croit reconnaître une silhouette… Saperlipopette !!  Raoul !!! Que fait-il ici ?

     Raoul était un habitué de sa ligne de bus, il a changé de travail et doit prendre le RER maintenant. Raoul est fan des transports, il aime rencontrer d'autres voyageurs comme lui, certains vont travailler et d'autres se promener. Il discutait sans barguigner avec qui voulait dans le bus et maintenant dans le RER. Et quoi de mieux que de voyager à bord du RER B conduit par son ami Maurice ? Dernier arrêt : aéroport Charles de Gaulle… Maurice conduira avec plaisir Raoul, mais aussi tous les voyageurs du matin à la brune.

     Martin A. 5e 3

 

**

 

     Durant la nuit,  Maurice a rêvé de son train, de sa rame de RER B, volant dans le ciel comme une chenille ailée, passant d’étoile en étoile, et chacun des astres sur lequel il s’arrête porte  le nom d’une station :  « Port-Royal, Luxembourg, Bourg-la-Reine »… Sur ces étoiles là-il y a sûrement des châteaux et une belle Reine qui  habite dans un palais. Puis : « Courcelles-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette,  Bures-sur-Yvette… ». Dans la tête de Maurice le prénom d’Yvette se répète « Qui est donc cette Yvette ? Habite-t-elle dans les étoiles ? Elle doit être jolie, pour que tant de stations portent son nom ! ».

     Le lendemain, Maurice conduit pour la première fois sa rame de RER B. Il est impressionné par les tunnels profonds, les clignotants, la lumière et la foule des stations, puis a l’impression de galoper en plein air quand la rame sort de terre. Cela va bien plus vite que le bus ! C’est bien plus amusant ! Et il y a tellement de monde sur les quais ! Ensuite, il y a des embranchements et il faut faire attention de ne pas se tromper, on aurait vite fait d’arriver à Robinson au lieu de Saint-Rémy-lès- Chevreuse !

     Ce que Maurice regrette, toutefois, c’est de ne plus pouvoir parler à ses passagers, comme il le faisait dans le bus, où il avait même des habitués avec lesquels il échangeait quelques mots. Alors il décide de leur parler quand même, et dans son microphone, il leur pose les questions qui lui étaient venues dans son rêve : « Attention, fermeture des portes de Bourg-la-Reine … Pensez-vous qu’il y ait une Reine qui habite ici ? » ou encore : « Arrivée à  Charles de Gaulle 1 Aéroport, bonne route et bon vol ! » et au terminus : « Robinson ! Merci de descendre mais ne restez pas sur une île déserte comme Crusoé ! ».

     Il n’entend pas les réponses mais il sent bien que ses passagers sourient. Au bout de quelque temps, Maurice remarque qu’un très vieux Monsieur, petit, droit, avec une écharpe violette, un parapluie en forme de longue canne, monte tous les jours dans le premier wagon, à la même station, dans son train de 9h15, à Parc de Sceaux et descend à Notre-Dame. C’est facile de le remarquer, avec son écharpe violette et ses cheveux tout blancs. Mais un jour, il y a des perturbations, une grosse foule sur le quai qui se bouscule, et Maurice voit bien que le vieux Monsieur ne parvient pas à monter, alors il l’appelle : « Hé ! Monsieur, vous pouvez monter avec moi dans la cabine si vous voulez ! ». « Vous êtes bien gentil, jeune homme ! Sans vous, saperlipopette ! Je manquais mon train et cela ne m’arrive jamais ! », dit le vieux Monsieur.

     A partir de ce jour, Maurice est tout joyeux, il a un compagnon de route : c’est Monsieur Alphonse, le vieux Monsieur, qui parle du temps d’avant  avec des mots bizarres, qui explique qu’il aime à se lever dès potron-minet pour aller s’ébaudir devant Notre-Dame, qui le rend toujours heureux. Monsieur Alphonse explique qu’il se promène chaque jour sur l’île de la Cité et qu’il ne rentre jamais chez lui qu’à la brune. Maurice ne le comprend pas toujours car il parle d’une drôle de manière, mais il aime l’écouter. Monsieur Alphonse raconte aussi qu’avec son parapluie en forme de canne, il a une fois fait un croche-patte à un tire-laine. « Bien fait pour ce faquin ! »

     « Vous savez, mon cher Maurice, dit Monsieur Alphonse, moi aussi j’ai été un jour à votre place. Il y a très longtemps, plus de 40 ans, j’ai été conducteur d’une des premières rames du RER B ! C’était une fierté ! Une nouveauté comme vous n’imaginez pas ! Je ne m’en suis jamais lassé. Imaginez-vous combien de gens dépendent de notre rame ? On les emmène voyager, travailler, découvrir Paris !  Même depuis que je ne travaille plus, je continue à prendre ma rame. Elle m’emmène aux endroits que j’aime… ». Maurice est rêveur : il espère que, lorsqu’il sera aussi âgé que Monsieur Alphonse, un conducteur du RER B l’emmènera aussi avec lui dans sa cabine …

     Clara A. 5e3

 

**

     …Maurice conduit son bus jusqu’à l’arrêt suivant. Il attend, trois personnes montent. Bon, continuons. Arrivé au terminus, Maurice dit :

      «Tout le monde descend, terminus ! Attendez  monsieur l’habitué ! Pour vous le voyage ne s’arrête pas là ! Attachez vos ceintures, prochain arrêt la plage, la vraie ! » L’habitué s’assoit, il n’en croit pas ses oreilles. Enfin la plage, la véritable, avec son vent marin, son eau salée… Un rêve d’enfant qui allait se réaliser ! Quelques minutes après avoir quitté les rails, Maurice dit :

      « Le bus n’a plus d’essence, je vais faire demi-tour pour aller à la station. » Une fois arrivé, l’habitué descend. D’ici on pouvait sentir les vents maritimes. L’habitué ferma les yeux. De son côté, Maurice pensa au moyen de dire à l’habitué que c’était son dernier jour au volant de son bus. Maurice s’approcha :

     « Pour moi demain est un nouveau jour, un aiguillage en forme de rêve. Un rêve de gamin qui va se réaliser. » Il lui expliqua l’histoire du changement de véhicule. L’habitué le regarda intéressé. Il dit alors :

 « On se croirait dans le film Le bus agité ». » Maurice revint regarder le prix total de l’essence. « Mazette ! », cria Maurice. L’habitué s’approcha, il vit alors le prix. Il était tellement élevé qu’il était estomaqué. C’est alors qu’un homme approcha et dit :

 « Bonjour voyageurs, je m’appelle Marc. Je fais des navettes entre la plage et la ville, voulez vous que je vous y emmène ? » Maurice le remercia et accepta. Ils partirent donc dans le car de Marc vers la plage.

     Sur le chemin, Maurice raconta à Marc les aventures qu’ils avaient vécues ce matin-là. Au fond de lui, Maurice se demandait quel était cet homme ? Sa gentillesse cachait quelque chose. A la fin du trajet, Maurice lui demanda :

 « Pourquoi nous avoir emmenés, nous n’avons rien pour vous remercier ? » C’est alors que Marc le regarda. Dans son regard, Maurice crut apercevoir de la tristesse. Non ! de la mélancolie :

      « Tu vas bientôt prendre ma place en conduisant le RER B » Quelques minutes après avoir garé le car, Maurice rejoignit l’habitué. C’est alors que Maurice se dit : « C’est peut être mon dernier jour au volant d’un bus, mais ce n’est pas mon dernier jour à vivre comme l’habitué. » Quelques jours après, Maurice fut appelé d’urgence à l’hôpital. L’habitué était allongé. « Alors c’était vraie quand vous m’aviez dit que vos jours étaient comptés ! », dit Maurice. C’est alors que dans un dernier soupir, l’habitué dit : « Au moins, je les aurais passés avec vous. » Puis il ferma les yeux et rendit l’âme. 

     Lila A 5e 3

 

**

     Pour la première fois, Maurice conduit le train RER B, il a prévu plein de projets pour 2019. Il visitera tous les lieux de Paris, mais malheureusement Maurice ne trouvera pas le nom de cet arrêt si mystérieux et secret. Puis il visita les Champs Elysées, le Parc des Princes mais ce jeune Maurice s’ennuyait, il décida de parcourir la France entière. Il se lança vers l’univers magique de France.

     Première destination Marseille, Maurice trouva que cette ville était remplie de joie et d’amour c’est là que tout à coup il trouva la femme de sa vie. Ensemble ils parcourent la France entière et même le Monde entier en RER B, l’exploit de Maurice était une réussite. Il est vrai que d’avoir sa femme à ses cotés lui a permis d’atteindre son objectif. Il lui restait quand même une destination phare qu’il voulait faire pour vraiment être enfin épanoui. Il s’agissait de la plus belle ville au monde : Paris.

     Après des mois de voyage en train, ils aperçoivent des lumières scintillantes et lointaines à la fois. La dame de fer les appelait. Mais le métier de Maurice commencer à le fatiguer. Il n’avait plus envie de continuer. Grâce à sa femme, il a tenu le coup et a continué avec beaucoup de foi son métier malgré son âge. Quand soudain, il est réveillé par une voix douce : « Maurice, allez, réveille-toi… Tu vas être en retard pour ton premier jour en tant que conducteur de train. »

     Alex A. 5e3

 

**

     Maurice avec son beau sourire voulait tellement voir cette belle plage ! Comment dire que c’est raté, car quand on voit cette ville elle ne nous éblouit pas. Mais bon, il est assez content, puisqu’il va conduire un RER B.

     Ce jour-là Maurice tout content et joyeux allait s'installer dans son beau siège bien confortable, puis il commença à peine à démarrer que tout d'un coup il entendit une femme crier. Il lui demanda ce qu'il se passe, il descendit sa tête vers le bas et il vit une grosse araignée sous les pieds de la mademoiselle. Après l’en avoir débarrassée, Maurice retourna sur son siège et démarra enfin en espérant de ne pas avoir une autre interpellation.

     Arrivé au terminus, il voyait une plage au loin et comme il avait sa petite pause, il décida d'y aller et s'allonge sur se sable brillant et avec un arrière son de vague, il découvrit ce que c’est "prendre l'air" !

     Léa B. 5 3

 

**

      Au bout de quelques jours de travail à conduire une rame du RER B, il se rendit compte que tout le monde faisait la tête. "Poussez-vous de là !", disent des passagers, « Oh, poussez pas ! ». Maurice se demandait vraiment ce qui se passait.  À la fin de sa journée, il décida de demander à quelqu’un.  Un jeune homme lui répondit : « C’est simple, personne n’aime prendre les transports en commun pour aller travailler,  nous préférons tous rester chez nous à faire la grasse matinée. 

–  Dites-moi, comment vous appelez-vous ?, moi c’est Maurice.

–  Enchanté Maurice, je m’appelle Simon.

     Tous les matins, Maurice et Simon se croisaient à un des terminus, celui de Robinson.  Ils commencèrent à se connaître de plus en plus, ils se donnèrent des rendez-vous, ils devenaient très bons amis.  Un jour, Maurice, chez lui, se rendit compte qu’il était frustré, alors qu’il ne regardait que des émissions d’humour, et… «Prochain arrêt, Gentilly ! Les méchants descendent à la suivante…» Il essayait de faire des blagues pour amuser les passagers, ses blagues n’étaient pas forcément très drôles, mais il s’amusait à les faire. Peut-être allait-il pouvoir détendre ses passagers...

     Valentine B. 5e3

 

**

            Maurice, une rencontre inattendue

     Maurice s’interroge : plusieurs personnes montent dans le bus, joyeuses, armées de pelles et de seaux, en short de bain et ballons de plage à la main, et pourtant il n’y a pas l’ombre d’une plage. Maurice se demande si ce n’est pas une blague de ses collègues pour son dernier jour, puisque le précédent arrêt était justement « Sceaux ». Comme c’est étrange et intrigant ! A sa pause déjeuner, il rejoint ses collègues à la station « Laplace ». En déjeunant, il déclare : « Sympa votre blague ! »  Ses collègues s’interrogent : « Quelle blague ? Nous n’en n’avons point faite. » Après une courte explication des faits, ses collègues s’interrogent sur son état de santé. Maurice n’est pas fou, il sait ce qu’il a vu. Néanmoins les questions fusent dans sa tête. C’est décidé, ce soir il mène l’enquête.

     A la brune, bien décidé à montrer à ses collègues qu’il n’est pas fou, il se rend à l’arrêt « La Plage » muni d’une lampe-torche et d’un appareil photo. Arrivé à destination, Maurice constate que l’arrêt de bus est constellé de sable. Intrigué il remonte ainsi la piste, passe sous l’arche d’un pont, et là, saperlipopette, c’est sans issue ! En effet, il n’est plus sur la piste du sable et fait demi-tour. Au bout de deux pas, il constate qu’il y avait un petit passage sur le côté qu’il n’avait pas vu à l’aller. Il s’engouffre dans ce passage, lampe-torche à la main. Plus il avance, plus le passage s’élargit et tout à coup, il débouche sur un petit port très coquet avec une plage bien éclairée par de vieux lampadaires. Il voit des enfants y jouer, des parents discuter gaiement et reconnait des passagers montés dans son bus plus tôt dans la journée. Il s’approche, interloqué, appareil photo à la main. Les passagers le reconnaissent et s’exclament : « Vous aussi vous venez vous détendre dans ce petit coin de paradis ! On ne vous avait jamais vu avant. Venez, nous allons vous faire découvrir les lieux ». Maurice rassuré éteint sa lampe-torche et découvre un lieu calme et apaisant, où joie est reine et bonheur est roi ! Il découvre par ici une aire de jeux avec des toboggans et par là creusée dans un immeuble, une taverne où se réunissent petits et grands, autour d’un bon feu. Maurice range son appareil photo, il n’a plus envie de prouver à quiconque qui a tort et qui a raison. Il rejoint un groupe de passagers qui lui font signe, Maurice se sent bien ! 

     A l’heure de rentrer, il est triste, mais il sait que demain est un grand jour pour lui et qu’il pourra revenir dans ce petit paradis sur son temps libre. Et qui sait, peut-être trouvera-t-il un arrêt comme celui-ci sur sa nouvelle ligne de RER B.

     Jean C. 5e3

 

**

      Cela faisait des années qu’il travaillait en tant que conducteur de bus.  Il lui vint à l’esprit des tas de souvenirs de « ses habitués » comme il les appelait. En effet, il s’était rendu compte, comme les trajets étaient effectués à heure fixe, qu’il voyait très souvent les mêmes personnes. Au fil des années, une complicité s’était installée avec certaines d’entre elles.

     Ces personnes n’hésitaient pas à rester près de lui pour lui parler de tout et de rien pendant le trajet et le quitter en lui disant « à demain ». Tout en conduisant le bus, il se rémora ces instants inoubliables. Il y a tout d’abord ce vieux monsieur, ce vieux professeur de français qui aimait parler en rimes et utilisait des expressions anciennes. 

    Très vite il s’était pris au jeu. Lui aussi essayait de tenir la conversation mais ce n’était pas toujours facile… ce professeur utilisait parfois des mots qui lui semblaient étranges. "Saperlipopette", "carabistouilles" revenaient de temps en temps dans les discussions. Que c'était drôle...  Au départ en retraite de ce dernier, il y avait eu un vide. Et Madame Martine qui ne parlait que du temps : avec elle, il avait un bulletin météo complet avec les remarques qui allaient avec. Il n’y avait plus de saison : les avions et les satellites détraquaient tout… Demain, cela sera le grand changement. De nouveaux arrêts sur son nouvel itinéraire lui permettront d’aller beaucoup plus loin que son trajet bus.

      Il se rend compte qu’il n’a jamais eu l’occasion de voir certaines villes de ces arrêts : Gif-sur-Yvette, Courcelles-sur-Yvette… A quoi ces lieux peuvent-ils ressembler ? Quels drôles de noms ! Il allait découvrir tous ces endroits, c’était excitant. Son esprit divagua pendant quelques instants. Puis de nouveau face à la réalité du trafic routier, il soupira d’aise : quel soulagement de quitter cette circulation infernale, stressante au quotidien. Sur les rails, cela devrait être plus simple.

     Il était un peu nostalgique de tourner la page, mais quelque part il savait qu’il allait enfin réaliser un rêve d'enfant : celui de conduire des trains. Il en eut le sourire aux lèvres. Toute sa vie, il avait espéré ce moment.

     Floriane C-L 5e3

 

D'inspirationLDD

**

     Mais il se ressaisit, car le bus est arrivé à destination. « Tout le monde descend ! » Puis il va voir le directeur de la RATP. Malheureusement, celui-ci a une mauvaise nouvelle à lui annoncer. La société a trouvé une personne plus compétente pour conduire ces RER. Maurice fond en larmes. Mais il a ce déclic et cette intelligence de se dire que, de toute façon, il va continuer à conduire des bus, sachant qu’il n’a pas perdu son poste.

     Le but étant de gagner de l’argent, pour lui. En plus, il a une charge lourde à porter : sa famille. Son salaire est le seul moyen de la nourrir. Quand il rentre chez lui, il annonce à son tour la mauvaise nouvelle et dit qu’il va partir à la campagne pour se reposer et relativiser. « Je vais voir ce qu’on va faire pour que tout se passe le mieux possible. » Le lendemain, il part à la campagne, loin des dérangements de la ville. « Enfin, je retrouve la campagne, sans pollution, sans bruits… » Trois jours après, la RATP recherche un conducteur pour le RER B, car un conducteur est tombé dans le coma. Maurice dépose de suite son dossier, avec la preuve qu’il a de l’expérience. Mais le dossier est vite refusé. Il appelle alors la compagnie. « Bonjour monsieur. Je voudrais juste toucher quelques mots au directeur. » Le salarié, à l’autre bout du fil, raccroche directement. « De toute façon, s’ils ont besoin de moi, je leur raccrocherai au nez ! » Le lendemain, aux informations, il est dit que le directeur de la RATP démissionne et qu’un salarié est emprisonné pour cause d’agressions. Maurice se dit que c’est son jour de chance, mais il se dit aussi que la société a été impolie envers lui. Il opte tout de même pour la première pensée. « Bon, je vais quand même déposer mon dossier une nouvelle fois. » Les jours passent, il n’a toujours pas de réponse. La veille de la rentrée sur Paris, le nouveau directeur de la société lui répond par mail ceci : « Bonjour monsieur BROISIER. Je vous envoie ce message pour vous faire part de mon choix qui s’est porté sur vous et vous mettre au courant du rendez-vous qui se déroulera demain, à 18 heures. Merci bien de me répondre. Cordialement, monsieur DANIEL, directeur de la RATP. »

     Maurice est aux premiers abords étonné, car il se souvient que DANIEL est le nom de famille d’un de ses copains, puis il se laisse submerger par les émotions jusqu’à en avoir les larmes aux yeux, il est tellement heureux que son rêve se réalise une bonne fois pour toutes… Il prépare donc sa valise en deux minutes chrono, alors qu’il n’a prévu de partir que le lendemain ! Il retrouve sa famille et leur décrit donc sa situation. Tout le monde est tellement heureux… Le lendemain, à 18 heures tapantes, donc, il est bien au rendez-vous donné par monsieur DANIEL, nouveau directeur de la RATP. Quand il entre dans son bureau, il aperçoit donc ce certain monsieur DANIEL, qui est en réalité bien son copain qu’il n’a pas vu depuis vingt ans ! Ils se tombent dans les bras comme de bons vieux amis… Monsieur DANIEL, dont le prénom est Antoine, donne donc les consignes à respecter pour conduire ces fameux RER. Maurice l’écoute, approuve les consignes et promet qu’il les respectera. Par contre, Maurice n’est pas d’accord sur son salaire. « Je pense qu’il faudrait que tu augmentes mon salaire, car je fais quand même partie de la RATP depuis 17 ans ! » Antoine se dit qu’il vaut mieux écouter son ami quand il est fiable et honnête. Maurice va donc conduire son premier RER en partant de Gare du Nord pour aller jusqu’à Mitry-Claye. Il suit enfin sa route comme son rêve…

     Eleejah D. 5e 3

 

**

     « Clignotant. Maurice n’a qu’un regret. Il n’a pas retrouvé le film dans lequel un autobus s’échappe à la mer. Du noir et blanc. Année cinquante. Un autobus à plateforme. Maurice avait promis ce titre à un voyageur. Un habitué. Il monte à « La Plage ». Il faut tenir ses promesses. Gamin on lui avait promis la mer. Il ne l’avait jamais vue. Et après. Ça ne compte pas. Voilà l’habitué. Ouverture des portes. Bonjour ! Fermeture. Clignotant. « Alors monsieur Maurice, vous avez retrouvé le titre du film ? Tant pis. Demain ! » Maurice s’en veut. Il n’y aura pas de demain. Feu rouge. « Attendez, j’ai mieux. Saperlipopette, et si on allait à la mer ? » Le feu passe au vert… »

     Maurice fait avancer le bus : c’est parti ! Prochain arrêt : la vraie plage ! Les gens dans le bus commencent à se poser des questions : « Quelle vraie plage ? Je ne veux pas aller à cette vraie plage… » Maurice sourit. « Si vous n’êtes pas d’accord, sortez ici. Terminus, tout le monde descend. » L’habitué reste dans le bus : « Allons-y, monsieur Maurice. C’est parti ! »

Deux-trois heures plus tard, ils arrivent enfin à Deauville. Quelle ne fut la surprise pour Maurice de voir enfin la mer dont il avait tant rêvé. L’habitué partit remerciant Maurice et lui disant qu’il habitait ici. Maurice continua son chemin à pied et alla à la plage. « C’est vrai qu’il ne fait pas très beau, mais je vais rester ici. Et demain je retournerai en ville et je conduirai des gens à Laplace, Luxembourg, Gare du Nord… » Et Maurice s’endormit. En se réveillant, il y avait une belle jeune femme à côté de lui. « Vous allez bien, monsieur ? Vous êtes tout pâle.

- Oui, oui. Je vais bien, merci.

- Je ne me suis pas présentée, je m’appelle Jeanne.

- Enchanté, moi c’est Maurice. »

     Maurice raconta son aventure à Jeanne et elle lui raconta comment elle était arrivée ici. Maurice ne s’en rendit pas compte, mais toute la journée était passée, il allait devoir rentrer.

     Ils se dirent au revoir, et Maurice reprit son bus pour rentrer. Le lendemain, il se leva tôt pour aller à son nouveau travail. Son chef lui expliqua tout, et Maurice partit récupérer des gens. A la fin de la journée, en rentrant chez lui, Maurice aperçut Jeanne qui était en train de monter dans le RER B.

« Jeanne ! Jeanne ! C’est moi, Maurice. » Jeanne se retourna et sortit du RER.

« Ah bonjour, comment allez-vous ? 

- Bien et vous ?

- Bien, mais je viens de rater le dernier RER pour rentrer chez moi.

- Ne vous inquiétez pas, je conduis les RER, je peux vous ramener.

- Mais je ne veux pas vous déranger. Vous avez fini votre journée.

- Mais non, dites-moi où vous allez.

- Je vais à Luxembourg.

- Très bien, suivez-moi. C’est parti ! »

    Maurice rentra tard chez lui, mais était heureux d’avoir rendu service à quelqu’un.    Maurice travailla dur toute l’année et continua de croiser Jeanne. Ils étaient devenus amis. Mais un jour Jeanne dû lui annoncer qu’elle déménageait en Espagne. Maurice était effondré, il ne reverrait plus jamais son amie. Elle lui promit de venir lui rendre visite.

     Un jour, Maurice eut un accident, il ne pouvait plus marcher. Il passait ses journées chez lui. Cinq mois plus tard sa jambe était guérie et il continua son travail, il était content, mais Jeanne lui manquait. Jeanne ayant fini ses études en Espagne, revint en France. Maurice la croisa en allant travailler, ils se saluèrent et allèrent à la plage comme au premier jour, puis ils rentrèrent. Avec Jeanne, ils se voyaient tous les jours. Maurice était heureux.

     Olivia E. 5e3

 

**

     Le RER B, Maurice en a rêvé tant de fois, tant de nuits ! Enfin ! demain, le grand jour ; le nouveau départ.

     Départ : Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; Terminus : Aéroport Charles de Gaulle. Quels beaux voyages sur cette rame, que de paysages et d’histoires traversés. Il a hâte de s’ébaudir… Il partira dès potron-minet… Il roulera, il voguera jusqu’à la brune.

    Maurice rêve aussi de rencontres, d’amitiés, passagères ou non ; il y rencontrera toutes sortes de gens : sans doute un tire-laine, un tranche-montagne, un trotte-menu, un rêveur, un travailleur, un lève-tôt, un couche-tard, un vert-galant ou un beau-parleur...

    Chaque arrêt le fera s’évader et sur son pare-brise défileront des histoires, des souvenirs, des pensées. Un peu comme sur un écran de cinéma ! 

    Ouverture des portes : début du livre, du film, de l’histoire…

    Fermeture des portes : fin du livre, du film, de l’histoire…

    L’Histoire avec un grand H, ou les histoires, s’afficheront de station en station, de gare en gare et s’étireront tout au long de sa journée, au fil de ses allers et retours.

     « Robinson » lui rappellera « Vendredi » et Robinson Crusoé ; « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; « Stade de France » le ramènera vingt ans en arrière avec la belle victoire du football français et la liesse populaire ; avec « Saint-Rémy-lès-Chevreuse », il fera un voyage dans le temps avec les abbayes, les châteaux, les merveilleux paysages.

     Ses voyages, il les fera au volant de sa machine, les yeux rivés sur les voies, les rails, les manettes et les boutons. Dans sa tête, se bousculeront images, musique, action, se mêleront films, livres, musiques, inventions, imaginaire. Il vivra tout cela intensément.  

    Puis la tête remplie d’images, de rêves et de voyages, il rentrera chez lui à bord du bus. Le bus qu’il a conduit si souvent. Il s’arrêtera un peu avant « la Plage ».

     Alexandre G-G 5e 3

 

**

   

     C’est un engin différent, mais son métier reste le même depuis plusieurs années. Sur l’écran du bus, l’arrêt « La place » clignote. Le Monsieur au chapeau bordeaux est là. Il attend à l’arrêt, comme tous les mardis et jeudis à la même heure. « Bonjour » dit-il gaiement en compostant son ticket. Il reste toujours debout au niveau de la cabine de Maurice, très aimable, avec son journal. Maurice qui lui pose des questions sur l’actualité et l’homme lui répond avec enthousiasme.

    Quelques minutes après, l’homme sort à l’arrêt « La plaine/Stade de France ». Il salue Maurice avec son chapeau et lui dit « A mardi !» en quittant le bus.

      Maurice lui fait un signe amical en retour mais il sait très bien que mardi prochain, il ne recroisera pas ce Monsieur, car dès le lendemain, il conduira un train du RER B. A la fin de sa journée de travail, Maurice retrouve ses collègues qui lui ont organisé une fête pour son changement de poste.

     C’est une grande étape dans la carrière de Maurice, car il attend ce changement depuis longtemps. « Au revoir mon bus ». Maurice a fait le plein et il quitte l’entrepôt sans se retourner. Il ne reviendra pas mais sans regret car, comme dans un livre, une nouvelle page blanche se présente pour lui et lui doit écrire sa nouvelle vie.

     Chiara L. 5e3

 

**

             Le voyage

     Le lendemain Maurice s’arrête à la station « Lozère » et dit : « Où est la montagne ? », il aperçoit le contrôleur qui lui dit : « Ici on est dans la ville de Paris, arrêt Lozère, ce n’est pas la montagne. »

     Maurice se demande alors qui a créé cette station. Il continue son chemin et s’arrête dans une nouvelle station « Port Royal » où il pense trouver des bateaux pour s’évader, puis pouvoir s’installer dans des logements royaux et ainsi rêver à un autre monde. Il découvre une autre station « Luxembourg » où il a l’impression d’être dans un autre pays entouré d’un monde merveilleux. Il poursuit son chemin en s’arrêtant au « Stade de France », où il pense pouvoir exercer différents sports, mais c’est juste un arrêt de quelques minutes.

     Pour terminer son périple destination « Aéroport-Charles de Gaulle 1 » où le RER B s’arrête pour aller vers d’autres horizons et s’envoler dans les airs pour atteindre ses rêves.

    Eva M. 5e3

 

**

 

     Maurice et le RER

      Aujourd’hui était un grand jour, Maurice allait conduire un RER et pas n’importe lequel, le B ! Il allait rencontrer ses nouveaux collègues; il y avait Renaud, Albert, Thomas et Philippe. Ils formaient donc le groupe RATP.

     « Prochain arrêt : Luxembourg ». Maurice sourit, il était déjà allé au Luxembourg mais il n’y a pas de RER là-bas. Maurice rencontra des gens qui prenaient le RER tous les jours. C’était la pause déjeuner bien méritée, mais le travail continuait. Le soir en rentrant chez lui, il dormait dans son lit, quand il se réveilla au volant du RER, Maurice pleurait sans s’en rendre compte. Maurice s’ennuyait. Puis il se réveilla. Il fit ce rêve pendant un mois puis, un jour, en allant au travail il se rendit compte qu’il ne prenait pas de plaisir à conduire ce RER.

    Alors que, depuis tout petit, il rêvait de conduire un RER. Alors le lendemain il chanta, il sifflota, rencontra des gens, eut de l’entrain, il s’amusa et finit sa vie comme ça, à faire son travail en prenant du plaisir.

     Eliott S., 5e3

 

**

     Maurice rêve d’aller à la plage, de pouvoir se baigner. Après des heures de conduite, il a fini sa dernière journée au volant de son bus. Demain, il va conduire une rame du RER B.

     Le lendemain arrive, il est tout content, il va conduire un RER. Quand il arrive à gare du nord, il rencontre un monsieur appelé Jean-Pierre, Jean-Pierre était content car c’est Maurice qui allait le remplacer pour conduire ce RER. Maurice lui demanda pourquoi il avait l’air si content de quitter ce travail, Jean-Pierre lui répondit qu’il n’y avait aucune station de plage et qu’il fallait travailler jusqu’à très tard chaque jour. Maurice était dégouté, pas de plage, lui qui en rêvait.

     Mais il resta content à l’idée de conduire le RER B. Il commença enfin sa journée, il fit les stations : Notre Dame, Charles de Gaulle, stade de France, Sevran, les aéroports… et il revint à Gare du Nord vers 19h. Il rentra chez lui et effectivement Jean-Pierre avait raison il n’y avait pas de station de plage, il était triste. Il travailla pendant deux semaines et ce fut enfin les vacances. Maurice allait enfin pouvoir aller à la mer. Dès le premier jour des vacances, il alla à l’aéroport direction Bali pour pouvoir enfin aller à une super plage. A l’aéroport, il revit Jean-Pierre et lui demanda où il allait, il lui répondit : « Je vais à Bali et toi ? » Maurice choqué lui répondit : « Moi aussi, c’est incroyable si on passait nos vacances ensemble ?» Jean-Pierre était ravi de passer ses vacances en compagnie de quelqu’un et Maurice aussi. Après huit heures de trajet ils sont enfin arrivés à Bali, ils étaient super contents, ils voyaient déjà la mer de loin, ils prirent un taxi jusqu’à un hôtel près de la mer. C’était le soir ils avaient déjà mangé dans l’avion, donc ils arrivèrent à l’hôtel et ils dormirent.

     Le lendemain ils s’habillèrent très vite, mangèrent et ils étaient partis direction la plage, quand ils arrivèrent à la plage Maurice sauta de joie, il avait déjà son maillot sur lui donc il courut et alla se baigner, suivi de Jean-Pierre. Ils s’amusèrent beaucoup avec l’eau et le sable puis après trois heures passées à la plage, ils décidèrent d’aller se promener vers le centre-ville, donc ils prirent un RER en deux trois stations. Quand ils descendirent du RER, ils étaient stupéfaits par la beauté de Bali. Après une semaine à Bali, il était temps pour Maurice de rentrer chez lui mais Jean-Pierre allait rester encore quelques jours. Le lendemain Maurice prit l’avion et arriva à 18h chez lui. Deux jours plus tard, il reprit son travail, il n’était pas mécontent ; au final il aimait le RER B et toutes ces stations et en plus de ça, il fit une belle rencontre : Jean-Pierre.

     Ariana T-B 5e3

 

**

 

     Le lendemain, Maurice prend son service à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dès potron-minet. Quelle n’est pas sa stupéfaction ! Un jeune homme l’interpelle et lui demande s’il peut monter avec lui dans la cabine. Il porte un bermuda en plein mois de décembre, il  a un appareil photo autour du cou et une grosse tignasse frisée noire. Maurice est intrigué et accepte que le jeune homme le rejoigne dans la cabine. Il commence à lui poser des questions pour faire sa connaissance.

     Ce jeune homme s’appelle Martin-Louis, il habite dans la banlieue sud de Paris et est passionné par les trains. Sa ligne fétiche est la ligne B du RER, il connaît par cœur toutes les stations et pas question de lui raconter des carabistouilles ! Abasourdi, Maurice se rend compte que ce garçon en sait plus sur les trains que lui et ses collègues. Saperlipopette! Il va falloir qu’il révise ses connaissances. Les stations défilent : Orsay, Villebon sur Yvette, Igny…

     Les villas font place aux immeubles, c’est bientôt la banlieue et les portes de Paris. Alors Martin-Louis confie son secret à Maurice : devenir bientôt lui aussi conducteur de RER, mais il lui faut encore attendre deux ans l’âge de ses dix-huit ans. Il prend beaucoup de photos, il aime l’atmosphère des gares des trains, il a participé au concours de la ville d’Orsay qu’il a gagné ; les photos qu’il a prises ont été publiées dans le journal de la ville. On arrive à la gare de Denfert-Rochereau, c’est l’heure de la séparation, mais ils se reverront, c’est sûr.

             Melchior V. 5e3

 

*

      Maurice avance, tourne à gauche et prend la « route de la plage ». Daniel, un habitué de la ligne, est assis au fond du bus. « Prochain arrêt : La Plaine Stade de France ». - « On s’arrête là, il y a un match, dit Maurice. - Daniel ?... On y va ou pas ? »

      Match inhabituel qui a été reporté à ce jour, car la veille, une tornade de neige rendait le terrain impraticable. Les yeux fixés sur la pelouse ils observent : 15 minutes de jeu, premier but de la France. A la 45e minutes, égalisation des Pays Bas : le moral est au plus bas. 85e minute : les bleus reprennent l’avantage. Score final du match : 2-1 pour la France. -« Beau match », dit Daniel.

     Quelques instants plus tard, ils remontent dans le bus, direction « La plage ». Six heures après, ils arrivent à Brest. Maurice s’arrête et gare son bus devant la station « La plage ». Il se dirige vers la plage, puis crie : « Daniel, viens voir ! ».

« - J’arrive », lui répond-il. Daniel sort du bus ; il est ébloui par le soleil et enivré par l’air de la mer. Il n’en croit pas ses yeux. Il aperçoit la mer et va pouvoir enfin se baigner pour la première fois de sa vie. Il remonte dans le bus, se change  et court jusqu’à la plage puis saute dans l’eau.

     Quand il sort de l’eau fraîche, il observe Maurice babillant avec une personne. Daniel s’approche. Maurice les présente : «- Mathieu, voici Daniel. Daniel, voici Mathieu, un ancien collègue. »

     Le jour suivant, dès potron-minet, ils rentrent tous les trois à Paris. Maurice débutera son service dans un nouveau RER ou alors se rendra à la rencontre PSG/Brest FC, une rencontre inoubliable pour les trois amis réunis ?

     Tivizio V. 5e3

 

**

 

     Le lendemain, Maurice met donc son uniforme de conducteur de train ; il est en train de réaliser son rêve : conduire un train !
Mais en même temps, il est stressé : il conduit, il passe à Gentilly, Laplace, Arcueil-Cachan, Bagneux et beaucoup d'autres.

    Tout à coup, un nouvel arrêt : Lozère ! « Qui et pourquoi a-t-on donné ce nom à cet arrêt ? Je ne vois ni montagnes, ni arbres, ni marches en pierre ! » Il conduit, il conduit, très attentif au train et aux passagers tout en pensant à la Lozère. Il connaît bien la Lozère, il y a vécu quand il était enfant, il se souvient : des montagnes, des troupeaux de moutons, des grands arbres majestueux. À l’arrêt du RER, pas de jolis paysages ! Que des immeubles pas toujours intéressants, quelques maisons individuelles souvent pas très jolies.
Il aimait visiter des grottes comme à Castelbouc, grimper aux arbres pour observer la campagne, il allait visiter des fromageries et goûter au roquefort frais. Ici, à l’arrêt du RER appelé Lozère, il n’y a que des supermarchés et le roquefort est emballé dans du plastique ! Il se souvient aussi des lacs où il allait faire des ricochets et se baigner avec ses amis alors que les lacs sont maintenant trop pollués.
Dès l’automne, il adorait courir dans les bois pour ramasser des châtaignes ou des
champignons : est-ce que les enfants aujourd'hui peuvent encore ramasser des châtaignes et des champignons dans les bois ? Pendant qu’il rêvait, il ne se rendait pas compte qu’il était presque arrivé au terminus : Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
Il attend que les passagers descendent, puis il repart dans l’autre sens en direction de l’aéroport Charles-de-Gaulle, une destination qui fait rêver de voyage, de vacances.


     Il est content de sa première journée de travail comme conducteur de RER et ne regrette pas du tout son travail de conducteur de bus ni les embouteillages...

    Marianne Z. 5e3

**

 

 Et pour le concours de poésie RATP cette page de la revue Lire :

LireRATPoesie

18 mars 2019

Nouvelles du RER B : "la Rencontre" à partir d'une amorce de Daniel Picouly, récits des 6e de Sainte-E à Paris

 

Récits du RER B

                     CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE

 

     Premier train… d’histoires… de collégiens

         - concours de nouvelles du RER B, deuxième édition !

 

     Ici des textes de 6e de notre collège Sainte-E à Paris non loin de la Seine. Beaucoup de consignes en plus du sujet en lui-même de la Rencontre. J’ai demandé en plus que les élèves placent des mots ou des expressions, « dès potron-minet », « à la brune »…, parmi les « 100 mots » employés par Bernard Pivot dans son fameux 100 mots à sauver, repris par la romancière Yaëlle Hassan en son stimulant roman Suivez-moi-jeune-homme. Vous lirez ici ces récits qui n’ont pas tous été réalisés en classe, mais y furent amorcés. Bonne lecture de ces rames de récits, classés par ordre alphabétique à la lettre de leurs noms. Prière de nous signaler les coquilles et les erreurs qui auraient échappé à notre vigilance dans ces récits forgés « avec entrain » ! (dixit un de nos collégiens !) ! Attention à la marche du quotidien en descendant du train…

     Laurent Dyrek professeur de français à faire lire écrire dire ! mars 2019.

**

     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de   plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ».

     Amorce de récit composée par l’écrivain romancier Daniel Picouly.

**

            C'est dimanche et peu à peu le soleil se couche, c'est mon dernier jour à bord de l'autobus n°39. Demain, je conduirai la rame du RER B. Je suis un peu triste, car cela faisait vingt-trois ans que je conduisais mon bus entre la Gare du Nord et Les Frères Voisin. Je ne reverrai plus les grands boulevards, le musée du Louvre, le pont du Carrousel, Saint-Germain-des-Prés, ni les enfants de Sainte-Elisabeth, ni cet habitué qui montait chaque jour à Balard et me disait « Prochain arrêt la plage ! ».

            Lundi, 9h10. Aujourd’hui commence mon nouveau travail. Je descends les escaliers qui mènent à la station Saint-Rémi- lès-Chevreuse. Je rentre dans ma cabine pour faire le trajet jusqu’au terminus Roissy-Charles de Gaulle-aéroport. Il y a 39 stations. Ce jour-là, il n’y a pas beaucoup de monde. Ça se passe plutôt bien pour mon premier jour. Je m’arrête à la station Sevran-Livry. Les portes du RER s'ouvrent, je regarde sur les caméras pour vérifier que tout le monde soit bien monté. A ce même moment, je vois l'habitué de la ligne 39 avec des bagages qui rentre dans la rame. Je suis surpris de le voir ici. Je guette chaque arrêt pour savoir si mon habitué descend mais rien.

            Terminus, tout le monde descend ! Je le vois sortir avec ses deux valises et emprunter les escaliers. C'est ma pause, je me décide, je pars à sa rencontre. Je cours et le retrouve dans les couloirs. Je lui tape sur l'épaule, il se retourne, me montre du doigt en disant : - « Saperlipopette ! Prochain arrêt la plage ! » - « Oui c'est moi, maintenant je conduis le RER. Mais pourquoi Prochain arrêt la plage ? »

     Alors il me raconte son histoire. Depuis plusieurs années, il rêve de retrouver son grand-père qui vit en Nouvelle-Zélande. Il économisait pour pouvoir s'acheter le billet d'avion. Pour se donner du courage, chaque matin, en prenant mon bus, il me disait « prochain arrêt la plage ! ». Aujourd’hui, c'est le grand jour, il part rejoindre son grand-père. Je lui souhaite bon voyage et à bientôt j'espère sur mon RER.

     Tugdual A. 6e3

 

**

 

     Maurice, le futur conducteur de RER

     Maurice aimait bien son bus, mais depuis tout petit il rêvait de conduire le RER B. C’était son dernier jour au volant de son bus, il était mélancolique de quitter tous ses passagers. Il parlait avec tout le monde. Jusqu’à ce qu’il rencontre “l’habitué”. Lui, prenait toujours le même bus, tous les jours, à la même heure. Maurice lui adressait la parole : C’est mon dernier jour, la prochaine fois que vous prendrez ce bus cela sera sans moi.

      Comment ?! Où allez-vous aller ? Vous quittez le pays ?! s’inquiète l’habitué. Je vais conduire le RER B. J’en rêve depuis longtemps même si ça m'attriste de devoir quitter tous ces gens dont je connais presque toute leur vie. Les deux amis continuèrent à parler une trentaine de minutes. Ils n’avaient jamais conversé aussi longtemps. Jusqu’à ce que la voix du bus dise : Villeparisis, prochain arrêt Villeparisis. L’habitué dit tristement : Bonne continuation Maurice. Il descend, ému. Maurice ne peut pas retenir sa larme. Il finit sa journée et rentre chez lui triste. Il ne veut pas manger. Il se met directement dans son lit et programme son réveil.

    Le matin, à cinq heures, il se réveille avec le sourire se disant “Une nouvelle vie commence”. Il met son uniforme flambant neuf et se rend au RER. A sept heures, il est déjà installé et conduit avec un sourire forcé. A onze heures, il regarde sa montre et se dit “C’est à cette heure-ci que Paul (l’habitué) vient…”. Quelqu’un toque à la porte de sa cabine de pilotage. Il l’ouvre: Ne crois pas que j’allais te laisser tomber !, dit une voix, Paul ! Maurice freine le RER et l’attrape dans ses bras. Que fais-tu là ?! Je venais te dire que maintenant je prendrais tous les jours le même RER, à la même heure et avec le même chauffeur !

     Maurice est très heureux. Il redémarre le RER tout en parlant à son ami. Deux mois plus tard, toujours à la même heure, les deux bons amis parlent toujours à la même place. Et ainsi de suite pendant plusieurs mois...

     Emilie B. 6e2

 

**

Maurice

      Tout a commencé sur une route de banlieue parisienne. Maurice effectue sa dernière tournée. Comme à chaque fois, au volant de son bus, il s’arrête à la station « la plage », coincée au beau milieu d’une cité, bien loin de la mer. Mais aujourd’hui, cette journée est différente. Elle est la dernière dans ce bus, la dernière sur cette ligne 12 dont il connaît chaque stop, chaque feu, chaque personne, chaque habitude. Ses fidèles collègues sont venus saluer son départ. Ils sont une dizaine à entrer soudainement dans le véhicule, accompagnés de leur famille. Un à un, ils tapent gentiment sur l’épaule de Maurice, par amitié. Puis ils lui tendent une autorisation exceptionnelle signée du chef de service et de la mairie.

-       On va à la plage, la vraie ! On fait l’aller-retour, on y déjeune et on rentre, pour fêter tes 20 ans de travail sur la ligne.

     Les passagers peuvent descendre et poursuivre leur route avec le bus suivant. Ils peuvent aussi rester à bord et profiter du voyage à la mer ; et tant pis s’ils ne connaissent personne à bord. Notre Maurice n’en revient pas. Il prend l’autoroute A13, direction Deauville.

     La journée est merveilleuse. Peu ont l’habitude de voir la mer. Le sable, l’air marin les comblent de bonheur. De son côté Maurice est partagé entre un peu de tristesse, celle de quitter son petit monde et la joie de commencer un nouveau métier, celui de conducteur de RER. Dans le bus, au retour, les enfants jouent, turbulents et très excités. Jusqu’à ce que Maurice prenne le micro. Non pas pour les gronder mais pour… chanter.  Oui, Maurice le timide, le discret, pousse la chansonnette. Et là, tout le monde reste bouche bée. Le silence s’installe pour ne pas se priver d’un moment digne de l’opéra. René, le plus vieux des collègues, vient à Maurice impressionné.

-       Maurice, crois-moi, ta voix est un trésor.

     Le lendemain, Maurice s’installe aux commandes de la rame. Il lui fera traverser toute l’Ile de France, des pistes de Roissy à la vallée de Chevreuse, en passant par les sous-sols de la capitale. Si seulement son père voyait ça. Sa fierté est immense aux premières accélérations du train. Elle l’est tellement que Maurice pense que les voyageurs la devinent. Quelle idée ! Qui prête attention aux « chauffeurs » de RER ? A mesure que les stations s’enchaînent, Maurice se décontracte, tout heureux d’occuper cette cabine et ravi de repenser à sa journée d’hier. Il se sent président à Charles de Gaulle, roi à Port Royal, bien dans Laplace, avec un métier Denfert. A la Plaine Saint-Denis, il repense à René et chante à tue-tête, tout en restant concentré sur sa tâche. La journée défile. Plus que trente minutes et déjà un autre conducteur prendra le relai.

     Alors qu’il arrive en station Cité Universitaire, des touristes japonaises descendent de la deuxième voiture. Sur le quai, elles remontent le train pour se mettre à la hauteur de Maurice, le saluer et lui faire de grands gestes. Maurice comprend qu’elles félicitent sa conduite irréprochable. C’est très aimable. A Luxembourg, un groupe de personnes âgées en balade se hâte de venir aux côtés de la cabine. Et encore ces mêmes gestes. Décidément ! A Chatelet-Les Halles, ce sont deux jeunes qui se montrent à la vitre, pouces tendus vers le haut. Mais comment donc tous ces gens savent-ils que Maurice termine sa première journée ? Pourquoi tant d’honneurs ? Après tout, sa conduite est soignée, mais elle n’est pas si différente de celle des autres. Maurice se regarde dans le reflet de la vitre. Rien d’anormal. Ni dans sa tenue, ni dans sa coiffure. Il consulte son téléphone, pensant à une blague des anciens collègues. Rien non plus. Tout cela est très étrange.

A Gare du nord, Jean-Luc entre dans la cabine pour prendre le relai.

-       Alors, comment s’est passée cette première ?

-       Parfait. Très content.

-       Holala… attention…

Le collègue se précipite sur le tableau de commandes.

-       Tu as laissé actionné le micro ! Tout ce que tu as dit dans cette cabine, le train tout entier l’a entendu. Si tu as toussé, ils l’ont su. Si tu as reniflé, ils l’ont entendu. Si tu as parlé tout seul, ils t’ont cramé !

Maurice regagne le local du personnel un peu troublé. En chemin, quelqu’un lui dit que M. Verdier, le directeur de la ligne, veut le voir. Ça n’annonce rien de bon.

-       Bonjour Maurice. Vous avez fait très fort. Vous avez vu les réseaux sociaux ? Ils ne parlent que de l’incroyable chanteur du RER B. Nos passagers en redemandent !

-       Heu… qui ça ?

-       Vous, mon vieux. C’est dingue. A tel point que nous essaierons dès demain une rame spécialement mise à votre disposition. Avec un équipement audio unique.

     Quand le lendemain dès potron-minet, Maurice reprend le travail, il voit que son train est nommé « Bel Canto ». Il ressent une peur différente d’hier et des débuts. Le trac d’un artiste qui entre en scène. Puis, comme la veille, l’appréhension se dissipe et le chant reprend. Parfois, Maurice devine derrière lui des applaudissements. Les passagers montrent du doigt « Bel Canto » en disant « c’est lui ! ». Les quais sont bondés. Les gens préfèrent laisser passer jusqu’à trois RER pour avoir une chance d’entendre Maurice. Malgré le monde, les voyageurs sont apaisés, comme hypnotisés. L’insécurité disparaît. La politesse revient. La RATP lance même une « mode » spécifique. Le public agite un mouchoir blanc quand « Bel Canto » entre en gare. Et bientôt, les images de stations submergées de blanc font le tour du globe. Les médias s’intéressent à ce curieux personnage, pourtant clampin, devenu célèbre. On lui propose de faire du cinéma, des publicités et même de chanter dans les plus belles salles du monde. On s’en étonne lors de l’interview donnée quelques semaines plus tard.

-       Maurice, comment vivez-vous votre célébrité ?

-       Pourquoi, Maurice, restez-vous dans le RER parisien ?

D’une voix petite voix, Maurice répond :

-       Ma vie est ici. Le RER était mon rêve. J’y ai rencontré mon public. Je leur serai fidèle à tous les deux.

Emma B.   6e3

**

     « Saperlipotte, en voilà une bonne idée ! Je n’ai jamais vu la mer, et vous Monsieur Maurice ? » « Moi non plus. Mais nous sommes plusieurs clampins à ne l’avoir jamais vue. Ma voisine Yvette Gifsur par exemple. Derrière son Guichet, elle en a souvent rêvé. Et mon copain Antony, ce grand flandrin, pareil pour lui. Passons les prendre et allons-y tous ensemble. »

     Dès potron-minet, le lendemain, nos ruffians, sans barguigner, grimpaient dans le RER de Monsieur Maurice, direction Gare du Nord. « Vous avez tous pris vos Sceaux, j’espère, pour vous ébaudir sur la plage ? » « Mais Monsieur Maurice, il n’y a pas la mer, à la Gare du Nord ! Comment allez-vous faire ? » « Gare du Nord, mon copain Michel (un Saint qui vit dans à Notre-Dame), aiguilleur de son métier, nous attend pour nous aiguiller sur la ligne du TGV : après le Parc des Expositions, hop, nous continuerons direction le septentrion et sa mer. Enfin j’espère. Imaginez que nous atterrissions en Lozère ? »  « Fichtre, des argousins pourraient nous arrêter en route ? Tout cela me parait bien périlleux. » « Arrêtez vos carabistouilles, Madame Yvette, faites-moi confiance. Je ne suis pas un tranche-montagne, moi.»

     Le train allait bon train dans La Plaine. Les stations défilaient, aux noms les plus poétiques les uns que les autres : on y parlait de Fontaines Roses, de Verrières, de Croix et de Reines, de Robinsons dans les Bois Blancs, de Dames et leurs Galants Verts. Madame Yvette, babillarde et toute émoustillée était en verve et chantonnait une turlutaine pour ses compagnons de voyage. Maurice conduisait sa patache en souriant : « Mais au fait, comment vous appelez-vous Monsieur ? » demanda-t-il à l’habitué. « Albert » dit notre mirliflore sans fla-fla. « Albert Villiers ». « Albert Villiers ? » « Non ! AU-BER-VIL-LIERS ! Je veux un ticket pour Aubervilliers. Réveillez-vous Monsieur, le feu est passé au vert depuis cinq minutes et vous bayez aux corneilles ! »

     Pauvre Maurice ! Il s’était endormi. Point d’escapade à la mer entre amis. Tout cela n’était qu’un bien beau rêve ! Où en étais-je ? » dit-il en se grattant les moustaches. « Ah oui… Prochain arrêt : La Plage !»

     Juliette B. 6e 3

 

**

     Ce changement de vie (de métier) pour Maurice était attendu ; passer de la route aux rails du RER B en moins d’une journée l’angoissait, il allait perdre ses habitudes, ne plus revoir les habitués qu’il voyait tous les jours dans le bus.

     Le premier jour de son nouveau travail était positif. En sortant de ce fameux RER B, il croisa une femme qui sortait de la gare en même temps que lui, elle sourit à Maurice qui lui répondit d’un bonjour, puis se rectifia en bonsoir. Ils commencèrent à discuter de tout et de rien quand Maurice demanda le nom de celle-là, elle s’appelait Maurane, un nom peu commun se dit-il. Il découvrit qu’elle habitait à deux pâtés de maison de chez lui.

     Le deuxième jour, même chose que le précèdent à une chose de différence, cette fameuse Maurane, il découvrit qu’elle aussi était conductrice de RER, elle aussi du RER B mais au sens inverse de Maurice.

     Maurice et son « amie » se rapprochaient de plus en plus. Un jour en parlant de son ancien travail, Maurice demanda à Maurane d’où venaient les noms de stations étranges, tels que la plage alors qu’il n’y n’avait pas de plage ! Elle lui répondit qu’elle connaissait quelqu’un qui pourrait le renseigner, elle lui dit donc :

-Demain, 10 heures devant la librairie Marie, lui dit-elle.

Maurice était tout à fait d’accord pour ce rendez-vous.

     Maurice s’est bien préparé pour ce rendez vous avec Maurane ; arrivé à la librairie, il attend celle-ci et au bout de quinze minutes, il ne la vit pas arriver, il l’appela, elle lui dit qu’elle était à l’intérieur de la librairie et quelle l’attendait. Il rentra donc dans la librairie il vit Maurane un livre à la main.

-Ah, te voila enfin toi, tiens regarde, lui dit-elle.

-Pour ma défense, je croyais qu’on devait se retrouver dehors mais bon, de quoi parle le livre que tu as dans la main ? lui demanda Maurice.

Elle lui montra le livre qu’elle détenait le titre était L’histoire des stations de Maurane Marge ! Maurice était étonné, car Maurane Marge était la Maurane qu’il connaissait !

     Après de longues explications de Maurane et une lecture intensive de ce fameux livre, il comprit, enfin la signification de tous ces noms de stations - comme La plage, Antony… Les questions de Maurice avaient enfin trouvé réponse grâce à Maurane - qui au passage deviendra la future femme de Maurice.

     Inès B. 6e3

 

**

 

D'inspirationLDD

     Voici mon texte forgé avec entrain :    

     Ce matin, dans son bus, Maurice avait décidé de se lancer dans une recherche. Il voulait savoir ce qu’était « la plage » dans une ligne de RER.    

« Selon toute apparence », …marmonnait-il, non stop !    

Il freina brusquement. Je ne peux pas conduire en cherchant la signification de ce nom, je pourrais provoquer un accident. Sa réflexion fut coupée nette.    

« Regardez quand vous conduisez et arrêtez de parler tout seul c’est gênant. », dit une femme. C’est quoi votre nom ?    

- Maurice. 

- « Maurice le conducteur », quel est le prochain arrêt ?    

-Gentilly madame.    

-C’est le mien. Au revoir !    

Cette station est jonchée de chewing-gums, remarquai-je.    

     En fin d’après-midi, il pensait : Dommage, j’aurais bien voulu revoir la dame à la station aux chewing-gums, ainsi que la plage.    

« Prochains arrêts : Pasteur, Montparnasse Bienvenue, Saint Placide, Rennes et Sèvres-Babylone pour l’heure de pointe. »    

Le lendemain, c’est le grand jour. Maurice change de ligne et réalise son rêve.    

Il était dans ses pensées quand à un moment on lui posa une question:    

- À quoi vous pensez ?, dit le futur-ancien conducteur qui le ramenait à une réunion.    

- À la plage, répondit Maurice.    

Le pauvre Maurice s’engagea alors dans une discussion houleuse avec l’ancien conducteur. Il commençait aussi à avoir des étoiles dans les yeux à la vue des manettes du bus qu’Il conduirait plus tard.    

- Tout à coup, derrière lui, mais je vous connais, dit une voix, « Maurice le conducteur ».    

Et une longue discussion sympathique s’engagea entre eux.     

     Plus tard, la réunion commença. Les sujets à l’ordre du jour étaient assez variés : nouveaux et anciens noms de stations, leurs aménagements, etc...    

Maurice, écoutait d’une oreille peu attentive, un sujet débattu entre trois personnes l’intéressait plus que les autres. La première qui parlait était la personne qui avait donné le nom à plusieurs stations. Ensuite, la deuxième personne était un inspecteur et la troisième un journaliste.    

-J’ai donné beaucoup de noms sur certaines lignes de RER, commença par dire le "responsable des noms ".    

-L’inspecteur l’interpella, vous en avez donné des noms assez bizarres si je puis me permettre. Je peux en citer un s’il vous plait ? [A regarder, ces trois personnages sont assez drôles : le "responsable des noms" cherche pensivement en se frottant le menton, l’inspecteur parle et le journaliste écrit très vite.]     

- La plage par exemple, c’est un endroit  moche et vous l’avez appelé la plage.    

-Il y a erreur, c’est "la place".    

-Non, il est écrit la plage. Vous vous êtes peut-être trompé ?    

-Le responsable des noms n’en croyait pas ses yeux et ses oreilles.    

Maurice écarquilla les yeux ! c’était donc ça ! Il était ébahi ! Une petite erreur pouvait avoir une grande conséquence. Pour Maurice, c’est un grand pas.    

     Quelques semaines plus tard, il parlait joyeusement avec la dame de la station aux chewing-gums qu’il avait appris à connaître sur sa nouvelle ligne. Une rencontre, ça peut tout changer. Apprenez qu’avec un vrai métier, il peut y avoir des surprises et des rencontres. Avec la RATP !    

     Louis-Nicolas B. 6e2

 

**

 

     Depuis son enfance, Maurice a envie d’être chauffeur à la RATP comme son père qu’il admirait beaucoup. Sa station préférée est « Notre Dame ». En effet, cette station lui rappelle un doux souvenir.

     C’était la première fois où il a pris le RER avec sa Maman. Il faisait beau et c’était le jour de son anniversaire, il avait huit ans. Ils sont allés manger une glace ensemble près de Notre Dame sous un grand arbre dans un square.

     Aujourd’hui, Maurice est chauffeur de bus et il change de ligne demain, il conduira le RER B. Il est à la fois excité et un peu stressé. En se couchant, il se rappelle son premier jour où il conduisit son bus pour la première fois. Il était heureux et fier. Il honorait son père et a pris beaucoup de plaisir à faire des messages d’annonces personnalisés à chaque station. 

      Cette nuit-là, Maurice rêva qu’il conduisait une rame du RER B et qu’il rencontra une dame vêtue d’une robe blanche qui lui rappela un vague souvenir… Un dialogue s’enclencha :

- Pourquoi êtes-vous seule sur la plate-forme à une heure de pointe, qui êtes-vous ?

- Je suis ton souvenir d’enfance … un souvenir heureux de tes huit ans.

     Ce jour-là, dès potron-minet, arrivé en station « Notre-Dame », il vit un enfant avec sa mère en train de manger une glace. Cet enfant lui rappela ce doux souvenir d’il y a vingt ans. Cela le mit en joie pour la journée. 

     Louis B. 6e2

 

**

 

RER B (Luxembourg)

    C’est bon, je suis devenu conducteur de RER, le RER B. Quand j’ai regardé mon trajet sur la carte, j’ai vu Luxembourg.

    « Attends, Luxembourg ! Mais la ville ou le pays d’ailleurs, bref, mais c’est super loin. Ca va, le RER roule assez vite. Je ne comprends pas, on est toujours en France ».

Décidément, la Plage et après Luxembourg.

Dix ans plus tard.

    J’ai décidé qu’à la place de conduire le RER, j’allais le prendre en tant que voyageur (j’ai posé ma journée de congés).

     Et ce jour-là, j’ai fait une rencontre, la rencontre. C’était une femme blonde aux yeux bleus, elle était magnifique. Tous les lundis, je la vois venir et partir. Un jour, je lui ai fait visiter la cabine de pilotage du RER. Je lui ai expliqué tous les boutons, je lui ai dit que je m’appelais Maurice et que conducteur de RER, c’est mon métier… Et vers la fin, j’ai eu la force, la force de lui dire que je l’aime.

    Puis la vie a continué, moi en conducteur de RER et elle qui venait me voir tous les lundis. J’ai découvert qu’elle était journaliste. Et nous nous sommes mariés.

   Gabriel B. 6e2

 

**

 

     « Aujourd’hui c’est le grand jour, je vais conduire le RER B ! » Il se dirige à la station : Gif-sur-Yvette, il entre dans son nouveau vestiaire prend le blouson de conducteur et commence à conduire. Soudain un jeune homme d’environ vingt ans, qui avait l’air plutôt pressé, s’arrête et lui demande :

«-Bonjour, est-ce que vous passez à Palaiseau ? » Il lui répond :

« -Désolé, je suis nouveau mais… je crois qu’il y a une carte quelque part, attendez trois secondes que je la trouve… » Il cherche dans son sac et sort une carte.

« -…La voilà, tenez !», lui dit-il gentiment. L’usager le remercia et lui dit ‘‘Bon courage !’’ Un sourire se dessine sur son visage.

     La journée s’est super bien passée, on l’a même félicité pour son travail ! Le lendemain matin, il est allé conduire son joli RER B, c’était l’heure de la pause quand soudain il vit arriver le jeune homme de la veille ! Il avait sa carte dans sa main droite et deux cafés dans l’autre, il entra, donna à Maurice la carte et lui sourit.

« -Bonjour, hier j’avais oublié de vous rendre votre carte, je m’appelle Charles et vous ? », lui dit-il d’une voix joyeuse.

« -Je m’appelle Maurice. » Il lui tendit un des deux cafés et dit :

    « Alors, je te remercie Maurice, grâce à toi et ta carte hier, je suis arrivé à temps pour mon entretien d’embauche, et j’ai eu le poste ! », il lui répondit qu’il était super content pour lui, et ils parlèrent un long bout de temps. Puis Maurice lui a proposé de venir diner chez lui et Charles accepta. Quand le travail fut fini, Charles vint manger chez Maurice comme prévu, ils parlèrent toute la soirée et, depuis le beau jour où ils se sont rencontrés, ils furent toujours amis.

     Lucille B. 6e3

 

**

 

     Maurice continue à rêver quand un garçon de huit ans l'interpelle « Mais où est Paris Plages ? J'ai entendu l'arrêt « la Plage ». Le chauffeur le dévisage et voit que ce n'est pas un habitué de son bus. « Ce n'est certainement pas un Parisien… » Il barguigne avant de lui répondre. « Paris Plages se trouve sur les berges de la Seine mais tu crois regarder voler les coquecigrues ? Sur place, c'est une fausse plage au milieu de la ville ! »

     L'enfant paraît amusé. «Monsieur, vous aimez dire aux petits des carabistouilles !» Maurice le regarde avec un ton agacé. « Tu sais que la mer n'existe pas à Paris, donc sans mer pas de plage ! » Le garçonnet est interloqué par ces propos et se met à pleurer à chaudes larmes. « Vous êtes un gros menteur ! Pourquoi j'ai entendu l'arrêt « la Plage » ? Ce n'est pas pour rien ! » Le conducteur de bus est perturbé, face à ses pleurs et se dit « Saperlipopette, c'est absurde d'avoir appelé cet arrêt la Plage, quelle crétinerie ! » Il cherche comment le consoler. « Tu sais quoi ? Pour voir une plage, demande tout simplement à tes parents d'aller au Touquet. Ce n'est pas loin de Paris en voiture ! » Le garçon renifle et se plaint tristement. « Mes parents ne possèdent pas de voiture ! Comment va-t-on faire pour s'y rendre ? » Le monsieur s'exclame : « Vous pouvez y aller en train ! L'arrêt pour descendre est « Le Touquet-Paris-Plage » et sache que le nom est bien réel. Je te garantis que tu trouveras une vraie jolie plage. Ainsi, tu pourras entendre le bruit de la mer ou bien faire peur aux mouettes ! Là, je ne te raconte pas de carabistouilles ! » en lui faisant un clin d'oeil, ce qui fait sourire le gamin. « Je vous trouve finalement gentil, même avec votre air sévère. Tenez, un bonbon ! » L'homme s'attendrit devant son offrande et l'accepte. «Avec plaisir ! Comment tu t'appelles ?». « Benjamin, et toi ? ». « Maurice ». «J'aimerais que tu deviennes mon ami et que tu viennes à la mer avec moi ! On pourrait s'amuser !» Maurice fait un signe de refus avec sa tête. « On ne peut pas devenir copains comme ça, je suis un simple chauffeur et je vois plein de personnes qui sont des passagers de mon bus, mais ce ne sont pas mes amis ! ». Benjamin est déçu et ajoute. « J'aimerais te revoir encore un jour dans ton bus pour t'offrir un bonbon ! » Le monsieur se rappelle de lui dire. « Benjamin, je dois te préciser que c'est mon dernier voyage aujourd'hui. À partir de demain, dès potron-minet, je vais conduire une rame du RER B». Le garçonnet s'étonne. « Ha bon, je ne te verrai plus alors ! »

     Maurice le rassure. « T'inquiète pas, tu peux me revoir ! Un jour quand tu iras à la mer, viens dans mon RER B et tu feras avec moi un bout de chemin de Saint-Michel-Notre-Dame jusqu'à la station Paris-Gare Du Nord avec tes parents. Ensuite tu prendras le train pour aller au Touquet ! Tu veux mon numéro de portable pour que je te dise l'horaire précis de mon RER à ton passage ? » Les yeux de Benjamin s'illuminent et son sourire s'affiche. Maurice a compris qu'il a fait un heureux aujourd'hui pour sa dernière tournée de bus.

     Lauriane B. 6e3

 

**

 

    Le grand jour est arrivé pour Maurice. Son rêve de conduire une rame de RER prend enfin forme. Vêtu de son costume de conducteur de rames, il s’installe aux commandes à l’arrêt Châtelet-Les-Halles. Il n’a pas d’appréhension, il est juste heureux.

     Les premiers voyageurs montent dans la rame. Il n’est que 6 h 30 et la fatigue se lit sur beaucoup de visages. Certains ont tout de même la mine affable comme ce vieil homme au sourire sympathique que Maurice remarque à l’arrêt Laplace. Il aimerait bien pouvoir lui parler mais, contrairement à son précédent poste de chauffeur de bus, il est difficile de parler aux voyageurs à moins d’utiliser le haut-parleur.

     À la station Cité Universitaire, Maurice remarque tout de suite un voyageur au look atypique. Il porte notamment une cravate jaune fluo avec des cœurs fuchsia. Le conducteur de rame ne peut pas s’empêcher de prendre son micro et de dire : « Monsieur à la magnifique cravate lumineuse, bravo pour votre look ! ».

     Maurice apprécie la vitesse du RER, l’absence d’embouteillages, la tranquillité de sa cabine de conducteur. Mais, en même temps, comme il aimerait discuter avec les voyageurs, notamment avec l’homme au look original ! On arrive maintenant à la station Antony et il n’a toujours pas vu le voyageur descendre de la rame. À ce moment-là, Maurice entend quelqu’un frapper à la porte de sa cabine. Avant de redémarrer, il a le temps d’ouvrir à… l’homme à la cravate lumineuse !

     Après les présentations d’usage faites, Maurice apprend que l’homme au look original s’appelle Henry et est saxophoniste dans un groupe de jazz. Après avoir donné un concert cette nuit dans une boîte de nuit, il rentre chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Avant de descendre au terminus, le musicien invite le conducteur de rame à venir prendre un verre chez lui après sa tournée. Maurice accepte avec joie. Est-ce le début d’une belle amitié ?

     Charlotte B. 6e2

 

**

 

     Alors je continue vers la plage et la mer ! soudain au moment de dire la plage, je dis la Croix de Berny. Je ne pensais qu’à mon premier jour pour conduire le RER B.

    J’étais bouleversée, je ne comprenais rien, mon dernier jour dans mon bus, ce fut le jour le plus horrible de ma vie.

     Alors je suis descendu du bus et j’ai couru, j’avais peur  je ne pensai que ça allait me blesser énormément. Je vis de loin une silhouette qui me parut familière, je levai la tête je vis le dg de l’entreprise SNCF, je ne me contrôlai plus je tremblai j’étais  abasourdie, je commençai à entendre des voix qui me disaient  « Réveille-toi ». Alors je me suis réveillé et c’était juste un rêve ou un cauchemar, je ne savais plus ou j’étais donc je suis allé me laver et m’apprêtai pour aller dans mon bus, je suis allé à ma station pour prendre mon bus, toute ma journée se passa bien même très bien, je retournai à la maison.

    Quand il fut moment de commencer mon rêve, je fis le meilleur rêve de toute ma vie, mais le plus court alors je me réveille, il était 7h30 et je devais commencer à 9h alors je m’apprêtai et je suis parti de ma maison à 8h, je suis arrivée à ma première station de mon RER B.

    Elle s’appelle Mistry Claye et je continuerai et je finis mes stations et je me fis plein d’ami dans mon RER B puis j’allai à ma maison. Je dormis et je recommençai cette étape. Je me réveille, il est 7h30, je m’apprête et je pars à 8. Je recommençai ça tous les jours.                                  

     Lya-Marie B. 6e2

 

**

 

Le rêve

     Le lendemain, Maurice se sent très stressé. Pour la première fois de sa vie, il va conduire un RER B. Il n’avait pas dormi de la nuit, pourtant cela était comme un rêve pour lui. Maurice sortit de son appartement pour aller à son travail, il ferma sa porte à clé, se dirigea vers l’escalier qui menait vers la sortie de son immeuble. Mais tout à coup, quand il descendit les escaliers, Maurice tomba et se rattrapa de justesse ! Voilà la porte de sortie ! Maurice sortit de son immeuble, de peur qu’il ne lui arrive une catastrophe pire que celle de son escalier. Il arriva enfin au RER pour se présenter à la réception.

     Un monsieur robuste était assis derrière le guichet. Il lisait son journal, tout en buvant son café. Maurice prit la parole pour lui demander un RER, mais celui-ci continua à lire sagement son journal, ce qui rappela à Maurice un personnage d’un livre qu’il lisait quand il était petit… Le Petit Prince ! Maurice pensait au géographe. Mais cela n’était pas le moment de rêver, mais de trouver un RER. Cette fois-ci, Maurice allait crier de toutes ses forces :

- Bonjour monsieur, puis-je avoir un RER ?

Le monsieur, pour le coup sursauta.

- Bonjour, avez vous l’autorisation ?, demanda le vieil homme.

- Oui.

- Alors montrez-la-moi !

Maurice sortit de sa poche de manteau un papier qui était l’autorisation. Le monsieur du guichet se nommait Sacha. Sacha regarda le papier que lui tendait Maurice.

- Bon vous pouvez passer… mais où est votre carte ?

Maurice demanda : « Quelle carte ? ».

- La carte que vous devrez me présenter tous les matins, bien sûr ! Maurice dit à Sacha qu’on ne lui avait donné aucune carte.

-Vous voyez le photomaton ?, répondit Sacha.

- Oui.

Prenez votre photo, aujourd’hui même et je vous ferai votre carte.

-D’accord, lui dit alors Maurice.

Il courut au photomaton, s’installa sur le siège et sélectionna le type de photo. « Avec un cadre ou pas ? », se demanda alors Maurice. Il entendit une voix qui venait d’un micro.

- Ccrr …Luxembourg est fermé pour cause de manifestation !

Maurice avait écouté le micro, mais avait pris une décision.

- Sur trois photos, j’en prends une avec un cadre et deux sans cadre. Oh non ! le seul cadre, c’est une crinière de lion, mais si je recommence, je serai en retard. De toutes les façons, j’en ai deux sans cadre, donc je pourrai en garder une des deux. Maurice regarda sa montre, dans trois minutes mon travail commence. Alors il prit vite ses photos et il les retira. Il courut vers le guichet et donna sa photo à Sacha. Sacha lui dit alors :

- Allée 11, place 2, bonne journée.

Maurice se pressa:

- Allée 11, la voilà, place 2, ici.

- Les clés ?

- « Les voilà ! », s’écria Sacha qui arrivait en courant pour les lui apporter !

     Sacha était à bout de souffle. Maurice tourna la clé et le RER démarra. Les passagers montèrent. Maurice pouvait enfin partir !

    Théa C. 6e2

 

**

 

     Maurice a très envie mais en même temps appréhende cela. Quitter son bus lui fera beaucoup de peine. Mais conduire une rame de RER B…c’est son rêve. Surtout pour passer la station Denfert Rochereau. Elle est d’enfer celle là !

[le lendemain matin] Maurice n’a pas ou pu dormir de la nuit. Il était trop excité. Il se lève, va prendre ses corn flakes et enfile son costume. Il marche, sûr de lui vers son nouveau lieu de travail. Arrivé là bas, il se sent épié, il regarde partout et voit une dame qui le fixe et la reconnait tout de suite. C’est la femme qu’il a aimée de tout son cœur et c’est la femme qui l’a détruit car quand elle l’a quitté, il avait été triste à un point…

La femme s’avança jusqu’à être à portée pour qu’il l’entende.

« Je suis désolée… je suis partie alors que je t’aimais. C’était sur un coup de tête. J’avais envie d’être libre mais tu me manques. Je t’aime. »

Je te comprends. Je t’ai fait souffrir et tu ne veux pas le revivre. Je pars. Adieu.

Non ! Reste. Je veux te reprendre et revivre le bonheur que j’ai vécu. Et finalement, cela devient une merveilleuse journée et il n’a plus aucune peine pour son bus… !

      Charlise C.

 

**

 

     Enfin un arrêt ! Maurice fatigue ; ses jambes en compotes, ses paupières si lourdes, ses bras en bouillie l’empêchent de conduire plus. Il ne peut plus rien faire, aucun effort. Comme il l’avait prédit, ses paupières se referment doucement et une brusque pensée lui vient à l’esprit :

    « Il est dans une gare de RER et il cherche son chemin avec angoisse. Il n’y a personne pour l’aider, n’y rien à manger sauf une odeur intense de sucreries… » Maurice se réveille brusquement, la sueur dégoulinant sur son visage. Un vieux monsieur barbu le fixe de toute sa hauteur.

Alors, tu t’es endormi, jeune ! Ah heu, mais où suis-je ?

    A l’arrêt du bus, c’était la dernière station et le responsable t’a pris pour un fou, donc il ne voulait pas te toucher (il était aussi plutôt pressé) ! Il m’a appelé et je t’ai posé ici. Sympa le responsable va… ! Ne dis SURTOUT pas ça de mon frère, espèce de bourrique si non je plante juste au milieu de ton cœur, ce vieux (comme moi !) couteau mais bien tranchant (comme moi !).

     Maurice pâlit, il commence à se méfier de cet homme. Il se rappelle soudain qu’il a le RER à prendre et qu’il ferme dans peu de temps.

Au revoir monsieur, je dois vite rentrer, je suis très pressé.

Jeune, reviens, toutes mes excuses si je t’ai effrayé mais reviens.

C’est trop tard, Maurice fonce déjà vers la station du RER, pratiquement sûr qu’il reverra ce type. Arrivé devant la rame du RER B, un gendarme lui hurle aux oreilles :

C’est à cette heure-ci que vous rentrez !

Il est MINUIT garçon !

Quoi ? Mais je finis à 18 heures.

Faut pas trainer ! J’en profite donc pour te contrôler ; donne-moi ton ticket !

Maurice sent le clapet de sa gorge se refermer et ses mains trembloter. Il n’a pas payé, c’est fichu !

Tout d’un coup, le vieux barbu apparait avec le responsable. Une massue à la main, il assomme le policier par derrière et le roule sous un banc. Il regarde Maurice et lui dit :

On dit quoi ?!

Merci infiniment monsieur, vous m’avez sauvé la vie !

Je t’en prie, moi c’est Kasch et mon frère c’est Hush

Que puis-je faire pour vous remercier Kasch ? Vous m’avez sauvé de…

Je veux que tu conduises, à ma place, mon RER pendant une journée.

Quoi ???! Mais c’est IMPOSSIBLE !

Bien sûr que si, jeune Maurice, tu ne sais donc pas échapper à tes ennemis !  

     Kasch lui tend un vieux papier froissé et lui dit :

Je savais qu’il me servirait à quelque chose ! Prends-le avec toi et ne le perds surtout pas, tu en auras uniquement besoin en cas d’urgence. Quand le danger arrivera, projette-le vers le ciel et tu seras sauvé ! Mais ne lâche jamais le volant. A bientôt peut-être !

Dès potron-minet, Maurice se prépare à partir. Il a un uniforme pas très commode, des cheveux raccourcis et de gros gants inconfortables en cuir…

Arrivé devant son siège, multiples manettes face à lui, Maurice regarde les caméras. Il est affreusement stressé de conduire un RER pour la première fois. Il fouille dans sa poche ; le papier est bien là.

Soudain, de nombreuses personnes dévalent l’escalier et entrent dans le RER. Maurice cherche avec effroi la sonnette. Elle est là : une vieille sonnette en bois à ses pieds. Il l’actionne et fait partir le RER oubliant de fermer les portières !

Les passagers hurlent de peur et s’agrippent aux barres. Maurice n’arrive pas à freiner et le train déraille. Il conserve le papier en gardant bien ses mains sur le volant. Le RER s’envole mais Maurice n’arrive pas à apercevoir le chemin qu’il prend.

Il est projeté à terre juste devant un merveilleux aiguillage en or et diamant ! Le RER a disparu.

    Maurice comprend : cet aiguillage a déplacé l’heure pour que personne ne s’aperçoive de son absence, ni de son apparition en poste de conducteur de RER. Cet aiguillage appartient à Kasch ! Il s’élance vers cet aiguillage et une intense odeur de sucrerie (comme dans sa pensée) le fait saliver ! Il ferme les yeux en espérant atterrir dans un endroit qui n’est pas dangereux. Grande surprise !!: Maurice a atterri sur un sol rempli de bonbons ! Pire encore ! : une pièce plutôt sombre éclairée par un lustre en pain d’épice et des murs en chocolat !

Des tableaux en guimauve sont accrochés aux murs par des petits clous en sucre d’orge ! Bizarre cet endroit, pense Maurice, enfin je vais me régaler !

Il attrape une grosse bouchée de bonbons lorsqu’une douce voix lui chatouille l’oreille :

« Maurice, cet endroit est un lieu TRES dangereux, plus tu engloutis ces sucreries, plus tu veux rester ici et peu à peu, tu oublies ta vie, qui tu es… et tu ne penses qu’à ça. Ne touche plus à ça et va-t’en d’ici. »

Maurice a peur, mais lâche les bonbons de sa main et les jette sur le lustre qui s’émiette.

Une autre voix, cette fois rocailleuse, résonne :

« Maurice, cet endroit est fabuleux et je te l’ai offert que pour toi. Cette pièce est aussi merveilleuse que toi ! Profites-en et mange TOUTES les sucreries présentes. D’autres apparaitront au fur et à mesure et tu verras que ta vie sera la plus belle de toutes. »

    Maurice se lève et cherche une issue pour sortir. Elle est là, une grande porte en métal. En l’ouvrant, un ange puis un diable apparaissent. Maurice doit prendre sa décision ; il prend la hache posée à ses pieds et brise en deux le diable qui disparait dans une fumée noire. L’ange lui sourit et le prend par la main. Il l’emporte quelque part. AIE AIE AIE !!!

     Maurice est dans sa chambre. Il a atterri sur le parquet, son petit doigt tout écrasé ! Il regarde par la fenêtre et aperçoit le vieux monsieur. Il lui fait un clin d’œil lorsque sa mère arrive avec son déjeuner ! 

        Alexia C. 6e2

 

**

 

     Il alla voir son patron qui lui dit de se mettre au chômage et de faire une manifestation. Donc il fit de même et le samedi alla la faire. Après la manifestation, le patron leur dit qu’il pourrait aller à la plage deux mois et en même temps être payé 4 000€ toutes les semaines. On veut la plage, on veut la plage, on veut la plage ! Ils dirent en chœur… Youpi !!!!! Alors il alla à la plage pour se reposer. Enfin son rêve se réalisa. Il alla à la plage avec son RER B et quand il arriva au bout de la ligne il dit :

     -Terminus tout le monde descend.

     Il monta dans sa voiture et la gara au parking de la plage. Il se jeta dans la mer. Et se baigna. En tenue de chauffeur de RER. Il se sécha et alla dans un restaurant. Où il rencontra son habitué de tous les jours. Les mois passèrent et ses vacances se finirent. Il regarda une dernière fois la plage et s’en alla pour retrouver son RER et chaque fois qu’il passa à la station LA PLAGE, il se remémora ses vacances superbes. Et tout recommença comme avant.

     Pierre C. 6e3

 

**

 

     « Allez me voir au RER B à Charles de Gaulle 2 TGV, j' y serai le conducteur de ce train on discutera encore de ce film » Ouverture des portes. Bonjour ! Fermeture. Clignotant. Maurice se leva de bon matin, il étudie les touches du RER B et ainsi comment le conduire. Il se rendit à la gare pour sa leçon du RER B et commença à chercher le monsieur. Une fois trouvé, ils montèrent, et Maurice conduisit le train en parlant du film « Le film peut-être arrêt de bus ou catastrophe d'arrêt ».

     Mais il n'avait pas vu que MBappé était monté dans son train, il voulait tellement le rencontrer. Il est tellement triste, il voulait tellement le rencontrer, puis le lendemain, il est revenu toujours triste. Vers l'après midi, il était à la station « La Plaine-Stade de France » quand il a vu M’Bappé à la gare. J'étais super content. Je lui ai dit de venir dans mon wagon et de dire où il allait, il a dit qu'il allait, à Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV. Parce que c'était la coupe du monde en 2022 à Paris, il ma même offert une place pour la coupe du monde 2022.

     Par chance, c'était mon terminus. J'étais super content de moi, on a aussi pris des photos quand MBappé devait partir. En cadeau il m’a donné un maillot de l'équipe de France et derrière, bien sûr, écrit MBappé, j’étais très content, c'était l'un des meilleurs moments au RER B. Et vous avez-vous eu des moments pareils ?

     Félix C. 6e3

**

 

… pour Maurice tellement il avait attendu sa promotion.

     Comme d’habitude, dès potron-minet, il allait à son travail pour conduire pour la première fois, cette fameuse rame de RER B. Il était content d’avoir changé de trajet, de passer d’Antony à la Cité Universitaire en admirant de loin de Notre-Dame-de-Paris. Le trajet était toujours le même, mais un jour, il fit la plus belle rencontre de sa vie. Une belle jeune femme, brune aux yeux marron, attendait, le RER B de 9h15, en direction de Port Royal. Ce fut pour lui, un coup de foudre. Les jours passèrent malheureusement, sans qu’elle ne le remarque une seule fois. C’était son moment préféré de la journée, lorsqu’il entrait dans la gare pour l’apercevoir.

     Il ne connaissait même pas son nom, imaginait tous les jours une histoire différente à son propos, et espérait en secret pouvoir lui parler. Un matin d’hiver qui ressemblait à tous les autres, il entendit un cri sur le quai, un tire-laine essaya de dérober le sac à main d’une vieille dame. Maurice profita de l’arrivée en gare du train, pour tirer le levier de l’alarme. Difficile de ne pas alerter tout le monde, conducteur, comme voyageurs…

     Le faquin s’était engouffré dans la rame avec le sac, essayant de se cacher dans la foule pour ne pas être repéré. La belle inconnue, qui avait observé toute la scène, profita de la panique générale pour lui donner un violent coup sous la ceinture et réussit à lui reprendre l’objet. Tout s’enchaina très vite, Maurice, qui était à côté, devant cet acte de bravoure, attrapa le voleur légèrement étourdi, le ramena au service de sécurité de la RATP, pour que la Police s’occupe de son cas. A son retour, la personne âgée, très émue de ce retournement de situation, discutait gentiment dans le wagon, avec le reste des voyageurs et bien sûr, la jolie demoiselle. Celle-ci s’approcha de Maurice, lui adressa un charmant sourire et se présenta :

-« Enchantée, Evangéline ! » Trop timide, Maurice ne savait pas quoi répondre ; paralysé par sa beauté. Sans un mot, il se dirigea vers la cabine de pilotage. Il comprit qu’à cet instant, une occasion comme celle-ci ne se reproduirait jamais. Sur le quai, l’atmosphère pesante avait disparu. Maurice se retourna brusquement et se dirigea tout droit vers elle et fit connaissance à son tour.

-« Bonjour, je m’appelle Maurice. Puis-je vous proposer de nous revoir ailleurs? » Evangéline, surprise et à la fois satisfaite d’avoir pu être utile, accepta avec joie. Rendez-vous à la sortie « Quai des Expositions » à 19 heures.

      Pour la première fois de sa vie, Maurice était fier d’être sur ce quai, à la bonne heure, au bon moment, comme un simple inconnu et non au volant du RER B, en rêvant de sa douce Evangéline. Grâce à cette aventure, ce fut le commencement d’une belle histoire d’amour, comme il y en a beaucoup, dans la ville la plus romantique au monde, Paris.

     Maxime C. 6e3

 

**

 

     Enfin une nouvelle aventure ! Maurice arriva au hangar le mardi 18 décembre et demanda à un mécanicien où était la rame 306 453. Il était venu une heure plus tôt pour préparer sa cabine. Le petit chauffage est installé, le coussin est posé sur le siège et le réglage du siège est parfait. Maurice démarre à l’heure, impatient et joyeux de découvrir cette nouvelle journée en s’engageant sur les rails.

     Le parcours est beaucoup plus simple qu’avec le bus : pas de feu rouge, presque pas besoin de tourner le volant, juste suivre les rails. Première station, Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Maurice ralentit et entre en gare. Il y a beaucoup plus de voyageurs sur le quai, plus que pour un seul bus ! Les voyageurs montent, Maurice reconnait plusieurs personnes qui venaient régulièrement, dont une dont il n’a jamais su le nom. Mais pourtant Maurice discutait beaucoup avec lui et cette personne lui demandait à chaque fois le nom d’un film, mais Maurice ne se souvenait jamais de ce nom, donc à chaque fois il inventait une excuse pour ne pas lui répondre. Je dois aller voir un ami ou je n’ai pas le temps je dois aller nettoyer mon bus.

    Mais il y a deux problèmes. Premièrement, je ne peux pas discuter avec les voyageurs et deuxièmement  le voyage est tranquille, mais c’est ennuyeux. Les seuls points positifs sont que la vue est stupéfiante, surtout à l’arrêt « Robinson » avec toutes ces couleurs et tous ces passants, c’est magnifique et de plus dans ma petite cabine, je suis tranquille, il ne fait pas trop froid.

     Deux semaines plus tard, Maurice reçoit une lettre lui disant « Cher Maurice Plume du Phénix, vous avez reçu une promotion grâce aux commentaires des voyageurs qui ont tous mis des avis positifs sur le site (https//:commentairespositifs RATP. com) exemple : Votre conduite en douceur fait que je ne ressentais même pas les virages quand vous étiez de conduite. Donc à dater de ce jour, vous commencerez à 9h au lieu de 6h et terminerez à 18h au lieu de 21h, formidable non !!  « Mais vous ne m’avez pas dit où je serai ? » Ah et bien vous serez au guichet d’informations,  comme ça vous pourrez discuter avec les gens. N’est-ce pas ce que vous vouliez la semaine dernière ? Puis d’une voix un peu sèche, sa patronne lui dit : Vous commencez demain 9h !!!

     Matthieu D. 6e3

 

**

 

     Maurice est très triste de quitter son bus mais son nouveau travail pourrait être intéressant. La veille de son premier jour, il pleura le soir dans son bus.

     Le lendemain matin, il commença à conduire son "RER B" et des larmes de tristesse tombèrent de ses yeux parce qu'il était stressé par son nouveau travail. Mais il s'en sortit bien. A la pause du déjeuner, Maurice s'ennuya parce qu'il allait vers les autres, mais personne ne lui adressait la parole, alors il mangea puis repartit seul. A la station Denfert-Rochereau, Maurice croisa une fille très belle, très riche et très gentille qui s'appelait Léna. Et il en tomba immédiatement amoureux. Elle avait fait tomber l'un de ses bracelets. Maurice par galanterie le ramassa, puis lui redonna. Léna le remercia gracieusement. Chaque matin, à 8h31, Léna montait dans le RER de Maurice qui l'amenait à la station Charles de Gaulle Aéroport 1. Et chaque matin, il attendait impatiemment de la voir. Un jour, il découvrit qu'ils habitaient dans le même immeuble ! Il était stupéfait et heureux. Du coup, un soir, il prit son courage à deux mains et l'invita au restaurant et Léna répondit "oui". Ils passèrent une soirée très agréable. Mais à la fin du dîner, alors qu'il s'apprêtait à lui faire sa déclaration d'amour, Léna prit la parole et lui avoua que, dès le lendemain, il ne la reverrait plus parce qu'elle travaillait pour l'Aéroport et qu'elle était obligée de déménager. 

     Alors Maurice et elles se dirent au-revoir. Et chaque jour depuis, Maurice espère qu'elle reviendra et chaque jour, il pense aussi à son bus. 

     Paul-Alexis D 6e3

 

**

 

Une rencontre providentielle

     Demain, Maurice conduira une rame du RER B. Un aiguillage en forme de rêve pour ce fils et petit-fils de cheminots. Lui a choisi la RATP, Paris et sa banlieue. A chacun ses rails, ses voies ferrées. Depuis son plus jeune âge, ce faquin qui ne travaillait pas beaucoup à l'école, savait qu’il finirait dans une rame. Dans cette rame qui le faisait rêver. Dès qu’il a pu passer le concours de conducteur à la RATP, son rêve devint réalité.

     Maurice n'avait rien d'un mirliflore. Plutôt solitaire, spécialiste du modélisme ferroviaire, il aimait construire ses maquettes miniatures ou se plonger dans ses lectures. Devenu agent de la RATP, il lui a fallu faire ses classes au jeune Maurice avant d’avoir le droit de rejoindre l'axe nord-est / sud-ouest, avec ses deux embranchements. Et son million quotidien de passagers. Il se rappelle ce jour exceptionnel, à plus d'un titre. Car ce fut aussi sa première rencontre à distance avec son écrivain favori.

     Dès potron-minet, Maurice arriva à la gare RER. Celle d'Antony. Là commencerait son service; il prenait la suite d'un collègue, un clampin avec qui il n'échangera aucun mot mais seulement des gestes. Il avait le cœur qui battait à 1000 km/h, les mains moites et la boule au ventre. Le stress monta encore quand il s'installa dans la cabine. Dans sa tête, il se répétait: « Maurice, chauffeur du RER B ». Il le démarra et ce geste lui fit pousser des ailes. Premier arrêt : La Croix de Berny ! Les premiers usagers montèrent direction Luxembourg. Dans son rétroviseur, il remarqua alors une personne -louche se dit-il- qui grimpa dans la rame. En réalité, il venait de prendre à son bord, le grand écrivain Daniel Picouly. Il était honteux de ne pas l'avoir tout de suite reconnu et de l'avoir pris pour un tire-laine. Il ne savait pas comment se racheter, lui qui avait lu tout Picouly et en faisait un de ses auteurs fétiches. A la brune, après sa journée et ses kilomètres parcourus, il réfléchit et se dit que c'était peut-être un signe du destin. Qu'il ne devrait pas barguigner, vaincre sa timidité et aller le voir pour lui demander un autographe ou une dédicace dès que l'occasion se présenterait.

     A l'affût désormais, Maurice ne fut pas déçu de voir dès le lendemain l'écrivain monter dans sa rame sur le même quai que la veille. Le romancier devait vouloir rester anonyme, car il portait un chapeau melon, un ciré marron, des lunettes noires et un journal sous le bras. Ce jour-là, il ne se passa rien de plus. Un rendez-vous lointain plus qu'une rencontre. Des semaines plus tard, Maurice qui n'était pas de service et savait à quelle station Daniel Picouly descendait, l'attendit à Sevran Beaudottes.

     Maurice adorait lire. La lecture était pour lui une rencontre, avec un auteur et avec une histoire. En ce jour de repos, il allait enfin parler avec l'homme de romans et bandes dessinées. Il prit son courage à deux mains quand il aperçut la silhouette de l'écrivain. Maladroit, bafouillant, Maurice interpella son auteur. Poliment mais tremblant, il lui demanda : «Bonjour Monsieur Picouly, j’aimerais que vous me dédicaciez ce livre ». Pris au dépourvu, le romancier le rabroua avant de s'adoucir. « Bien sûr » lui répondit-il. « Donnez-moi votre livre et votre adresse, je vous le renverrai dédicacé dans quelques jours »

     L'attente fut longue et Maurice commença à croire que Daniel Picouly l'avait mené en bateau. Il pensa même que l'homme de lettres n'était qu'un tranche-montagne. Alors qu'il n'y croyait plus, le facteur sonna pour remettre en mains propres au salarié du Réseau Express Régional un colis. C'était lui, c'était son livre dédicacé par son idole. Pour le remercier et pour s'excuser d'avoir eu de mauvaises pensées, Maurice lui envoya une lettre et eut l'audace de l'inviter à dîner dans un palace parisien comme il aurait pu le faire avec un proche. Peut-être regardait-il voler les coquecigrues ? S'opiniâtrer avec Daniel Picouly était-ce bien raisonnable ? Il l'avait rencontré, avait obtenu une belle dédicace, mais devrait sûrement se contenter d'attendre la sortie du prochain livre pour le retrouver. Par la lecture. 

     Samuel D. 6e2

**

     Maurice-Daniel Picouly rêve de travailler dans le RER B. Pour assouvir son rêve,  il demanda à sa sœur de l’inscrire à une compétition, le gagnant se voyant offrir un poste pour travailler dans le RER B. Il se renseigne et apprend qu’il y a 501 personnes inscrites à cette compétition de RER. Maurice-Daniel Picouly passe en cinquantième position.

     Les premiers passent, puis les suivants et enfin il est appelé, c’est maintenant à lui de passer. Il est très stressé, il a peur de ne pas être à la hauteur. Il monta dans le RER et commença sa course. Sa sœur lui souhaita bonne chance. Tout au loin il voyait la mer avec ce ciel si bleu et le sable jaune comme du soleil. J’ai beaucoup de chance, dit Maurice-Daniel Picouly. Il part au volant de son RER et deux minutes après, il se rend compte qu’il s’est trompé de chemin. Il trouva alors un raccourci. Il avait le choix, soit de passer à droite avec la jungle, soit passer à gauche par un labyrinthe. Il réfléchit pendant trois secondes. Je vais aller à droite, c’est moins risqué pensa-t-il. Il rencontra alors plein d’animaux. Il y a maintenant un singe et un serpent  dans son RER. Il avait peur, le serpent lui dit : « N’aie pas peur, on est tes amis », puis lui demanda comment ils pouvaient l’aider ? Maurice-Daniel Picouly dit « Je veux arriver le premier à la course de RER B, je veux gagner afin de pouvoir être conducteur de RER. » Le singe lui demanda ce qu’était le RER B. - Laisse tomber, dit Maurice-Daniel Picouly, vous ne pouvez pas comprendre, vous les animaux de la jungle. C’est un moyen de transport qui te permet de te déplacer et de découvrir tous les plus beaux endroits de Paris (Notre Dame, la Tour Eiffel, le Luxembourg…) Tous les animaux de la jungle s’unirent alors pour aider Daniel à retrouver son chemin afin qu’il gagne cette course qui lui tenait tant à cœur. Maurice-Daniel Picouly arriva premier, il était tellement content et fier de son parcours. MERCI LES ANIMAUX, sans vous je n’y serais jamais arrivé. Il se réveilla soudainement, tout ceci n’était qu’un rêve, mais en ouvrant son courrier il apprit qu’il avait été sélectionné et que son rêve était devenu réalité, il sera conducteur de RER.

     Maintenant il passe tous les jours devant la Tour Eiffel avec son RER. Puis tous les jours il pense à son rêve et à ses amis les animaux de la jungle et espère secrètement pouvoir un jour leur rendre visite avec son RER. 

     Louis D. 6e2

 

**

                                  La ligne du RER B

     Le lendemain, j’arrive au métro et je demande ci il y a une rame de métro de libre. Ils me disent tous qu’ils ont déjà donné la dernière place à quelqu’un d’autre. Alors, très mécontent je vais voir le patron. Devinez  …

Il me dit la même chose…

    Une heure plus tard, je retourne dans mon bus à recommencer les mêmes tours avec toutes  les mêmes stations. Puis là, j’arrive à « La plage », j’entends madame Duleau dire à une autre dame : « Dis Vanessa, tu savais que mon frère allait démissionner de son travail au RER B » Et là, je demande : « Excusez-moi madame Duleau, j’ai entendu votre discussion et je voulais me renseigner ce matin mais tous les métros étaient occupés alors je suis reparti. »

    A ces mots, la jeune femme, à côté de madame Duleau, fait une tête fort étrange.

Le soir arrive et madame Duleau m’emmène vers la ligne B du RER. Elle dit : « Bonjour monsieur, Frédéric Duleau aimerait donner sa place de conducteur de métro à ce cher monsieur… Maurice. »

    Le lendemain arrive et je conduis pour la première fois de ma vie un métro.

Tout se passe bien jusqu’au moment où le métro n’avance plus. J’attends très longtemps.

    A un moment donné, deux métros remplis de passagers s’arrêtent derrière moi. Ils descendent et me crièrent dessus. En entendant tout ce bazar, le patron arrive et j’aperçois au loin une personne habillée tout en noir s’enfuir. Alors je cours à sa poursuite, le patron et les deux cheminots me courent après à cause du raffut que j’ai causé.

    Le bandit passe devant « La Plage ». Il s’arrête et prend le bus. J’accélère  pour ne pas rater le bus à mon tour ! Mais le patron et les deux conducteurs ne l’ont pas eu. Un bus arrive au bon moment, le patron et les deux cheminots le prennent.

Pendant ce temps là, je crie dans le bus « Eh oh, vous là… Attendez !!! »

     J’arrive au fond du bus et je lui enlève la capuche, en revanche je suis très surpris car c’est Vanessa, l’amie de madame Duleau ! Elle me dit : « C’est moi qui ai saccagé votre métro, car je voulais que monsieur Duleau reste au volant du métro, mais je regrette et je suis vraiment désolée.

     Nous sortons du bus et nous voyons le patron, on lui explique tout et retournons rapidement aux lignes du métro, car il y a des personnes dans les wagons. Puis le soir, je me dis pour le moment qu’être conducteur de métro demande plus d’efforts que conducteur de bus.

     Victoria D-G. 6e3

 

**

 

     Maurice pense, il pense aller en vacances. Il demande s’il peut prendre des vacances mais la RATP dit qu’il doit encore conduire une quinzaine de RER B avant de pouvoir partir. Le lendemain Maurice se rend à la gare de l’aéroport Charles de Gaule de TGV. Il conduit son premier RER à 5h50 du matin, il se met au volant et il repense à quand il était petit, lorsqu’il n’était pas devant pour conduire mais dans le wagon, en passager.

     Deux heures plus tard, il arrive enfin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Il fit la même chose pendant quatorze jours. Le quinzième jour était le dernier avant ses vacances et là il rencontra le chef de la RATP qui lui dit: “Maurice, il faut que tu conduises le RER B car celui qui devait les conduire est tombé malade et donc tes vacances attendront”. Maurice était obligé de dire oui. Alors Maurice conduit le RER B pendant six jours. Et là arriva le septième jour, son dernier avant ses vacances. Il conduisit comme d’habitude son premier RER, très tôt le matin et son dernier RER qu’il conduisit était vers 22h50 du soir. Il finit sa journée et cria “JE SUIS ENFIN EN VACANCES !” Le chef de la RATP lui dit: “Je te paye pour les trois mois durant lequel tu as très bien travaillé”. Il le payait mille-cinq-cent-cinquante euros par mois donc au total quatre-mille-six-cent-cinquante euros. Maurice rentra chez lui, se posa sur son canapé et regarda les prix pour partir en vacances. Comme il n’a pas de voiture il est obligé de prendre le train ou l’avion. Donc il regarda les prix pour aller en Espagne et il vit que les billets d’avion coûtent deux cents euros et ceux pour le train cent-cinquante euros, mais il se dit que comme il est chauffeur de RER, il va toujours dans des trains, donc il préféra l’avion. Il paya donc pour l’avion et une fois arrivé en Espagne il était complètement perdu, car il ne s’était pas organisé pour trouver un hôtel. Donc il a cherché sur internet les prix d’un appartement qui était à louer à un particulier. Il en vit un qui n’était pas très cher, il le loua. Pour s’y rendre Maurice commanda un taxi et paya vingt-six euros le trajet. Il se rendit à l’appartement sauf que c’était un peu petit. Mais Maurice arriva quand même bien à y vivre. Sauf que lorsque son dernier jour arriva, il repensa à ce qu’il avait pensé hier soir avant de se coucher et il se dit que son objectif était que la prochaine fois qu’il reviendrait en Espagne il sera beaucoup plus organisé, qu’il prendra un hôtel luxueux et qu’il restera plus de jours en Espagne, car il trouve ce pays magnifique.

     Les jours passèrent et Maurice continuait à conduire des RER. Maintenant, il se fait payer le double de son salaire d’avant, car il travaille beaucoup plus. Et ses vacances arrivèrent et il vécut des vacances de rêve.

     Léo D. 6e2

 

**

 

La rencontre

    Premier jour. « Ah » j’ai hâte, je rentre dans ma cabine pour accueillir les premiers voyageurs.Je souris aux gens et ils me sourient en retour, mais une chose m’intrigue. Une personne dans la foule m’inspire un sentiment de bonheur, mais dans ses yeux je ne vois que le malheur.Première station, « Robinson ».

Elle sort de la rame, j’ai envie de la rattraper, mais il y a d’autres passagers.

     Le lendemain. Deuxième jour, je rentre dans ma cabine et je pense à cette fille dont le malheur avait brisé mon cœur. Je la vois au loin rentrer dans la rame. Le RER B démarre et encore la même station pour son départ « Robinson ». Le malheur m’envahit quand elle disparaît dans la foule.

     Le surlendemain. Troisième jour, avant de reprendre mon travail, je la vois dans le petit kiosque en face de l’entrée du RER. Je prends mon courage à deux mains et je vais lui demander la cause de son chagrin.Elle est encore plus belle que de loin. Mon cœur palpite plus fort d’un RER lancé à pleine vitesse. Son parfum est plus doux que la rose en été et son teint plus frais et lumineux que le soleil du mois de juin. Elle me répond d’une voix timide que c’est le plus beau jour de sa vie, car sa mélancolie était due à leur impossible rencontre.

     Dix ans plus tard. J’ai une grande nouvelle à vous annoncer : mon fils se prénomme « Robinson »…

     Eliott D. 6e2

 

**

     Roger et Maurice se retrouvent... Et la brune tombée, Maurice partit se coucher. Ce matin Maurice se sent étrange, pourtant son rêve allait se réaliser, mais il aimait tout de même son bus. Ce mystère, lui aussi, lui donnait envie de rester. Ce mystère était celui de "la plage'', pourquoi ''la plage'' s'appelait-elle ainsi ? Alors qu'il n'y avait pas de plage, qu'il n'y en avait jamais eu et qu'il n'y en aurait jamais. Donc voilà, Maurice était très content de devenir un chauffeur du RER B, mais... avait tout de même un peu d'appréhension.

     Quelques heures plus tard Maurice était prêt, il attendait juste que tout le monde soit rentré dans le RER avant de refermer les portes. Le dernier passager était une personne qui connaissait bien Maurice.

     Maintenant le RER roulait. ''Prochaine station Gif-sur-Yvette'', annonça Maurice. C'était là que descendait la personne que Maurice connaissait, mais dans le RER il était impossible de parler aux voyageurs, car le conducteur est dans une cabine isolée. Maurice aurait aimé dire au moins "bonjour" et "au revoir" aux voyageurs mais c'était ainsi, alors Maurice continuait de conduire tranquillement.

     A la fin de la journée, Maurice se dit que dans le bus on s'ennuyait moins, on entendait les conversations et les gens nous parlaient.

     C'est en rentrant chez lui que Maurice reconnut encore la personne habituée du bus, monsieur Roger Lemant :

"-Bonjour Roger comment vas-tu? dit Maurice.

-Ha, bonjour Maurice je vais très bien et toi ?

 -Bien mais la journée était bien triste. Je t'invite à diner pour tout te raconter."

     Maurice et Roger discutent, pendant tout le repas, de leur travail et de la routine. Maurice lui raconte son nouveau travail qu'il n'aime pas trop et Roger réussit un peu à le consoler.

     Le lendemain, Roger était là, comme tous les jours. Il prenait le train sur le RER B et entrait dans la cabine avec Maurice et ils discutèrent. Désormais, ils feraient comme ça. Et c'est ainsi, que chaque jour Maurice disait "bonjour" et "au revoir" au moins une fois. Son premier jour avait été difficile et Maurice avait un peu peur, mais maintenant il trouvait ça mieux que son ancien bus et avait complètement oublié le mystère de la plage.

    Andréa G. 6e 2

 

**

 

     C’est le grand jour, j’ai enfin réalisé un de mes rêves : conduire un train, être le maitre à bord et emmener des milliers de voyageurs de l’Aéroport Charles de Gaulle à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Je les emmène vers leur destination, soucieux de leur sécurité. Certains lisent, d’autres écoutent de la musique ou même parviennent à faire un petit somme malgré l’agitation tout autour. Ce changement, c’est pour moi aussi la possibilité de gagner un meilleur salaire et de réaliser peut-être un jour mon autre rêve… »

     Les semaines passent, les jours s’écoulent, Maurice commence à s’ennuyer, à se sentir seul. Il comprend que dans le RER il n’a aucun contact avec personne, personne ne le regarde, personne ne fait attention à lui, ne lui dit quoique ce soit, et il arrive à la conclusion qu’il était plus heureux dans son bon vieux bus. En fait les rencontres qu’il pouvait y faire lui manquent et cela le rend nostalgique. Mardi, le réveil sonne depuis plusieurs minutes, il a du mal à sortir des bras de Morphée. « Saperlipopette, je suis en retard, vite acheter sur la route un pain au chocolat, un croissant et courir dans les couloirs pour prendre mon tour et plonger dans la nuit des tunnels du RER. Mais j’entends la voix d’une jeune femme m’interpeller ». «  Monsieur aidez-moi, j’ai un peu faim, accepteriez-vous de partager votre petit déjeuner » ? « Oui, bien sûr, tenez ». Il la regarde à peine, en retard il court et parvient à arriver à l’heure. Pendant sa journée, il pense à cette jeune femme, seule dans cet endroit froid, sinistre, obligée de mendier. Il comprend qu’il ne l’a même pas regardée alors que c’est la seule personne de la journée qui lui a adressé la parole. Le lendemain elle est toujours là. Il lui apporte de quoi manger et lui laisse un peu d’argent. Son visage s’éclaire, elle a un sourie radieux qui l’accompagnera toute la journée. Le week-end arrive, un peu de repos bien mérité pendant deux jours. Lundi, la routine qui reprend. Il se surprend à penser à la jeune femme. Sera-t-elle encore là ? Par précaution il emporte un petit casse-croute. De loin il la voit : debout, vêtue d’une robe fleurie, les cheveux un peu en bataille mais au milieu de visage, il remarque pour la première fois ses grands yeux bleus. Leur regards se croisent, il barguigne, prend son courage à deux mains et ose lui demander : quel est votre plus grand rêve ? Elle hésite, baisse la tête, se redresse « Avoir quelqu’un à qui parler ». Sans hésiter, il décide d’enfreindre la loi et l’emmène dans sa cabine pour passer la journée à ses côtés et l’écouter ».

     La journée passe à grand vitesse, à la brune, Ils sortent ensemble boire un café et elle lui demande : « Quel est votre plus grand rêve ? ». Il sourit : «  Aller à la plage, voir la mer » et attendri il ajoute « Etre accompagnée d’une belle inconnue aux yeux bleus pour partager cette aventure avec moi ».

       Angèle G, Classe 6e 3

 

**

 

      Maurice fait son dernier arrêt quand un drôle de monsieur entre dans le bus et reste debout alors que presque tous les sièges sont libres. « Bizarre » se dit-il, mais il fait comme si de rien n'était. Ça y est, voilà le terminus. L'homme étrange, lui, reste là sans bouger. Si Maurice ne l’avait pas vu monter dans son véhicule, il croirait sans aucun doute qu'il serait mort. Maurice va le voir pour l'avertir qu'il est arrivé mais l'homme disparaît mystérieusement. Le chauffeur du bus doit se pincer mais il doit se rendre à l'évidence : l'homme a bel et bien disparu.

     Le lendemain, Maurice prend pour la première fois les commandes d'un train du RER B. Au premier arrêt, il voit le même homme que dans le bus. Il agit exactement de la même manière que la dernière fois et disparait mystérieusement de nouveau. Maurice est sur le point de s'évanouir, mais il réussit à rester debout, l'homme bizarre refaisant le même manège tous les jours.

     Maurice décida un jour de le coincer : il plaça un fil à l'endroit où l'homme venait habituellement. A « Stade de France, la Courneuve », l'homme entra et se tint là où Maurice avait placé le fil qui reliait la cabine de pilotage et l'homme. Comme d'habitude, il resta debout et disparut. Au même moment, Maurice s'accrocha au fil et disparut avec lui.

     Malheureusement, une rame sans chauffeur, c'est très dangereux mais par miracle quelqu'un réussit à freiner la rame. De son côté Maurice, arriva dans un immeuble mais tout étourdi. Après s'être remis de sa course folle, il entendit des voix et s'approcha d'une porte. Il entendit une faible voix dire : « Ne t'inquiète pas, il est très gentil ».

- Mais papa, dit une autre voix féminine, je ne l'ai jamais rencontré !

- Ce n'est pas un problème, tu veux le voir ? - Oui mais, comment s'appelle-t-il ? - Maurice ! - C'est joli. Maurice ! là notre héros se sentit concerné. Maurice entra et vit une femme (mais saperlipopette qu'elle était belle) assise sur un fauteuil rouge et or. Elle contemplait Maurice. De l'autre côté de la salle, il y avait le voyageur qui disparaissait. Maurice eut tout de suite le coup de foudre pour la jolie femme. -Bonjour Monsieur Maurice, dit-elle après s'être levé, je suis ravie de vous rencontrer.  -Moi aussi madame… - Appelez-moi Daphné, mais s'il vous plaît ne m'appelez pas Madame. -Eh bien bonjour Daphné mais appelez-moi Maurice.

Ainsi eut lieu la rencontre du couple Martin.

       Louis G. 6e3

 

**

 

     Maurice  pense au futur, il pense aller en vacances mais la RATP dit qu’il doit encore conduire une quinzaine de RER B avant de pouvoir partir en vacances. Le lendemain Maurice se rend à la station « aéroport-Charles-De-Gaulle. Il conduit son premier RER à 5h40 du matin, il se met au volant du train et il repense quand il était petit et qu’il était juste derrière la cabine du conducteur. 

     2 h plus tard il arriva à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Il faisait ça pendant six jours. Le 7e jour était le dernier avant ses vacances, et là il rencontra l’habituel. Il lui dit :( Je ne te voyais plus au bus donc j’ai pris le RER ce matin. Maurice lui ne dit plus un mot jusqu’à que l’habitué soit assis. Il retourna dans sa cabine de conducteur et fit son trajet. À 19 h était le dernier trajet de Maurice, il était impatient mais malheureusement pour lui son train a 5 minutes de retard. À 20 h43 il pouvait enfin rentrer chez lui. Il était enfin en vacances après toutes ces semaines sans arrêt. Pour rentrer chez lui, il prit la ligne 7, puis la ligne 8. Mais sur la ligne 8 il y avait un problème, le train ne marchait pas avant 30 minutes. Les minutes paraissaient interminables. Au bout de trente minutes, le train arriva enfin. Il descendit à Saint-Denis et dès qu’il arriva chez lui, il fit sa valise et partit manger. Le lendemain il partit à l’aéroport à 9h du matin et prit l’avion. 

    Arrivé à  Nice, il n’en revenait pas. Maurice vit la MER !

     Olivier G. 6e3

 

**

     Le lendemain, dès potron-minet, Maurice rentra dans le RER B et prit pour la première fois place dans la cabine du conducteur. Il passa plusieurs stations : Le Guichet, Lozère.

     D’un seul coup, des femmes qui étaient dans la rame du RER crièrent : « Saperlipopette, saperlipopette ! Arrêtez-vous ». Maurice qui ne comprenait pas, s’arrêta à la station suivante et sortit. Il vit quatre femmes qui ressemblaient à des gourgandines et qui bizarrement portaient des caracos. Ces femmes lui crièrent dessus en lui expliquant qu’il avait raté leur station. Il croyait qu’il allait se faire lyncher mais il a été obligé de leur payer un taxi pour qu’elles rentrent chez elles. Quelle curieuse rencontre de si bon matin.

     Puis il se dépêcha de revenir mais trop tard une foule de gens criait déjà, en lui lançant des goguenardises tout en lui demandant de courir pour reprendre les commandes du RER B. Et il a continué sa journée normalement. En fait, non ! Maurice fit une bien curieuse deuxième rencontre : à 17 h le RER B s’est fait attaquer par un tire-laine qui a coupé des fils électriques ce qui a mis son RER en panne. Et Maurice a dû arrêter son travail pendant trois jours. Déçu par cette première journée, il voulut faire grève mais son ami qui est aussi conducteur de RER B lui a dit d’essayer une dernière fois.

    Alors, trois jours plus tard, il reprit les commandes de son RER mais en oubliant de vérifier si les fils électriques étaient correctement réparés. Et pas de chance, le RER est retombé en panne entre deux stations : Parc des Expositions et Aéroport Charles de Gaulle, mais cette fois pas à cause du tranche-montagne d’il y a trois jours, mais à cause d’une mauvaise réparation. Cette station, Aéroport fit rêver Maurice quelques instants qui se vit devenir pilote du Concorde qu’il emmènerait vite et loin de ses ennuis. Mais très vite il dut revenir à la réalité, car les passagers commençaient à s’énerver encore contre lui et il dut appeler en urgence le dépanneur qui ressemblait à un ruffian. Et voilà, encore une fois une curieuse rencontre qui était encore un problème. Cette fois, il n’a pas hésité et il a fait grève pendant quinze jours avec une vingtaine d’employés qui étaient comme lui.

     Quinze jours plus tard, il reprit son travail et tout revint comme avant toutes ces rencontres. C’est-à-dire plus aucun problème dans ses trajets comme quand il était chauffeur de bus. Finalement, cette aventure a commencé difficilement mais s’est bien finie et Maurice est aujourd’hui toujours heureux de conduire ce RER et rêve parfois à des destinations improbables.

     Grégoire H. 6e2

 

**

 

     Il était fou de joie à l’idée de piloter ce RER B, un bolide à ce qu’on en dit ! C’est le grand jour ! Ça y est ! Mais c’est compliqué mais Maurice y arrive, il y arrive même très bien. Au final, on dirait qu’il a fait cela toute sa vie, un vrai pilote de RER. Il est tout fier, il arrive à la première station " Saint-Rémy-lès-Chevreuse ". Il est tout excité, son premier jour est une expérience pour lui de rêve, c’est super de voyager de station en station, c’est merveilleux pour lui.

     A la station " Gif-sur-Yvette ", il voit monter un homme seul qui a l’air très triste, il a l’air de regarder voler les coquecigrues, il le voit s’assoir et prendre un journal. Que se passait-il dans la tête de ce monsieur au regard si triste...? Maurice ne le sut jamais. A la station " Fontenay aux Roses " monta une très belle dame brune avec des cheveux longs, Maurice la trouvait tellement jolie et à la station suivante monta un monsieur très élégant. Ces deux personnes ne se virent pas tout de suite, mais quand leurs regards se croisèrent Maurice assista à leur coup de foudre, ils étaient devenus tout rouges et s’observaient en souriant.

     Le monsieur se mit à discuter avec la dame aux beaux yeux verts. Ils discutèrent tout le long du voyage en oubliant tout autour d’eux. Ils descendirent ensemble après 14 stations. Le monsieur allait sûrement l’inviter au restaurant. Maurice se dit qu’il était chanceux de pouvoir voir ce genre de rencontre entre des personnes ! Et chaque jour des potron-minet, il reprenait le contrôle de son RER B avec le sourire, car il aimait son métier, il aimait sa vie.

     Sacha J. 6e3

 

**

 

     Le lendemain, Maurice est prêt à conduire une rame du RER B. Il s’imagine découvrir les nouvelles stations comme : Charles de Gaulle, Fontaine Michalon…  Mais il y a grève du RER B ;  il aura donc le temps de trouver la raison pour laquelle la station de bus s’appelle «La plage».

     Il se dit que s’il demande  à quelqu'un, il fera une nouvelle rencontre. Il aperçoit un vieux monsieur, assis à une terrasse de café et l’entend raconter l’histoire des stations de bus aux personnes qui l’entourent. Maurice s’approche de  lui et demande : «Excusez-moi, est-ce que vous savez pourquoi une station de bus s’appelle «La plage». -Je savais peut-être mais j’ai oublié».

     Maurice est content car le monsieur a  une idée de la réponse même s‘il l’a oubliée. Maurice lui propose de faire la recherche ensemble. Ils vont à la bibliothèque chercher des livres anciens sur Paris. Ils trouvent des livres sur l’histoire des stations de bus de Paris. Mais aucun n’évoque celle de «La plage». Les deux amis décident de se rendre à l’arrêt pour voir s’il existe un panneau expliquant ce nom étrange. Mais aucun indice.

     Maurice est désespéré. Il demande à nouveau au vieil homme mais sa mémoire ne revient pas. Maurice se dit qu’il y avait une plage ou autre chose en rapport avec la mer. Et soudain son nouvel ami pousse un petit cri et dit : «Je me souviens !». Alors c’est quoi ? -Un maire voulait mettre une station ici, car il y avait trop d’écart entre la station d’avant et celle d’après. Donc le maire fit construire cette station qui portait le nom de sa boutique préférée : «La plage».

     Maurice est heureux d’avoir enfin une réponse et les deux amis fêtent leur découverte dans un restaurant dont les fruits de mer sont la spécialité. Maurice rentre chez lui, ravi de sa nouvelle rencontre et de sa journée. Il a hâte de revoir son cher ami.

     Paul J. 6e 3

 

**

 

     Le lendemain, Maurice part en direction du RER B pour rencontrer son nouveau directeur. Il est détendu. La première journée commence à la station Notre Dame, puis continue vers Châtelet-les-Halles, Paris Gare du Nord, la Plaine, de France etc. Tout se passe bien pour le moment, mais se retrouver dans tous ces tunnels n’était pas simple.

     Alors, le lendemain, il ramena un petit GPS pour savoir où il était, cela était beaucoup plus simple pour lui. Cependant il trouvait triste de ne jamais pouvoir parler à quelqu'un. Il se lassait de voir toujours les mêmes paysages, il y avait du noir à l'infini, du sombre partout. Cela dura longtemps, mais vint un jour où tout changea. Il était dans son wagon de RER quand soudain, à un virage, le wagon se renversa. Cela lui parut durer dix minutes, mais non cela n'avait duré qu'une demi seconde. Les blessés furent emmenés à l’hôpital et il en faisait partie. Il fut mis dans un lit d’hôpital et on lui conseilla de s'endormir, car le lendemain il devait subir plusieurs opérations, il s’endormit assez rapidement et le lendemain le soleil le réveilla de bonne heure. Au début il ne comprenait pas ce qu'il faisait là, puis il se souvint de son accident, les infirmiers étaient gentils avec lui, et parmi eux se trouvait une vieille connaissance de l'époque où il était au collège. Un certain Baptiste. Ce fut une vraie surprise pour tous les deux, mais ils n'avaient pas le temps de parler : l'un devait travailler et l'autre avait des rendez-vous prévus. Ils décidèrent donc de se retrouver à la cafeteria vers midi.

     Quand, saperlipopette, il s’est souvenu qu'il devait aller chercher un colis pour sa sœur. Il l'appela, lui raconta sa mésaventure et tout rentra dans l'ordre. A midi, il descendit, à la cafeteria, pour retrouver son ami. Ils discutèrent longtemps. Et cette rencontre continua de vivre et de les rendre joyeux.

     Julie J-B 6e3

 

**

 

     La fin de la journée est proche et Maurice arrête son bus au terminus. La seule personne encore dans le  bus n'est autre qu'un habitué qui lui adresse un vague sourire avant de disparaître. Le lendemain Maurice est au taquet, une chose en tête monter d'un grade avant la fin de la journée.

     Maurice a toujours rêvé de prouver au monde entier qu'il n'était pas un simple chauffeur routier. Villepinte, Parc des Expositions, aujourd'hui Maurice n'arrête pas. Je ne sais même pas si je peux considérer son déjeuner comme une pause tellement il a mangé vite. La journée au cours de l'après midi avait pris une tournure assez étrange quand son supérieur avait reproché à Maurice de prendre son rôle trop au sérieux et de lui voler la vedette. À partir de là, Maurice conduisit plus lentement, prit des pauses déjeuner plus longues et petit à petit, il commença à haïr son boulot. Le job qu'il avait tant convoité pendant toutes ces années. Il haïssait toutes ces stations où les gens hurlaient et maudissaient le conducteur qui ne les avait pas attendus. Maurice rentrait chaque soir chez lui : abattu, triste et dégoûté. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il regrettait son ancien travail, il discutait de tout et de n'importe quoi avec n'importe quel passager même si Maurice ne le connaissait pas.

     Toute une année se passa comme ça, à chaque fois qu'il se sentait prêt à démissionner, il se dégonflait comme un pneu crevé. Mais il se promit de tout faire pour que cela change !

     Mila L- S 6e2

 

**

 

     C’est bon, Maurice est arrivé à la gare du RER B. Un long voyage l’attend, il s’assoit sur son siège, respire un grand coup et c’est bon, une nouvelle carrière commence. En avant toute ! Peut-être que Maurice va découvrir une station étrange comme la station « La Plage ». Mais non, la première station qu’il dessert est… « Saint-Michel-Notre-Dame ». Maurice se demande si les personnes qui ont inventé ce nom voulaient faire un record de traits d’union ! Maurice appuie sur un bouton et les portes s’ouvrent toutes en même temps.

     Des passagers montent. C’est le matin il vont sûrement au travail. Maurice continue de rouler de station en station jusqu’au terminus. Tout le monde descend. Il ne reste plus qu’à garer le train dans l’entrepôt et Maurice aura fini sa journée. Maurice descend du train pour rentrer chez lui. Il s’aperçoit alors qu’il reste un monsieur dans le RER assis tout seul à attendre. Maurice remonte dans le train, ouvre les portes et entre dans le wagon où se trouve le monsieur.

-Bonjour monsieur, que faites-vous ? Le terminus a été desservi depuis longtemps vous ne devriez pas être ici.

-Mais non vous ne vous êtes pas arrêté à la dernière station !
-Si monsieur, vous vous êtes sûrement endormi, ça arrive à tout le monde. Je vais vous ramener sur le quai. -Merci beaucoup. Maurice ramène le monsieur et ils commencent à discuter. -Je m’appelle Maurice et vous ? -Moi c’est Jean. Je retournais chez moi et j’ai loupé le terminus. Vous avez raison je me suis endormi, cela m’arrive souvent et je ne m’en rends pas compte. Vous habitez loin d’ici ? -Oui assez, je rentre souvent en taxi. -Voulez-vous venir chez moi boire un café ? Je vous invite pour vous remercier. -Avec plaisir.

     Dans la maison de Jean, tout est bien rangé et tout est propre. Maurice et Jean décident de s’assoir sur le canapé. Jean va chercher le café. Il est chaud, sucré comme il le faut, Maurice adore ça. Jean et Maurice continuent de parler sans voir le temps passer. Il commence à se faire tard et Maurice débute très tôt le travail demain matin. Tout à coup, il s’en rend compte et il doit rentrer.
-Je suis vraiment content d’avoir fait votre connaissance, mais il se fait tard et je dois rentrer. On pourrait se revoir une prochaine fois pour continuer de parler ensemble.
-Avec plaisir, à une prochaine fois, au revoir.

     La première journée de travail de Maurice s’est bien passée.

     Héloïse L-B 6e3

 

**

 

    A l'avant de sa rame de RER, dans la cabine du machiniste, Maurice découvre la ligne du RER B. Il y a tellement de manettes, boutons, manivelles, leviers de réglages, qu'il ne sait pas par où commencer. Maurice a beaucoup de choses à faire, car c'est bien plus dur qu'un bus. Mais il est motivé et très impatient de commencer son nouveau travail.

     Il appuie sur un bouton, les lumières du cadran s'allument, une série de bips retentit, et le train se met à vibrer. Il part du garage pour la première station. Une personne monte dans son RER, et à son grand étonnement, elle lui rappelle quelqu'un. Mais, oui, c'est son habitué, celui qui descendait toujours à la même station de bus sur son ancienne ligne.

    Aujourd'hui, il monte à la gare RER de Courcelles-sur-Yvette, une gare étonnante car toute en carrelage bleu. L'habitué et Maurice se reconnurent et se saluèrent. L'homme arriva jusqu'à la cabine, monta et parla à Maurice jusqu'au bout de la ligne. Le voyage passa très vite. Son habitué descendit au terminus et disparut dans la foule. A la fin de la journée, Maurice déposa enfin son RER au garage de la ligne B. Il espérait bien revoir son habitué quotidiennement. Maurice était content de la journée qu'il venait de passer. Vivement demain, se dit-il…

    Léandre Le B 6e3

 

**

 

     Aujourd’hui, c’était son dernier jour de travail après dix ans de conduite sur la ligne de bus n° 38. Mais ce soir, dès son retour à la maison, Maurice, allongé dans son canapé, était triste, car il se rendit compte qu’il ne reverrait plus jamais ses passagers, ceux avec qui il rigolait souvent et avait donc créé un lien.

     Il repensa à tous ces matins où Ginette lui apportait un croissant au beurre, à Gérard qui lui servait le café et à Hubert qui lui faisait une blague pour bien commencer la journée. Mais Maurice se dit que tous ces bons moments étaient finis, plus de croissant, plus de café et plus de blagues.

     Un sentiment bizarre le traversa, il était en même temps très excité à l’idée de commencer demain son nouveau parcours. Dès potron-minet, Maurice partit prendre son service à la RATP, ligne RER B. Il monta dans la cabine de contrôle, son parcours aujourd’hui débutait à la station de Sceaux et finissait à celle du Bourget. Il n’en revenait pas ; son rêve devenait enfin réalité. Il démarra le moteur ; ça y est, c’était parti pour un nouveau parcours. Mais il eut un pincement au cœur quand il arriva à la station Saint-Michel-Notre-Dame. C’était là que montait dans son bus Ginette, mais ce matin il n’aurait pas son croissant au beurre.

     C’est alors qu’en regardant dans son rétroviseur avant d’assurer la fermeture des portes qu’il l’aperçut, non il les aperçut sur le quai. Saperlipopette, il vit Ginette, avec un croissant au beurre ; Gérard et son café puis Hubert qui répétait sans cesse sa blague pour ne pas l’oublier, vu ses 75 ans. Alors, il ouvrit la porte de sa cabine pour aller à leur rencontre…

     Théo Le C. 6e2

 

*

 

     Le lendemain, Maurice conduit une rame du RER B. Il débute à la station Aéroport Paris Charles De Gaulle 2 TGV. Deux heures après, il est déjà arrivé au terminus Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

     Il s’apprête à repartir, quand il entend une voix dans son oreillette. C’est celle du président de la SNCF. « Ton train s’arrêtera à la station aéroport Paris CDG 1 et un autre conducteur reprendra ton train. Tu descendras à Paris CDG 1, puis tu prendras un avion direction Toulouse, car ils ont besoin d‘un chauffeur. » Maurice sourit et dit « Super, je vais prendre un avion de la compagnie Air France et conduire un train de Toulouse. » Il descendit du train, sortit de la station du RER et arriva à l’aéroport.

    Il regarda l’écran des départs et observa que son avion ne décollait que dans quatre heures. Il en profita pour aller chercher ses bagages chez lui. Plus tard, au moment de monter dans l’avion, il reconnut le pilote : un copain du collège.

Saperlipopette ! Gus ! Gus Marcus !, s’exclama-t-il.

     Comment vas-tu, Maurice ?  Bien !, répondit Maurice. Que fais-tu comme métier ?, demanda Gus à Maurice. Je conduis des bus et des trains de la SNCF et de la RATP. Et toi, tu conduis des avions, je suppose.  Oui, c’est exact ! Si tu as besoin de quelque chose dans l’avion, dis-le-nous et tu l’auras !  Où habites-tu ? Paris et toi ? Pareil, nous allons pouvoir nous revoir rapidement alors ! Excellente idée !, ajouta Gus »

     Maurice monta dans l’avion et soupira. Quelle chance qu’il ait été appelé pour remplacer ce conducteur de Toulouse, sinon il n’aurait pas revu Gus. Il pensa que ce soir il serait à l’hôtel, puis dans le Train à Grande Vitesse de la Société Nationale des Chemins de Fer. Décidément, il aimait son métier…

    Arthur M. 6e3

 

**

 

     Pourquoi ? Mais pourquoi donc avoir appelé cette station « La Plage », si la seule chose qu’on y voit, chaque fois qu’on y passe, c’est du béton gris à perte de vue ? Chaque jour, Maurice espérait voir la mer, alors qu’il n’y a pas le moindre petit grain de sable  dans les environs ! Bon, ça ne vaut pas le coup de s’énerver pour ça...

     Maurice prend la carte du RER B que son futur chef vient de lui faire parvenir, la veille de son changement d’affectation. Ah, le RER B ! C’est là que Maurice sera enfermé à partir de demain. Et oui, Maurice quitte son poste de conducteur de bus pour un poste de conducteur du RER B.

     Il relit la carte comme s’il devait l’apprendre par cœur ! Tiens, il y a une station, en plein milieu, qui s’appelle « Port Royal ». C’est rigolo, ça ! Attendez... « PORT ROYAL » ! Mais c’est génial ! Qui dit « port » dit « fleuve », qui dit « fleuve » dit... « MER » ! Maurice est aux anges ! Il va enfin, grâce au RER B, pouvoir voir la mer.

Et c’est ainsi que Maurice repart, tout heureux, sans se douter que, comme avant, il vivra chaque jour dans la déception de ne pas voir ce qu’il attend.

     Margaux M. 6e2

 

**

 

     « Un aiguillage de rêve », quand je pense que je vais passer de la Plage à la Plaine, dit Maurice à l’un des habitués. J’espère cette fois encore qu’il y aura une plaine à la place d’un vieil arrêt, minable poussiéreux, surpeuplé, mais avec de la verdure, une étendue sur laquelle on peut voir jusqu’à la mer ou la plage, car j’aimerais bien en voir l’une des deux, c’est mon rêve le plus fou. 

    -Mais c’est impossible monsieur, à quel endroit voulez-vous trouver assez de verdure dans Paris, il nous faudrait un miracle ou être en banlieue. Quand je pense que cette ville est tombée bien bas, avec toute cette saleté, la pollution et le manque de services publics qui se dégradent, sans vouloir vous offenser. -Non, cela ne me dérange pas, répond Maurice. »

     Maurice continua son trajet sans piper un mot de plus, car il pense qu’il n’aurait pas dû en parler.

     Hugo M. 6e2

                   

**

 

La rencontre de Maurice avec un drôle d’homme

     Aujourd’hui, Maurice conduit pour la première fois le RER B. Au fil des jours, il regarde des personnes qui montent dans son RER. Régulièrement, il observe un homme très bizarre, coiffé d’un chapeau vert. Cet homme monte tous les matins, à la station « Charles de Gaulle 1 aéroport ». Un jour, ce drôle de monsieur vient voir Maurice, et lui dit d’une voix rigolote : « Je m’appelle Tétiki, ami de Penou ».  « Arrêtez de raconter vos carabistouilles », s’exclame Maurice, « Tétiki n’existe que dans les livres !». Tétiki énervé monte à bord du RER B et Maurice reprend les commandes. Cela dure comme ça pendant un mois. Un matin, Tétiki est en colère : « Saperlipopette, s’écrie-t-il, vous ne me croyez toujours pas ! ». De retour chez lui, Maurice a une drôle de pensée : il rêve que Tétiki l’a suivi. Le lendemain matin, Maurice lui raconte son rêve. « Mon pauvre, lui dit Tétiki. Vous avez encore regardé voler les coquecigrues ! ». « Ah ! vous rigolez et bien dansez maintenant », s’énerve Maurice.

     A force de se voir, ils s’entendent de mieux en mieux, mais Maurice ne veut toujours pas croire son ami. Un jour, après leur travail, Tétiki demande à Maurice de le suivre. Maurice accepte sans comprendre. Trois heures plus tard, après un délicieux diner au restaurant, Tétiki montre à Maurice sa nouvelle maison.

     Le lendemain, un peu fatigué, Tétiki accompagne Maurice dans un monde bizarre. Il y a des panneaux d’indications indiquant le genre du livre (livres pour bébés, roman, bd...). Quelle tête a fait Maurice* quand son ami lui a dit qu’il se trouvait dans le monde de la littérature. Maurice a donc fini par croire son ami, et est resté le reste de sa vie parmi des auteurs célèbres. Il y a fait un drôle de métier : conducteur de livre.

     Les enfants, quoi qu’il arrive continuez à croire en la magie des histoires et faites travailler votre imagination en lisant des livres, peu importe les livres.

*= ☹ ☹ (drôle de tête de Maurice) Et voilà, la fabuleuse histoire de Maurice et de son ami Tétiki.

      Louise P. 6e3

 

**

 

     Le lendemain, comme prévu, Maurice demande à conduire le RER B. En effet, Maurice veut apprendre à conduire ce train qu'il connait depuis son plus jeune âge. Mais pour cela, il lui faut obtenir son permis. Tous les jours, dès potron-minet,  il s'entraine avec un jeune homme de vingt-et-un ans  prénommé Marc.

     Ils commencent d'abord par effectuer un aller-retour entre Paris et  Antony. Maurice  acquiert plein de compétences et à présent, il n'est plus un grimaud !  Après un mois d'entrainement acharné, il obtient enfin son permis. Pour son premier voyage en tant que conducteur officiel, il est stressé mais en même temps très excité. Cette fois, il va effectuer le trajet entre Antony et Saint-Rémy-lès-Chevreuse.  Son ami Marc le félicite et lui souhaite  bonne chance. Maurice le remercie puis monte dans le train. Un sentiment de fierté l'envahit lorsqu'il se retrouve seul face au tableau de commandes. Le train se met à avancer de plus en plus vite.

     Maurice n'a jamais été aussi joyeux ! C'est bon, le trajet se déroule correctement et Maurice en a des frissons. Les passagers semblent confortablement installés. Enfin arrivé à Saint-Rémy les-Chevreuse, Maurice est épuisé mais il est l'homme le plus heureux du monde.

     Côme P. 6e 2

 

**

 

     Quand Maurice a commencé à travailler pour la R.A.T.P., il rêvait de conduire le R.E.R. B car quand Maurice était enfant il le prenait toujours (il prenait ce R.E.R. à la station Châtelet-les-Halles). Dans ce R.E.R. il y avait un chauffeur du nom de Jean-Claude. Il était toujours triste sauf quand il y avait Maurice. Maurice se demandait souvent pourquoi il était si triste. Il se faisait appeler « J.C. » (par ses amis) ; il aimait ce surnom, car c’était les mêmes initiales que Jésus Christ.

     Aujourd’hui Maurice se prépare pour sa première conduite du R.E.R B. Il arrive au garage des R.E.R. Monte dans sa motrice. Démarre. S’arrête à la première station. Des gens montent. Il continue. Croise un autre R.E.R. qui va dans l’autre sens. Quelques stations plus loin, il redémarre. Voit les phares d’un autre R.E.R. Il allait un peu vite à son goût et là, d’un coup on entend un grand « boum ». Les deux wagons avant étaient tous les deux défoncés. Et les deux conducteurs avant étaient tous les deux évanouis ou MORTS !!! Maurice fit un rêve ou eut plutôt une vision.

     Maurice dans sa vision rencontra J.C. qui lui dit : « Maurice ! Ça va ? ». Maurice lui répondit que ça allait et qu’il conduisait le R.E.R. B Soudain l’expression de J.C. s’attrista et il lui dit alors : « Mon cher Momo, (le surnom de Maurice) sache que si pendant les dernières années j’étais triste c’est parce que je rêvais de conduire un taxi ». « Un taxi, mais pourquoi ? » lui coupa Maurice. « Parce qu’à l’époque je voulais rencontrer des gens pour parler etc. et peut-être même rencontrer la femme de ma vie », lui répondit J.C. « Et j’aimerais aussi que tu deviennes chauffeur de taxi ». « D’accord, bah je pense que je vais quitter mon emploi pour devenir chauffeur de taxi comme tu le voulais, comme ça j’espère que tu seras fier de moi », lui répondit Momo.

    Soudain Momo se réveilla dans une voiture ! Il y avait une personne assise à côté de lui qui lui demanda si ça allait : il répondit que oui mais il avait assez mal au crâne. Une fois arrivée à l’hôpital, on lui fit faire une radio sur tout le corps. Puis on l’emmena dans une chambre et on lui expliqua qu’il n’avait rien à part quelques égratignures et le fait qu’il se soit pris un coup sur la tête.

     Le lendemain Momo était sorti de l’hôpital et allait donner à son patron sa démission. Le lendemain il était dans son taxi. Il attendait à la Gare du Nord comme beaucoup d’autres taxis et là, vint son tour. Une jeune fille de son âge entra dans le taxi et lui dit « 112 rue de Larmol » puis ils se regardèrent et eurent tous les deux un coup de foudre l’un pour l’autre. Puis ils se marièrent et eurent… qu’un seul enfant du nom de Joseph (choisi par la mère) Claude (choisi par le père pour qu’il ait les initiales de Jean-Claude). A chaque fois que Momo parlait de sa femme, il disait que c’était LA RENCONTRE.                                                                                                                                                                                

    Clément P. 6e3

 

**

 

     […] Demain, Maurice conduira une rame du RER B. Il se couche tôt et s’endort rapidement. Le lendemain matin, nous sommes le 10 janvier, Maurice se lève de bonne heure et de bonne humeur pour se rendre à son point de rendez-vous où il doit rejoindre son manager qui s’appelle « Thomas ».

     Il se situe à « Saint-Rémy-lès-Chevreuse ». C’est une des premières stations du RER. Maurice part en sérénité et en simplicité. Puis, quand il sort de chez lui, Maurice prend son plan de bus pour se repérer. Une fois qu’il est arrivé à « Saint-Rémy-lès-Chevreuse »il rencontre pour la première fois son manager. Et lui explique ce qu’il devra faire, quand sont ces pauses, etc.

- « Tu commenceras ton travail dans une heure et tu as ce temps-là pour apprendre tous les boutons et autres… », dit Thomas.

     Maurice fait tout ce qu’il lui dit. Une heure s’est écoulée, son manager revient lui dire qu’il va conduire la rame du RER B. Puis Maurice se retrouva devant le tableau de bord, il perdit tous ses moyens. Il ne savait plus quoi faire, quoi penser.

    Maurice se dit que conduire une rame du RER B n’est pas fait pour lui, mais pour une autre personne. Puis il reprit confiance en lui, se rappela des boutons, des manettes, etc. et reprit toutes les commandes ; continua la ligne. Arrivé à la station « Sceaux » où Maurice vit une femme ravissante de l’autre côté du quai ; la femme était habillée d’une façon très élégante, était brune et aux yeux verts, plutôt mince. Maurice ne pouvait pas ne pas la regarder.

     Cinq jours plus tard à « aéroport-Charles-de-Gaulle 1 aéroport-Charles-de-Gaulle TGV », la fille qui s’appelait « Louisa » qu’il avait vue auparavant à la station de « sceaux » est là, mais cette fois du côté où Maurice passe. Tout content et fier de parler avec elle et elle lui donna son numéro de téléphone.

    Vu que Maurice discute et rediscute avec Louisa et qu’ils apprenaient à se connaître, le RER ne pouvait pas avancer, car il parlait avec elle. Maurice a été surpris des réactions des passagers qui étaient pressés. Maurice se remit au travail tout en contemplant la beauté intérieure de Louisa. Puis arriva l’heure de sa pause. Maurice ne peut se passer de parler à Louisa. Vingt minutes se sont écoulées, dans quarante minutes Maurice reprend son travail.

     Et pendant ce temps-là, il fait un temps glacial et Maurice attrape froid. Le lendemain matin, il décide de consulter un nouveau médecin avant d’aller au travail et d’être en forme pour son nouveau travail. Il a rendez-vous à 8 heures du matin, arrive un peu en avance et s’assoit en salle d’attente. Quand la porte s’ouvre, il découvre le médecin, qui est… Louisa ! Il est ravi. Après la consultation, ils ont décidé de rester amis. Les jours suivants, ils se sont régulièrement croisés dans le RER B.

     Chloé S. 6e3

 

**

 

     Le jour suivant, quand Maurice se réveilla, il se dit que pour la première fois il conduirait une rame de RER. C’était un grand jour pour Maurice, il se réveilla à 7 h 00, car il avait rendez-vous à 7 h 45 pour sa première journée en tant que conducteur. Quand il arriva le patron lui dit  alors prêt pour ta première journée. Tu vas faire ce terminus de la station « Saint-Rémy-lès-Chevreuse à Charles de Gaulle 2 TGV ».

     Il entra dans la cabine du conducteur et il dit aux passagers de monter, il allait partir. Il commença par fermer les portes. Il s’arrêta à toutes les stations. Son premier jour fut terminé, il rentra chez lui. Le deuxième jour fut un beau jour car Maurice conduisit très bien et son patron lui donna une augmentation, il passa de 1 800 euros à 3 600 euros. Il s’arrêta à la station « Stade de France », puis beaucoup de gens montèrent dans le train. Souvent les gens prenaient la ligne B du RER pour aller travailler. Mais cette fois-ci les gens étaient moins nombreux. La journée fut longue pour Maurice. Le lendemain matin, c’était le 3e jour, Maurice alla au travail beaucoup de gens était la pour prendre le RER, dans le train de Maurice. Ainsi il fit une journée comme les autres, mais avec beaucoup de gens. Le patron était fier de lui, il lui dit vous êtes un homme gentil qui ne râle jamais. Maurice n'alla pas jusqu’au terminus, il était fatigué, il avait mal au ventre et il rentra chez lui.

     Quand il arriva chez lui, il but un verre de coca, mais il alla chez son médecin. Il lui confirma qu'il était malade qu’il devrait rester au lit pendant 4 ou 5 jours. Le 8e jour il dit à son patron qu’il n’était plus malade et il allait venir au travail aujourd’hui. Maurice alla au travail comme nous samedi il travailla juste la matinée. Le jour suivant on était dimanche, il ne travailla pas c’était le 9e jour Maurice se reposa devant la télé. Le 10e jour on était lundi Maurice alla travailler comme chaque jour mais dans 5 jours c’était les vacances. Il était excité, car il avait pris deux semaines de vacances, ça allait lui faire du bien car ça faisait deux mois qu’il travaillait sans prendre de vacances les cinq jours sont passés et Maurice a pris ses vacances.

     Raphaël S. 6e2

 

**

 

     Pour explorer cette fameuse “plage”... et le lendemain, dès potron-minet, je commence à regarder le plan des stations et je vois “la plage”. Je regarde plus attentivement mais ce n’était pas “la plage” mais bien “Laplace”. Saperlipopette! Bon, ce n’est pas grave, la prochaine fois je sortirai pour aller à la plage ! Puis, je vois mon employé qui me dit: « Es-tu prêt à conduire le RER ?”.
-”Oh oui, je suis prêt”.
- “Bon, alors vas-y”
Je file dans mon RER et j’appuie sur le champignon. Je vais à 60 km/h, j’appuie un petit peu plus et je vais à 70 km/h.

     Je dois ralentir mais j’ai oublié où était le frein mais tout devant mon RER, il y avait un petit garçon, mais il s’arrête immobile. Je crie très fort “Décale toi vite petit!”, mais il ne m’a pas entendu. C’est vrai, je m’en souviens, il faut juste lâcher l’accélérateur ! Ouf, il m’a vu juste au dernier moment. Je décélère pour qu’il n’ait pas peur et tout d’un coup, le RER s’est arrêté à moins d’un mètre du garçonnet. Enfin, sur la ligne, mes premiers passagers montent, je ferme les portes, quand soudain un enfant a coincé son doigt dans la porte. Ce n’est pas vraiment ma journée, bon je ne vais pas laisser le petit avec son doigt coincé dans la porte quand même ! Alors j’annonce au micro “ Que la personne qui s’est coincé le doigt ne bouge pas”. J’appuie sur le bouton d’ouverture des portes du RER... sa maman est tellement contente que son fils se soit libéré de la porte qu’elle lui fait un gros bisou.


     Le lendemain, tout recommence, c’était tellement étrange, mais le lendemain était redevenu normal : pas d’embouteillages, pas de blessés, pas de retard, pas de crises, pas de bruit, aucune personne ? Je regarde mon agenda et je réalise que c’est un jour férié ! Enfin un jour de repos ! Puis, après, les jours sont devenus meilleurs au fil du temps. Et trente ans plus tard, j’arrête de travailler, car j’ai soixante-dix ans et je découvre une station faite spécialement pour moi : elle s’appelle “la plage”.

     Antoine S. 6e3

 

**

 

     Le bus de Maurice disparut. Il fut tout content et il se retrouva à conduire le RER B. D’un coup sec, l’aiguillage se cassa, Maurice paniqua et tourna à droite. Ce tournant alla au Luxembourg. A l’arrière du train, une personne âgée se cachait avec son journal et des lunettes noires.

     Maurice se rapprocha et dit : « C’est bien vous, Daniel Picouly ? ». Le monsieur répondit : « Non ». Eh oui Maurice avait reconnu son idole. Une fois arrivé au Luxembourg, Maurice pardonna aux personnes qui étaient dans le train car le train devait arriver à 16 heures et il est arrivé à 18 heures. Maurice avait repéré M. Picouly. Maurice décida de le traquer. Le jour du retour, Maurice tenta sa chance et se précipita sur lui et lui demanda tout de suite un autographe. Daniel accepta et décida d’écrire un roman sur Maurice.

    Daniel a fait écrire un roman à Maurice pour lui apprendre son métier. Quelques mois plus tard, ce roman fut édité et Maurice fut connu dans le monde entier. Mais Maurice n’avait pas oublié son plaisir d’être à la R.A.T.P. Il devait choisir entre écrivain et la R.A.T.P. Car Daniel ne le voyait plus beaucoup à cause de la R.A.T.P. Il décida de rester avec Daniel, car il avait trouvé un vrai ami.

    Vincent T. 6e2

 

**

 

     Nous sommes lundi, Maurice pense à demain. Il va conduire un RER pour la première fois. Quelle chance !, se dit-il. Le soir, 21h30, il a fini son périple et rentre au terminus des bus. Le lendemain, dès potron-minet, Maurice arrive à la station CHARLES DE GAULLE pour enfin réaliser son rêve : conduire le RER B. Au bout de quelques minutes, il trouve déjà cela beaucoup plus facile que le bus, beaucoup plus amusant, car il n’y a pas d’embouteillage et tous les coups de klaxons qui font mal à la tête au quotidien. 

    « Quelle vitesse, saperlipopette, la journée passe trop vite ! », dit-il à son successeur par la radio en le prévenant de son arrivée imminente au terminus. Il en est déjà à l’avant-dernière station !

     Le soir en rentrant du travail, Maurice croise le regard d’une belle fille sur le trottoir. Il la regarde tellement longtemps qu’il en attrape le tournis. Je crois que j’ai un coup de foudre pour cette jolie demoiselle, murmure-t-il dans sa tête. Le lendemain à la brune, il décide de lui parler s’il la recroise. Mais quand il fut devant elle, il se trouva incapable de sortir un mot, car il était beaucoup trop timide et impressionné par sa beauté ! Déçu de lui, il réfléchit et décida qu’arrivé à son appartement, il lui écrirait une magnifique lettre qu’il déposerait discrètement dans son sac lorsqu’il la recroiserait.

      Dès le lendemain matin, il réussit à mettre à exécution son plan sans le moindre problème ! Il est content de lui et remercie le Seigneur par une belle prière dans son cœur. Le soir venu, en rentrant chez lui, il vit la belle demoiselle devant sa porte. « Bonjour, j’ai bien reçu votre très jolie lettre », lui dit-elle. Moi aussi je vous trouve beau et vous avais remarqué dès notre premier échange de regards. « Merci », lui dit-il. Je m’appelle Marie et je suis également extrêmement timide comme vous ! Je n’ai moi non plus pas réussi à vous adresser la parole, lorsque vous m’avez accostée hier.

     Maurice prend une grande inspiration et, en allant chercher toutes ses forces, se présente et lui propose un rendez-vous au restaurant en fin de semaine. Marie accepta avec grand plaisir. Ce fut leur premier d’une grande série…

     Timothée T. 6e3

 

**

 

Châtelet-Les Halles

    Je me présente, Hermione. Mon endroit préféré est : « Place du Châtelet ». Aujourd’hui j’ai 29 ans et je vais vous raconter ce que j’ai fait quand j’étais petite.

     Quand j’avais 5 ans, j’étais à Bordeaux. J’allais tous les jours à l’école, quant à mon père, lui il n’aimait pas son travail, du coup il a décidé de travailler à Paris. Donc on a déménagé pour aller à Paris. Le lendemain, mon papa, ma maman et moi avons pris la voiture pour aller à Paris. Ça  nous a pris une heure pour arriver à Paris. Nous sommes arrivés, et nous sommes allés garer la voiture. Nous avons pris le RER B et sommes descendus à la station « Châtelet-Les-Halles ». J’avais deux valises pleines. J’ai appris que tous les trains se croisent dans cette station, c’est pour cela qu’il y a toujours beaucoup de monde. Il y a de nombreux magasins notamment de vêtements, de livres, de journaux…

    En sortant de la station, il y a de grands escaliers qui mènent à un grand parc. Dans ce parc, il y a un petit jardin pour enfants. Ce qui m’a amusé, c’est que ce jardin est réservé aux enfants et que les parents n’ont pas le droit d’y entrer. Je n’y suis pas allée, car nous n’avions pas assez de temps. Nous sommes enfin arrivés à l’appartement que papa avait loué et j’ai demandé à maman :

- Maman, dès que nous aurons le temps, j’aimerais aller jouer au jardin d’enfants.

- Oui bien sûr ma petite, mais d’abord il faut installer ta belle et grande chambre.

- Ok m’mam.

     C’est ainsi que quelques jours plus tard, j’ai commencé à découvrir Paris, la ville où j’ai grandi.

     Sara T. 6e 3

 

**

 

   Ce rêve sera catastrophique, Maurice veut rester dans son bus, il veut trouver la plage ! Une personne l’interpelle, c’est une jeune femme aux yeux bleus, aux longs cheveux blonds. Saperlipopette, qu’est-ce qu’elle est belle avec son long manteau couleur océan, pense Maurice. Ils entament la conversation, elle s’appelle Emilie, elle a oublié son sac à main, elle n’a pas d’argent.

      Maurice lui offre un ticket de ses propres deniers. Il est ébaudi, subjugué : c’est le coup de foudre. Elle lui raconte qu’elle est infirmière, qu’elle travaillait cette nuit et, quand elle est partie ce matin, elle a oublié ses affaires. Lorsqu’elle s’en est aperçue, elle était déjà loin et n’avait pas le courage d’y retourner.

- Mais où travaillez-vous ? baragouina doucement Maurice.

- Je suis infirmière à l’Hôpital Cochin, je m’y rends habituellement en RER B, et je descends à Port Royal.

     Là, Maurice se sent revivre. Le rêve horrible se transforme en un futur merveilleux ; il va pouvoir rencontrer chaque jour sa bien-aimée dans cette station. Plus tard, il proposera à Emilie de voyager ensemble sur cette ligne de RER jusqu’à Charles de Gaulle Aéroport et s’envoler loin vers les plages paradisiaques de Tahiti.

     Valentin V. 6e 3

 

**

 

     ...Maurice est très content, il est fou de joie ! Il va enfin réaliser son rêve ! Le lendemain, le voilà assis sur son siège, bien confortablement. Le signal sonore se met en route et c'est parti pour une nouvelle aventure !! Maurice est enchanté de conduire son train, il en rêvait déjà enfant. Lorsqu'il arrive en gare, il voit un petit garçon qui lui fait signe. Il ouvre alors sa porte et va le retrouver.

     Le petit garçon lui dit :  "Emmène-moi ! Je suis perdu ! Mes parents sont montés dans le train précédent !" Maurice l'emmena donc avec lui jusqu'à la prochaine station "les Baconnets". Pendant le trajet, Maurice lui demanda le numéro de téléphone de ses parents pour les prévenir d'attendre leur fils aux Baconnets. Pour distraire le petit garçon, Maurice lui proposa de l'aider à conduire le train. Le petit garçon retrouva le sourire.

    Une fois à la station "les Baconnets", Maurice s'excusa, au micro, auprès de ses passagers, il devait les faire patienter quelques instants. Il leur expliqua que c'était une affaire sérieuse, importante et urgente. Au bout du quai, le petit garçon aperçut ses parents et cria : "Papa ! Maman ! Quand je serai grand, je serai conducteur du RER B !!"

     Maurice partit tout fier de lui et poursuivit son rêve : conducteur du RER B !

     Lucille X., 6e2

 

**

 

     Après son long périple au bord de son bus, Maurice rentra chez lui la tête pleine de rêve. La nuit fut longue pour lui, car demain une nouvelle journée pleine d’interrogations se dessine. 5h30 le réveil retentit, il se prépare afin de commencer son service à 6h30 en gare de Saint-Rémy-lès-Chevreuse direction Roissy-Charles de Gaulle. Maurice est conducteur du célèbre RER B.

     Et voici Maurice à bord de son train, seul dans sa cabine, il ne pouvait parler à personne, juste regarder les gares défilées et son flot de passagers qui montent et descendent. Il y avait dans son train, beaucoup de passagers qui montaient avec des bagages pour se rendre à l’aéroport. Maurice se demandait à chaque fois dans quelle destination ces gens pouvaient partir ?

     Au soleil ? Dans les îles lointaines ? En Afrique ? En Amérique ? Aux sports d’hiver ? Pour travailler dans un autre pays ? Maurice se mettait à la place de chaque passager avec toujours ces interrogations.

     Bientôt le terminus, le train va se vider en laissant chaque passager rejoindre sa destination. Après plusieurs allers et retours, Maurice rentre chez lui après une journée bien remplie, pour retrouver sa famille et sûrement raconter sa journée. Demain sera une autre journée pour lui, jusqu’au jour où ça sera son tour de partir dans la destination qu’il aura choisie avec sa famille.

     Ruben Z. 6e3.

 **

C'était les récits des 6e du collège Sainte-E en nouvelles du RER B

   Récits en Devoir Maison, pour une participation au concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, la première ouverte aux jeunes de moins de dix-huit ans. Il s’agissait de prolonger un paragraphe rédigé par le romancier Daniel Picouly, de raconter une rencontre, d’y intégrer le nom d’une station du RER B, de construire une histoire entre 1000 et 6000 signes.

     Et comme si toutes ces consignes ne suffisaient pas, j’ai demandé à mes collégiens d’ajouter un des « 100 mots à sauver » défendus par Bernard Pivot, comme « goguenardise » ou « saperlipopette ! » !

    Les textes, captivants, entraînants, pittoresques, imaginatifs et/ou réalistes, composés comme l’écrit un de nos jeunes auteurs « avec entrain », sont présentés ici la plupart du temps sur trois paragraphes. Ils ont été l’objet de corrections et de relectures, cependant, s’il restait ici ou là une erreur, les lecteurs sont invités à nous signaler ce problème de retard sur la ligne, euh d’orthographe…

     M. Dyrek en janvier 2019.

**

 


06 mars 2019

Le Printemps des Poètes continue d'arriver avec des Dialogues sur la Beauté ! Récompenses : des commentaires de femmes poètes !

 LE PRINTEMPS DES POETES... CONTINUE D'ARRIVER !

 

PREMIERS RETOURS APRES L'ECRITURE DE PLUS DE 100 POEMES ECRITS PAR DES 5e

DANS NOTRE ECOLE S-E A PARIS AVEC DES DIALOGUES SUR LA BEAUTE

AVEC ESSAIS DE SORTIR DE LA COMPETITION SEULE

POUR PASSER A D'AUTRES FORMES DE MOTIVATION POUR L'ECRITURE !

 

0) DES DIALOGUES EN VERS… CONCERNANT LA BEAUTÉ !

1) COMMENTAIRES GÉNÉRAUX DES FEMMES POÈTES

 *

2) Les poèmes ayant reçu trois commentaires ! (3 textes) à venir

3) Les poèmes ayant reçu deux commentaires ! (11 textes) à venir

4) Les poèmes ayant reçu leur commentaire (17 textes) à venir

5) Les poèmes attendant votre commentaire ! (15 textes) à venir

6) Poèmes-dons en-dehors de la sélection (2 textes) à venir

**

 

DES DIALOGUES EN VERS… CONCERNANT LA BEAUTÉ !

 

Des dialogues en vers… de jeunes collégiens

Concernant la beauté, hommage et création !

 

PRINTEMPS DES POÈTES jeudi 20 décembre 2018

SAINTE-E POUR LES CLASSES DE 5e

  

      Des élèves de 5e d’un collège parisien du XVe arrondissement près du pont Mirabeau rendent un hommage à René de Obaldia, dramaturge, romancier et poète avec notamment son recueil Innocentines - un célèbre poème s’intitule « Le plus beau vers de la langue française ». Cet auteur facétieux écrivit jadis ou naguère un roman intitulé Le Centenaire et vient justement d’avoir cent ans !

     Il s’agissait pour eux - plus de cent élèves réunis en un temps imparti de cinquante-cinq minutes - de composer un Dialogue en vers concernant la Beauté, thème national du Printemps des Poètes, avec un choix de personnages (ou expressions) qui suivent, s’adressant la parole : La Beauté des apparences, la Beauté poétique, La Beauté du monde, La Beauté de la Nature, La Beauté intérieure, La Beauté du Jour, La Beauté éphémère, La Beauté qui dure, La Beauté spéciale, La Beauté du Cosmos...,

 

     RÉSERVOIR VERBAL en vocabulaire de la poésie et du recueil de René de Obaldia, publié il y a un demi-siècle, pour vous inspirer, vous pouvez emprunter quelques mots ou expressions :  Le genre de la poésie, l’inspiration, les muses inspiratrices, le cheval Pégase représentant cette inspiration, le travail poétique, le travail sur les vers, les traditions de la poésie, l’innovation poétique, une strophe (groupe de vers organisé), le rythme, l’harmonie des vers, la beauté des mots, la surprise d’un poème, une trouvaille poétique, le mètre des vers (octosyllabes, vers de 8 syllabes, les alexandrins, vers de 12 syllabes, les vers hétérométriques, des vers dont le mètre varie, des vers pairs ou impairs), des vers libres (une liberté dans la construction et sans obligation d’un mètre ou de rimes), des vers rimés, des vers à rimes suivies (ou plates), croisées (ou alternées), embrassées, des images poétiques, le choc des mots, la force des mots, les mots en ricochets, les rebonds des mots, la forme du poème (sonnet, fable, épopée, haïku, ode, ballade...), poésie et chanson, poésie et prose, le message du poème, mystère du poème…

     et Admirez comme, Les ailes, arc-en-ciel, aventures secrètes, chez moi, le ciel gamin, la clairière, le destin, en éclats, emmène-moi, fièvre, l’heure divine, le jasmin, le plus beau vers, où sont passés, passions, le secret, tam-tam et balafon,  torrents, un trésor, voyelles et consonnes…

 

       Quarante-six poèmes ont été sélectionnés et envoyés à des femmes poètes, Mesdames Nicole Barrière, Evelyne Charasse, Colette Fournier, Aumane Placide,  « femmes puissantes », comme dirait la romancière Marie NDiaye, (qui commença par Quant au riche avenir…), expression entendue ici, en plus de leur réception littéraire, au sens de leur créativité et création poétique et de leur regard aigu sur le langage et sur la vie, quatre poètes invitées à commenter uniquement les poèmes qui leur plairaient. La récompense d’une nouvelle sorte est pour les élèves de recevoir un commentaire positif d’une poète d’aujourd’hui, ils ont conscience que c’est très valorisant et que c’est un beau cadeau.

     X, Y et Z élèves de trois classes mitoyennes, ont reçu chacun trois commentaires sur quatre possibles et sont de fait nos lauréats.

(Remise des prix prévue en mai au CDI de notre école !)

    Ah si arriver à trouver sa singularité d’expression, sa propre parole poétique, le plaisir de jouer avec les mots, l’exigence non rabattue de définir en vérité les mots et les choses, à entrer dans un dialogue constituaient le but de ce concours d’écriture, qui tente année après année, de sortir des sentiers battus de la seule compétition. Se battre avec soi, avec le langage et avec le réel plutôt que contre les autres, parvenir à sa singularité comme à la solidarité, un chemin de rencontre avec la poésie.

    Laurent DESVOUX-D’YREK, poète, professeur et potier des mots.

**

LE PRINTEMPS DES POÈTES ARRIVE AU SEUIL DE L’HIVER !

    

PRINTEMPS DES POÈTES jeudi 20 décembre 2018

SAINTE-E POUR LES CLASSES DE 5e

 

     Hommage au poète et dramaturge de cent ans René de Obaldia ! Concours Printemps des Poètes, thème général : la Beauté. Sujet précisé le 20.

InnocentinesObaldia photo LD

      Le concours du Printemps des Poètes de Sainte-E aura lieu lors du Devoir Sur Table de français du 20 décembre avec un poème à écrire selon un sujet, entre 15 et 19 vers, chaque vers entre 5 et 13 syllabes.

     La remise des prix devrait avoir lieu au printemps (en mai !) et mettra en avant les poèmes présentant des qualités remarquables.

      Les poèmes remarqués par le jury seront intégrés dans un livre publié au printemps 2019, de poèmes de collégiens de Sainte-E depuis l’an 2001, De l’Ardeur poétique… à l’opus de Beauté, lors de l’animation nationale « Le Printemps des poètes ».

     D’ici à l’écriture du texte du concours – la participation est obligatoire et il y aura une note d’expression écrite au 2e trimestre -, on peut écrire des poèmes et en lire, notamment dans le manuel de français ou dans les recueils d’Obaldia ou des poètes morts en 1918 comme Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand, alors que venait de naître notre René.

     Sélection de poèmes sera envoyée pendant les vacances de fin d’année au Jury : des poètes femmes, mettant en avant les poèmes présentant des qualités remarquables. Des nouvelles du concours seront communiquées par étapes sur « Le Blog de Monsieur Dyrek ».

     M. Dyrek, organisateur des concours printaniers à Sainte-E.

     Texte d’ensemble y624 dans le grand Paris en mars 2019.

 **

0) COMMENTAIRES GÉNÉRAUX DES FEMMES POÈTES

     Bonjour Laurent Bien reçu, je viens d'y travailler, pour le moment j'ai retenu dix-sept poèmes et mis quelques annotations en bleu au bas de chacun, j'ai retiré ceux qui me paraissaient peu inspirés (mais on ne peut pas avoir que des poètes dans une classe !), de belles découvertes dans les autres (pour moi) et un vrai enthousiasme pour la connaissance. Je t'envoie cette sélection, tu me diras s'il faut encore retirer. Bon dimanche.

     Nicole BARRIERE 

**

      Bonjour Laurent, tu trouveras ci-dessous ce que m'ont inspiré tous ces textes remarquables (en espérant que cela te plaise !).

     J'ai tout d'abord été agréablement surprise par l'imagination fertile et poétique des élèves. Le vocabulaire employé est riche, même si certains mots sont imposés.

     Chacun des textes a une belle qualité et il fut difficile de choisir. J'en ai sélectionné  sept :

    Le poème de la beauté  de Samuel 5e1, Beauté de la beauté  d'Andrea 5e1, La beauté de Cyrielle 5e2, Le ciel bleu de Paul 5e2, La beauté de Constance 5e2, La beauté sous toutes ses formes de Mathilde 5e2, La beauté du cosmos de Léa 5e3.

     Pour conclure, je dirais que les élèves ont tous saisi la part fugace et aléatoire de la beauté. Réalistes et sensibles, ils ont clairement ressenti que la beauté met en joie. Ces petits textes simples et humbles sont pleins de cette poésie de cour d'école vivante et souriante.

     Je ne sais pas si c'est que tu voulais, si j'ai bien exprimé ce que j'ai ressenti, si j'ai bien ressenti aussi... Bref, j'espère que cela te plaira.

     Très belle année à toi. Très belle soirée. Amicalement,

     Evelyne CHARASSE, dite Bleue la Renarde en poésie.

**

     Eternel débat, la beauté hante depuis des siècles romans et poésies, sans jamais montrer un visage uniforme. Ce qui semblait au départ universel interroge chacun de nous au plus intime et fait écho à des sensations très désorganisées. Au travers des poèmes de ces jeunes auteurs, ce long fil d’interrogations muettes serpente et surprend à la fois par une forme de convenance et des images inattendues. Difficile exercice en effet que de libérer sa parole tout en s’astreignant à un cadre défini. Mais nos jeunes auteurs s’en sortent avec la souplesse de leur imagination et l’ardeur de leur bon vouloir.

     Colette FOURNIER

**

    « Salut à toi ! Ce 5 décembre 2019......Bon, j'arrive au bout ! bon courage à toi pour la suite... J'ai relu et fait un choix de quinze poèmes en tenant compte de la cohérence des textes, du style, des idées, des images, de l'originalité des développements et de leurs aboutissements, car certains poèmes m'ont paru hors sujet ou simples répétitions d'expressions entendues, mais "mal digérées". Quelques-uns ont fait de sérieux efforts de rédaction et d'approfondissement des idées en essayant de construire un poème. 

      Voici la liste des enfants dont j'ai retenu le poème : Clotilde  B. 5e1, Emilie B. 5e1, Oriane  C.P. 5e1, Isaure S.5e1, Bérénice B. 5e2, Félix P. 5e2, Mathilde R. 5e, Charlotte T. 5E2, Alexandre A. 5e3, Vittoria  C. 5e3, Floriane  C. 5e3, Léa  J. 5e3, Romain M.5e3, Blanca R-L 5e3, Emmanuelle S. 5e3

    J'espère que cette liste des noms te facilitera le travail et que mes remarques te seront utiles. Je souhaite que ces premiers jours de l'année se passent au mieux pour toi et que la reprise des cours ne soit pas trop lourde. Avec toute mon amitié.

    Aumane PLACIDE

 

**

LES DIALOGUES DE LA BEAUTÉ ET DE BEAUTÉS

 

46 poèmes sélectionnés des 5e

composés le jeudi 20 décembre 2018,

suivis des commentaires des 4 femmes poètes,

Mesdames N. Barrière, E. Charasse, C. Fournier, A. Placide

avec indications de leurs initiales

     Les poèmes ayant reçu trois commentaires ! (3 textes)

    Poèmes communiqués ultérieurement ! Infos à suivre...

27 janvier 2019

Palmarès complet La Coupe des Mondes sur Mars Journée Portes Ouvertes Sainte-E sur Terre avec photos L3D

« 2069 LA COUPE DES MONDES SUR MARS »

 

Podium établi par M. Chéraqui

   Or 1ère Margaux M. 6e2 (SUPER COUPE DES MONDES, bd, livre de poésie, diplôme)

   Argent 2e ex-aequo Héloïse L-B de 6e3  et Louis-Nicolas de 6e2 (bd, livre de poésie, diplôme)

   Bronze 3e ex-aequo Lucille X. de 6e2 et Eliott D. de 6e2 (bd, livre de poésie, diplôme)

CoupedesMondesMargauxVisageinvis19

EcritoVisagescachesphLD19

      Prix de basalte 4e ex æquo : Emma B 6e3, Juliette B 6e3, Alexia C-D 6e2, Mila L-S 6e2. Maëlys R. 6e1, Hugo M. 6e2, Auguste C. 6e2 (livre, diplôme)

     « Les basaltes martiens sont riches en fer, ce qui explique la couleur rougeâtre des roches martiennes, ce n’est pas pour rien que Mars est appelée la planète rouge. »

     Autres élèves finalistes : Angèle G 6e3, Théo L-C, 6e2, Solène B, 6e1, Samuel D., 6e2, Charlotte B., 6e3, Paloma C-O, 6e1, Lucille B., 6e3, Clémence B-T., 6e2, Lauriane B., 6e3, Aurore K. 6e2. (diplôme)

     Autres élèves qualifiés : Tugdual A., 6e3, Emilie B., 6e2, Théa C., 6e2, Sophie P., 6e1, Louise P., 6e3, Roch D., 6e1, Clément P. 6e3, Inès 6e3, Victoria D-G, 6e3, Louis G. 6e3, Andréa G., 6e2, Esther G., Zoé H. 6e1, Arthur M., 6e3, Chloé S., 6e3, Valentin V. 6e3 (marque-page folié artisanal).

 

**

     Les 3 récits coups de cœur de Madame Bénech,

Professeure de Sciences de la Vie et de la Terre… et des planètes :

     Emilie B. 6e2, Tugdual A. 6e3 et Emma B. 6e3

    Des fiches illustrées concernant les plantes de France leur sont offertes.

**

   Les 2 récits coups de cœur de Monsieur Poznanski,

Professeur de Physique :

      Emma B. 6e3et Eliott D. 6e2

Un livre a été offert à chacun.

**

TablerougeEcritophLD19

EcritoRidoBleuLDph19

panoRidoFenetrephLD19

PannodeloinMondrianphLDPanneaux, écriteaux, rideaux, photos LDDD55 en janvier 2019.

**
Panneaux de la JPO avec des panneaux sur le climat avec les 6e de Mme Vincent en Histoire-Géographie et des panneaux sur l'héraldique et l'art des blasons sous la conduite de Madame Colas, professeure de français en collège. Photos LDD55 en janvier 2019.

ClimatPanoMainphLD19

BlasonsPanneauxPhLD

**

 Photo ci-après par Laurent 3D55 du livre de Franck Balandier Apo,

consacré à Guillaume Apollinaire et publié en 2018 au Castor Astral. Dans le couloir des Humanités à la JPO, un panneau illustré sur les 100 ans d'Apollinaire a été préparé par Madame Pillot, la bibliothécaire du 112 des livres.

Ty530Jours

**

25 janvier 2019

La Coupe des Mondes sur Mars remise sur Terre ce samedi 26 janvier 2019 à 9h45 ! Concours récits inter 6e, palmarès, JPO !

« 2069 LA COUPE DES MONDES SUR MARS »

 

     Podium établi par M. Chéraqui

 

    Or 1ère (SUPER COUPE, bd, livre de poésie, diplôme)

    Argent 2e  ex-aequo (bd, livre de poésie, diplôme)

    Bronze 3e ex-aequo (bd, livre de poésie, diplôme)

      Prix de basalte 4e sept ex æquo : (livre, diplôme)

     « Les basaltes martiens sont riches en fer, ce qui explique la couleur rougeâtre des roches martiennes, ce n’est pas pour rien que Mars est appelée la planète rouge. »

     Autres élèves finalistes : 10 élèves (diplôme)

     Autres élèves qualifiés : 16 élèves cités (marque-page folié signé).

**

     Jury, Yves Chéraqui, écrivain, animateur d’ateliers d’écriture

     Michel Tognini, spationaute, enverra après sa mission en Antarctique son commentaire.

     Conception et organisateur du concours, M. Dyrek,

professeur de français à Sainte E

     Sélection des récits : les professeurs de français de 6e.

     3 Coups de cœur de Madame Bénech, professeure des Sciences

de la Vie et de la Terre… et des planètes

**

JOURNÉE PORTES OUVERTES SAINTE-É

REMISE DES PRIX DES 6e GYMNASE DU BAS
PRÈS DU MUR D’ESCALADE 9h45

    puis montée des Ecriteaux bifaces de la JPO :

« Un poème terrestre et un récit martien » vers la 1ère L !

JPO S-E : SAMEDI 26 JANVIER 2019.

**

     Tout ou presque sur la 1ère « Coupe des Mondes sur Mars » en 2069,

concours de récits des trois classes de 6e, palmarès samedi 26 janvier 2019 !

 

C’était, c’est ou ce sera...

La Première Coupe des Mondes sur Mars !

Présentée un demi-siècle...avant !

**

     Rendez-vous sur Terre à 9h45 - avec la présence de nombreux lauréats, de finalistes, de participants et de leurs familles terriennes et de l’écrivain juré - dans le grand gymnase au rez-de-chaussée avec à l’arrière-plan le haut mur d’escalade, à Paris, pays France.

     Dans les récits de ces 6e des trois classes, vous pouvez y voir de l’imagination, de la construction narrative, de l’envie d’écrire et de rêver, mais aussi des idées pour concrétiser dans 50 ans cette Coupe des Mondes sur Mars M. D.

 **

PALMARÈS RÉCITS INTER 6e samedi 26 janvier 2019 à 9h45 au gymnase du bas

« 2069 : LA COUPE DES MONDES SUR MARS »

 

Jury, Yves Chéraqui, écrivain

Michel Tognini, spationaute, enverra après sa mission en Antarctique son commentaire.

Conception et organisateur du concours, M. Dyrek,

professeur de français à Sainte E

Sélection des récits : les professeurs de français de 6e.

Coups de cœur de Madame Bénech, professeure des Sciences

de la Vie et de la Terre… et des planètes

 

                                                                **

LES ÉCRITEAUX DE LA JPO

 

     A l’issue du palmarès, photos avec les lauréats et les participants.

Photos avec les diplômes et avec les Ecriteaux de la JPO bifaces :

« Un poème terrestre ou un récit martien ».

Levez haut vos diplômes et vos écriteaux !

     Ensuite les 6e iront proposer aux visiteurs par petits groupes ou en solo de leur lire un poème concernant le Patrimoine de Paris ou un résumé de leur récit martien ou un paragraphe.

    Les écriteaux pourront être remis pour exposition sur une table de la salle « Humanités » près de l’affichage, dans une salle de classe du lycée,  des textes primés du concours « 2069, la Coupe des Mondes sur Mars » ainsi que des 10 poèmes primés ou remarqués des 6e et 5e aux concours « Patrimoines en poésie » (dont la remise des prix vient de se dérouler à la Conciergerie le 12 janvier 2019, un de nos élèves Louis-Nicolas B. de 6e était sur le podium !)

 

   "Cadre" de la préparation du centenaire des expéditions humaines sur la Lune...

     Certains élèves qui auront abordé alors les rives de la soixantaine pourront avoir un rôle actif lors de ces préparatifs...

 **

« LA COUPE DES MONDES SUR MARS »

Podium établi par M. Chéraqui, écrivain et animateur d'ateliers d'écriture

 

Or 1er ou 1ère (Super coupe, bd, livre de poésie, diplôme)

Argent 2e  ex-aequo (coupe, livre de poésie, diplôme)

Bronze 3e ex-aequo (coupe, livre de poésie, diplôme)

 

      Prix de basalte 4e sept ex æquo : (livre, diplôme)

     « Les basaltes martiens sont riches en fer, ce qui explique la couleur rougeâtre des roches martiennes, ce n’est pas pour rien que Mars est appelée la planète rouge. »

     Autres élèves finalistes : 10 élèves (diplôme)

     Autres élèves qualifiés : 16 élèves cités (marque page signé)

**

JPO18Recitsavec DirectricePalmarès 2018, photo L3D54

EcriteauJPO18 poemeterreLes Ecriteaux de la JP0, janvier 2018, photo L3D54

**

     Bonjour M. Tognini ! notre troisième spationaute français de l’Histoire dans l’ordre chronologique et le premier dans notre cœur à Sainte-E ! voici une sélection de 12 récits de « 2069 La Coupe des Mondes sur Mars » avec ces élèves enthousiastes de 6e qui vous ont écouté et qui vous ont posé des questions et vous ont posé des questions et vous ont écouté, en compagnie de deux autres spécialistes des hauteurs, dans un lieu souterrain prévu pour le Ciel et pas incompatible avec l’espace du ciel.

    Cette année, les auteurs en herbe, formés aussi en sciences par quatre professeurs en mathématiques, physique, technologie et Sciences de la Vie et de la Terre, auront-ils réussi à « sortir de la boîte », « de la « boîte Terre » pour essayer, pour expliquer, pour rêver et nous faire rêver. » comme leurs prédécesseurs qui nous avaient amenés aux premiers « Jeux Olympiques sur la Lune » en 2068 ?

     Cette fois-ci on va un peu plus loin, sur Mars, et un peu plus tard, mais toujours dans 50 ans et ce sera, en lien interplanétaire, le centenaire du premier pas humain sur notre satellite. Cette « banlieue de la Terre » dont vous nous avez parlé dans notre quartier parisien proche de la banlieue d’Issy, pôle spatial depuis les aventures des pionniers de l’aviation aux trente-six champs d’ailes !

     Au départ 90 élèves ont composé une histoire après les conseils distribués par M. Chéraqui, écrivain qui est intervenu pour des dizaines d’atelier d’écriture dans les écoles de Paris, et les deux professeurs de français, Madame Chatelain et moi-même, avons sélectionné moult textes de qualité rédigés en 55 minutes lors du Devoir sur Table de décembre, après réflexion et recherches sur le domaine spatial, les élèves qualifiés ont dactylographié leurs récits, peaufinés à la marge, j’ai demandé à l’écrivain d’établir une deuxième sélection entre 15 et 20 récits, il a établi aussi une notation et un classement et vous recevez les 12 textes qu’il a préférés, provenant de l’ensemble des trois classes de fin de cycle trois, ce choix vous arrive dans l’ordre alphabétique des noms d’élèves et je vous demande de faire votre classement de ces mêmes douze textes pour que j’établisse en croisant vos deux classements le palmarès définitif.

     En espérant votre retour de courriel ou de « courciel » sous quelques jours ! Palmarès et remise de coupes, de diplômes, de livres… Qui devrait avoir lieu sur Terre, car la Coupe des Mondes a été remportée par des petits Terriens l’année même où une sonde s’est posée sur la face cachée de la Lune, quelques semaines après qu’une autre sonde se soit posée sur la planète rouge. Certainement dans le gymnase au mur d’escalade (jusqu’aux étoiles ?) à 10h30 le samedi 26 janvier 2019 ante meridiem, horaire et lieu que je vous confirmerai en espérant que vous ne serez pas retenu par la sélection d’un septième spationaute européen au casting de l’apesanteur ! cordipoeti artisti récits et astris !

     Texte y520 Laurent Dyrek, professeur de français, lettre composée en banlieue de Paris dans le passage du 17 au 18 janvier 2019.

**

     Bonsoir Michel Tognini, cette nuit éclipse de Lune ! et samedi 26 janvier 2019 matin remise des prix de "La Coupe des Mondes sur Mars" des 6e dans le gymnase de Sainte-Elisabeth lors de la Journée Portes Ouvertes à Paris XVe sur Terre. Avez-vous reçu la sélection resserrée de 12 histoires de jeunes collégiens pour me donner vos préférences (envoi par mail ce we). Pourrez-vous venir pour ce palmarès, avec diplômes, livres et... Coupes ! Cordipoeti et récits Laurent Dyrek

**

     « Bonjour. Je suis en Antarctique jusqu’à fin janvier avec internet très limité. Donc je ne pourrai pas lire avant cette date. » Michel Tognini le 21 janvier 2019.

**

    Après votre retour, M. Tognini, pourrez-vous nous dire quel est ou quels sont vos récits coups de coeur parmi les 12 textes et/ou ce que vous avez apprécié dans ces histoires d'espace et de temps à sortir de la boîte Terre ? Vous nous avez dit que la Lune, notre satellite, était la banlieue de la Terre; auriez-vous une formule ou une évocation pour parler de l'Antarctique et de ce que vous y constatez ? Bonne mission. Cordipoeti et récits Laurent Dyrek dit Laurent Desvoux-D'Yrek de la même planète que M.T. ce 21 janvier 2019.

**

     Bonjour Madame B. ! Au jour de la saint Marcel, chère collègue de Sciences de la Vie et de la Terre et professeure de tous les élèves de 6e, voici les récits de nos chères graines de romanciers, que tu fais participer à une action solidaire de récupération de piles envoyées au Congo, incitation déjà à sortir d’une zone de voyages routiniers, et ces récits sont une projection vers une planète en porte des Mondes et vers cinquante ans dans le futur.

     Dans ces textes (en pj), tu pourras apprécier le plaisir d’histoires inventées et retrouver dans des passages descriptifs - « Nous vivons entourés et nourris de fictions… », dit à l’instant une écrivaine dans la petite lucarne – des éléments liés à la nature des sols et l’étude des astres célestes.

     Je t’invite à nous dire pour le palmarès du 26 janvier tes trois textes coups de cœurs et si tu le souhaites ton message à destination des êtres humains du présent et du futur au regard du respect des ours, des oursins, des sources et des ressources. « Un mot quand même sur cette faille spatio-temporelle… », demande l’animateur présentant des livres de fantastique et de surnaturel. « Quand j’écris je suis en apesanteur absolue… », répond l’un. « Cette dernière phrase sera « Je me tais ». », répond un autre.

    Tu fais donc partie des premiers lecteurs des histoires de « La Coupe des Mondes sur Mars », avec les deux professeurs de français, puis l’écrivain et l’ancien spationaute et depuis aujourd’hui les élèves de Terminale de « la classe volante » de notre établissement. Randonner c’est par les paysages et c’est par les pages qui disent le monde et les mondes.

    Bonne lecture et bon voyage en SVT par ces textes Sous Volcans Trésors… Bon je me tais… Cordialement. M. Dyrek Texte y518 le mercredi 16 janvier 2019.

**

      Vous trouverez ici en pièce jointe les récits finalistes du concours inter 6e « La Coupe des Mondes sur Mars », composés en Devoir sur Table en décembre 2018, après la venue de l’écrivain Yves Chéraqui ayant fourni à tous les 6e des conseils pour mener leur histoire et la venue du troisième spationaute français de l’Espace Michel Tognini, qui est venu répondre aux questions de tous les élèves rassemblés… à la chapelle, le ciel et le Ciel se complétant.

     En tant qu’élèves de la classe volante de Sainte-E, « classe volante » à qui les jeunes auteurs pouvaient donner un rôle dans leur histoire, vous êtes invités les premiers à lire ces récits et à réagir par vos encouragements, conseils, enthousiasmes afin de créer de l’interactivité entre la classe entrante et la classe sortante du second degré. Vos réactions peuvent concerner un ou plusieurs récits précis ou valoir pour l’ensemble de la sélection. Et sera lancée une manière de jumelage au sein même de la Maison Sainte-E.

    Vous êtes invités aussi à la remise des prix qui aura lieu dans le cadre de la Journée Portes Ouvertes samedi matin 26 janvier 2019 à 9h45 au gymnase du bas. (Le lieu et l’horaire auront été précisés dans le programme et sur le blog de productions d’élèves : « Le Blog de Monsieur Dyrek » aux 154 000 visiteurs, dont beaucoup de Terriens.)

    Je vous souhaite une bonne lecture de ces textes dans l’attente de la transmission de vos réactions et vous donne rendez-vous sur Terre à la JPO !

     Cordialement et littérairement. M. Dyrek le 16 janvier 2019.

**

Vers Ciel ph LD aout18Point de rassemblement, au pied du mur d'escalade pour le palmarès, photo L3D55 en août 2018.

     Les 3 classes de 6e, venue de M. Yves Chéraqui, vendredi 23 novembre 2018 (6e3 9h10, 6e1 10h20, 6e2 11h15) Auteur de Moi, Galilée qui a reçu le prix du roman historique jeunesse au salon de Nancy et des Histoires vraies avec le dessinateur Ted Benoît. Intervention en réponses à des questions sur l’art du récit en « fantaisie » et/ou science-fiction, intervention pour des conseils d’écriture, de mise en forme des idées narratives. Mise en place des fondamentaux du récit et d’astuces pour accrocher le lecteur. Récits composés mardi 4 décembre pendant 55 minutes en cours, aucun document pendant le Devoir). M. Chéraqui sera dans le jury du concours de rédactions inter-sixièmes, ainsi que Michel Tognini, spationaute français, venant aussi rencontrer tous les 6e, ce sera le lundi 19 novembre après-midi 13h45 pendant une heure à la chapelle ! Préparez vos questions sur les voyages dans l’espace !

      Le thème : 2069, la Coupe des mondes sur Mars. Palmarès  proclamé le samedi matin 26 janvier lors de la Journée Portes Ouvertes. Chaque rédaction ayant 14 ou + devra être envoyée dactylographiée, suivie du prénom et de la classe, en tenant compte des corrections, « sans interligne », sans couleurs, Arial 12, fichier doc ou docx, ou à l’intérieur du mail, à : monsieurdyrek@yahoo.fr  envoi de poèmes, de récits, de commentaires, vos coups de coeur pour des textes...

CONCOURS D’ECRITURE INTERSIXIEMES

 

2069, LA COUPE DES MONDES SUR MARS

 

Rédaction de « fantaisie » et/ou science-fiction :

mardi matin 4 décembre 2018 ! Le sujet est donné ! le voici ! :

« Racontez la préparation et le déroulement en 2069, DE LA COUPE DES MONDES.

Imaginez, si vous le souhaitez, le rôle que pourrait y jouer la « classe volante » !

 

     imaginez, réfléchissez, écrivez pour vous vous entraîner, mais le Devoir en classe sera à composer sans documents !

     Remise de prix samedi matin 26 janvier 2019 9h45

        Journée Portes Ouvertes de Sainte-Elisabeth :

           Coupes !, livres, diplômes pour chaque classe.

 

     Préparation, documents, conseils avec l’écrivain M. Chéraqui

**

   12 récits primés, dans l’ordre alphabétique

des noms de leurs jeunes auteurs

 

Le défi intergalactique     

    

     Marion nous salue gentiment après une longue journée à coder les phrases du professeur de français : M. D. Elle rassemble ses affaires et quitte l’école un peu fatiguée. A l’angle de la rue de Lourmel et de la rue de la Convention, un homme s’oppose à son passage. Il est grand et très élégant. Son regard est noir.  -  Vous êtes Marion H., la reine des chevaux ? - Heu…oui, pourquoi ? - Voici une invitation de la Maison Blanche, le Président Américain Bara-Kump vous attend demain soir à Washington. 

     10 avril 2069 Marion n’en revient toujours pas. Son rendez-vous avec le Président a bien eu lieu. Il lui a révélé l’impensable. La Terre est défiée en tournoi intergalactique. Marion a été désignée par les grands dirigeants de notre Monde pour choisir ses équipières et mener l’équipe de la Planète Bleue. La compétition consiste en une course de Shmoll, une créature extra-terrestre, mélange de cheval et de dragon, plus rapide qu’un guépard. Marion et son équipe découvriront les créatures dans les montagnes du Kirghizistan pour s’entraîner dans le plus grand secret. 18 avril dans la steppe Kirghize Les jeunes femmes découvrent subjuguées les Shmoll. Elles 5 représentent chacune un continent. Il y a Kim, la Nord-Coréenne, Zia, l’Argentine, Nourra, la Kenyane et Jerry, l’Australienne. Marion se comporte avec les Shmoll comme avec les chevaux. C’est précisément pour ça qu’elle a été choisie. Les bêtes semblent en confiance. Elles font environ 3 fois la taille d’un homme. Elles ont de grandes oreilles, une queue et des ailes multicolores. Leur corne au bout de leur museau rappelle celle d’un rhinocéros. Globalement, leur pelage est de couleur foncée. Il est si épais qu’il doit faire face à des températures polaires. Les entraînements sont nombreux, sérieux et épuisants.19 avril Les cinq équipières montent déjà correctement les Shmoll. Elles sont rapides et précises. Alors que la confiance commence à s’installer, un flash s’allume et met les Shmoll en grand stress. Un journaliste se cachait derrière un rocher. Il prend la fuite après avoir photographié les 5 créatures. 21 avril Les équipières de la Planète Bleue s’autorisent une pause après s’être entraînées plusieurs heures. Jerry, l’Australienne découvre que la presse du monde entier révèle leur préparation. Pire, elles découvrent les enjeux du tournoi. Si elles perdent, la Terre devra livrer la moitié de sa population animale à une autre planète. En revanche, si elles gagnent, un adversaire développera sur notre terre une incroyable technologie contre le réchauffement climatique. Désormais, les 5 jeunes femmes sont des « stars ». Le destin du Monde est entre leurs mains. 7 mai Le voyage s’est fait en fusée en forme de banane, nommée par M. To et M. Ch la « Bananaspace ». Les Shmoll étaient en soute tandis que Marion et son équipe profitaient d’une cabine spacieuse.

     En arrivant, la base aérospatiale leur apparaît gigantesque, comme dans les livres de science-fiction. S’y agitent des monstres venus de toutes les planètes, tous accompagnés de Shmoll parfaitement dressés. La compétition est un relai. Tour à tour, les cinq équipières doivent toucher des cibles réparties sur des kilomètres. Les élèves de la classe volante ne perdent pas une miette du spectacle. Marion avait insisté pour qu’ils assistent à cette Coupe des Mondes. Leurs relations avec les Shmoll n’est pas pour rien dans le bon comportement des créatures. La compétition est dure, le risque fou et la vitesse effrayante. 4 galaxies s’affrontent. Les concurrents doivent traverser des forêts, des déserts… Marion franchit la ligne d’arrivée avant ses adversaires. La Coupe des Mondes est remise à l’équipe de la Planète Bleue dans un stade déchaîné ! Les élèves de la classe volante sont tout joyeux. 17 juin 2069 Retour sur terre à bord de la fameuse fusée « Bananaspace ». Marion, ses équipières et les élèves de la classe volante atterrissent sur leur planète et sont accueillis en héros par une foule hystérique. Les enfants de l’école Sainte-E. vont pouvoir garder la coupe. Elle permet d’être plus intelligent !

    Emma B. 6e3


**

 

     Tous les mondes ont gagné !

 

     Bonjour, je suis Juliette B., envoyée spéciale de TV News en direct de Mars, pour la première Coupe des Mondes de cuisine 2069.

      Nous allons d’abord accueillir les participants. A l’instant même, je vois la capsule lunaire arriver. Elle est cylindrique, petite et grise. Elle atterrit (elle amarsit, devrais-je plutôt dire !) en douceur, rebondit, roule et s’ouvre pour laisser sortir les têtes rondes et pâles, posées sur un petit corps maigre des Lunaires. Cette arrivée s’est déroulée dans le calme et le silence, contrairement à celle des candidats du Soleil. En effet, c’est dans un éclair assourdissant de lumière aveuglante qu’apparurent les têtes bronzées, recouvertes de cheveux hirsutes et brillants des Solaires.

     Et voilà que les Terriens arrivent à leur tour dans leur belle fusée blanche et rouge. Ils se posent lourdement en dégageant une forte odeur de gaz et de poussière. En sortent les cinq représentants terriens, un pour chaque continent.

Les Martiens, verts, avec leur œil doré et globuleux et de grandes oreilles en forme d’entonnoir – n’ayant pas de bouche, les Martiens se nourrissent par les oreilles – se montrent très accueillants.

      Et voilà que la compétition peut commencer. Aussitôt chaque équipe s’affaire à la préparation de son plat.

     Que vois-je, une grosse fumée noire s’échappe de la cuisine des Solaires ! Chez les Terriens des éclats de voix se font entendre. Les Lunaires cuisinent silencieusement. Quant aux Martiens, quelques glouglous discrets nous parviennent de temps en temps. L’ambiance est sérieuse.

     Mais l’heure est terminée et les jurés, composés de deux personnes pour chaque planète, commencent la dégustation.   

     D’abord la substance verdâtre, gluante et qui tremblote des Martiens : les jurés martiens se régalent, mais les autres ne semblent pas du tout apprécier ! Ensuite, le plat des Lunaires : une poussière grise et fade, parsemée de pierres croquantes tire des grimaces des jurés terriens, martiens et solaires. Et cela continue avec le plat des Solaires : crème brulée sur lit de charbons ardents. Tout le monde se brûle ! Enfin, le plat des Terriens, lui n’est apprécié que des Martiens : même les Terriens vomissent en goûtant la pizza couscous riz caviar nappé de ketchup mitonné par nos cinq candidats. 

     Commence alors le grand débat pour choisir les gagnants. Chaque juré est convaincu que sa planète doit être désignée vainqueur. Enfin ils s’avancent. Je vois des visages tendus et d’autres plein d’espoir. Le verdict tombe et… les quatre planètes sont ex-aequo. Un tonnerre d’applaudissements retentit à faire trembler les tribunes.

     Une grande fête interplanétaire, à laquelle je suis invitée, est prévue pour clore cette journée. C’est pourquoi je vous laisse et vous dis à l’année prochaine pour la Coupe des Mondes 2070. C’était Juliette B. en direct de Mars. A vous les studios. Bonne fin de soirée !    

 

     Juliette B. 6e 3            

 

**

 

     Bonne soirée, « La Coupe des Mondes »

 

     Cet été se déroulera « La Coupe des Mondes 2069 ». Elle sera diffusée en 3D sur la télé nouvelle génération. Mais la meilleure chose à faire pour bien en profiter ce serait d’y aller en vaisseau spatial avec le PIK 7 le transport galactique. Je ne vais pas faire de la publicité, mais cet engin est superbe et fiable. Il peut faire Terre-Mars en une journée, quatre heures et demie.

Luxueuse, confortable, silencieuse cette navette peut contenir une cinquantaine de personnes.

    Sur Mars des installations ont été faites et une nouvelle vie a été découverte : les « smogs. Dans cette compétition, il y aura plein de nouvelles épreuves : 

-comme par exemple le cent mètres sous terre à creuser avec une pelle en équipe

-ou le try-champion le vélo avec des figures en apesanteur

-la course Martienne

-ou encore le tir sur des cibles rondes représentant une planète.

     Cela laisse à réfléchir. Mais un tel voyage est bien au-dessus des moyens de mes parents. Ce que vous venez de lire est ce que pense chaque soir depuis, un mois, Louis avant de se coucher. D’ailleurs, ce soir-là à la télé, une nouvelle émission passe. La mère de Louis l’appelle : «Louis, Louis, viens vite». «Les smorgs... découverte ...»

     Vous êtes sur votre journal de 20h. Les Smorgs sont des êtres presque comme nous sauf qu’ils ont trois yeux et qu’ils ont été découverts dans le cœur de Mars. Pourtant, la possibilité d’une vie sur Mars était quasiment nulle, affirmait la représentante de la S.V.M (Sciences et Vie sur Mars). Et maintenant, chers téléspectateurs, le propriétaire du PIK-7 met en jeu trois places pour Mars cachées dans les jouets « Évolution ». Les places seront intitulées « The Billet ».

     Deux jours plus tard, mon père m’annonce qu’il m’a acheté des jouets pour mon « bon travail à l’école ». Au collège, on ne parle que de cela. Ce que ça pourrait être l’espace... Le lendemain, dure journée, j’ai reçu quelques mauvaises notes et que nous n’avons pas eu sport, car il pleuvait.

En rentrant, j’ai alors décidé d’ouvrir mes cadeaux. Au même moment, j’entendais ces annonces à la télé : « Le billet n’est toujours pas trouvé et c’est la fête d’anniversaire des deux ans de la Terraformation de Mars.».

     Puis je déballais la maquette du PIK-7 que m’avait offerte mon père et je trouvais avec le mode d’emploi une enveloppe.

Mais qu’est-ce !? « The billet ! »; j’ai trouvé le billet !

     Un large sourire se dessinait sur mes lèvres. Ainsi, je vais pouvoir aller sur Mars ! Les médias ne parlaient que de cela « Un enfant a trouvé The billet !».

     Une semaine plus tard sur Mars. Dans une bulle de cent hectares où l’air est recyclé, se déroulait la cérémonie d’ouverture : jets de fleurs, flammes, danses, etc. Mais maintenant je dois vous laisser, car le match de foot contre les smorgs va commencer. Désolé ! En plus, c’est au ralenti (Ha, ha, ha, merci la gravité).

 

    Louis-Nicolas B. 6e2

 

**

 

Armoire, chariot et trophée

 

     1er mars 2069 Je regarde le paysage. Ce merveilleux paysage de montagne que je ne reverrai peut-être plus jamais. Mon mari me sourit et mes enfants s’accrochent à mon bras. Dans quelques minutes, Monsieur Loysimy Noter doit nous appeler. C’est ce qu’il fait : Bonjour, me dit-il. Bonjour Monsieur Loysimy ! Comment allez-vous ? Difficile, vous y comprenez. Ne vous inquiétez pas ma chère, tout ira bien ! Merci beaucoup Monsieur !

     Puis il nous indique la route. Personne n’ose parler. C’est le silence dans la voiture. Entendre la voix de Monsieur Loysimy me détend, mais je me sens faible. Je vais exaucer mon vœu depuis toute petite quand même ! Mais pour l’instant, je n’en suis pas fier… Nous arrivons ENFIN ! Paul, mon benjamin, commence à pleurnicher comme un bébé : NOOOOON ! Je ne veux pas que maman parte ! Je veux venir avec elle pour ne pas la laisser toute seule !

     Je suis tellement touchée que j’embrasse mon fils. Mon mari s’exclame soudain :

La décision est prise, jeune homme ! Arrête de chouiner et de tout décider ! Lily, mon ainé, le prend et le serre contre elle. Elle lui souffle quelque chose ! Tout d’un coup, Monsieur Loysimy apparait devant nous et déclare : Sortez vite de la voiture, jeunes gens, elle va se faire téléporter dans un instant ! WAOUH ! s’écrie Thomas mon cadet. Mon cher, ceci se nomme la magie ! Je le savais ! s’exclame Thomas furieux. Monsieur Loysimy nous dit : Je dois vous laisser là mes chers, d’autres familles m’attendent. L’objectif est simple, introduisez-vous dans cette armoire sans que PERSONNE ne vous repère, bonne chance ! Puis, il transplane.

      Thomas court (il ne veut qu’être le premier), double Lily, file comme une fusée (c’est le cas de le dire !) et glisse ! PAF !!! Il se relève furieux !      Les hommes de ménage auraient pu rincer le savon ici ! Lily éclate de rire. Rattrape-toi comme tu peux, va ! Thomas lui jette un regard noir avant de se relever. C’est l’heure des « au revoir ». Tout le monde pleure en silence. On s’embrasse tous. Puis je pose un pied puis l’autre dans l’armoire et une horrible sensation de dégoût me remonte jusqu’à la gorge. J’ai envie de vomir… La penderie de l’armoire s’ouvre et un chariot magique me bouscule brusquement : Puis-je vous aider ! Oui merci, je suis un peu perdue ! Mais bien sûr, madame ! Me guider vers la fusée A3 664812202. C’est noté !!! Je monte dans la fusée et je m’effondre sur mon siège puis je fonds en larmes. 3 mai 2069 Je sors de la fusée et mon tout premier pied se pose sur le dur cratère de Mars. Je m’envole comme un oiseau ! Arrivée dans ma chambre d’hôte, je m’endors sur le doux et chaud tapis en poils. Demain, c’est le grand jour ! 4 mai 2069 Un long frisson me parcourt le corps et je me réveille brusquement. C’est le matin ! J’enfile mes patins et ma combinaison lorsqu’on m’appelle. C’est l’HEURE ! Le grand JOUR ! En dansant, la boule dans mon ventre se transforme en une étoile et je suis impressionnée par ce que je fais. Je danse comme une libellule. Je suis si excitée !

     Les juges donnent les notes : Maelys Boon tatatatatatatatatatatatatatatata Très artistique !!! → 18,75 sur 20 Un TONNERRE d’applaudissements retentit !

Louise Sycone (c’est moi !) tatatatatatatatatatatatatatata Rien à dire !!! →20 sur 20

La foule hurle de joie ! Je saute comme un tourbillon « étorqué » ! Je n’en reviens pas ! C’est le plus beau jour de ma vie !!!!!!!! On me remet sous mes mains gelées le trophée en or, ce qui les réchauffe ! 7 mai 2069 Je pose cette fois-ci mon pied gauche dans la fusée avec des milliards de si beaux souvenirs en tête ! Au revoir MARS !! Re-bonjour TERRE !!

     Alexia C. 6e2

 

**

 

Au-delà des apparences

 

Lancer de marteaux

     La 1ère épreuve sera… le lancer de marteaux ! Les règles sont simples : un marteau de 20 Kilos sera mis à disposition devant chaque équipe, le but sera de le lancer le plus loin possible. Chaque équipe ne pourra choisir qu’un seul athlète pour cette épreuve ; choisissez bien ! La première équipe : Planète Beerus de L’Univers 7 aura pour athlète Wish, 2m 40 de hauteur et 100 kilos de muscles ! Une carrure imposante ! La deuxième équipe : Planète Chet’if de l’Univers 3 aura pour athlète Raditz, 1m70 de hauteur et 60 kilos ! Nous verrons par la suite si c’était le bon choix ! La troisième et dernière équipe désignée pour cette épreuve : Planète OOB de l’univers 12 aura, quant à elle, l’athlète Gohan : 2m10 de hauteur et 110 kilos de muscles.

     Wish sera le premier à commencer sur cette épreuve : Il saisit, avec une grande facilité, le marteau comme s’il était une plume ! Il tourne, tourne, tourne et lance le marteau ; le marteau atterrit à 45 mètres ! Très beau lancer ! Gohan est le deuxième : il saisit le marteau sans difficulté puis tourne, tourne, tourne et lance le marteau ; le marteau atterri à 54 mètres ! Il surpassa Wish ! Gohan voyant la carrure de Raditz se mit en joie pensant qu’il allait avoir la médaille d’or… Raditz est le troisième et dernier à passer : il saisit le marteau avec une grande facilité et tout le monde paraît choqué ! Il tourne, tourne, tourne puis lance le marteau ; il lance le marteau tellement haut et loin, que c’est à se demander quand est-ce qu’il va toucher le sol ! Le résultat ? Même l’auteur de ce texte en est choqué ! 227 mètres ! Raditz regarda alors le visage de Gohan se décomposer en voyant le score ! Raditz est premier… Qui l’eût cru ?

Remise des médailles

      Durant la remise des médailles, Gohan et Wish paraissaient pressés. On remit à Wish la médaille de Bronze, à Gohan la médaille d’argent et à Raditz la médaille d’or. Tout de suite après la cérémonie de remise des médailles, Gohan et Wish partirent pressés. Cela ne retint pas plus l’attention de Raditz. Raditz se préparait à partir rejoindre sa navette pour retourner sur sa planète quand, tout à coup, Gohan et Wish l’encerclèrent et prirent sa médaille d’or ; il fallait aussi savoir que sur la planète dont venait Raditz, on apprenait la magie, Raditz n’avait appris que trois sorts, se téléporter, voler et changer d’apparence, ce qui lui avait permis de prendre l’apparence de quelqu’un de chétif. Ces pouvoirs ne l’avaient en aucun cas aidé pour le lancer de marteau.

     Pour se téléporter à quelqu’un, il avait besoin de quelque chose lui ayant appartenu. Il regarda alors autour de lui et vit un bout de la veste de Wish. Sans hésitation, il se téléporta alors à Wish et vit Wish et Gohan se disputer pour savoir qui allait garder la médaille d’or ! Wish et Gohan n’avaient pas vu l’arrivée de Raditz, Raditz prit alors la médaille d’or qui était posée à côté d’eux, puis disparut.

     Auguste C. 6e 2

**

 

Journal de golfeur galactique

     Bonjour, moi, c’est Marc, je suis golfeur galactique, aujourd’hui c’est la finale. C’est vraiment quelque chose d’être en finale, toutes ces émotions dans mon cœur. Là, je suis dans ma base d’entrainement avant la finale. Juste le mot « finale » me fait quelque chose d’extraordinaire.

     Deux heures plus tard… C’est enfin le grand moment, je suis dans le couloir d’entrée. Ah, mais j’avais oublié de vous dire les règles du golf galactique !  C’est assez simple, il y a des trous et le but est qu’avec la balle, on la mette dans le trou, mais ce n’est pas aussi simple que ça. Les trous bougent tout le temps et sont en apesanteur. Il faut donc bien viser en l’air et donc avoir un bon swing. C’est bon, vous avez compris… Super, alors allons-y !

Cinq heures plus tard… Ah, vous êtes encore là ! c’est le dernier trou.

Nous sommes à égalité, c’est très serré. Mais j’ai encore toutes mes chances.

Trois minutes plus tard… C’est bon, c’est à moi de jouer !

Le trou est loin, mais je peux y arriver. Le petit coup d’essai et « c’est parti » !

Dix secondes plus tard

C’est bon, elle est rentrée dans le trou !  J’ai gagné ! Mais il ne faut pas trop sauter de joie pour le respect de l’adversaire. Il a très bien joué, je vais aller lui dire en lui serrant la main.

Trente minutes plus tard… Je vais avoir une médaille ! C’est la classe volante qui donne les médailles aux joueurs.

Vingt et une heures plus tard …Je suis rentré dans ma base d’entrainement. On a fait la fête avec d’autres participants. Dans quelques jours je pourrai revenir chez moi voir mes parents, ma femme et mes enfants.

Un jour plus tard …On va bientôt décoller pour aller sur Terre. J’ai vraiment hâte de revoir ma famille, mais je suis un peu triste de partir, tout le monde est très gentil et très bon dans plein d’autres sports.

Une heure plus tard… J’ai dit « au revoir » à tous mes amis, je ne les oublierai jamais.

Trente minutes plus tard… C’est bon, on a enfin décollé ! Au revoir Mars !

Six jours plus tard… On a un gros problème ! Une des parties de la navette est cassée. « Nous allons tous mourir !, Je n’y crois pas » c’est peut-être la dernière phrase que j’écris dans ce journal de bord. « Est-ce mon dernier souffle ?…

     Quatre ans plus tard… Bonjour, je suis Luc en 2071, de la Coupe des Mondes sur Jupiter. J’ai récupéré ce journal de bord dans une vieille navette abandonnée, mais ne vous inquiétez pas pour Marc, il a survécu. Il m’a confié ce journal pour que j’écrive la suite. La suite de quoi ? La suite de son histoire…

 

     Eliott D. 6e2

 

**

 

 Jour de Carnaval

 

    Aujourd'hui c'est un grand jour, c'est le Carnaval. Il me faut un déguisement super pour un événement comme celui-là. Je sais, je vais aller chercher dans le grenier de chez grand-mère. Il y a toujours plein de choses étonnantes. J'ouvre une malle et je vois une magnifique robe, je l'enfile et là je pense que je suis superbe. J'allais descendre quand je vois quelque chose recouvert d'une grande nappe blanche. Je la soulève et je vois un joli miroir. 

-"Il serait bien pour ma chambre." Je regarde de plus près et je vois un petit bouton. Comme tout enfant ferait, j'appuie dessus et je tombe dans le MIROIR.

     Je me retrouve...je ne sais pas où, mais en tout cas une chose est sûre, ce n'est pas le grenier de chez grand-mère, je me demande même si je suis sur Terre. Tout est rouge autour de moi, il n'y a personne, tout est calme, on entend juste le bruit du vent glacé. Je lève la tête pour voir autour de moi et je vois une banderole indiquant "Coupe des Mondes sur Mars 2069." Ça devient de plus en plus étrange je suis en 2069 au lieu de 2018 et sur Mars au lieu d’être bien au chaud dans le grenier de chez grand-mère sur TERRE. Mais là au loin, je vois des petits bonhommes étranges. Je n'y crois pas, ce sont des extraterrestres. J'espère qu'ils ne vont pas me manger. Ouf ! Ce n'est pas leur intention. Il y a plusieurs groupes d'extraterrestres et chaque groupe porte un drapeau avec le nom de leur planète dessus. Je vais m'asseoir pour voir ce qu'il va se passer. Dans chaque équipe un extraterrestre va chercher un gros rocher et le met à côté de lui. Je pense que les autres sont venus l'encourager mais pourquoi je ne sais pas. C'est bon ça commence, pourtant rien ne se passe. Si les rochers commencent à se soulever tout seul du sol ! J'ai déjà vu ça dans un film : les extraterrestres ont le pouvoir de soulever des objets juste avec leur pensée. L'épreuve continue, il y a un rocher beaucoup plus haut que les autres, je le suis du regard quand un extraterrestre déclare :

-"C'est l'équipe de Saturne qui a gagné, applaudissez-les."

     Tout le monde les applaudit. Je crois que j'ai compris le but du jeu : le premier qui soulève le rocher au-dessus de lui a gagné. Je continue de les applaudir quand je me retrouve de nouveau dans le grenier de chez grand-mère.  Je pense que je viens de passer le meilleur moment de ma vie. Je cours raconter ça aux copines! Personne ne va me croire, moi-même si quelqu'un me racontait cette aventure, je n'y croirais pas !

 

     Héloïse L-B 6e3

 

**

 

Match de boxe intergalactique

 

      Le stade était rempli. Il y régnait un boucan infernal, avec les cris des supporters qui hurlaient à tue-tête le nom de leurs idoles. La famille Miller avait réussi à se frayer un chemin vers le carré qui leur était réservé. Devant se tenait un homme assez corpulent. Mon père le dévisagea d’un air narquois et lui dit :

-Hé, Stagouz mon vieil ami, mais c’est que t’as grandi ! Il nous laissa passer, et reprit son poste. La cabine faisait la taille d’une classe et nous pûmes choisir à notre aise la place qui nous convenait. Finalement toute la famille se plaça au premier rang. Tout à gauche se tenait mon père : il avait la quarantaine et les cheveux dégarnis. Etant jeune, il s’était fait la promesse de rester humble malgré les circonstances même quand c’était très difficile. Ma mère Megan, était la femme la plus belle que j’eus rencontrée. Elle avait de longs cheveux blonds qui tombaient en cascade dans son dos. Elle s’était démenée pendant des mois pour nous trouver des places (jusqu’à vendre notre navette personnelle). Finalement, un homme d’une grande bonté et qui n’était autre que notre voisin nous vendit des billets à 1000 katchos (monnaie mondiale). Et enfin mon casse-pied de grand frère Harry, il ne pensait qu’à deux choses : l’argent et les filles. Mais bon, trêve de bavardage, le match va commencer. Le présentateur s’avança devant l’assemblée et dit :

-Bonjour à tous ! dit-il d’un air supérieur, j’ai l’immense honneur de vous annoncer que la Coupe des Mondes est officiellement ouverte !

Il s’arrêta, reprit son souffle :

-Nous allons commencer par un match de boxe intergalactique. D’un côté, nous accueillons un Terrien de 75 ans. Il s’appelle Freddy et il va tout dégommer.

La foule hurla et le présentateur reprit :

-Il nous vient tout droit de la galaxie d’Andromède. Ce sera sa 13e coupe, Magolly. Le présentateur annonça l’arrivée imminente de l’arbitre qui donna un coup de sifflet. Le match commença. Tout d’abord, les deux concurrents s’avancèrent sur le ring qui était entièrement recouvert d’un cube transparent. A première vue, Freddy n’avait aucune chance. Magolly était plus grand, plus fort et plus lourd. Le son d’une conque retentit et une à une des flammes disposées tout autour du ring s’allumèrent d’une lueur bleutée. Les concurrents rentrèrent dans le cube et enfilèrent leurs gants. Le cube s’illumina et les deux adversaires s’envolèrent. Ils étaient en apesanteur. Freddy donna un coup de pied dans le ventre de Magolly qui ne sentit strictement rien. Freddy sauta et flanqua un coup de pied. Magolly  hurla et frappa, hélas dans le vide. Freddy prit son élan et donna un coup sur la tête  de Magolly celui-ci tomba à la renverse : inconscient.

     Freddy sortit du ring en flottant et retomba au sol. Personne ne dit rien.  L’arbitre lui tendit une coupe et repartit en sens inverse. La foule hurla de joie, criant le nom de Freddy. Mon père se leva et hurla à qui voulait l’entendre qu’il avait tout misé sur Freddy et je me promis que je retiendrais toujours cette morale en tête : « Ne jamais se fier aux apparences »

 

    Mila L. S. 6e2

 

**

 

  Nous piquons vers le soleil

 

    Ce fut un jour pas comme les autres, j’allais partir sur Mars, une Coupe des Mondes y était organisée. La navette dans laquelle j’allais séjourner pendant quelques jours avec les autres athlètes était d’un blanc de nacre. Vingt-sept personnes voyageaient avec moi ; parmi elles, je pus faire la connaissance d’un petit bonhomme bleu :

     « Bonjour, comment t’appelles-tu ? lui demandai-je.

- Bonjour, je m’appelle Beurbi, me répondit-il.

- Quel est ton sport préféré ? le questionnai-je.

- Oh ! C’est que sur Uranus on ne fait pas de sport. C’est que chacun de nous a un don. Le mien est de pouvoir transporter des objets très lourds. Je l’ai… »

Un choc sourd interrompit notre conversation. Soudain le pilote entra :

« Attachez tous vos ceintures. Nous piquons vers le Soleil, car le réacteur central a été endommagé par un astéroïde. »

     Ce fut la confusion totale et le brouhaha qui s’ensuivit était insupportable. Certains d’entre nous ont même enfilé un scaphandre pour voir de leurs propres yeux les dégâts. Tout le monde se croyait mort...même moi. Une odeur de brulé se répandit dans tout le vaisseau, puis tout redevint normal. Nous étions rentrés dans le cœur même du Soleil et nous nous émerveillions de sa beauté. Le pilote réussit à nous faire atterrir en douceur sur la planète qui se trouvait au cœur du Soleil. Sous nos yeux ébahis, il y avait des êtres-vivants qui portaient une drôle d’armure rouge. Pendant que le pilote s’attelait aux réparations du réacteur, je fus l’un des seuls à sortir. J’étais allé parler à un de ces êtres-vivants pour savoir comment était fabriquée son armure. Il me répondit :

«Je vais te donner un indice mais rien d’autre, car c’est notre plus grand secret. Voici l’indice. C’est un matériau mais aussi une sensation et une émotion. J’imagine que tu le connais déjà mais qu’il est enfoui au plus profond de ton cœur ou peut-être même au plus profond de ton être.» Je me promis d’essayer, dès mon retour, de fabriquer ce matériau qui m’intrigue au plus haut point.

      Quand le vaisseau fut réparé, nous repartîmes. Nous n’avons pas rencontré d’autres péripéties pendant la fin du voyage. Nous étions à peine arrivés sur Mars que je sus de quel matériau était faite l’armure des êtres-vivants qui vivent sur la planète au cœur du Soleil. Elle était constituée de l’amour que portent les êtres-vivants pour leur planète.

           

     Hugo M. 6e2

 

**

 

  Rendez-vous sur Mars…dans deux heures !

 

   7h00. Ma maman fait irruption dans ma chambre. Maman ! dis-je, il est 7h00 du matin et on est dimanche !  Ma mère m’ignore complètement. Elle sort ma combinaison et mon manteau. Qu’est-ce qui lui arrive ? Eh oh ! Maman ! Tu as entendu ? lui criai-je.  Ma mère sort soudain de sa songerie. Je lui demande : Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as été hypnotisée ou quoi ? Mais non ma chérie, c’est juste que je n’y crois pas ! Allons bon ! Et tu ne crois pas à quoi ?  Tu as été sélectionnée ! Sélectionnée pour quoi ? Pour participer à la Coupe des Mondes sur Mars !

     Je m’affale sur mon lit. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?  Il y a trois mois, continue-t-elle, ton père et moi avions reçu cette proposition de participation, et comme nous savons que tu aimes le sport, nous avons accepté. Et ce matin, le Président de la Terre a appelé et nous a annoncé cela ! Il nous a aussi dit : « Rendez-vous sur Mars dans deux heures ! ». Et puis il a raccroché.

     Je reste là, la bouche ouverte (avec un petit air de poisson en dehors de son bocal). Moi, simple fille de onze ans, vais représenter la Terre dans une Coupe des Mondes ! C’est impensable ! Mais les arguments que Maman me donne sont trop tentants ! Alors, en un bond, je saute de mon lit, m’habille en vitesse et fonce… au petit déjeuner. J’engloutis : deux tartines de confiture d’eucalyptus, un thé, et je prends un petit chocolat dans la corbeille. Je cours jusqu’à mon vaisseau (ne vous inquiétez pas, il est sécurisé), quand, soudain, j’entends un petit couinement : mon hibou ! Il s’est caché dans ma manche. Mais je dois y aller, pas le temps de le déposer. Je décolle dans un nuage de poussière.

     Une heure plus tard, j’arrive enfin sur Mars. La poussière rouge me pique les yeux. Je suis chaleureusement accueillie par le Président de la Terre. Il me présente mes coéquipiers ; ce sont deux garçons : un tout bleu avec trois tentacules (il vient de Neptune), et le deuxième est élastique (il vient de Vénus). Et puis je fais connaissance avec mes adversaires ; ce sont trois filles qui ont un bon air de peste : une est rose fluo et a des pattes ventouses, l’autre est molle comme de la pâte à modeler et la troisième est transparente (donc presque invisible). Mon groupe s’appelle : « la Team Voie Lactée » ! Et le nom de l’autre groupe est : « La Team Trou Noir » (je préfère largement mon nom de groupe). Mais bon ! L’organisateur de la compétition arrive, et demande le silence. Il prend la parole : Mes amis, je n’ai qu’une chose à dire : QUE LA COMPETITION COMMENCE ! Nous hurlons tous de joie. J’ai l’impression de rêver !

 

     Margaux M. 6e2

 

**

 

  Les couleurs des participants

    Un jour de l’année 2069, un jeune garçon alla chez ses grands-parents pour les vacances. Il s’ennuyait, son grand-père lui proposa d’aller au grenier. Il lui dit qu’il y avait des livres, des albums photos, des déguisements… Le garçon, prénommé Marc, acquiesça. Il monta au grenier, trouva un album photo et le parcourut. Dans un carton à part, il prit un livre très poussiéreux.

     Il réussit à lire le titre de ce livre : « Ouvre ce livre et il t’entrainera dans les aventures de 2069 ».  Il l’ouvrit, et une image floue sortit du livre, attrapant Marc par la chaussure et l’entraîna dans le livre. Dans ce monde, il y avait de nombreuses choses qui volaient : des chaussures, des ballons, des perches, et même lui. Ce monde sentait la transpiration. Quand il posa les pieds sur la terre-ferme, il eut une sensation de frisson. Marc retrouva une équipe qui l’attendait. Marc et son équipe étaient au centre de l’attention, entourés  de concurrents. Il leur demanda : « Où sommes-nous ? ». Les concurrents lui répondirent qu’ils étaient sur Mars pour une compétition. Les participants étaient de différentes couleurs : bleu pour les gens de Neptune, rouge pour Mars, jaune pour Saturne, vert pour Uranus et violet pour ceux de la Terre. Ils devaient passer de nombreuses épreuves. Il y avait des supporters qui hurlaient pour soutenir leur équipe préférée. Les compétiteurs avaient peur, l’angoisse les envahissait petit à petit. Il faisait froid, humide. Le sol était couleur rouge sang. Les supporters se turent et à ce moment-là, le présentateur annonça la première épreuve : le saut à la perche au-dessus d’un énorme cratère. Les concurrents avaient peur, car c’était la première épreuve. Ils voulaient tous gagner. Les bleus perdirent, ils sautèrent en-dessous de la barre et tombèrent dans le cratère. Les rouges réussirent, avec beaucoup de difficulté car ils s’étaient mal échauffés. Les verts se firent mal, ils sont disqualifiés pour cette épreuve seulement. Les jaunes ont peur de se faire mal, donc ils ne veulent pas sauter. Les violets eux réussissent malgré l’angoisse qui était en eux. La deuxième épreuve les attendait déjà : c’était une course en soucoupe volante. Les rouges sont premiers, tandis que les violets les talonnaient (à un dixième de seconde d’écart). Ils sont très agacés, ils sont prêts à tout gagner pour la dernière épreuve. Les jaunes sont derniers, en revanche les verts se sont perdus en chemin. La dernière épreuve était fatigante pour les concurrents. Elle consistait à faire du basket en portant des chaussures à gravité. Les participants sont essoufflés au bout de deux aller-retour car les chaussures à gravité demande plus d’effort. Trois équipes avaient perdu, il ne restait plus que l’équipe violette et l’équipe rouge en finale. Le match fut intense, le score serré. Les supporters hurlaient, ils avaient peur que leur équipe perde.

     Finalement l’équipe violette a gagné de deux points. Marc et son équipe remportèrent la coupe. Leur joie était immense, et le public était ravi que leur équipe ait gagné. En revanche, ceux qui supportaient l’équipe rouge étaient très déçus. Comme cette coupe n’était pas nommée, ils l’appelèrent  « la Coupe des Mondes sur Mars en 2069 ». Il y eut un moment d’applaudissements et Marc retourna sur la Terre par le même chemin qu’à l’aller. Son grand-père le retrouva endormi près de son lit avec le sourire aux lèvres.

     Maëlys R. 6e1

 

**

Télévision Terre Univers

 

     "Bonjour, je m'appelle Lucille, je suis journaliste de la Coupe des Mondes et je vais faire tout mon possible pour partager avec vous, chers amis téléspectateurs, ces moments inoubliables. C'est incroyable ce qu'il y a comme monde ! C'est le cas de le dire !! Je n'en crois pas mes deux yeux ! (je précise parce qu’ici il y en a qui en ont quatre!). Vraiment, si vous n'habitez pas trop loin de Mars, venez ! Vous avez encore le temps avant le début des épreuves. Le stade est presque rempli, il y a des Martiens, des Jupitériens, des Saturniens, des Luniens, des Soleiliens, et bien sûr, des terriens comme moi ! Il y a encore des spectateurs d'autres planètes mais je ne connais pas leur nom !

     Ah! Je vois les athlètes qui entrent  dans le stade, ils s'apprêtent à chanter l'hymne universel. Chers téléspectateurs, je vous laisse écouter."
     Une minute plus tard. "Le juge vient d'annoncer : - La première épreuve sera celle du lancer d'étoiles, la deuxième sera le saut en hauteur propulsé par des gaz acromigènes. La troisième et dernière épreuve sera celle de la course en soucoupe volante, elle consistera à faire le tour de Mars le plus vite possible.
     Pour cette première épreuve, les athlètes auront six étoiles chacun à lancer le plus loin possible. Les trois meilleurs lanceurs seront qualifiés pour la deuxième épreuve. C'est vraiment très spectaculaire, on croirait voir une fête d'étoiles filantes! Ah! je vois le score s'afficher, le Martien et le Lunien sont qualifiés. Bravo! Ils sont applaudis par une foule immense, ils s'avancent et saluent les perdants que l'on félicite aussi ! Chers téléspectateurs, nous vous retrouvons dans une heure, les athlètes vont se reposer."

   Une heure plus tard. " Nous retrouvons nos trois champions qui vont se positionner sur les geysers de gaz acromigènes. 5, 4, 3, 2, 1, 0 !! Les voilà partis à je ne sais combien de kilomètres, ne vous inquiétez pas, ils ont des parachutes pour amortir le choc du retour ! Les vainqueurs sont le Terrien et le Martien ! YOUPI !!

    Nous passons donc directement à la troisième épreuve, la course de soucoupe volante ! A peine partis, ils atteignent la vitesse de la lumière ! Le Martien est déjà de retour en trente petites secondes ! C'est incroyable ! Il a devancé le Terrien d'un millième de seconde !

     Le stade est fou de joie, la foule se lève et crie des HOURRAS ! Dans quelques instants nous retrouverons notre champion, qui recevra comme récompense, ce précieux collier qui traduit les langues de tout l'Univers ! Grâce à ce trophée, il pourra comprendre tous nos messages de félicitation. A bientôt sur TTU !" - Télévision Terre Univers !
     PS : le mot "acromigène" a été inventé pour l'histoire, je sais que cela ne veut rien dire !

 

    Lucille X. 6e2.

 

Remarque : Certains de ces titres ont été ajoutés en fonction d'éléments pittoresques et significatifs des récits.

EcriteauJpo18 recitluneRécit lunaire en 2018, photo L3D54, et en 2019, récits martiens... En 2020, Terre ou Jupiter ?! Histroires à suivre...

15 janvier 2019

Marché de l'Epiphanie à l'école avec cartes illustrées des 6e et Patrimoine en poésie Conciergerie !

 

 

 Le Marché de Noël, reporté, est devenu Marché de l'Epiphanie

et les cartes pop up du Pont Mirabeau à Noël préparées par les 6e

sur leur stand ont laissé place aux cartes des Rois Mages à Paris !

CarteTitreRoisMagesphLD

CartepopupMainsPhLD

CartesMouvtPhLD19

CarteDessinRoisMagesPhLD

L'animation de préparation des cartes continuait sur le stand même,

et le poème des Rois Mages d'Edmond Rostand - cent ans depuis sa mort

et cent cinquante ans depuis sa naissance - et héros du film d'Alexis Michalik Edmond

était donné à lire et à voir dans ces cartes illustrées par nos jeunes et talentueux collégiens !

Tout l'argent récolté sur les différents stands va au Céop qui s'occupe d'enfants sourds

(et les 6e en préventes avaient déjà beaucoup apporté dès décembre).

 

     Les Rois Mages

 

Ils perdirent l'Etoile, un soir. Pourquoi perd-on

L'Etoile ? Pour l'avoir parfois trop regardée...

Les deux Rois Blancs, étant des savants de Chaldée,

Tracèrent sur le sol des cercles, au bâton.

 

Ils firent des calculs, grattèrent leur menton...

Mais l'Etoile avait fui comme fuit une idée.

Et ces hommes, dont l'âme eut soif d'être guidée,

Pleurèrent en dressant les tentes de coton.

 

Mais le pauvre Roi Noir, méprisé des deux autres,

Se dit : " Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres.

Il faut donner quand même à boire aux animaux. "

 

Et tandis qu'il tenait un seau d'eau par son anse,

Dans l'humble rond de ciel où buvaient les chameaux,

Il vit l'Etoile d'or qui dansait en silence.

 

Edmond Rostand (1868 – 1918)

 

       Certains allaient l'après-midi même de ce samedi 12 janvier 2019

se retrouver... à la Conciergerie ! parmi les élèves aux poèmes remarqués ou primés

à la Remise des Prix de Patrimoine en Poésie dans les grandes salles rénovées

de ce cadre prestigieux ! et repartirent enchantés avec cadeaux et diplômes !

ConciergerieMDyreketEleves19

ConciergerieAuditoire19

20 décembre 2018

100 collégiens et un hommage au centenaire René de Obaldia, Poèmes sur le thème de la Beauté pour annoncer le Printemps

LE PRINTEMPS DES POÈTES

ARRIVE AU SEUIL DE L’HIVER !

    

PRINTEMPS DES POÈTES jeudi 20 décembre 2018

SAINTE-E POUR LES CLASSES DE 5e

Lors du devoir sur table de quelque cent collégiens ! 

     Hommage au poète et dramaturge de cent ans René de Obaldia ! Concours Printemps des Poètes, thème général : la Beauté. Sujet précisé le 20.

      Le concours du Printemps des Poètes de Sainte-E aura lieu lors du DST de français du 20 décembre avec un poème à écrire selon un sujet, entre 15 et 19 vers, chaque vers entre 5 et 13 syllabes.

 

     La remise des prix devrait avoir lieu au printemps et mettra en avant les poèmes présentant des qualités remarquables.

      Les poèmes remarqués par le jury seront intégrés dans un livre publié au printemps 2019, de poèmes de collégiens de Sainte-E depuis l’an 2001, De l’Ardeur poétique… à l’opus de Beauté, lors de l’animation nationale « Le Printemps des poètes ».

 

     D’ici à l’écriture du texte du concours – la participation est obligatoire et il y aura une note d’expression écrite au 2e trimestre -, on peut écrire des poèmes et en lire, notamment dans le manuel de français ou dans les recueils d’Obaldia ou des poètes morts en 1918 comme Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand, alors que venait de naître notre René.

 

     Sélection de poèmes sera envoyée pendant les vacances de fin d’année au Jury : des poètes femmes, mettant en avant les poèmes présentant des qualités remarquables. Des nouvelles du concours seront communiquées par étapes sur « Le Blog de Monsieur Dyrek ».

     M. Dyrek, organisateur des concours printaniers à Sainte-E. 

0RegardsPontMirabNov18+