Le blog de Monsieur Dyrek

31 janvier 2023

ET SI ON LISAIT À VOIX HAUTE BOBIN ET PROUST AVEC DES 6e janvier 2023 à Paris près de la Seine...

 

ET SI ON LISAIT À VOIX HAUTE  BOBIN ET PROUST

AVEC DES 6e DE PARIS PRÈS DE LA SEINE !

 

Concours de lectures à voix haute organisé conjointement par l’émission La Grande Librairie et par la chaîne éducative Lumni.

 

 

I)Un travail de lectures en janvier 23 pour une sélection de 2 vidéos

 

      6e1 du collège Sainte-Elisabeth, collège privé parisien sous contrat d’état.

 

Le Temps retrouvé de Marcel Proust

 

Finalistes pour l’envoi de la vidéo représentant la classe :

Alice (choix du professeur après le 1er tour de lecture)

Arthur (vote des élèves après le 2e tour de lecture)

 

Élèves remarqués :

Raphaël, Amir, Noémie, Juliette, Guilhem, Baudouin (vote des élèves après le 2er tour de lecture)

 

     2 finalistes, mais 3 vidéos, car j’ai demandé qu’Arthur refasse une vidéo dans sa famille, car le film réalisé d’abord en classe avait un bruit de fond qui résonnait du grand espace de la classe (Monsieur Frère, responsable de la vie scolaire, l’a tout de suite entendu sur le mobile et tant mieux si l’effet s’en est atténué au passage sur l’ordinateur).

 

     6e2 du collège Sainte-Elisabeth, à 600 mètres du Pont Mirabeau.

 

La Part manquante de Christian Bobin

 

Finalistes pour l’envoi de la vidéo représentant la classe :

Clémence (choix du professeur après le 1er tour de lecture)

Rachel (vote des élèves après le 2 tour de lecture)

Hanaé (vote des élèves après le 2er tour de lecture)

 

Élèves remarqués :

Thomas, Ambroise, Blanche, Jeanne L., Jeanne M., Mathilde (vote des élèves après le 2er tour de lecture)

 

3 finalistes, 3 vidéos réalisées au CDI, sur invitation de Madame Hubert, la professeure-documentaliste.

 

Temps retrouve et Part manquante

*

 

II)Avec la lecture tout le monde (y) gagne ! et notamment…

 

     Les 5 prestations ont été admirables et le professeur a eu l’embarras le plus agréable, l’embarras du choix, devant tant de qualités manifestées par les élèves, non seulement la qualité de lecture, pour la diction, mais le sérieux, l’investissement, la volonté d’améliorer encore la prestation par un nouvel essai. J’ai présenté les vidéos à des autrices et auteurs du Salon du Livre à part de Saint-Mandé qui avaient le double avantage de ne pas connaître les élèves – souci d’objectivité – et d’être sensibles par la littérature et la poésie au rendu oral des beaux textes. Les arguments ont pesé pour tel ou telle avec des revirements jusqu’à l’avant-dernier jour et pour les deux classes la somme des arguments convaincants a fait émerger deux représentantes pour les classes : Alice pour la 6e1 et Rachel pour la 6e2. Félicitations à elles deux, dans un style très différent et tout aussi juste et fort, tout en étant au service du texte.

     Les autres candidats et candidates à l’envoi d’une vidéo ne sont pas perdants : non seulement Arthur, Clémence et Hanaé n’ont pas démérité mais ils ont révélé de grandes qualités de compréhension, de finesse ou de sensibilité dans leurs lectures, mais ils pourront certainement, comme proposé l’an passé par Et si on lisait à voix haute, présenter leur performance en plaisir de lecture partagée sur le compte Instagram qui diffuse l’envie de lire !

     Les autres candidats, les remarqués notamment par les votes de leurs camarades, ont montré aussi de belles qualités et ils pourront avec leurs familles communiquer des vidéos de lectures sur des œuvres à plaisir narratif, descriptif, poétique, à volonté ! Ainsi, du reste, lors du premier, ce sont les élèves qui ont choisi un extrait d’un livre de littérature, par exemple jeunesse, et pour une classe j’avais précisé un livre francophone et en quelques mots les livres furent présentés, avec l’espoir de déclencher des lectures, des découvertes grâce à quelques mots de leurs camarades, surtout si les extraits sont bien choisis !

     Et ceux et celles qui n’ont pas passé le cap de la première lecture ont eu le plaisir et la responsabilité de voter pour qu’émergent les meilleures lectures ! Et vous ne pourrez que constater la pertinence de leurs choix ! Je demande d’ores et déjà aux 5 familles si je peux diffuser les 6 vidéos sur les pages et comptes en lien avec le collège Sainte-Elisabeth.

    En tant que professeur de français de fin de cycle 3, je suis fier que le défi de faire lire en extraits deux grands textes de deux de nos grandes plumes littéraires à savoir feu Christian Bobin, grand poète en prose, écrivain comme ce grand arbre, puissant et raffiné, et Marcel Proust, que beaucoup ont lu ou relu à l’occasion du centenaire toute l’année passée qui a vu de grandes expositions remettre à l’honneur et au premier plan les 7 parties d’A la Recherche du temps perdu ait été relevé de si forte manière par mes 6e. Il y a deux ans déjà, Augustin et Alice-Marie, avaient, en la 5e1, assistés de Flore, descendante du frère de Marcel Proust, avaient relevé de brillante manière de dire du Marcel Proust en tant que jeunes collégiens de cycle 4.

 

6e1 23

6e2 23

*

 

III)Les étapes de la session 22-23 de Et si on lisait à voix haute

 

-Novembre 2022, 1ere étape, inscription de 2 classes de 6e

-Janvier 2023 2e étape, sélection d’une lectrice ou d’un lecteur par classe et envoi de la vidéo ainsi que du formulaire d’autorisation parentale de diffusion d’images.

-Mars 2023 3e étape L’annonce des demi-finalistes de chaque catégorie «collège» et«lycée  a lieu mercredi 8 mars 2023.

Les candidat(e)s retenus disposent alors de près de 3 semaines pour perfectionner leur art de la lecture à voix haute et envoyer une seconde vidéo au jury, sur un second texte, entre lundi 20 mars et lundi 27 mars 2023. Celle-ci permettra au jury de sélectionner les finalistes ou demi-finalistes qui seront connus mercredi 5 avril 2023.

-Ultime étape : En mai-juin sur France 5, en début de soirée, François Busnel réunit les jeunes lecteur(rice)s et de nombreux invité(e)s pour des finales riches en émotions, comme celle de la dernière édition !

     L’an passé, des élèves de Sainte-Elisabeth ont assisté à la grande finale des collèges et une jeune 6e de Corse a gagné haut la main cette finale, elle expliqua sa victoire par le fait qu’elle avait pris l’habitude de conter des histoires à ses jeunes cousins en lisant des livres lors de leurs retrouvailles.

     La finale des lycées une semaine plus tard fut riche en émotions en effet, car le public dont faisait partie certains Saint-Élisabéthains plaidait à voix haute aussi pour que la finaliste et le finaliste interprètes d’exceptionnelle qualité et semblant très complices sur scène fussent déclarés vainqueurs ex aequo et… obtint ce résultat qui fut une première pour ce rendez-vous de lectures des écoles de France et du petit écran sur France Télévision.

 

2livres pour 6e 23

     Monsieur Laurent Dyrek, dit aussi Laurent Desvoux-D’Yrek, Professeur de français, poète et potier de mots et d’images au 30 janvier 2023, avec une dédicace à ma nièce Diane D. dont c’est l’anniversaire aujourd’hui.

     Le Blog de Monsieur Dyrek, courriel monsieurdyrek@yahoo.fr, compte instagram Monsieurlaurentdyrek

 


09 janvier 2023

FANTASTIQUE QUATUOR POUR «LA PAIX SUR LA TERRE» ! 1er prix et 2e prix Poésie Collège pour 2 6e de Sainte-Elisabeth 15e

 

FANTASTIQUE QUATUOR POUR «LA PAIX SUR LA TERRE» !

 

     Sainte-Élisabeth, collège, Paris 15e, à l’honneur le jour de l’Épiphanie au Collège... des Bernardins au centre de Paris. Raphaël et Aurélien, deux jeunes collégiens de deux classes de 6e qui se font face dans notre établissement près du Pont Mirabeau, sur le podium du concours de poésie, organisé par le Diocèse de Paris, au très beau et nécessaire thème «La paix sur la Terre» !

     Yohan, à présent en 5e dans un autre collège, sur le podium l’an passé est venu féliciter le nouveau cru et Rémi camarade de 6e des laurés est venu les soutenir.

    Merci et bravo au fantastique quatuor !

Quatuor23 College BRAVO obliq phLDyrek

     Laurent Dyrek leur professeur enchanté en janvier, au lendemain de l’Epiphanie 2023 au Collège des Bernardins.

 

     Aurélien en route vers LE 1ER PRIX du concours de POÉSIE sur Paris ! Un de mes élèves de 6e qui appréhendait d’écrire de la poésie en arrivant au collège et qui s’y découvre des ailes !

 

1erPrixCollegeAurelienCenmarcheLapaixSE23

     Poème sur la paix

 

La paix nationale,

La paix mondiale.

L’olivier, la colombe,

Grâce à vous, nous grandissons.

 

Mais la guerre nous la subissons !

La guerre et tous tes problèmes,

Donnez-nous la paix !

 

La paix guérit

De toutes les maladies

Et tue les bactéries !

 

La paix met en valeur la Terre.

     Faire la paix,

Quelle beauté, quelle bonté !

 

La petite fée qui protège la paix

Sera toujours là pour nous aider.

Nous ne devons pas faire la guerre,

Cela ne nous apprend guère !

     Aurélien CUZON, 11 ans, 6e2, Collège Sainte-Elisabeth Paris 15e

**

     Raphaël reçoit de l’évêque LE 2e PRIX sur PARIS pour les collégiens et sur le thème de la paix sur la Terre. Raphaël nous a tous épatés en expliquant la genèse de son poème et sa maturité est impressionnante !

2eprixCollegeRaphaelDSE23Cadeau

    La paix

 

Les hommes disent de belles choses mais ne font rien

Les gens partent en guerre même contre des moulins

Les dirigeants parlent de problématiques c’est bien

Mais rien ne vient…

Moi, je veux la paix c’est tout ou rien

 

Les hommes sont orgueilleux, ils font tout pour eux

Les gens capitalisent sur leur bien

Tout pour l’argent… Tout pour l’argent

Mais on lutte contre le vent

Et tout perdure obstinément

Car nous nous patientons tranquillement

 

Moi, je veux la paix …

C’est tout ou …

Rien !

     Raphaël DODEMAN, 11 ans, 6e1, Collège Sainte-Elisabeth Paris 15e

**

     Le Concours de poésie a présenté sa 3e édition et le Collège Sainte-Elisabeth figurait sur le podium dès la 1ère année avec un poème de Pia. Marie K. organisatrice depuis l’an passé remarque que les Primaires participaient peu au contraire des Collégiens et que cette année la proportion s’est inversée. Elle nous a loués d’avoir encore joué le jeu cette année et le jeu en valait la chandelle.

     Une chandelle pour la paix, les lumières de l’Épiphanie et par-delà !. L’évêque a relié la poésie à la prière et nous a communiqué sa vision de la paix. Puissent ces paroles poèmes et prières prouver leur efficience et œuvrer dans le sens d’un monde meilleur. Avec Raphaël osons dire : Nous voulons la paix c’est tout ou rien ! Tout le monde et le monde entier avec une pensée plus une autre en faveur d’un pays agressé dans l’Europe même.

     Les lutins de l’école primaire Lamazou ont participé avec leur professeure des écoles et la lecture collective fut un des très bons moments de cette soirée réussie de remise des prix ! où les jeunes gens sont partis les bras pleins de récompenses et les yeux pleins d’étoiles, d’autant qu’une Crèche géante aux santons mirifiques attendait au sortir de ce lieu médiéval très bien restauré.

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2023PrixLapaixQuatuorSE 2Diplomes

     Cordipoetix et artisti et milrecits Laurent Dyrek, dit L. Desvoux-D’Yrek, en janvier 2023 à Paris.

 

     Dièses ! :

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13 septembre 2022

Les Chaperons Mauves de Sainte-E en Journée d'intégration 6e au Château de Breteuil en septembre 2022 !

    Le château aux pièces des Contes de Charles Perrault, le fameux francilien Château de Breteuil, contient en son parc un sacré labyrinthe végétal.

ChaperonsMauvSEChatodeB PhL3D8elevMainslev+     Les Chaperons Mauves de Sainte-E, après bien des essais pour se retrouver ensemble pour une photographie, capuche du sweat-shirt sur la tête et saluant des deux mains...

ChaperonsMauvesSEChateauB PhL3De18coll+     arboraient un grand sourire et dans le vert de ces haies faisaient une belle harmonie de couleurs et de joies ! Au beau jour de la journée d'intégration des jeunes collégiens. Pour leur entrée au collège, les élèves de fin de Cycle 3 vivent une super... sortie !

     Cette année nous n'avons pas vu le Marquis que j'avais d'abord pris l'an passé pour le jardinier, cependant nous avons vu sa voiturette blanche comme en attente de traverser un terrain de golf et nous avons vu les daims dont il nous avait parlé l'an passé.

     Cette année nous n'avons pas vu ni entendu les conteuses qui avaient régalé des Contes de ma mère l'Oie, cependant nous avons suivi dans les étages, les couloirs, les pièces de la belle demeure nos guides qui, d'un bon pas et de mille explications historiques, culturelles, littéraires, sociales, ont dressé un portrait du lieu et de ses habitants au fil des siècles.

      Nous fûmes surpris et ravis de découvrir tout un monde comme endormi à se réveiller sous nos pas et avec les paroles précises, évocatrices, de salles en salles, avec - par les grandes fenêtres ensoleillées - des perspectives du grand jardin à jeux, piqueniques et balades depuis les pièces s'animant pour des contes au grand colombier au centre du domaine...

      Laurent Dyrek professeur de français de 6e au collège Sainte-Elisabeth à Paris le jour de la sortie en car jusqu'au Château de Breteuil ce mardi 13 septembre 2022.

15 août 2022

Très bonne nouvelle pour "Victor et Hugo" venant de FontenoylaJoute... VillageduLivre ! thème l'an2150 Terresdufutur

 

   Très bonne nouvelle pour "Victor et Hugo" venant de Fontenoy la Joute... Village du Livre ! thème l'an 2150...

     Nous avions envoyé 7 ensembles de textes de collégiens très inspirés. 6e et 5e avaient participé. Des dessins ont aussi été produits, nous vous en communiquons un ainsi que l'information provenant du Village du Livre département 54 en Meurthe-et-Moselle dans le Grand Est. La nouvelle composée par Victor et Hugo de la 5e2 a été sélectionnée et se retrouvera avec 6 autres nouvelles collectives de jeunes gens dans un livre inédit, intitulé Terres du futur. Des nouvelles individuelles écrites par des jeunes comme par des adultes complèteront cet ouvrage attendu, présentant d'extraordinaires paysages en l'an 2150. Nous espérons vous le présenter plus avant bien avant cette date !

      Photos communiquées par Victor le 15 août après réception des livres ! Hugo recevra son exemplaire à la rentrée...

TerresDuFutur22AnthoTerres du Futur, 4e de couverture :

TerresDuFutur4edecouve22Antho

      Dédicace spéciale au poète Alain Borer qui, dans sa préface à Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques, chez Unicité en 2018, tome 1 des poèmes des "Printemps des Poètes" à Sainte-E depuis l'an 2000, s'amusait de mon amusement à voir en voisins de tables collégiennes les jeunes Victor et Hugo. Dans la présente nouvelle, ce sont deux autres Victor et Hugo, à grands talents narratifs.

     Seconde dédicace à la comédienne Marie Lussignol qui incarne, avec le spectacle Victor Hugo, mon fol amour, écrit par Patrick Tudoret d'après son roman éponyme, au Festival d'Avignon en off une extraordinaire Juliette Drouet, l'amie au long cours de Victor Hugo.

      

    Depuis l'été, Laurent Dyrek, professeur au Collège Sainte-Elisabeth en Île-de-France Cordipoetix artisti theatro et milrécits !

    

**

  Promenade par Vendredi et Robinson

et par faille dans des paysages naturels,

extraordinaires de l’an 2150

 

 

                 - ŒUVRE COLLECTIVE JEUNES

 

     (L’explosion de la grotte par 40 tonneaux de poudre crée une faille temporelle dans laquelle s’engouffrent Vendredi et Robinson. Ceux-ci vont arpenter ensemble les paysages extraordinaires à un endroit sur la Terre en l’an 2150…

      Nous avons recensé un « carnet » à quatre volets narrant assez précisément cette aventure, pourtant absente des récits attestés de Daniel Defoe, avec son roman anglais édité en 1719 Robinson Crusoé et de celui de Michel Tournier, Vendredi ou la Vie sauvage, paru en 1971, en version jeunesse de son propre livre Vendredi ou les Limbes du Pacifique, paru dès 1967. S’agit-il alors de récits apocryphes du livre total des Aventures îliennes de la planète Terre ?! Ce « carnet » comporte au début et à la fin la mention « 3MT ».

     Les prénoms J…, Victor, A…, Hugo ont été retrouvés, nous a-t-on reporté, au dos des quatre manuscrits. Ce qui peut paraître étrange, quand on gratte un peu : les versions en auraient été électroniques dès le départ et ces prénoms rappellent un peu trop, à l’unité ou en associations, des prénoms ou des noms de personnages ou d’auteurs de la Littérature romanesque des 19e et 20e siècles... Dans cet état d’esprit les 3 MT pourraient se décoder en les 3 Mousque-Terre… mais cela n'est à lire qu’en hypothèse à corroborer par vos soins et limiers littéraires…

     Un ordinateur retrouvé sur l’île aux Cygnes a délivré un questionnaire concernant le livre jeunesse de Michel Tournier auprès d’une classe de 5e d’un collège du 15e. Ainsi que l’existence d’un fonds Michel Tournier comportant outre des manuscrits et courriers de l’auteur des rédactions de jeunes collégiens près du Pont Mirabeau au sujet… d’une Reine Mage.

     Vous trouverez les quatre récits, corrigés uniquement de coquilles ou de manquements aux accords et il est fort probable que d’autres récits à variantes soient prochainement mis à jour et au jour.)

2150SelecVillaLivreFontenoyJoute - copie

     Après l’explosion, tout semblait normal, Vendredi et Robinson regardaient en direction de la grotte à présent cratère. Puis d’un seul coup, un bruit sourd et un flash blanc apparurent. Une explosion au moins   quatre cents fois supérieure à celle de la grotte fut observée sur une île au loin. Vendredi s’était caché derrière un tronc et Robinson ne prit que quelques secondes à la rejoindre. Une onde de choc extrêmement puissante projeta les deux personnages sur plus de quarante mètres avant de s’arrêter de la manière des plus brutales contre un arbre. Ils perdirent tous deux connaissance sous le choc.

 -Où suis-je ? quelle heure est-il ? Qui êtes-vous ? Et puis pourqu…AAAAAAH ! Pourquoi sommes-nous dans le ciel et pourquoi il n’y a pas de murs ? dit Robinson complètement désorienté.

-Ça monsieur, c’est une baie vitrée et nous sommes actuellement dans un gratte-ciel hôpital. Mais il est normal que vous soyez troublé, vous sortez quand même d’un sommeil de trois semaines.

-Trois semaines !? cria Robinson.

-Oui Monsieur, trois semaines, dit le médecin.

-Et pourquoi êtes-vous habillé avec cette tenue des plus ahurissantes ?

-Ça monsieur voyez-vous, c’est une tenue anti-radioactivité. Elle me permet de ne pas risquer un contact avec votre organisme, mais nous allons tout vous réexpliquer étape par étape ne vous en faites pas.

-Ah oui ! L’anti-radivakrodité je connais très bien ça moi ! dit Robinson

-Anti-radioactivité monsieur, vous avez été victime d’une explosion nucléaire. Vous étiez sur une zone réservée à des essais nucléaires et avez été irradié puis brûlé par la chaleur de l’explosion d’où les bandages.

-Oui bon, c’est vrai, je n’ai aucune idée de ce qu’est cette baviogracidité, mais maintenant je ressemble à une momie égyptienne à cause ces bandages. Et Vendredi ? Où est Vendredi ?, dit Robinson pris encore une fois de panique

-Non monsieur, aujourd’hui c’est mardi, dit le médecin.

-Mais non ! Vendredi…Mon ami Vendredi, voyons !

-Oui monsieur pour moi aussi le vendredi est un bon ami, quoi de mieux qu’une bonne fin de semaine et le début du week-end.

Oh mais vous êtes vraiment sot ! La personne qui était avec moi, où est-elle ? demanda Robinson.

-Ah d’accord il est réveillé depuis deux semaines, mais placé en psychiatrie.

-D’accord je ne sais ce que c’est mais soit, dit Robinson.

-Bon Monsieur, maintenant nous allons re-contextualiser votre accident d’accord ?

Robinson raconte toute son histoire au médecin.

-Je vois…je vois…hmmm…Céline ! Amène-moi le détecteur de stupéfiants, il n’arrête pas de rire quand je lui dis que nous sommes en 2150 et il se fait passer pour un voyageur du temps après avoir ouvert une faille temporelle en faisant exploser quarante tonneaux de poudre explosive.

-Mais puisque je vous dis que c’est la vérité ! fit Robinson exaspéré par la situation.

-Oui oui monsieur c’est ça. Donc diagnostic : une forte tendance à la pyromanie et aux puissantes explosions comme faire exploser quarante tonneaux de poudre explosive après s’être drogué. À vrai dire monsieur, je pense qu’il sera mieux pour vous de rejoindre votre ami.

-Je peux vous prouver que je dis vrai ! Venez avec moi ! Robinson se lève mais tombe aussitôt, car il est trop faible.

-Pas tout de suite visiblement Monsieur, dit le médecin qui commençait petit à petit à croire à l’histoire de Robinson. Je peux peut-être vous aider, quelle serait la preuve que vous dites vrai ?

-Merci beaucoup, vous devez envoyer des fouilles de manière à trouver une vieille épave de bateau cachée sous le sable de l’île sur laquelle vous m’avez trouvé.

Deux semaines plus tard, après que des fouilles aient été effectuées, le médecin revient.

-Vous disiez vrai Monsieur, nous avons effectivement découvert une épave titanesque sous le sable, mais aussi des traces de l’explosion d’une possible grotte et même des résidus de pipe.

-Très bien, à présent vous savez que je ne suis pas fou et Vendredi non plus, puis-je le voir maintenant ? demanda Robinson.

-Non aujourd’hui Monsieur nous sommes merc…

-Mon ami ! cria Robinson pris de colère.

-Ah et bien il a disparu.

-Disparu !? cria Robinson deux fois plus fort qu’avant.

-Malheureusement il a disparu après un énorme flash blanc dans sa chambre.

-Enfer et damnation me voilà dorénavant seul en 2150 dans un monde où je ne connais en rien, dit Robinson en se lamentant sur son terrible sort. Une voix retentit dans toute la chambre de Robinson.

-Déjeuner !

-Oh non, pleura Robinson. Pas la…la…l…la cantinière ! par pitié !

    Une petite dame qui portait un chaudron aussi grand qu’elle rentra dans la chambre.

Alors m’sieur, on a faim ? Aujourd’hui : Soupe de piment, dit la petite dame qui fit tout de suite goûter sa soupe à Robinson.

-Aaaaah ! je brûle ! je brûle ! hurla Robinson. Oh seigneur ! Je me sens partir…

-Monsieur restez avec nous ! cria le médecin. Pensez à tous ces paysages de la terre : les champs de blé, les montagnes, les vallées, nos belles éco-villes.

-Oui vous avez raison je vois un paysage : du sable, la mer, des rochers…mon île ! Robinson se réveille en sursaut dans le sable aux côtés de Vendredi. Seigneur, que fais-ici dans le sable ai-je dormi longtemps ? et puis… oh ma tête !

    Robinson se relève mais se trouve incapable de se souvenir de son aventure en 2150 : le médecin, la cantinière, l’explosion…

-Allez Vendredi, réveille-toi, dit-il.

    Robinson aide Vendredi à se relever. Les deux amis repartent finalement sans aucun souvenir de leur mystérieuse aventure mais le médecin et la cantinière, eux, n’oublièrent jamais ces deux personnages atypiques et leur histoire incroyable.

 

*

 

      C’est là que Vendredi et Robinson se retrouvèrent, sur un bateau semblable à la « Virginie » et coïncidence le bateau se dirigeait vers le Chili. « Il y avait des prévisions météorologiques à la télévision » dit le capitaine. C’est là qu’ils virent la machine, stupéfiés tout autant que le capitaine qui n’avait encore jamais vu Vendredi et Robinson, ils se firent passer pour de nouveaux matelots.

     Le capitaine goba ces bobards. Vendredi lui demanda depuis quand il y avait des machines comme cela en 1759. Tout l’équipage et le capitaine éclatèrent de rire. « 1759, tu as dit ? Nous sommes en 2150 mon garçon ! » Vendredi et Robinson se regardèrent. Une fois à l’écart du capitaine et de l’équipage, ils se dirent : « C’est un rêve, ce n’est pas possible ! ». C’est là qu’ils se souvinrent de l’explosion des tonneaux de poudre et d’une lumière aveuglante. C’est là qu’ils relièrent les évènements ensemble : l’explosion des tonneaux, la lumière aveuglante, la machine qui parle, le nom du bateau et la date que leur a donné le capitaine : 2150. « Aucun doute, nous sommes bien sur la Virginie et en 2150 ! La météo dit vraie, nous sommes le soir et la tempête est infernale ».

     Robinson et Vendredi décidèrent de descendre au pont inférieur du bateau. Le capitaine dit : « J’espère juste que nous n’allons pas nous prendre un requin récif ». « Comment ça ? » dit alors Vendredi. « Bah un requin récif ! un requin qui se déporte du Chili à cause du courant, avec un aileron en forme de récif de six mètres qui fait la taille de l’antenne qui a été mise sur la tour Eiffel en 2022 ».  Ce nom ne dit rien à Robinson et Vendredi. « Je n’étais pas encore née que cette nouvelle antenne avait été installée sur son pic » dit le capitaine. Robinson et vendredi furent surpris, mais c’était normal, on était en 2150.

      Tout à coup, Vendredi devint blanc et dit au capitaine : « Il y a des requins du Chili à ailerons, je ne sais pas quoi ! une tempête avec des vagues déferlantes ! et vous n’êtes même pas à la barre ?? » « Mais non, j’ai mis le pilotage automatique », dit le capitaine.

      « Le quoi ? »  dit Vendredi, « le pilotage automatique, le bateau navigue tout seul, sans pilote et à propos si vous vous ennuyez, appuyez sur le bouton là sur la table et jouez aux cartes ».

      C’est là que Robinson appuya sur le bouton indiqué par le capitaine et des hologrammes en forme de cartes apparurent sur la table. Pour Robinson et Vendredi cette technologie était surprenante, mais ils s’adaptèrent très vite et commencèrent à jouer.

     Ils jouèrent quelques parties jusqu’à ce qu’un terrible bruit se fit entendre. Le bateau venait d’être heurté par un requin récif. Ce fut la panique à bord ! L’eau commença à monter dans la cale du bateau petit à petit et atteignit progressivement les ponts supérieurs. Les deux amis se retrouvèrent alors submergés quand soudain, plus rien.

     Robinson et Vendredi se retrouvèrent allongés sur le sable, c’est là qu’ils reprirent peu à peu connaissance. Ils virent la « Virginie » au loin sous l’eau et des tonneaux qui remontaient à la surface. Vendredi et Robinson partirent les récupérer. Dessus figurait un symbole bizarre qu’ils n’avaient jamais vu, celui-ci :

     Le symbole était abimé à quelques endroits, mais Vendredi se rappela un programme juste après la météo où il y avait ce symbole, qu’il s’agissait d’un produit très dangereux qui avait été volé par des personnes malveillantes. Malgré cela, les deux amis ne s’inquiétèrent pas plus que ça. Ils avaient échoué sur une île gigantesque avec de très beaux arbres où étaient accrochés des fruits de toutes les couleurs.

      Tout à coup, ils entendirent un bruit, ils se retournèrent quand, non pas un humain, mais une bête terrifiante avec des cornes de diable leur apparue. Devant eux se tenait un genre de bouc avec des cornes jaunes, des yeux jaunes et une fourrure verte. A côté de cet animal se trouvait un tonneau ouvert et renversé duquel se répandait une poudre verte et jaune. Cette même poudre recouvrait la bouche du bouc. Les deux amis comprirent alors qu’il en avait mangé.  Ils s’approchèrent de lui, il n’était pas farouche, puis le caressèrent, il n’était pas méchant non plus.

     Vendredi commençait à avoir faim, sans parler du ventre de Robinson qui le trahissait. Ils se mirent donc en marche pour aller chercher à manger. Les deux compagnons suivis du bouc firent le tour de l’île mais ne trouvèrent rien à manger à part les fruits accrochés aux arbres qu’ils n’arrivaient pas à attraper. C’est alors que le bouc les observant prit de l’élan et fonça dans le tronc d’un arbre fruitier. Les fruits tombèrent, permettant aux trois amis d’avoir enfin quelque chose à manger. Des odeurs appétissantes émanaient des fruits fraichement tombés de l’arbre. Quand ils croquèrent dedans, leurs papilles explosèrent d’intensité laissant place à un gout magistral. Vendredi et Robinson décidèrent de prendre des fruits et de les mettre dans le baril dans lequel le bouc avait mangé cette poudre verte et jaune en prenant soin de le nettoyer soigneusement avec du sable et de l’eau de mer. Une fois les fruits dedans, ils allèrent se coucher car il faisait déjà nuit.

     Pendant la nuit un bruit anormal les réveilla. Des personnes avec des armes et des lumières aveuglantes venaient de débarquer sur l’île. Les trois compagnons décidèrent de s’enfuir mais c’était trop tard, ils furent capturés par un individu répondant au nom de « Sergent ». « Sergent » fit venir ses hommes en disant qu’il venait de capturer les dangereux voleurs recherchés par tout le monde. Il leur demanda où étaient les barils. Robinson et Vendredi leur dirent où se trouvaient les quelques tonneaux qu’ils avaient récupérés à la suite du naufrage de la « Virginie ». Le bouc avait peur et se cachait derrière les deux amis. Le sergent leur dit alors : « Avez-vous une dernière volonté avant de mourir ? ». Vendredi apeuré dit « Non », mais Robinson demanda à fumer une dernière pipe avant de mourir. Le « Sergent » lui dit : « On ne fume plus de pipe de nos jours, mais si c’est votre dernière volonté, allez-y ». Robinson prit sa pipe et s’approcha légèrement des barils de poudre verte et jaune. Il l’alluma lentement et la jeta d’un coup sur les barils. C’est là que le « Sergent » cria : « Oh non !! » et après plus rien, juste une lumière blanche aveuglante.

     C’est comme cela que Robinson, Vendredi et leur nouveau compagnon se retrouvèrent à nouveau en 1759, sur leur belle plage, après ce nouveau saut temporel. Pour fêter leur retour à la « maison », ils décidèrent de faire un repas des excellents fruits ramenés de 2150.

 

     Récits des 5e2 Victor F. et Hugo L. en mars 2022.

 

Sous la houlette de leur professeur de français Laurent Desvoux-D’Yrek

Blog de productions d’élèves Le Blog de Monsieur Dyrek

monsieurdyrek@yahoo.fr Laurent Dyrek, Collège Sainte-Elisabeth

 

 

En2150dessinMartinB6e2 22

Illustration de Martin B. 6e2 en 2022.

 

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04 mai 2022

Mai 2022 Remise des Prix Festival du Livre Jeunesse de Rouen Premier Prix 6e2 SainteE et Lecture Hôtel de Ville !

Mai 2022 Remise des Prix Festival du Livre Jeunesse de Rouen

Premier Prix 6e2 SainteE et Lecture à l'Hôtel de Ville !

lors des vacances scolaires franciliennes...

     Une brigade littéraire et scolaire a remonté la Seine de Paris jusqu'à Rouen pour la lecture de la nouvelle de nos 6e2 primée à Rouen en mai 2022

et pour les récompenses à rapporter jusqu'au XVe arrondissement :

Diplôme pour la classe et l'école, livres romanesques d'aventures, marque-pages, cartes...

RemisePrixRouen22DiplomeSac

RemisePrixRouen22Lecture6e Prof Renardecran

RemisePrixRouen223 6e et Prof SteE

RemisePrixRouen22DiplomeMarquepNouvelle

     Salomé du groupe gagnant a lu une belle partie de la nouvelle "Pommes d'or, écorce d'argent", deux camarades de 6e1 et 2 étaient là pour la soutenir, ainsi que des parents d'élèves; un entraînement à la lecture s'est effectué peu avant la présentation et le lieu était impressionnant, dans une grande salle à l'étage de la Mairie de la capitale normande, après des discours officiels d'organisatrices, responsables pédagogiques, municipales, associatives, bénévoles...

     Le super accueil de Chloé Guillot, aux petits oignons pour chacun et chacune, ainsi qu'aux préparatifs de peaufinage jusqu'au dernier moment, a contribué à ce que le moment soit agréable et efficacement mené - jusqu'à ah ah ce grand soleil pour éclairer le buste du philosophe-écrivain Alain, la maquette d'un pont et le grand escalier impressionnant, impressionnant, vous dit-on...

     Une école a participé depuis la province pour lire leur texte en direct en visio-conférence. Des élèves de Cycle 4 ont aussi lu et reçu leurs prix. L'an passé toute la cérémonie était en distanciel et un groupe de Sainte-E de 3 Sixièmes avait déjà obtenu un 1er prix. Tout un jeu d'équilibre entre individualités et collectif !

RemisePrixRouen22QuatuorDames

RemisePrixRouen22Profils

RemisePrixRouenMai22b SalomeLectureEntraint

RemisePrixRouen22 3 6e sourire

     Après cette belle cérémonie, j'ai proposé de poursuivre par une visite au Munaé, un musée numéroté 7 sur la grand'carte de la ville, -en plus de l'étonnant Parlement, de la très impressionniste Cathédrale, de l'incroyable Musée des Beaux-Arts etcoetera-, le Munaé ?! mais de quoi s'agit-il donc ?!...

ExpoRueMunae22Rouen

 

Très bonne nouvelle venant de Rouen ! Trois 6e2 lauréats du concours de nouvelles "1, 2, 3, nous irons au bois" Avril 2022

 

Très bonne nouvelle venant de Rouen en avril 22 !

« 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS »

CONCOURS DE NOUVELLES COLLECTIVES

FESTIVAL LITTÉRATURE JEUNESSE DE ROUEN 2022

6 HISTOIRES COMPOSÉES PAR DES 6e

Collège Sainte-É. Paris XVe Près de la Seine qui passe sous le Pont Mirabeau

        pour… se rendre en Normandie !

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     Au Festival de Littérature de Jeunesse de Rouen qui organise un concours de nouvelles collectives, pour la deuxième année de rang, de nos 6e… sont lauréats !

     Cette année 22, les 6e2 Tomas, Salomé et Damien (initiales par exemple de DST comme Devoir Sur Table !) sont un groupe lauréat sur le thème général, « 1, 2, 3 nous irons au bois » avec leur nouvelle en co-écriture : "Pommes d'or, écorce d'argent".

     Remise des prix à Rouen le vendredi 29 avril 2022, pendant les vacances printanières franciliennes et...

nous irons à Rouen !

*

     Un grand merci au nom de notre collège Sainte-Élisabeth et au nom de tous nos 6e parmi lesquels la moitié des finalistes en cycle 3 provenait de notre école !

     Le résultat de ce concours de nouvelles collectives nous comble !

     Bravo à tous les participants et finalistes, ainsi qu’aux organisateurs qui donnent l’occasion de composer des récits par petits groupes sur des thèmes qui intéressent et passionnent nos jeunes plumes !

     Très cordialement et à vous rencontrer en terre normande après la visio gagnante de l’an passé !

     En attendant d’être à nouveau enchantés des mises en voix par le comédien et par vos bénévoles des nouvelles de jeunes collégiens aux narrations et descriptions fines.

     Monsieur Laurent Dyrek professeur de français poète et potier de mots non loin du Pont Mirabeau près de la Seine qui se rend en Normandie ! Depuis Paris au 7 avril 22. 

                                                    Récit lauréat en cycle 3 ! :

   Pommes d’or, écorce d’argent

   Après nous être faufilés hors de la maison sur la pointe des pieds, nous étions arrivés à la lisière du bois enchanté : notre ruse avait parfaitement fonctionné, les grands-parents n’avaient rien entendu. À l’orée, l’aspect nous en parut assez sinistre, nous n’osâmes pas le dire. Ma sœur dit d’une voix étranglée qu’elle voulait forte : « Maintenant … maintenant, eh bien, entrons ! ». Il faisait bien sombre et les arbres qui paraissaient joyeux dans la journée étaient maintenant comme de grands corps noirs de mauvais géants. Mon petit cousin se mit à miauler qu’il voulait rentrer. Nous lui dîmes de se taire, il miaula plus fort. Comme ses cris nous semblaient effrayants dans la nuit ! Si jamais il y avait des esprits maléfiques ici et qu’ils l’entendaient pleurer ? Ils allaient nous trouver facilement !

-Tais toi ! tais-toi ! lui cria sa sœur. -Non ! je veux rentrer !, hurla plus fort le petit cousin.

    Ma sœur, impitoyable comme toujours, le regarda dans les yeux : « Écoute-moi, si tu ne te tais pas de suite, quand nous arriverons à la maison, je tuerai ton doudou ! »

    Il ravala ses cris, je vis un éclair plein de colère dans ses yeux. En regardant autour, je me rendis compte de l’épaisseur des bois. Les arbres sans feuilles, aux tronc tordus et d’une hauteur surprenante, me terrifièrent. Je réalisai que nous étions perdus. Je voulus prendre la main de mon petit cousin, qui me faisait pitié. Je me retournai, il n’était plus là ! Plus rien : disparu ! Je me frottais plusieurs fois les yeux, il n’était toujours pas là. « Vous croyez que la terre l’a englouti ?», demanda ma cousine à voix tremblante et ma sœur lui cria de se taire. Nous nous regardions avec effroi, nous entendîmes un battement d’ailes assourdissant, qui aurait pu être entendu à deux kilomètres et un grand souffle passa au-dessus. Nous nous jetâmes à plat ventre. Pendant ce temps, dans la maison de mes grands-parents, mon grand-père se retourna dans son lit et demanda à ma grand-mère : « As-tu entendu ce silence ? ». Aucune réponse : elle ronflait paisiblement.

 - Hé, Ho ! Tu dors ? Je vais voir dans la chambre des enfants et vérifier que tout va bien.

    Mon grand-père se leva et resta bouche bée en réalisant que nous n’étions plus dans notre chambre, ni dans la maison. A la cuisine, il découvrit nos ravages : nous avions emmené toutes les provisions de biscuits et de chocolat avec nous.

   « Sacrés garnements ! Je vais les chercher ! Ils sont bien capables d’être allés dans la forêt ! »

    Au même moment, dans la forêt, nous criions le prénom de notre cousin sans recevoir aucune réponse. Déjà que nous étions perdus ! Il ne manquait plus que perdre le petit Andréas, qui avait déjà tellement chouiné pour ne pas venir ! Que diraient les grands-parents ? Un autre terrible battement d’ailes coupa court à nos tristes pensées. Cette fois mon sang en fut glacé. Ma cousine, perdant tout courage, se mit à pleurer très fort en criant qu’elle voulait rentrer. Nous étions désespérés, c’est alors que ma cousine trouva bon de dire en sanglotant « Il parait qu’un grand ogre vit dans cette forêt ! ». Mais nous réalisâmes alors qu’un arbre ne ressemblait pas aux autres. Il émanait de lui une lumière qui nous guida. C’était un magnifique pommier aux pommes d’or. Il était d’un jaune éclatant et nous fûmes éblouis par sa splendeur. Nous courûmes nous réfugier sous ses fruits dorés. Près de son écorce, qui avait une couleur d’argent, il semblait que rien de mal ne puisse nous arriver et nous nous serrâmes contre lui.

- Ne vous inquiétez pas, dis-je alors aux filles. Je suis sûr que ça va aller. Cet arbre va vous protéger. Nous allons attendre le jour et demain nous retrouverons notre chemin.

- Dans les contes, les enfants perdus ne retrouvent généralement pas leur chemin si facilement ! fit remarquer ma sœur, toujours aussi impitoyable.

    Je ne l’écoutais plus. J’étais apaisé et je regardai le ciel bleu foncé et quelques étoiles y brillaient. En essayant de distinguer les formes dans toute cette obscurité, nous ne réussissions à voir rien de net, nous entendions toutes sortes de bruits terrifiants, craquements, bruissements et soudain un long hurlement triste, comme des pleurs, au-dessus de nous. Ma cousine hurla que c’était une sorcière. Je la croyais à moitié, il me semblait plutôt que c’était un gros hibou, dont on entendit ensuite les ailes battre fortement. Une chose horrible se produisit : une lueur apparut entre les arbres et un craquement étrange, lourd, bruits de pas terribles, se fit entendre. Une ombre colossale. Ma sœur, ma cousine et moi étions pétrifiés, nous n’avions plus la force de crier. Nous nous tenions très fort pas la main et ne pouvions détacher nos yeux de la silhouette immense qui approchait. Était-ce l’ogre ? un monstre ? Pourquoi étions-nous partis de la maison ? J’aurais tout donné pour ne pas avoir fait ça ! Le pauvre Andréas ne devait plus être qu’un tas d’os à cette heure… L’ombre approcha encore, vraiment difforme. Elle nous éblouit d’une lumière vive. Nous clignâmes des yeux, entendîmes un rire chaud dire : « Alors on fait moins les malins ? » C’était mon grand-père ! Il nous dit qu’il avait trouvé Andréas à l’orée de la forêt, l’avait ramené à la maison et était revenu nous chercher.

-Grand-père ! nous écriâmes-nous, fous de joie.

    Jamais nous n’avions été plus heureux, je crois, qu’à ce moment où nous réalisions que notre grand-père était là ! Il aurait voulu être fâché, mais il riait à moitié : « Sacrés garnements, sacrés garnements !». Il nous raccompagna à la maison, nous fit boire une tasse de chocolat chaud et nous mit au lit, que nous retrouvâmes avec un immense bonheur. Ni grand-mère, ni nos parents ne surent jamais rien de cette aventure. Cela est resté notre grand secret avec grand-père.

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   Tomas A., rédacteur en chef, Salomé G. et Damien R. 6e2.

 

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4 autres récits de nos 6e

 

finalistes

 

de ce grand cru 2022 !

 

Les voici ! :

 

 

Extrait du Devoir Sur Table 6e1 Cours de Monsieur Dyrek, janvier 2022.  

       Inventez le scénario d’une histoire sur le thème « Un, deux, trois, nous irons au bois », portant le titre suivant : « La feuille fragile et forte du sassafras ». (Le sassafras est originaire d’Amérique du Nord notamment du Canada. On le rencontre, pourtant, dans toute l’Amérique, en Asie, au Brésil, à la Thaïlande et au Vietnam. Avec des feuilles jaunes, arbre comportant d’innombrables vertus pour la santé.)Mettez des idées, noms des personnages, circonstances, des groupes de mots en autant d’étapes du récit. Puis rédigez un seul paragraphe, consacré à un passage essentiel de votre histoire.

 

     Le bois des sœurs soudées et la feuille de sassafras

     Chloé et Lili, deux sœurs très soudées, courageuses et fortes, se promènent dans un bois, au péril de leur vie - toutes les personnes y étant allées n’en sont jamais revenues. Les deux sœurs marchent prudemment, mais le vent se met à souffler très fort comme si une tempête arrivait. La pluie se met à tomber, l’orage gronde si fort que les arbres tremblent. A un moment, Chloé s’effondre sur le sol devant les yeux effrayés de Lili. La jeune fille se demande comment s’y prendre dans une telle situation. Sa sœur effondrée sur le sol, la tempête, le froid, la solitude, la peur… Après une longue réflexion, Lili décide de prendre sa sœur dans ses bras afin de l’emmener dans un endroit plus abrité. Après une longue marche toujours dans la tempête, la solitude et l’épuisement rendaient ses pas lourds et son cœur fracassé. La soif l’avait envahie lorsque le bruit de l’eau se fit entendre…

     Elle dépose le corps de sa sœur au pied d’un arbre et utilise ses dernières forces pour se rendre au merveilleux ruisseau. Elle avait peur que cette eau ne soit pas potable, mais au point où elle en était, elle ne pensait qu’à sa survie. Elle boit avec ses mains plusieurs gorgées. L’eau pure lui fait reprendre des forces, elle décide d’en apporter un peu à sa sœur. Elle fait boire Chloé du creux de ses mains et celle-ci, qui ne bouge point, avala l’eau sans s’étouffer alors qu’elle n’était guère consciente. Puis Lili décida de continuer à marcher afin de peut-être trouver une personne ou bien un petit village. Alors elle marcha. C’était très fatigant pour la jeune fille. Certes boire lui avait fait reprendre des forces, mais porter sa sœur l’épuisait et le froid l’avait affaiblie. Lili marchait, trottinait, trébuchait, dans l’espoir de trouver du monde. La solitude envahissait son cœur et la peur l’accompagnait. Presque morte de fatigue, Lili s’allonge au pied d’un arbre. Elle s’endort dans un sommeil profond.

     Lorsqu’une feuille de l’arbre vient se poser sur le corps de la pauvre Chloé, dans le coma, voire morte… Ce n’était pas une feuille comme les autres. Celle-ci était d’un jaune soleil éclatant, brillant et resplendissant. Vous allez vite comprendre, chers lecteurs, que cette étrange feuille mystérieuse n’était pas là pour rien. Cela faisait cinq longues minutes qu’elle était posée sur le corps et celle-ci se réveille, sans trop comprendre ce qui lui était arrivé. Elle a du mal à respirer et est très fatiguée. Mais elle vient de se rendre compte. Que faisait Lili ? où était-elle ? qu’était-elle devenue ? Elle regarde autour d’elle, à droite, à gauche, derrière elle, devant elle et même au-dessus d’elle ; elle ne voit que des arbres et un tapis de feuilles rouge orangé tombées sur le sol. Elle décide de se diriger vers le ruisseau qu’elle entendait au loin, non pas pour boire, bizarrement elle n’avait pas soif, mais par un petit souvenir qui lui revient, de quand elle avait six ans, où l’eau d’un ruisseau avait guéri sa blessure infectée. Elle va donc jusqu’au ruisseau. Au début, elle ne voit rien. Elle fait le tour et arrive devant un saule pleureur.

     Au pied de ce bel arbre, elle voit enfin Lili. Son cœur ainsi que son instinct avaient donc raison. Elle s’empresse de réveiller sa sœur. Celles-ci s’embrassent de joie et de soulagement. La joie des deux sœurs avait arrêté la tempête. Lili explique tout ce qui s’est passé à sa sœur. Mais tout n’était pas fini. Les deux jeunes filles étaient perdues au milieu de la forêt la plus dangereuse du monde. Elles avaient quand même très peur. Lili se retourne. Elle voit la feuille qui était tombée de l’arbre. Celle-ci l’avait suivie. Elle commence à se lever, elle se met à tourner sur elle-même et s’illumine d’une couleur luisante. Elle vole et va dans un chemin, dans une allée, dans une clairière. Celle-ci les guide jusqu’à chez elles. Elles étaient sauvées grâce à cette feuille magique. Puis la feuille s’en va, redevenant une feuille comme les autres.

     Les deux sœurs avaient eu de la chance. La feuille fragile et forte du sassafras était unique. C’était une incroyable feuille et il y en avait qu’une seule dans toute la forêt. Elles retrouvèrent leur famille, leurs amis… Tout le monde était heureux de les retrouver saines et sauves. Tout son entourage avait été très inquiet mais maintenant qu’elles étaient revenues, ses proches étaient très fiers et soulagés du retour des deux sœurs. Beaucoup de stress et d’inquiétudes pour tout le monde, mais tout était redevenu comme avant. Et ce furent les premières à aller dans les bois sans y rester.

     Justine C.-D., rédactrice en chef, 6e1 + Héloïse C. et Lou H.

 

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    Une feuille de sassafras, trois bûcherons, quatre jours…

     Ottawa, une jeune feuille de sassafras, tombe au sol : elle va au point d’eau, mais tombe à l’eau. Ottawa gigote tant bien que mal, mais ses efforts sont vains. Et là surgit un castor : -Salut, je m’appelle Castoramots, je vois que tu ne sais pas nager je te propose mon aide, mais il faut que tu m’aides à faire ma maison « nouvelle », vu ta taille, tu pourrais faire le toit ? - D’accord ! Castoramots l’amena donc au bord. Et elle fut sa meilleure amie. Moralité : il faut parfois avoir la force de se faire aider ! Et nous avons composé cette nouvelle :

    Il était une fois trois bûcherons qui étaient frères : l’ainé était Steven, il avait vingt-cinq ans et il était beau et parfait, le frère cadet était Michel, il avait dix-huit ans et il était petit mais résistant et le troisième Guillaume avait vingt et un ans, il était grand, méchant et orgueilleux. Une légende disait que si l'on faisait un vœu en tenant une feuille de sassafras dorée, le vœu se réaliserait. Les trois bûcherons voulaient donc s'emparer de cette feuille et faire les vœux suivants : Steven voulait sauver le monde, Guillaume voulait être riche et tout garder pour lui et Michel voulait un sandwich aux cornichons. Un matin, les bûcherons se mirent en route vers le Canada pour trouver la feuille.

    Après deux mois de navigation mouvementée, ils arrivèrent enfin au port de « Netherland ». Ils entreprirent alors leur voyage vers le Nord. Un jour, Steven aperçut une tâche verte posée au milieu de nulle part. Curieux, il appela ses frères :

« - Mes frères, regardez là-bas ! Qu’est-ce que c’est d’après vous ? 

Bizarre, que peut être cette grosse boule verte ? »

-Allons-y. Nous serons vite fixés.

     Tous d’accord, ils se dirigèrent vers cette étrange chose. En se rapprochant, ils virent que c'était une forêt. Ils prirent donc la route à travers la forêt de plus en plus sauvage : les feuilles leur fouettaient le visage et les racines leur tendaient des pièges. Petit à petit, la forêt se calmait et devenait plutôt agréable. Désormais, ils entendaient même les branches craquer sous les pas de Steven et sa respiration bruyante. A un moment, ils aperçurent au loin une petite maisonnette. Ils traînaient leurs pieds sur le sol en sentant une bonne odeur de tarte à la myrtille. Les bûcherons affamés, se dirigèrent vers la cabane. Une fois devant la cabane, ils toquèrent. Un vieux monsieur, barbu, vivant en tant qu'ermite, leur ouvrit. Steven lui expliqua ce qu'il venait faire ici :

« - Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger, nous sommes de pauvres bûcherons, nous n'avons plus d'eau et de nourriture, cela fait une semaine que l'on marche ! Pourriez-vous nous héberger s'il-vous-plait ? »

« -Oui mais pas plus de deux jours. »

« -Merci infiniment ! »

     L'ermite s'appelait Berlin, il leur servit la tarte aux myrtilles que les trois frères avaient sentie en chemin et leur demanda pourquoi ils étaient entrés dans cette forêt dangereuse. Les trois frères lui expliquèrent leur voyage pour trouver la feuille de Sassafras et leur randonnée dans cette forêt. Michel demanda à Berlin :

« - Dites Berlin, pourquoi vivez-vous au beau milieu de cette forêt ? »

« - Eh bien je n'aime pas la compagnie des hommes, je les trouve idiots, alors je me cache dans cette forêt.»

     Après les deux jours, les trois bûcherons repartirent, à la recherche de la feuille de Sassafras. Les bûcherons avaient prévu un stock de nourriture pour au moins trois semaines. Après deux semaines dans la nature, les bûcherons trouvèrent une grotte mystérieuse très profonde. Ils décidèrent de s’y rendre, se disant qu’ils pourraient trouver des choses intéressantes. Après quatre jours dans la grotte, les bûcherons fatigués, firent une pause.

     À un moment, Michel, maladroit, trébucha sur une pierre et tomba dans un trou. Ses frères, inquiets, le suivirent. Étant arrivés dans le creux, ils étaient soudain aveuglés par une lumière éclatante et dorée. Ils s’avancèrent vers la lumière, puis juste devant eux : un arbre. Cet arbre avait l’air normal au premier abord mais il possédait une feuille en particulier, cette feuille était dorée : C'était la feuille de Sassafras ! Ils se précipitèrent tous dessus, se battant pour faire leurs vœux.

«- Poussez-vous ! Mon vœu est le meilleur ! », dit Guillaume.

«-Non c'est le mien qui est le plus utile ! », dit Michel.

«- Arrêtez de vous battre ! L'essentiel c'est de faire un vœu qui nous plaise à tous.», dit Steven.

     Guillaume n'écoutant pas son frère, se précipita sur la feuille et l'arracha. Mais avant même d'avoir fait son vœu, la feuille saigna et un cri résonna dans la grotte, ce qui fit peur aux frères qui fuirent la grotte et partirent de cette forêt maudite protégée par un ermite.

      En réalité la feuille est piégée par Berlin l’ermite, qui avait inventé cette légende de toutes pièces, pour tester l’orgueil et la naïveté des gens.

     Groupe de Marie P., Rédactrice en chef, Eléa C. et Nine C. Ajout d’un paragraphe initial de Morgane A..

 

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Extrait du Devoir Sur Table 6e2 Cours de Monsieur Dyrek, janvier 2022.

     Inventez le scénario d’une histoire sur le thème « Un, deux, trois, nous irons au bois », portant le titre suivant : «Le pommier qui voulait donner autre chose que des pommes». Mettez des idées, noms des personnages, circonstances, des groupes de mots en autant d’étapes du récit. Puis rédigez un seul paragraphe, consacré à un passage essentiel de votre histoire.

 

     Le pommier-conteur

   Par un beau dimanche de vacances ensoleillées, Cay, un garçon de onze ans, s’apprête à participer pour la première fois à un camp scout. Après avoir quitté ses parents émus, il monta dans le car. Au moment de s’asseoir, un garçon le poussa méchamment. Il ricana avec ses acolytes, puis s’assit à la place de Cay. Au même instant, une jeune fille aux yeux couleur noisette et aux cheveux bruns intervint :

   - Arrêtez votre cirque ! Ne t’en fais pas, ce sont des imbéciles !

   Elle l’aida à se relever et l’invita à s’asseoir à coté d’elle.

   - Je m’appelle Arwen, et toi ?

   - Moi, c’est Cay, lui répondit-il.

   - T’as quel âge ?

   - J’ai onze ans et toi ?, dit Cay.

   - J’ai onze ans aussi !

   - Celui qui t’a bousculé s’appelle Édouard, t’es nouveau ? relança-t-elle.

   - Oui et je stresse un peu, les animateurs sont sympas ?

   - Oui mais on dit « chefs », pas « animateurs »…

   Le véhicule arriva à destination.

   En sortant du car, les chefs demandèrent aux enfants de décharger le matériel de la soute. C’était très fatigant ! L’heure de la répartition des tentes sonna. Heureusement, Cay n’était pas avec Édouard. Ils étaient six dans la tente. Il fit la connaissance de son voisin de gauche qui s’appelait Sébastien. A côté de sa tente, il y avait celle d’Arwen.

   Première veillée au coin du feu.

   Au réveil, Cay regarda sa montre : il était 7h45. Il s’habilla et mit un peu d’ordre dans ses affaires. Il avait faim et prit son petit déjeuner avec ses copains. Il y avait du chocolat chaud et des tartines au beurre. Au moment du forum, ils récitèrent une prière, puis les chefs leur expliquèrent le programme de la journée. Ils iront faire une course d’orientation dans la forêt. Arwen et Sébastien sont avec Cay, mais il y a aussi Édouard et un de ses copains. Les cinq scouts empruntèrent un sentier qui menait vers une partie ombragée de la forêt. Pendant que les autres contemplaient le soleil à travers les feuillages, Édouard emmena Cay à l’écart :

   - T’as pas intérêt à t’approcher plus d’Arwen, sinon gare à toi !

        Reprenant leur route, ils glissèrent le long d’une pente et atterrirent dans une combe de sable assez vaste, cachée par des bosquets, l’endroit idéal pour une cabane… Un détail attira leur attention : un pommier immense trônait au centre de la clairière, son feuillage recouvrait tout et laissait filtrer quelques rayons de soleil.

   - Ah, c’est ce vieil arbre que mon père veut couper, il est architecte et veut construire une maison en bois à louer pour les touristes pile à cet endroit, ce qui nous rapporterait une fortune, dit Édouard.

   Mais soudain, une expression d’horreur se dessina sur son visage et il partit en courant avec son copain. Arwen se retourna et se dit qu’avec le vent, l’arbre avait dû bouger et qu’Édouard avait pris peur. Le reste de l’équipe s’apprêtait à les suivre lorsqu’ils entendirent une voix derrière eux. Ce devait être une mauvaise blague d’Édouard, ils se retournèrent : personne… La voix se fit entendre à nouveau et Cay se rendit compte que cette voix venait du pommier :

   - C’est moi, l’arbre, c’est moi qui vous parle.

   Ils comprirent que, ce que tout à l’heure ils avaient pris pour un trou d’écureuil, était nettement devenu… une bouche qui bougeait.

   - Vous parlez souvent à des gens, comme ça ?

   - Non, dit le pommier, je croise peu de monde et le peu de gens que je rencontre ne me respectent pas : ils me montent sur les branches et arrachent mon écorce.

   - Vous savez pourquoi cette partie de la forêt semble abandonnée ?, demanda Cay.

   - C’était il y a fort longtemps, lors d’un violent orage, la foudre a abimé une de mes branches. Elle était sur le point de tomber lorsqu’un jeune garçon passa dans cette clairière et ma branche s’abattit sur lui… Quand ses parents le retrouvèrent, ils crurent que j’étais maléfique et depuis les gens évitent les environs. Mais j’ai un rôle, moi ! Je suis le conteur de la forêt !, reprit-il, aidez-moi ! Je n’ai pas envie d’être coupé ! Je veux continuer à vivre et à raconter des histoires aux promeneurs.

   - Ne vous inquiétez pas, nous allons en parler à nos chefs pour tenter de trouver une solution. Nous reviendrons très bientôt !

   De retour au camp, ils se rendirent compte qu’ils avaient oublié la course d‘orientation et qu’ils étaient arrivés bons derniers. Peu importe, seul le pommier comptait maintenant. Pendant le temps calme, ils allèrent, comme convenu, voir les chefs et leur exposèrent le problème. Ceux-ci n’en crurent pas un mot et leur demandèrent de retourner dans leurs tentes. Désormais, ils comprirent qu’ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes. Ils apprirent que l’entreprise du Père d’Édouard allait passer couper les arbres dans deux jours.

   - Nous avons donc deux jours devant nous et j’ai un plan ! dit Sébastien. Nous ferons semblant d’aller chercher du bois dans la forêt pour la veillée de ce soir, nous subtiliserons trois pelles et nous finirons de creuser un trou que j’ai déjà repéré. Puis nous le camouflerons avec des branchages, comme ça, la voiture des ouvriers tombera dedans.

     Cependant, ils n’eurent pas le temps de finir de creuser le trou et de le camoufler, car il avait plu toute l’après-midi. Ils étaient déçus, Cay et Arwen ne voulurent pas assister au désastre. Le matin, quand Cay se réveilla, le sac de couchage de Sébastien était vide.  Il s’habilla et sortit de la tente, Sébastien vint à sa rencontre, un grand sourire aux lèvres.

   - Le pommier est sauvé !!!

   - Hein, mais le trou était trop petit pour les empêcher d’avancer !, s’étonna Cay.

   - Ils ne sont pas passés par ce chemin-là, j’y étais ! Ils sont passés par un chemin de terre, mais avec la pluie d’hier c’était devenu tout boueux. Ils se sont enlisés et ont finalement renoncé en jurant. Mais le meilleur dans tout ça, c’est que l’arbre a retrouvé le sourire et m’a raconté quelques-unes de ses histoires, elles sont géniales !

   - Je vais appeler Arwen et on y retourne !!!

   Yohan A., rédacteur en chef, Anne B., Clara M. Élèves de 6e 2 collège Sainte-Élisabeth - Paris 15e.

 

**

 

     L'arbre à poèmes il sera une fois !

     Le feu brûlait avec une rage intense, ses petites flammes rouge vermillon poussant fortement chaque minute quand on était là. Avec mes cousins, j'entendis Grand-Père conter :

     Il y a maintenant plus de cinquante ans, avec ma meilleure amie Linh, je me suis introduit dans la forêt qui borde le village de notre enfance, et où on ne connait pas où elle se terminera. Tous les deux, on avait chacun vers dix ans ou même onze, et c'était la première fois où nous n'y sommes rendus, la raison étant pour chercher des pommes parce que ma mère nous l'avait demandé. Voici ce qu'elle a dit :

     "Joseph, arrête de regarder la télévision comme ça et va me chercher des pommes !" Elle gesticulait comme pour dire vite, vite ! et nous dépêcha hors de la maison. Comme je le disais, c'était notre première fois ici.

      Nous avons traversé la forêt au sol jonché de larges racines et avec des arbres magnifiques comme le chêne, les hêtres ou les érables, les arbres fruitiers comme des figuiers vieux de trente ans s'étirant en haut aussi longtemps qu'on voie, ou les pruniers majestueux aux fruits merveilleux...

     Quelques minutes plus tard, je poussai un cri.

"-Joseph, calme-toi, ce ne sont que des vers de terre, Linh rit.

-Non, non, ce n'est pas ça... je dis, moins fort, comme si les arbres nous… entendaient. Je pense... qu'on est perdus."

     Après un long moment de panique, réflexion et nombreux essais de retrouver un pommier et rentrer illico presto avant que le soleil ne se couche, on trouva enfin un beau pommier. Mais ce qu'on voyait suspendu ne ressemblait ni à des pommes, ni à des prunes, mais à de petits papyrus enroulés qui font penser à l'Égypte antique, connue pour ses pharaons et pyramides. J'étais choqué et je pensais que j'allais me réveiller dans un moment ou deux dans mon lit moelleux. Mais avant que j'y puisse y donner un penser de plus, Linh me dit avec étonnement :

     "-En aucun cas ce ne sont des pommes, ces petits papiers suspendus à l’arbre !

-Mai-mais la dernière fois… que j'y suis al-lé… », dis-je avec hésitation, coupé par une agitation venue du pommier.

     Ouvrons le papier !, répondit-elle avec curiosité à mon expression d’étonnement.

Bon, pourquoi pas, pensai-je et je répondis par l’action. Quand j'avais ouvert le message, Linh lut à haute voix :

Je ne donne plus de pommes

Je préfère communiquer

Ne suis-je pas proche des hommes ?

     Nous réalisions que l'arbre comprenait la langue des humains. Plusieurs papiers tombèrent, le roi de notre forêt communiquait avec des poèmes !

-Ne serait-il pas utile de les lire tous ? questionna Linh.

Avant le crépuscule,

Des pattes veloutées...

C'est le chat de la nuit !

La coccinelle vole.

Dans les airs,

Elle décolle...

     C'est amusant, le majestueux pommier disait des mots en « humain » ! Cet arbre fruitier, au lieu de donner des fruits rouges, jaunes, verts ou les trois, donne des poèmes, c’est fabuleux !, communiquer avec lui est un vrai plaisir. Il nous fascine et impressionne. De plus, il est excellent poète ! Mais il nous fait oublier la raison de notre venue. Je lui demande : Nous sommes venus pour des pommes, en faites-vous ? Un papier tomba et on le lut :

Ne perdez jamais patience, travaillez, vous aurez vos fruits.

     Nous partions donc, avec la ferme intention d'y retourner un autre beau jour d’été et enfin, même si on ne retournait pas, ce sera toujours un beau souvenir. Sans nos pommes, mais maintenant remplis d'inspiration et d'espoir, nous partons en direction de la maison. Quinze ans plus tard, lorsque on avait tous les deux vers trente ans, je pense toujours à ce pommier - ou peut-être c’était un poèmier ? Mais un jour, je suis revenu avec Linh, recherchant des figues, cette fois. Mais nous ne trouvions plus l’arbre. Ou pouvait-il possiblement être, maintenant ? Tristement, nous allions presque rentrer chez nous, lorsqu’on découvrit un petit papier enroulé. Il était inscrit un poème sur le papier-papyrus :

Ma vie était longue

Belle

Mais maintenant je sais que c’est la fin.

Les hommes m’ont trouvé

Au revoir

     On trouva des centaines de papiers, cachés dans l’humus ou derrière un œuf de dragon égaré, dans les feuillages d’arbres ou même juste sous nos yeux. Des centaines de poèmes, comme tombés du ciel ! On les lut tous, mais ils étaient tellement beaux que je ne crains de pouvoir les citer ici, sinon le récit de moi et de Linh ferait figure d’une histoire pressée. Nous rentrâmes chez nous, comme il y a si longtemps le jour où nous sommes entrés dans cette forêt pour la première fois, avec beaucoup d’espoir.

    Louisiana M., rédactrice en chef, récit rédigé en groupe avec Emma B. et Léonie V. en 6e2. Idée initiale de l’arbre à poèmes : Simon P. dans sa rédaction.

**

Autre récit collectif de nos 6e :

 

     Le sac de feuilles du géant Sassafras ! 

     Jean était un adolescent de quatorze ans. Un jour, qu’il était à l’école, il entendit deux professeurs évoquer un mystérieux trésor se trouvant dans la forêt des Gramuges. En rentrant de l’école, il demanda à ses parents s’il pouvait aller se promener dans la forêt. A l’entrée de la forêt, il voyait à perte de vue les mêmes sortes d’arbres monotones. Au bout d’un kilomètre et demi, il vit une peau de banane. Comme il avait très faim, il se précipita dessus mais tomba dans un trou de trois mètres, à quelques centimètres de la banane. Il vit un sentier très profond et décida alors de le suivre, espérant trouver une issue malgré ses blessures. Au bout de dix minutes, il vit une petite clarté de lumière. Là, le sentier commençait à remonter petit à petit. A la sortie de ce trou, il aperçut le plus grand arbre qu’il n’avait jamais vu de sa vie : le Sassafras ! Les feuilles de cet arbre étaient d’un jaune éblouissant et une feuille mesurait vingt centimètres. Il ne put pas résister à l’envie d’en remplir son sac. En voulant reprendre le sentier afin de rentrer chez lui, il aperçut un homme de trois mètres de hauteur et un mètre cinquante de largeur…

     Jean se retrouva donc devant un ogre terrifiant. Il avait deux énormes sourcils, une bouche extrêmement poilue et des yeux exorbités qui avaient un regard perfide. Jean fut terrifié à l’idée de se retrouver face à un ogre qu’il chercha à tout prix une pierre afin de l’assommer. En ne voyant aucune pierre aux alentours, il fit immédiatement demi-tour et courut de toutes ses forces. Il cherchait le Sassafras afin de retrouver le sentier souterrain d’où il était sorti et avait trouvé l’arbre. Pendant sa course, il trébucha sur un rocher et tomba net sur la tête. Il sentit une douleur atroce : le sang avait commencé à couler. Il entendit alors les pas de l’ogre se rapprocher précipitamment… Soudain, il vit le Sassafras et eut une idée. Il se précipita alors dans le souterrain en courant de toutes ses forces. Enfin arrivé au bout du tunnel, il n’entendit plus l’ogre. Il se décida donc de manger une des feuilles du Sassafras, car la faim commençait à le déchirer. En ouvrant son sac, il découvrit les feuilles en miettes. Il en mangea un huitième de trois quarts et ses blessures disparurent immédiatement. Il fut si étonné et observa de plus près ces feuilles. Il remonta du trou et vit l’ogre avec une tarte bizarroïde dans les mains…

     Il voulut courir mais l’ogre le retint par les manches. L’ogre lui expliqua que cette tarte était en fait une tarte aux pommes et que, quand il s’était approché la première fois, c’était pour lui en faire goûter. Jean s’excusa et se dit que l’ogre était finalement sympathique. Il goûta un bout de sa tarte aux pommes et vit que cet ogre avait des blessures graves. Jean lui tendit donc une poignée de huitième de trois quarts de feuilles. En voyant que ses blessures disparaissaient, il remercia Jean par… «Merci, au revoir !». Jean lui demanda une dernière faveur : lui montrer le chemin de la sortie…

     L’ogre lui expliqua que ses parents l’avaient abandonné à ses trois ans. Il faisait des tartes aux pommes pour attirer des passants. Mais à chaque fois que quelqu’un approchait, cette personne manquait de s’évanouir. Jean lui accorda alors toute son amitié et son attention et lui offrit la moitié de son sac de feuilles de Sassafras. Malheureusement, lorsque l’ogre et Jean arrivèrent dans le village, la situation tourna au drame particulièrement pour Jean. Les femmes et les enfants commençaient à se cacher dans les maisons, on entendait de cris à tous les coins de rues, les hommes arrivaient avec leurs couteaux et parfois même leurs fusils. Même la mère ne semblait pas comprendre ce qui arrivait à son fils…

     Jean stoppa immédiatement la situation et commença ses explications. Notamment d’où venait l’ogre et pourquoi il s’était retrouvé dans cette forêt. Il leur dit comment ils s’étaient rencontrés et ce que faisait l’ogre. Pour leur prouver que Jean n’inventait rien, l’ogre fit une tarte aux pommes sous leurs yeux ébahis. Jean montra les feuilles qu’il avait récoltées dans cette mystérieuse forêt et quel était leur pouvoir. Les villageois se rendirent vite compte que l’ogre maléfique était simplement… sympathique. Jean avait réussi, au final : il avait trouvé les feuilles du Sassafras, le fameux trésor de la forêt des Gramuges…

     Guillaume B., rédacteur en chef, Cécilia C., Morgane A. 6e1.

     Classes de 6e de Monsieur Dyrek, Cycle 3, Collège Sainte-Élisabeth,

112 Rue de Lourmel Paris XVe. Le Blog de Monsieur Dyrek.

monsieurdyrek@yahoo.fr

     Les sassafras de maints titres de nouvelles sont un clin d’œil et un hommage à l’œuvre de René de Obaldia, né en 1918 et décédé en janvier 2022. Sa pièce de théâtre qui lança véritablement sa carrière s’intitulait Du vent dans les branches de sassafras. Tonique parodie de western.

Obald Innocent

      Autres titres de cet auteur qui a vécu jusqu’à 103 ans et qui avait remercié les 6e2 en octobre 2021 de lui avoir souhaité son anniversaire : Innocentinesen poésie impertinente… (photo par Laurent Dyrek) et … Le Centenaire en roman inventif.

02 avril 2022

Semaine des Mathématiques et Printemps des Poètes Collège Sainte-Elisabeth Carré magique des 6e1 etc Dotoli et 6e2

 

«Semaine des Mathématiques» et «Printemps des Poètes» 2022.

 

 

     Le carré magique des 6e1

 

Des acrostiches de jeunes collégiens

Après avoir évoqué la quête dans l’Histoire

           de la quadrature du cercle !

 

 

     Chiffres spécifiques, caractéristiques              

 

     Elever les côtés et rêver d’un carré parfait

 

     Régulières lignes 2 à 2 parallèles

 

     Centre marqué d’1 point, forme la + petite

 

     Les formes géométriques artistiques

 

     Et les angles droits… parfois maladroits !

 

              Les 6e1, création collective.

 

 

     Collège Sainte-Elisabeth, mars 2022.

 

 

     Les 6e2 ont mis des poèmes de Giovanni Dotoli, poète de Paris et de Barri, en Calligrammes, il s’agit de l’ensemble intitulé « Envol géométrique » in Maths Infini, parution récente de ce poète, éditeur et chercheur. Leurs productions ont été affichées notamment sur le mur du CDI de mars à avril 22.Présentation-exposition lors de la Journée Portes Ouvertes de notre établissement fin mars 22.

 

 

*

 

 

 

     Carré

Certaines formes sont passionnantes,

Et le carré en fait partie !

Recherchant des propriétés,

Complétant les règles de géométrie,

Les mathématiciens

Espèrent percer les secrets.

      Sarah H. 6e 1

**

     Cercle magique

 

Cercle gigantesque, parfois grotesque !

Atteindre les côtés, il faut parfois marcher. 

Rayon agrandi dans un rythme défini

Rêve éternel 

Et diamètre infini ! ou tout petit…

      Héloïse C. 6e1

 

 

Posté par Monsieur L. Dyrek le 2 avril 2022. Photos L3D58.

23 février 2022

Patrimoines en Poésie automne 2021 - mars 2022 Parmi plus de 1000 contributions... 3 poèmes déjà pour bal(l)ades !

 

PATRIMOINES ENPOÉSIE

 

                      automne2021 - mars2022

 

 

     "Monsieur, Vous avez participé au concours « Patrimoines en poésie » en organisant un atelier et nous vous en remercions. Nous avons le plaisir de vous informer que parmi plus de 1000 contributions un des élèves est lauréat et deux élèves ont été présélectionnés (dont un qui a reçu une mention spéciale)."

 

Un lauré, une laurée ?

                parmi nos Sixièmes !

 

     Suspense ! ici ordre alphabétique des jeunes auteurs

pour les 3 poèmes dactylographiés…

GargouillesVadrouille phL3D PatrPoe21 22

Bagatelle phL3D PatrPoe21 22

Dessins 6e phL3D PatrPoe21 22

Paris phL3D PatrPoe21 22Photos : Laurent 3D58 en décembre 2021.

*

« ATELIER ÉCOLE » COLLÈGE SAINTE-ÉLISABETH PARIS XVe

 

     Le Zouave du Pont de l’Alma

Des quatre compagnons d’armes d’autrefois

Il est le seul à avoir gardé

Sa place sur un plot du pont changé

Le Grenadier à Dijon fut posé

 

L’artilleur à la Fère transporté,

A Vincennes veille le Chasseur à pied

Le Zouave, sous le pont est resté

Il est beau dans son habit de soldat

 

Cape aux épaules et menton droit

Impassible et fier sur son pilier

Il regarde les eaux de la Seine monter.

 

Dernier témoin de l’histoire

Qui en Crimée remporta,

Pour la France et sa gloire,

La bataille de l’Alma

 

     Constance B. 6e

**

 

     Moi, gargouille de Notre-Dame

 

Je suis une gargouille de Notre-Dame,

En voyant tout Paris, je suis calme,

J’observe tout ce qui se passe au loin,

Chaque moment des Parisiens.

 

J’étais tranquille, je faisais peur aux gens,

J’étais assise tout en discutant.

Soudain, j’aperçus une éblouissante lumière,

Toutes les personnes, affolées, s’étonnèrent.

 

Je vis plein de flammes, de sirènes, d’eau !

Angoissant, cela était aussi très beau.

Pour la première fois, je fus effrayée,

Mais les flammes s’abaissaient grâce aux pompiers.

 

Ce jour-là restera gravé dans ma mémoire.

J’ai failli tomber de mon perchoir.

Dans ce brasier, j’aurais pu y perdre la vie.

Je suis là et Notre-Dame aussi !

     Guillaume B., 6e

**

 

   Les Catacombes de Paris

 

Aux sombres souterrains, les os sont empilés.

La lumière des bougies aime s’y promener.

Les visiteurs y entrent par curiosité

Et en ressortent totalement apeurés.

 

Les portions de squelettes regroupés en figures :

Humérus, Péronés, Cubitus et Fémurs

S’assemblent et bâtissent de bien lugubres murs.

Sur les panneaux apparaissent des gravures.

 

A travers ces salles immenses jonchées de tombes,

Toutes nos peurs viennent des Catacombes.

Ici, ce sont les vivants qui hantent les morts

 

Qui dans ces lieux ont laissé leur corps.

 

     Aldrin D. 6e1

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     "Les familles (susdites) et vous-même êtes conviés à la remise des prix samedi 19 mars 2022 au château de Versailles, où auront lieu l’annonce officielle des résultats ainsi qu’une visite guidée spéciale famille. Vous pouvez dès à présent réserver la date dans votre agenda !

     Nous reviendrons vers vous au début du mois de mars afin de vous donner les informations pratiques concernant la remise des prix et la visite guidée (déroulé, lien pour réserver sa place, …).

     Pouvez-vous en informer les familles svp afin qu’elles puissent réserver cette date.  

     Les résultats seront également disponibles sur le site https://patrimoines.iledefrance.fr/ le 19 mars à 17h. Au plaisir de vous accueillir très bientôt. Bien cordialement.

      L’équipe de Patrimoines en poésie"

 

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    Félicitations à qui sera lauré(e), présélectionné(e)

et présélectionné(e) avec mention !

    Bravo aussi à toutes celles et à tous ceux qui se sont impliqués à mener des recherches sur un monument ou une oeuvre d'Île-de-France et qui ont écrit de super poèmes, accompagnés de dessins superbes de beauté et de créativité.

     En acceptant la règle du jeu du choix des jurys qui ont leurs critères et leurs coups de coeur et en assumant d'avoir fait faire ce travail de recherches comme d'écriture en "Devoir à la Maison" avec une aide familiale possible. Au moins nos élèves sont ainsi dans les mêmes conditions que les autres jeunes de l'Île-de-France.

    Les trois poèmes remarqués, appréciés, jouent des reflets et des jeux des ombres et des lumières, de la guerre et de la paix, de la vie et de la mort, de l'élévation et de la chute, de la catastrophe et de la résilience. Un reflet peut-être des préoccupations de l'époque, ombreuse et lumineuse, claire-obscure, comme une sortie de monde et une entrée dans un monde incertain. Mais quel monde à venir ne l'est ?

     Je proposerai quelque jour, certain mois, aux organisateurs de "Patrimoines en Poésie" la publication-livre d'un choix de poèmes et dessins de nos élèves depuis toutes ces années où je les fais participer avec de grands bonheurs et de belles réussites, pour les podiums, les mentions et la qualité et l'envie de bien faire des élèves, à la découverte, rédouverte ou exploration de nos lieux merveilleux d'Histoire et d'Art.

Arc de T emballe phL3D PatrPoe21 22

Parc A Citroen phL3D PatrPoe21 22

La_tour_eiffel_Simon_PLa création suivante d'après un célèbre jeu est de Hugo L. collégien de 5e2 :

Hugopoly phL3D PatrPoe21 22

     Entre Seine et Bièvre, en Île-de-France, Monsieur Laurent Dyrek ce 21 février 2022.

PontMirabeau9nov19phLD3 photographies à Paris et de Paris par M. L. Dyrek au XXIe siècle.

SphingeMuseePicassoete17LD

PontdesArts et ileàponts

 Le Pont des Arts anciennement chargé de cad... !...