Le blog de Monsieur Dyrek

30 août 2021

1championnedenatation explique JO Jeux Paralympiques Top départ Paris 2024 / Jeux Paralympiques Tokyo !

     Les Jeux Paralympiques de Tokyo battent leur plein !

    « Bonjour, voici 2 nouvelles photos de Tokyo, quand le champion paralympique de para triathlon Alexis Hanquinquant et la vice championne paralympique de judo et porte-drapeau Sandrine Martinet sont tous les deux sur le plateau de France Télévisions. »

     Madame Ludivine Munos, depuis Tokyo, au 30 août 2021.

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     Triple champion du monde en titre, Alexis Hanquinquant est devenu champion paralympique de triathlon en catégorie PTS4, samedi à Tokyo. C'est la troisième médaille d'or de l'équipe de France. Article au 28 août 2021.
     Sandrine Martinet, judoka et porte-drapeau française, a décroché la médaille d’argent pour sa participation à ses derniers Jeux Paralympiques.

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Les Jeux Paralympiques de Tokyo ont commencé

et voici un message qui nous vient du Japon !  :


"Bonjour Monsieur Dyrek,
 … je suis actuellement à Tokyo, pour commenter les Jeux Paralympiques pour France Télévisions.
Je suis la voix de la natation et des 2 cérémonies.
Les jeux se déroulent en ce moment pour se terminer le 5/09.
      Je m’excuse de mon absence de réponse à votre mail du 24 août,

je n’avais pas encore eu le temps de regarder. Je suis au Japon depuis le 15/08.

Je vous confirme que vous pouvez publier ce contenu.


     Concernant les photos, voici une petite sélection que vous pouvez publier.
Il y a : Du para triathlon, de la para natation, du basket fauteuil et la cérémonie d’ouverture.


N’hésitez pas à regarder sur le site equipedefrance.fr pour trouver des infos sur les résultats.


     Cordialement. Ludivine Munos" - le 28 août 2021, depuis le Japon.

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    Et les Jeux Paralympiques de Tokyo commencent !

Consacrez-leur du temps et de l'attention : leurs exploits en valent la peine !

Vous retrouverez ci-après une présentation d'une maman d'élève, qui fut championne paralympique médaillée d'or !

     Cet été nous avons vibré déjà avec les athètes des JO ! et notamment pour nos équipes de sport collectif qui nous reviennent avec de belles médailles et de grands moments de jeu !

     Saluons en particulier notre ancienne élève de collège Pauline Ranvier dont l'enthousiasme au fleuret faisait plaisir à voir, par équipe nos fleurettistes ont rapporté l'argent et leurs homologues masculins l'or !

      Bon retour au direct et aux Jeux Paralympiques. Faites de mini reportages avec textes et photos et adressez-les à la rédaction ! Pour Le Blog de Monsieur Dyrek, en commentaire ou à monsieurdyrek@yahoo.fr

    Bonne fin d'août ! avant le mois de... quel mois déjà... cela me rappelle quelque chose... L3D58

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    Cette première semaine de février 2021, notre école, des élémentaires aux collégiens, était sur le "Top départ" des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 ! En plein dans "La Semaine Olympique et Paralympique" fêtant sa 5e édition !

     Madame Munos dans l'équipe qui prépare les Jeux de 2024 et maman d'un de nos élèves est venue présenter les enjeux des jeux à des enfants qui avaient plein de questions et des étoiles dans les yeux. Ce jeudi 4 au matin toutes les classes de 6e et l'après-midi toutes les classes de 5e ont écouté son témoignage, son parcours, son engagement pour changer le regard sur le handicap et faire davantage connaître les Jeux paralympiques.

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     Naître avec un handicap peut se vivre complètement différemment selon les lieux et moments du monde : l'ancienne championne a fait comprendre le rôle des aides sociales, de l'intégration des personnes à handicap, de l'accessibilité à améliorer dans les lieux publics. Et la visibilité accrue des femmes dans le sport au fil des Jeux et des années. Voici quelques-unes des questions d’Histoire auxquelles a répondu Mme Munos après les avoir posées au jeune public :

- A quelle époque ont été créés les Jeux olympiques ?

- Quel pays les a remis au goût du jour au 19e siècle ?

- Quand furent organisés les premiers Jeux Paralympiques ?

- Et…quels furent les premiers Jeux auxquels participèrent les femmes sportives ?

    Allez un indice temporel, mais pour quelle question ?!, Paris en fêtera les 100 ans !

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     Elle a expliqué - et toujours en interaction avec ses jeunes auditeurs - comment le sport a changé sa vie et peut changer la vie de beaucoup, l'importance d'une pratique sportive régulière pour tout un chacun, les symboles des jeux, les cinq anneaux, les trois agitos, colorés en bleu, rouge et vert, les mascottes, les valeurs véhiculées par le sport et toute l'organisation en amont de ces événements mondiaux. Elle a fait un focus grâce aussi à des films projetés sur des épreuves particulières comme la Boccia, à Tokyo 2021, la France sera présente pour la première fois pour ce sport paralympique qui tient de la pétanque et du jeu d'échecs.

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     Elle a expliqué - et toujours en interaction avec ses jeunes auditeurs - comment le sport a changé sa vie et peut changer la vie de beaucoup, l'importance d'une pratique sportive régulière - la marche, la course, le vélo, les sports collectifs ou le passage systématique par les escaliers… - pour tout un chacun, les symboles des jeux, les cinq anneaux, pour les cinq continents d’accord, dites donc à quoi correspondent leurs cinq distinctes couleurs ? et les trois agitos, colorés en bleu, rouge et vert, les mascottes, celles de Rio si festives, mais quelles seront celles de Paris ?, les valeurs véhiculées par le sport et toute l'organisation en amont de ces événements mondiaux.

     Elle a fait un focus grâce aussi à des films projetés sur des épreuves particulières comme la Boccia, à Tokyo 2021, la France sera présente pour la première fois pour ce sport paralympique qui tient de la pétanque et du jeu d'échecs.

     Elle s'est fait connaître d'abord en tant que très jeune athlète sous le nom de Ludivine Loiseau : une première médaille d'or à 15 ans et encore de nos jours la Française qui a reçu la légion d'honneur la plus jeune, vous pouvez retrouver des vidéos de ses victoires d'Atlanta à Athènes en passant par Sidney.

    Son témoignage peut changer bien des choses, écoutez-la nous dire comment lors de ses premiers Jeux en 1996, lors de sa course de prédilection, en nage papillon, elle arrive la première, bat un record du monde, mais dans la foulée se voit disqualifiée par un juge, d’après un critère de parallélisme, qui sera retiré quelque temps plus tard, eu égard aux spécificités physiques des participants, elle est venue pour cette course et son monde semble s’écrouler et couler à pic, sauf que… sa famille et l’équipe sportive ne vont pas la laisser seule mais la remotiver pour les courses à venir et comment sa première médaille d’or est arrivée au terme ultime de ces Jeux là !

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     Leçon de persévérance et de l’apport du sens de l’effort, ainsi que d’un collectif bienveillant qui fait rebondir, ce sont aussi ces valeurs concrètes individuelles et solidaires qu’elle est venue évoquer et qui rejoignent les valeurs éducatives essentielles. Leçon de vie et de courage au long cours et au quotidien : lorsqu’elle était enfant, combien d’heures à se lancer des défis personnels de nouer ses lacets à une main, d’ouvrir un couvercle de même ou de tenter de se faire des tresses comme les autres jeunes filles de son âge…

    Dans l'intervalle, entre les courses dans les piscines olympiques et l’organisation des prochains Jeux elle a été, après une moisson de médailles sur trois Jeux paralympiques de suite, consultante pour France télévision et livré ses commentaires précieux sur son sport et d’autres sports encore et dans un tout autre domaine, elle est montée jusqu’à un poste de Direction de Ressources Humaines.

     Madame Munos est prête à revenir pour répondre aux questions de nos élèves et d’élèves qu’elle n’a pas rencontrés encore, avec un enthousiasme communicatif. Car si dans l’eau elle s’est toujours ressentie comme un dauphin, elle est très à l’aise aussi dans le bain de la communication et transmission de son amour des Jeux.

     Monsieur Laurent Dyrek au 6 février 2021, textes et photographies.

 

 


30 juin 2021

Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier... et du Brevet en français juin 2021... mis en poème !

DIX-SEPT QUINTILS (+2) POUR THÉOPHILE AUX GRANDES OMBRES

   

Poème forgé en juin 2021 à partir du CAPITAINE FRACASSE

du "parfait magicien ès-Lettres françaises"

Théophile Gautier, parution complète en 1863.

(l'expression guillemettée est de son disciple et ami

Charles Baudelaire qui lui a dédié ses Fleurs du Mal !)

 

Le sujet du Brevet en français Vingt-et-un

Mis en dix-sept quintils comme en alexandrins

D’un château de Misère aux chemins d’Aventure !

La Charrette des Comédiens à belle allure

Un Baron devenant Capitaine sans frein !

CapFracasse++-De Sigognac vient de dîner en compagnie

De dîner en compagnie de son domestique

Invitez-vous lecteurs de Labé ou Marot

De son chat Béelzébuth et de son chien Miraut…

Vous disposez de quelques épreuves d’un Jeu-

 

Ce temps la nuit s’était faite, et de grandes ombres

De grandes ombres s’entassaient dans les recoins

Jeu c’est un autre et quelque nôtre est dans le nombre

Leurs ailes membraneuses. Un reste de feu

Prenait ne prenait pas et reprend… au lointain !

 

De reflets bizarres le groupe réuni

Chauves-souris qui s’accrochent aux angles des

Cavernes d’Alibab, quarante paradis

Mélancolique solitude du château

Faites rentrer les visiteurs du jour oh oh !

 

Qu’un rejeton isolé, errant comme une ombre

D’une livrée nombreuse, il ne restait plus qu’un

Tu serais celui-là, comme une étoile sombre

Dévouement, qui ne pouvait être remplacé

Qu’advienne enfin l’air frais et rose d’un matin !

 

Chiens courants il ne survivait qu’un chien unique

Unique, presque aveugle et tout gris de vieillesse

Comme moi désirant la Collecte et la Clique

Et un chat noir servait d’âme au logis désert

Des airs sous-entendus par les cieux de la Grèce !

 

Un éclat de bois de pin enduit de résine

Résine, sorte de chandelle économique

Qu’alliez-vous faire dans sept galères destines ?

La tapisseri-e prenait des tons livides

Nous voulions l’aventure et chutâmes en nombre

CapFracasseCouveEt le chasseur sur un fond de verdure sombre

Ainsi éclairé, un être presque réel

Comme Actron cestuy-là qui inventa la roue

Il ressemblait, avec son arquebuse en joue

A l’Apollon et à Daphné du cher Ovide

 

En joue, à un assassin guettant sa victime

Lèvres rouges ressortaient plus étrangement

Dix nuits et dites-lui qu’il peut varier ses rimes

Etrangement encor sur son visage pâle

Quatorze marques d’un sonnet portant roman

 

Une bouche de vampire empourprée de sang

Cortège : la lueur fumeuse de la torche

Laissa voir les marins et des aurochs absents

Yeux noirs et fixes semblaient lancer un regard

Milregards du dedans soudainement en marche

 

De pitié douloureuse sur leur descendant

Vaciller sur les murailles de l’escalier

Un comédien tombé de l’arbre pouvant jouer

Murailles de l’escalier les fresques pâlies

Il n’est pas encor totalement fracassé

 

Apparence de vie aux portraits enfumés

Aux portraits enfumés de la salle à manger

A rêvé d’avoir vu cligner un soleil qui

Arrivé à la chambre à coucher fantastique

Projetait au plafond des nombres et croquis

 

Dont la mèche se repliait dans l’huile comme

Comme un ténia dans l’esprit-de-vin à la montre

Minuit vingt un lapin surgissant fit rencontre

D’un apothicaire, et se retira suivi

De quatre chasseurs qui quêtaient des loups hors Rome

 

Béelzébuth, qui jouissait de ses grandes entrées

Un des fauteuils. Le Baron s’affaissa sur l’autre

Il compta sept matins, huit araignées, dix nuits

Solitude, le désoeuvrement et l’ennui

Passage d’un désert par la vague d’un cotre

 

L’air d’une chambre à revenants pendant le jour

Le soir à la clarté douteuse de la lampe

Il ne serait de métamorphoses qu’Ovide

La lampe saisi-e par l’atmosphère humide

Projetait des baleines aux feux de la rampe !

 

Humide grésillait et jetait des lueurs

Vent poussait des soupirs d’orgue à travers les cou

Leurs du temps et hors temps l’or des rangs et des vous

Loirs, et des bruits effrayants et singuli-ers

Horloge Capitaine aux heures de sueurs

CapFracasseLivreChateauMiserephLDSe faisaient entendre dans les chambres désertes

Ce temps la nuit s’était faite, et de grandes ombres

Des lionnes graciant des souris et des vertes

De grandes ombres s’entassaient dans les recoins

De la page et pliaient dépliaient des colombes !

      …

De circonstances qu’on trouverait romanesques

Puisque le théâtre est l’image de la vie

Comédie des comédiens à relief et fresque

Sembler comme un original à son portrait

Lisez et voyez donc ! composez votre avis !

 

     Vers de prose prélevés dans Le Capitaine Fracasse, paru en 1863, de Théophile Gautier.

Vers en italique et mise en quintils par Laurent Desvoux-D’Yrek les 29 et 30 juin 2021.

 

#lecapitainefracasse

#theophilegautier

#brevetfrançais2021

#brevetparis2021

#brevetepreuvedefrançais2021

#capitainefracassegautier

#lechateaudelamisere

#Baudelaireetgautier

#quintils

26 juin 2021

2 élèves saint-élisabéthaines écrivant sur le podium ! Concours Musée Delacroix PrintempsdesPoètes 2021 Résultats

ÉCRITURE ET HISTOIRE DES ARTS

PARTICIPATION DU COLLÈGE SAINTE-ELISABETH À PARIS

 

19 POÈMES DE COLLÉGIENS DE CYCLE 4, DES 5e

– classes de M. L. DYREK, Professeur de français

 

   Deux élèves sainte-élisabéthaines écrivant sur le podium !

    Eh bien, Camille et Iris, dansez de joie maintenant !

 

Concours de poésie, Printemps des Poètes 2021

      Dans le cadre de l’exposition Un duel romantique, Le Giaour de Lord Byron par Delacroix, le musée Delacroix expose ce magnifique tableau prêté par le Département des peintures du musée du Louvre :

    Deux guerriers grecs dansant d’Eugène Delacroix

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     A l’attention des participants au concours de poésie du printemps 2021 du musée Delacroix,

    Chers amis poètes, Tout d’abord, nous souhaitions vous présenter nos excuses pour le retard avec lequel nous vous recontactons.

     En effet, le nombre important de poèmes envoyés dans le cadre de notre concours du printemps ainsi que la réouverture du musée courant mai ont un peu bousculé notre organisation,

     Cependant, nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui vous annoncer les noms des lauréats de notre concours. Ces derniers seront contactés prochainement pour recevoir leurs lots.

     Nous vous remercions tous pour votre participation à ce concours, les écrits étaient de très bonne qualité et nous avons eu beaucoup de mal à vous départager !

Voici les résultats :

Résultats pour la catégorie Plus de 17 ans

1 prix :  Marine Richard 2 prix :  Sandy Heinrich 3 prix : Clémence Roche 4 prix : Hélène Quiaios  5 prix : Anne Chantalou

Résultats pour la catégorie 13 à 17 ans

1 prix : Sasha Julien 2 prix : Louis Belmar Letelier – Zhou 3 prix : Marie Lou Lefebre

Résultats pour la catégorie 8 à 12 ans :

1 prix : Robinson Unfer-Simler 2 prix : Iris Eichner-Villain-guillot

3 prix : Camille Latge

 

    Retrouvez l’ensemble de vos productions sur notre site internet :

http://www.musee-delacroix.fr/fr/actualites/publications/resultats-du-concours-de-poesie-2021

 

Nous vous souhaitons un très bel été à tous, Bien à vous,

      Les membres du jury Musée national Eugène Delacroix 6 rue de Fürstenberg, 75006 Paris 

      Deux guerriers grecs dansant. A vous de vous en inspirer pour écrire un poème original (forme libre, à vous de choisir).

      Regardez bien l’œuvre, faites marcher votre imagination pour nous décrire la scène, pour nous dire qui sont ces deux hommes, ce qu’ils font, et pourquoi ? A vous d’imaginer en poésie la belle histoire qui se cache derrière ce tableau.

      Une seule contrainte : faire figurer, au cœur de vos vers ou de votre prose, au minimum deux des mots suivants :

bonheur(s) désir(s) fantaisie(s) partage(s) couleur(s) liberté(s) voyage(s) danse(s)

 

     Les 19 poèmes de nos 5e..., ci-après... Camille L. et Iris E.V.G. peuvent être fières d'être sur ce prestigieux podium. Les 19 peuvent être fiers de leurs poèmes, à savourer sans modération.

    Eh bien lisez maintenant, chantez, dansez !

     M. L. Dyrek inspiré... aussi par les 400 ans de La Fontaine !

     Post Scriptum Parmi les poèmes d'adultes, vous pourrez trouver un très beau poème de Florence Garde, la professeure de théâtre de notre collège, ayant travaillé cette année avec une fine équipe de 6e et de 5e, dont une participante à ce concours de poésie !

 

Les combats résonnent,

Une unique couleur est présente, le rouge.

Les guerriers hurlent leur rage,

 

D'autres prient leur Dieu,

Chaque homme désire rester en vie.

Les ennemis sans pitié,

Ont créé une montagne de cadavres grecs.

 

A travers cette montagne de défunts,

Deux guerriers s'élèvent,

Ce sont deux grecs qui dansent.

Ils partagent leur bonheur,

 

Ce bonheur d'être libres.

Il s'agit de deux anges rentrant enfin chez eux

Laissant derrière eux,

Leurs compagnons de guerre.

 

     Lina A. 5e2 au collège Sainte-Elisabeth à Paris. – 12 ans.

 

*

 

Deux guerriers grecs dansant

 

C’est une vraie excellence

Notre imagination est sans limite

Quelle fantaisie

 

Voyage et rêve paradisiaque

Cette joie de vivre

Dans ce beau hamac

Ne tient qu’à un fil :

 

Deux manteaux en or

Des pantalons blancs

Les guerriers qui dévorent

 

Cette danse intéressante

Ce voyage

Vida nos bagages

 

     Brice A. 5e1 – 12 ans

 

*

          

     Deux guerriers grecs dansant.

 

Un bon matin, où je me levai de bonne heure,

Je ressentis cette sensation de peur,

Cette dernière m’enleva ma bonne humeur,

Lorsque je sortis, je vis les bois et leur grandeur,

 

Je m’y enfonçai pour oublier mes malheurs,

C’est alors que je vis deux hommes respirant le bonheur,

En voyant cette scène je ne pus m’empêcher de penser,

D’aller les rejoindre dans leur liberté,

 

Je vis leurs vêtements et leurs yeux éclairés,

Et je constatai que la guerre, ils l’ignoraient,

Je finis par céder et à me joindre à leur solidarité,

Puis je me souvins d’une brève pensée,

 

La guerre s’était achevée !

 

     Augustin B. 5e1 13 ans

 

*

 

12 années d’entraînement

11 combats en une journée

10 villes explorées

9 heures de désir de manger

8 arbres de toutes couleurs

7 envies de danser surgies

6 pas de danse avancée

5 chutes d’affilée

4 envies d’abandonner

3 raisons de ne pas le faire

2 guerriers grecs

1 danse de liberté !

 

     Alizé C. 5e1 – 12 ans

 

*

 

Ce tableau tout en couleurs

 

Dont je vois tout le bonheur

 

Fait ressortir la liberté ;

 

Avec deux guerriers

 

Dansant comme jamais

 

 

 

Dans ce tableau,

 

On voit deux hommes

 

Ce sont des guerriers,

 

Qui ont bravé

 

Mers et dangers.

 

 

 

Ce tableau représente un duel

 

Mais quel duel ?

 

Un duel romantique !

 

 

 

     Elisa C. 5e1 – 12 ans

 

 

 

*

 

 

 

     L’histoire des « Deux guerriers grecs dansant »

 

 

 

Ce tableau un peu flou

 

N’est pourtant pas si fou,

 

« Deux guerriers grecs dansant »

 

Font un tableau charmant.

 

- Mais vous êtes-vous déjà intéressé

 

Ne serait-ce que par curiosité,

 

À l’histoire qu’il raconte ?

 

 

 

C’est donc deux hommes,

 

Sortant d’une garde ayant volé leur forme.

 

Les deux guerriers très amis,

 

Dans un dernier élan d’énergie vers minuit,

 

S’accordèrent une danse,

 

Non pas par folie mais délivrance.

 

Avant de s’autoriser un repos bien mérité,

 

Pourquoi ne pas se laisser aller à la liberté ?

 

 

 

Mais savaient-ils seulement

 

Que, caché derrière des tonneaux de vin blanc,

 

Un observateur les peignait,

 

Rêvant d’un peu de célébrité.

 

Ce malin a eu raison,

 

Car aujourd’hui nous sommes des millions

 

À l’admirer et le contempler.

 

Encore maintenant j’écris ces lignes pour vous raconter

 

L’histoire cachée derrière ce chef-d’œuvre.

 

 

 

     Jade D.-C. 5e1 Mars 2021. – 12 ans.

 

 

 

*

 

 

 

     Deux guerriers grecs dansant

 

Deux très grands guerriers

Partagent leur liberté

Ils dansent, chantent aux éclats

Glorieux fils d’Athéna

 

Ils viennent de remporter

Une victoire méritée

Leur bonheur et leur danse

N’ont presque plus de sens

 

Mais c’est le rituel

Manière habituelle

De fêter la victoire

Devant leur très grand auditoire

 

Dans leurs beaux habits fantaisie

Rouges, dorés, marron et gris

Ils n’ont plus aucune rage

Grand désir de partage

 

Ils vont enfin pouvoir

Rentrer dans leur logis

Ils vont enfin revoir

Leurs proches et leurs amis

 

     Iris E.V.G. 5e2 – 12 ans.

 

*

 

     La danse en couleurs

 

 

Tout en couleurs

 

A cette heure,

 

 

 

Deux guerriers

 

Sont en train de danser

 

Pour se libérer

 

De pesantes pensées.

 

 

 

Ils arrivent

 

A un désir

 

D’en finir.

 

 

 

Ils n’ont pas le même âge

 

Mais ils partagent

 

Un merveilleux voyage

 

Au sein même de leur village ;

 

Certes il y a eu des décès

 

Mais ils ont gagné :

 

La visite en fête

 

Qu'ils avaient en tête.

 

 

 

Leurs bien-aimées,

 

Auxquelles ils manquaient,

 

Ont tenu à partager

 

Toute la liberté retrouvée.

 

     Esther G., 12 ans, 5e2

 

 

*

 

Deux guerriers grecs dansant

 

Comme des militaires dans un camp 

 

Ils s'amusent pour une fois

 

En jouant au jeu des oies

 

 

 

On peut voir qu'ils ont une pause 

 

Et ça sans aucune cause 

 

L'un était énergique 

 

Grâce à un pique-nique 

 

 

 

L'autre dansait assez bien 

 

Et ça jusqu'à la fin

 

La bonne humeur faisait surface 

 

Comme au foot ils se faisaient la passe 

 

 

 

Ô bonheur ! ils étaient très heureux 

 

Même s’ils étaient peureux 

 

Ils continueront à s'amuser 

 

Et ça pour toute l'éternité 

 

     Mylan J. 5e1, 12 ans.

*

 

Tutus blancs et chaussons roses,

 

Deux guerriers pleins d'envie de liberté

 

Partageant un peu de bonheur en dansant.

 

 

 

Le désir de voir la vie en rose

 

Même si, sur le champ de bataille,

 

Ce n'est pas une prose.

 

 

 

Caché dans une petite pièce,

 

Un secret bien gardé

 

Entre guerriers servant leur pays sans cesse.

 

 

 

La fantaisie de deux hommes en jupe

 

Rêvant un jour que le monde s'arrête,

 

Pour les voir tels qu'ils sont véritablement,

 

 

 

Sans cette armure de guerrier.

 

           

 

     Estelle J. 5e1 – 13 ans

 

 

*

     Deux guerriers grecs dansant

 

Danser pour se donner

Du courage

Avant un voyage

Sans fin précise

 

Danser

En rentrant chez soi

Après une bataille

En arrivant vainqueurs

 

Danser pour une fête

Danser en plein bonheur

Dans un monde de couleurs

Avec des amis merveilleux

 

Le temps d’un instant

Puis…

           retourner dans la réalité

Dans un monde sans liberté

Avec des masques sur le nez

 

         Camille L. 5e1 – 12 ans

 

*

 

    Deux guerriers grecs dansant

 

Ces deux guerriers…

Effectuent une belle danse,

Dans une fête de bonheur, semble-t-il,

Mais leurs visages me disent autre chose

 

 

Du vide, la tristesse, désir de liberté

Et de la tranquillité,

De loin, je vois la joie, des couleurs et le bonheur

Je me rapproche, la tragédie et le malheur.

 

 

 

Faites-nous entendre vos voix cachées

 

Par ces vêtements,

 

Vos sentiments cachés par la danse,

 

Exprimez-les en brisant le silence

 

 

 

     Jaewon L. 5e1 – 14 ans

 

 

 

*

 

 

 

     La fantaisie de danser

 

 

 

2 princes,

 

1 princesse,

 

1000 morceaux d’un cœur à reconstruire.

 

1 seul objectif : la faire rire.

 

 

 

Et les deux combattants se mirent à danser.

 

Pour faire le bonheur de leur future fiancée.

 

 

 

Quand le « combat » fut terminé,

 

Ce fut à la fiancée de désigner, 

 

Lequel elle allait épouser.

 

 

 

L’un lui proposait de voyager,

 

L’autre, juste la fantaisie de danser.

 

 

 

Elle a choisi… le peintre !

 

 

 

     Clara P.F, 5e1 à Paris. – 12 ans.

 

 

 

*

 

 

 

     Mystère… mystère…

 

 

 

Ces deux guerriers 

 

Me sont bien étrangers,

 

 

 

Sont-ils amis,

 

Ou ennemis ?

 

 

 

Dansent-ils,

 

Ou se combattent-ils ?

 

 

 

Désirent-ils une victoire,

 

Ou acclament-ils un dieu ?

 

 

 

Fêtent-ils l’arrivée d’un jour nouveau,

 

Ou cherchent-ils… de l’eau ?

 

 

 

Je ne le sais pas,

 

Le mystère se résoudra ?

 

 

 

    Athénaïs P. 5e2 – 12 ans

 

 

 

*

 

 

 

     Poème des deux guerriers

 

 

 

Deux guerriers en liberté

 

Auparavant pourchassés,

 

Maintenant adorés

 

Ils étaient emprisonnés

 

 

 

Ayant pour désir

 

De manger, de se doucher,

 

De boire, de danser !

 

Libérés, c’était le bonheur

 

 

 

Faisant un feu de mille couleurs

 

Ils partagent la chaleur

 

Comme dans les voyages

 

Des romans d’actions,

 

 

 

Des romans de fantaisies

 

Un journal de bord

 

Des peintures et de l’aventure

 

Des retrouvailles.

 

 

 

    Flore P. 5e1. – 13 ans

 

 

 

*

 

 

 

     2 guerriers grecs dansant

 

 

 

Le jour,

 

Les guerriers terrifiants,

 

Le soir,

 

Les guerriers dansant.

 

 

 

Le jour,

 

Les mains pleines de sang,

 

Le soir,

 

Les mains dansantes.

 

 

 

Le jour,

 

Les mains sanglantes,

 

Le soir,

 

Les mains désirantes.

 

 

 

Le jour,

 

Les guerriers giflant,

 

Le soir,

 

Les guerriers rigolant.

 

 

 

Le jour,

 

Le sang ruisselant,

 

Le soir,

 

Le vin arrosant.

 

 

 

Le jour,

 

Les guerriers agressant,

 

Le soir,

 

Les guerriers célébrant.

 

 

 

Le jour,

 

Les guerriers arrachant,

 

Le soir,

 

Les guerriers caressants.

 

 

 

Le jour,

 

Les guerriers violents,

 

Le soir,

 

Les guerriers dormant.

 

 

 

     Jean-Louis R. 5e2 – 13 ans.

 

 

*

       La danse du partage

 

Les deux guerriers de cette image

 

Font penser à d’élégants sages.

 

Ils partagent, oubliant leurs armes,

 

Un moment plein de charme.

 

 

 

Ces beaux habits de lumière 

 

Les éloignent de la guerre

 

Tel le drapeau de la paix

 

Flottant entre deux futurs alliés

 

 

 

Ces deux hommes, deux guerriers,

 

Malgré leur maigre liberté,

 

Sont partis en voyage    

 

Grâce à la danse du partage.

 

 

 

      Paul S. 5e1. – 12 ans.

 

 

 

*

 

 

 

     La liberté

 

 

 

Chacun a une manière de s’évader,

 

De la tristesse, du mauvais temps.

 

Savoir s’échapper de la vie,

 

Pour trouver sa liberté.

 

 

 

Ces soldats, eux,

 

Ont bien compris ce principe,

 

Ils dansent, ils tournoient,

 

Ils oublient le regard des autres.

 

 

 

Ils laissent le champ de bataille,

 

Pour pouvoir se retrouver,

 

En partageant leur bonheur,

 

Ils redeviennent eux-mêmes,

 

 

 

Pour quelques instants.

 

 

 

Moi aussi, je pense avoir trouvé,

 

En poésie, faire chanter,

 

Les mots à travers le papier,

 

Voilà ma liberté.

 

 

 

     Alice-Marie V.-R. 5e1 – 12 ans.

 

 

 

*

 

 

 

    Une danse pour la renaissance

 

 

 

Après la guerre survient la paix,

 

La fraternité primant sur la rivalité,

 

Dans un élan de liberté

 

Les deux guerriers se mirent à danser.

 

 

 

Le partage noyant désormais

 

Les carnages du passé

 

Esquissant sur leurs traits

 

L’euphorie propre à la paix.

 

Dans une danse endiablée,

Expiant leurs péchés,

Les guerriers entraînés pour l’assaut

Laissaient présager le renouveau.

 

     Claire V. 5e2 – 12 ans

 

 

PARTICIPATION DU COLLÈGE SAINTE-ELISABETH À PARIS

19 POÈMES DE COLLÉGIENS DE CYCLE 4, DES 5e

– classes de 5e de M. L. DYREK, Professeur de français

« Le Blog de Monsieur Dyrek » incitant à lire, dire, écrire…

 

 

20 juin 2021

"Fablettres C ! La Fontaine a 400 ans !" Exposition Collège Sainte-Elisabeth, "Fête des Fables, faites des fables" 2021

 

Exposition "Fablettres C !

 

          La Fontaine a 400 ans !"

 

     Un grand merci M. Dyrek, ce sera relayé ce jour sur le site. Une très belle expo et je me régale de découvrir les boîtes à histoire ! Bravo.

     Madame M. RICHARD Chef d’établissement Ensemble scolaire Sainte-Elisabeth

-       Mur du CDI de Sainte-E, rdc, 2e quinzaine de juin 2021 -

     suscite des Oooh ! et des Aaah ! admiratifs de la part des premiers visiteurs de tous âges !...

10 et 8 regardent l'expo phL3D58Dix et huit... les âges ou des supporters des Bleus ?

3 collegiens expo fables phL3D58

     Elle vient d'être installée dans le couloir de l'accueil aux murs du CDI et comporte :

- des boîtes de lectures - sur proposition de Madame Hubert, la professeure-documentaliste, autour de fables de La Fontaine avec au moins un personnage à la lettre C (exemples célébrissimes « Le Corbeau et le Renard », « La Cigale et la Fourmi », « Le Chêne et le Roseau », « Le Chien et le Loup »..) réalisées par groupes essentiellement, par des 6e à domicile, au CDI et dans leur salle de classe.

- des fables composées par les élèves de 6e et de 5e avec deux personnages à la lettre C, trois de ces fables, en jeu dédoublé, ont été envoyées à l'Académie de Paris pour le concours du Ministère de l'Education Nationale : "Fête des Fables, faites des fables", avec les illustrations. Deux jeux de deux livrets avec l'ensemble des fables des 6e et 5e sont en lecture sur place. La fable retenue au niveau académique est aussi présentée à notre exposition, nous nous montrons… beaux joueurs.

- des illustrations artistiques ou populaires sont en aussi exposées, elles ont été sélectionnées par la professeure-documentaliste

- des ouvrages sur La Fontaine, avec sélections, illustrations, vues biographiques de mon fonds personnel mais aussi du CDI sont en présentation

     La professeure de français des 5e3 a fêté les 400 ans de notre fabuleux fabuliste en faisant jouer les fables en saynètes par ses élèves, intéressante initiative ! Une professeure de français de 6e rappelle que La Fontaine a pu être appelé « le Homère Français » - tant est extraordinaire son théâtre du monde rendu par une poésie vivante et variée.

     Monsieur Laurent Dyrek, professeur de français, Cycles 3 et 4.

Chagall Fables Expo21 phLDPhotos au printemps 2021 par Laurent Dyrek.

0LaFontaineExpoLivres"Fête des Fables, faites des fables !"

ExpoFablesBoitesTimbre phL3DfCanes, Canards, Chats, Chiens, Chevaux…

EntreeExpoFables21 phL3Dc

Canes, Canards, Chats, Chiens, Chevaux…

 

« FABLETTRES C…

 

LA FONTAINE A 400 ANS ! »

 

     Fables écrites et illustrées par des collégiens Cycles 3 et 4 de Sainte-E. Paris XVe au Printemps 2021.

 

    400 ans de la naissance de Jean !

    « L’année 2021 marque les 400 ans de la naissance de Jean de La Fontaine : une occasion de découvrir ou redécouvrir la richesse de son œuvre. Ainsi, est organisé un grand concours national "Fête des Fables, faites des fables !".

     Les professeurs sont par ailleurs invités à élaborer des projets pédagogiques autour des Fables de La Fontaine et du genre de l’apologue, et à dire, lire, faire lire, faire écrire et illustrer des fables.

     Les thèmes des fables sont libres, aussi divers que le sont ceux abordés par La Fontaine. Il s'agit de faire preuve d'inventivité : de la fable morale à la réflexion philosophique, tout est possible.

     Pour participer, les élèves écrivent une fable en prose ou en vers, l'accompagnent d'une illustration qu'ils vont créer eux-mêmes. Cette illustration peut être un dessin, une photographie, un montage ou un collage. Les élèves peuvent participer de façon individuelle, collective, ou en binômes. »

     Ministère de l’Education Nationale.

*

L’organisation du concours national :

« Fête des Fables, faites des fables ! »

 

     Pour célébrer le quatre-centième anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine, le ministère organise un grand concours national « Fête des Fables, faites des fables ! »pour toutes les classes, du cycle 3 au niveau supérieur de l’enseignement.

    Les professeurs sont invités à élaborer des projets pédagogiques autour des Fables, en interdisciplinarité s’ils le souhaitent.

    Leurs élèves devront composer une fable (en prose ou en vers) et l’accompagner d’une illustration originale (dessin, photographie, collage, montage…), individuellement ou en groupe, sur un thème de leur choix.

    Le concours comporte 3 catégories, école, collège, lycée.

     A retrouver sur Eduscol de nombreuses ressources de Canopé, de la BnF et Gallica, de Radio France, du site WebLettres, du musée Jean de La fontaine, un magistère, etc, pour accompagner les équipes pédagogiques et toutes les informations détaillées sur le concours.

 **

À SAINTE-E…, DES FABLES À LA LETTRE C…

     Ecrivez une fable, une FABLETTRE, en associant deux ou trois de ces C-animaux dès le titre, en leur attribuant une majuscule à chacun, en imaginant une histoire pouvant relier ces animaux - et si on le souhaite d'autres mots commençant par la lettre c dans un texte en vers ou non, avec quelques rimes ou non.

     Vous pourrez compléter votre information en consultant dictionnaires et encyclopédies avec des éléments réalistes ou écrire loin de toute vérité animalière en toute fantaisie (récit d’un rêve ou texte du genre fantastique).

     Votre histoire pourra être le récit d’une rencontre de deux animaux, qui pourra se compléter (ou se conclure) d’une autre rencontre ou non. Elle pourra comporter outre le récit même quelques éléments de description de chaque animal comme du cadre de la rencontre et quelques dialogues pour une saynète plus vivante. Essayez si possible que la dévoration ne soit pas le seul moteur ou le seul enjeu de l’histoire. La longueur du texte dépendra de votre traitement de l’histoire, il n’y a pas ici de nombre de lignes minimal ou maximal, seule l’histoire l’impose ou votre volonté.

     Votre fable pourra comporter une morale, moralité, « leçon », explicite, c’est-à-dire formulée ou implicite, c’est-à-dire, suggérée, à déduire par la lecture du récit. La morale pourra figurer en introduction ou conclusion du récit, elle pourra être prise en charge par un narrateur, personnage ou non de l’histoire. Si vous vous appuyez sur une moralité déjà formulée, par exemple un proverbe ou un vers de La Fontaine passé en proverbe, n’omettez pas les guillemets.

     Exemples forgés qui empruntent des personnages à des fables du maître incontesté du genre : « La Cigale et le Corbeau » ou « La Carpe et la Colombe », d’après des titres « La Cigale et la Fourmi », « Le Corbeau et le Renard » etc, vous pouvez citer quelques fameux vers ou y faire des allusions, mais votre texte ne pourra se contenter d’être un décalque complet ou un pastiche d’une fable de Jean de La Fontaine ni d’un autre auteur comme Esope, Florian, Anouilh, Vinci…

     Vous devez écrire vous-même la quasi-intégralité de votre histoire, même si vos parents peuvent vous aider pour l’intrigue générale, le vocabulaire ou la formulation ou reformulation de certaines de vos phrases. Si vos parents, frères, sœurs, grands-parents, oncles et tantes sont très talentueux aussi pour l’écriture, ils peuvent envoyer en leur nom propre leurs propres fables, je les lirai aussi avec plaisir.

     Texte dactylographié en format word « sans interligne » en doc, docx ou odt, suivi de votre prénom, de l’initiale de votre nom et de votre classe. Le texte peut être placé aussi à l’intérieur du corps du courriel… Illustration au format Jpg en 2e pièce jointe.

     Ajoutons quelques mots en C de notre époC ! : la Covid-19, le Coronavirus, les Confinés, la Crise sanitaire, un Concert-test, un Ciel illuminé de débris, la Capsule, la Cathédrale blessée, Courage et désir, le Canal, le Commerce mondial, le Cortège des migrants, Communautés côtières, Christ de Rio, Climat qui chauffe, Carbone et « Casting pour Mars »… et quelques plantes littéraires ! : cacaoyer, café, cactus, camélia, camomille, campanule, canne(lle), capucine, cassis, catalpa, cèdre, cerisier, chardon, charme, châtaignier, chêne, chèvrefeuille, chiendent, chou, citronnier, cocotier, coquelicot, coriandre, cotonnier, cresson…

     Laurent Dyrek en 2020, puis en 2021 monsieurdyrek@yahoo.fr Le Blog de Monsieur Dyrek aux productions d’élèves et incitations à la lecture et à l’écriture.

MurFables College 21 phL3DPhotographies par Laurent Dyrek au CDI ou sur le mur attenant au CDI en juin 2021.

MuyrFablesBoites phL3DLa professeure-documentaliste a préparé la table : à fables, petits et grands ! L3D au 20 juin 21.

LaFontaineLivresExpo

EntreeExpoFables21 phL3Da

Des noms d’animaux courants… nageant ou volant !

     Le cachalot, le cafard, la caille, le caïman, le caméléon, le canari, le canard, le caribou, la carpe, le castor, le cerf, le cétacé, le chacal, le chameau, le chamois, le chat, la chauve-souris, la chenille, le cheval, la chèvre, le chevreuil, le chien, le chimpanzé, la chouette, la cigale, la cigogne, la colombe, le cobra, la crevette, la coccinelle, le coquillage, le colibri, la corneille, le coursier, le cloporte, le corail, le cochon, le coq, le corbeau, le cormoran, le coucou, la couleuvre, le cousin, le coyote, le crabe, le crapaud, le crocodile, le crustacé, et le cygne…

     Réservoir de ces noms d’animaux moins connus : le cancrelat (blatte d'Amérique), le campagnol (rongeur), le capucin (singe d'Amérique à longue barbe), le caracal (variété de lynx), le cariacou (cerf de Virginie)...

     CHIENS : le caniche, le carlin, le chihuahua, le chow-chow, le clabaud, le cocker, le corgi, le corniaud, le colley…

     NAGEANT : le cabillaud (morue) la caouane ou le caret (tortue des mers chaudes), le calmar commun ou calamar (mollusque), le capelan (poisson osseux), le carassin (d'eau douce)...

     OISEAUX : le cacatoès (grimpeur, perroquet), le calao (passereau des forêts chaudes), le canard chipeau, le canard colvert, le cardinal (petit passereau rouge)...

    AUTRES VOLANTS : le capricorne ou cérambyx (insecte coléoptère), le carabe (insecte à reflets métalliques), le charançon (insecte « nuisible »), les chéiroptères (chauve-souris), le cerf-volant (gros coléoptère)...

     La Cigale et le Corbeau… Le Colibri et les Criquets… Un Calamar pas si commun et un Cyclope pas si bête…

BoiteFable6e 21phL3D     Boîtes de lectures consacrées à des fables sur proposition de Mme Hubert, professeure-documentaliste, réalisation : 6e2 et 6e3. La Dame du CDI relaie sur le compte Instagram toutes les animations et présentations ...

    J'ai demandé que les fables choisies de La Fontaine commencent par un C ! exemples en photos. L3D58

Le Corbeau et le Renard boite 6e phL3D58

La Cigale et la Fourmi 6e L3D58

La Cigogne et le Renard BoiteLecture21

Le Corbeau et le Renard Origami6e phL3D58

BoitesLecturesFables21phLD

BoitesMurFables21 phL3D

Fable6eBoite 21 phLDBoîtes de lectures et livres : photos ci-dessus par Laurent Dyrek en juin 2021.

*

"Le Chêne et le Roseau", photo par Peggy P. :

Chene et Roseau 6e3 phPeggy"La Cigogne et le Renard", photo par Peggy P. :

La Cigogne et le Renard 6e, phPeggy

     « Le Blog de Monsieur Dyrek » aux productions d’élèves  http://monsieurdyrek.canalblog.com

     Etablissement Sainte-Elisabeth, Paris, 15ehttp://www.sainte-elisabeth.com

 

Commentaires, témoignages, poèmes, fables sur le blog même

                                                        ou par courriels à monsieurdyrek@yahoo.fr

 

      L'AVENTURE AVEC LA FONTAINE CONTINUE !

02 mai 2021

Textes primés "Voyages Saint-Elisabethains sur Mars"/"CastingMars51", au 1erjour de MissionAlpha RécitsCoupsdeCoeur

 

TEXTES PRIMÉS, REMARQUÉS

 AUX CONCOURS 3 en 1, VOYAGES MARS 51 !

 

Composés par des 6e - 15e arrondissement de Paris en 21 !

 Et… « Notes de lecture » par Yves Chéraqui

Et une lettre de Francis Rocard pour « Casting Mars 51 ».

 

VOICI LES VOYAGEURS POUR MARS DE L'AN 2051 ! Ils sont actuellement dans nos classes de 6e...

 

1er prix attribué par Yves Chéraqui :

Récit 12 « Je suis un Métam… », Paul G.-D. de 6e3

     Confortablement installée dans nos sièges, notre équipe est prête à rentrer à la maison. Le décollage est imminent. Le compte à rebours a commencé. Ça y est, le vaisseau décolle. Le stress me prend, j’ai peur. Un à un, mes coéquipiers perdent connaissance, et je les suis à mon tour… Quelques minutes plus tard, je reprends mes esprits. Je regarde mes collègues, et nous nous rendons compte que tout va bien.

     Anthony décide d’aller vérifier les paramètres concernant la trajectoire du retour du vaisseau. En revanche, Lucie et Madeleine partent réaliser une multitude d’expériences. Quant à Martin, il continue à se reposer  sur le siège.  En effet, nous avons passé quatre mois dans l’espace. Cette mission était extrêmement palpitante et elle nous a permis de découvrir et d’étudier de nombreux aspects de la vie sur Mars.

     Soudainement, Anthony s’approche affolé avec une mauvaise nouvelle. Il nous dit que la trajectoire du vaisseau a été déviée et que nous nous dirigeons vers un univers froid, noir, et hostile, et que le seul moyen de retrouver la bonne  trajectoire est d’avoir un laser à trou noir que nous ne possédons pas !  Nous organisons une réunion durant laquelle nous envisageons toutes les possibilités de retrouver la bonne trajectoire.

     Malheureusement, nous arrivons à la même conclusion, nous sommes perdus ! Je vois la peur du non retour gagner le visage de mes coéquipiers. Dans de telles circonstances je décide de leur dévoiler mon secret, je suis un Métamorphe ! C’est un pouvoir me permettant toutes les transformations que je souhaite. Cependant il y a un risque majeur qu’après ma transformation je ressente une énorme fatigue, jusqu’à un total épuisement. Je décide alors de me transformer en laser à trou noir et remets le vaisseau dans la bonne direction.

     De ce fait je ressens une énorme fatigue, je ne sens plus mes jambes. Heureusement je flotte en apesanteur. Suite à cet événement, l’ambiance a changé, Martin s’est réfugié dans le silence, Madeleine dans la nourriture et Lucie est devenue nerveuse.  Il ne nous reste plus que trois semaines et l’ambiance est devenue insoutenable. C’est pour cela que je rassemble toutes mes forces, je vais voir tout le monde. J’essaye d’obtenir le silence mais personne ne m’écoute. Je vois flou, je ne sens plus mon corps, je ne me souviens plus de rien…

    Quelques semaines plus tard, à l’hôpital. Je me réveille, je crois être au paradis. 

-Où suis je ? au paradis ? Martin s’approche et dit : Mais non, tu es à l’hôpital. -Oh Martin tu as retrouvé la voix, explique-moi comment !

    Lorsque tu t’es évanoui, tout le monde s’est tu. Nous avons compris qu’il fallait agir ensemble. Plus de dispute, plus de saute d’humeur. Nous nous rapprochions de plus en plus de la Terre. Malgré les secousses, nous sommes arrivés en un seul morceau. Puis l’hôpital t’a pris en charge et c’est lorsque nous avons su que tu étais en sécurité que tout est redevenu normal.

     Maintenant, nous savons qu’il est plus facile de résoudre un problème technique, que de changer les humeurs de ses camarades.

     Paul G.-D. Collège, Lycée Sainte Elisabeth 6e3.

*

2e prix attribué par Yves Chéraqui :

     Récit 5 « Terre inconnue », Thomas C. de 6e2

     Vendredi 23 Avril 2051 Ça y est, nous allons bientôt arriver sur Mars et amorcer une descente. Le reste de l’équipe et moi sommes assez stressés à l’idée d’arriver comme cela en terre inconnue, mais en pensant que nous serons les premiers à y parvenir et que des millions de personnes nous regarderont avec admiration devant leur télévision, cela nous suffit pour y aller la tête haute et sans peur.

     Dimanche 25 Avril 2051 Enfin, nous atterrissons sur la planète rouge qu’est Mars. Personne parmi l’équipage n’en parle mais l’on sent bien que la pression est montée d’un cran à l’annonce de l’atterrissage. J’espère que tout va bien se passer…

     Mardi 27 Avril 2051 Nous avons atterri et finalisé les derniers détails de l’atterrissage. Tout s’est excellemment bien déroulé, comme durant les exercices d’entrainement.

     Jeudi 29 Avril 2051 J’ai fait une sortie pour aller observer le « paysage » martien. Tout s’est plutôt bien passé et j’ai été assez impressionné par la couleur du sol : L’écarlate. Le seul problème, c’est Jérémy, un vrai blagueur dans l’âme celui-là. Il ne fait que des blagues lourdes pour tout l’équipage, il est assez exaspérant.

     Lundi 01 Juin 2051 Déjà plus de deux mois se sont passés et plus que quelques jours avant de repartir, le temps passe vite. J’ai quand même hâte de retrouver ma femme et mon fils.

    Lundi 15 Juin 2051 L’heure du départ a sonné, je fais une dernière sortie sur le sol rouge et me prépare au décollage. La fusée commence à trembler, puis s’élève finalement dans l’espace pour nous ramener dans notre doux chez nous, la Terre.

     Thomas C., participant au projet Mars 51. 6e2.

*

3e prix attribué par Yves Chéraqui :

Récit 24  « Une pierre, des éléphants, de l’eau… », Elisabeth T. de 6e2

     Nous sommes en 3005 après J.C., nous avons retrouvé les très très vieux journaux de bord de l'expédition sur Mars - qui, d'ailleurs, est colonisée depuis 2970. Bonne lecture !

     P.S.: Nous avons malheureusement trouvé seulement le deuxième carnet, pas le premier et le dernier, l'histoire n'est donc pas en entier :

     14 mars 2051 : Oh la la !, on m'avait dit que l'atterrissage était douloureux, mais pas à ce point-là ! J'ai l'impression qu'un troupeau d'éléphants obèses vient de se poser sur moi...Ah oui, j'ai oublié, tu es mon deuxième journal de bord, il faut tout réexpliquer...Groumfffff!

     Nous sommes huit et nous sommes sur Mars car nous sommes spéciaux. En effet, nous avons des superpouvoirs. Moi, je m'occupe du journal de bord et du ravitaillement, je suis Hydrokinésiste (je peux contrôler l'eau), Ron s'occupe des recherches en dehors de la fusée, car respirer ne lui sert à rien, Biana s'occupe de toutes les choses dont nous avons besoin et qui sont sur Terre, elle peut aussi renvoyer les choses inutiles sur Terre, elle est Invocatrice (d'un claquement de doigt, elle peut amener à elle des objets ou envoyer des choses autre part), Harry est Souffleur (il contrôle le vent) et il s'occupe de dégager le chemin sur Mars, Keefe est Empathe (il perçoit les émotions des gens), il est toujours là pour nous redonner le sourire, Hermione est Technophate (elle est très très douée avec la technologie). Fitz peut lire dans les pensées et Luna peut créer des champs de force. Nous allons bientôt poser le pied sur Mars

    15 mars 2051 : YOUPI ! Ça va être moi, j'ai réussi, j'ai gagné ! JE VAIS ÊTRE LE PREMIER ÊTRE VIVANT SUR MARS !!! Nous avons tiré à la courte paille pour demain et je te raconterai tout.

     16 mars 2051 : Des cailloux. Voilà comment résumer notre exploration. Je suis déçue. Ils m'ont dit: « Ne t'inquiète pas, Artémis, ce sera mieux demain !». Mais je ne les crois pas.

     1er avril 2051 :  Nous nous sommes collé des poissons dans le dos, mais toujours que des cailloux à l'horizon. J'ai envoyé une déferlante sur le robot Curiosity. Je ne sais pas pourquoi, mais il m'énerve. Nous allons bientôt rentrer sur Terre.

     3 avril 2051 : Nous rentrons sur Terre. Chacun de nous a rapporté une pierre trouvée sur Mars, plus un gros paquet pour les scientifiques. Nous décollons dans une semaine.

     10 avril 2051 : «Et c'est parti pour les éléphants obèses !!!» voilà ce que je pensais ce matin. Ron était sorti pour la dernière fois et Harry et Luna étaient sous un champ de force. Ils nous promettent de nous en dire plus demain, pour l'instant, ils sont très fatigués. Hermione, qui, comme je l'ai déjà dit, est Technophate (elle est hyperdouée avec la technologie), a envoyé un court message de quelques phrases à la Terre. Je le retranscris ici:

     « Avons fait une découverte. Stop. Restons plus longtemps sur Mars. Stop. Keefe veut des glaces au chocolat et Artémis déteste Curiosity. Stop final. »

Hmmmmm...

     C'est vrai que la dernière phrase, je l'ai pas volé. Mais pour ma défense, il fait des «bip bop boup bip», insupportable !

     11 avril 2051 : C'EST FOU ! ET ILS NE L'ONT PAS DIT ! Nous avons découvert de l'eau ! À L'ÉTAT LIQUIDE ! Je suis tellement heureuse ! Les autres m'ont prise pour une folle, mais de l'eau, de l'eau ! Pour moi c'est très important. Et cette fois nous pouvons partir le cœur léger, dans deux semaines.

     2 mai 2051 : Et c'est parti pour les éléphants obèses !!! Et cette fois, nous n'avons aucun doute.

     Elisabeth T. 6e2

 

CDI Espace Espace+Présentation par Mme Hubert, professeure-documentaliste au CDI d'ouvrages concernant les explorations spatiales.

*

Prix Texte Coup de cœur de M. Dyrek Valeurs en dehors de la seule compétition

Récit 4 « La seconde partie de la navette », Pia B.d.P. de 6e3

     Je m’appelle Mathilde, nous sommes en 2051, le monde a changé et les jeux télévisés aussi. Nous sommes quinze à avoir été sélectionnés pour participer à une émission de télé-réalité se nommant : « Voyage martien de Saint-Elisabéthains ».

     Nous allons décoller de Mars pour retourner sur la Terre - mais avant je vais vous expliquer ce qui s’est passé ces derniers jours. Pour avoir plus de nourriture, il faut gagner des épreuves et pour rester dans le jeu, il faut se faire des amis. Nous sommes donc au retour et je n’ai pas été éliminée. Les personnes éliminées sont dans une autre partie de la navette. Des querelles éclatent à n’importe quel moment. Hier par exemple, ils se battaient pour des histoires de nourriture. Nous étions divisés en trois équipes et une équipe avait plus de nourriture que les deux autres réunies, c’est normal sur cinq épreuves, ils en avaient gagné quatre. Bref, ils n’étaient pas d’accord et ça a fini par exploser.

      Les épreuves sont très physiques et parfois intellectuelles. C’est là où je m’en sors le mieux, les épreuves intellectuelles me conviennent parfaitement mais bon reparlons du décollage de Mars vers la Terre.

      Nous étions tous en pleine épreuve quand on nous a dit d’aller nous accrocher pour le décollage. Nous étions un peu tristes de quitter cette planète, nous y avons disputé des épreuves et nous commencions tout juste à nous y habituer. Nous avons aussi dû faire des tests pour que notre mission ait également un enjeu scientifique. Et c’est au moment du décollage que le pilote nous annonce que ce sera impossible de décoller à cause de l’état de nos fusées. C’est à cet instant précis que toutes les tensions éclatèrent, je ne pus m’empêcher de m’en mêler…

      On nous rappela pour refaire l’épreuve, plus aucune équipe n’était soudée. C’était triste à voir, ce jour-là, c’est notre équipe qui gagna et bien sur la quantité de nourriture était une remise en question pour chacun de nous. Trois jours plus tard, on nous convoqua pour le conseil, c’était le temps où l’on devait éliminer une personne dans chaque équipe sauf la nôtre qui avait gagné et était intouchable. D’après ce que j’entendais, Roméo devait partir, cela m’arrangeait bien. Il y eut un retournement de situation à la dernière minute et c’est Anila qui dut partir ! J’en fus bien triste, c’était ma seule amie dans cette navette. Le jeu recommençait mais en individuel et cela ne nous fit plus très envie. Quand on nous apprit que la fusée serait en état de décoller le lendemain matin, cela redonna le sourire à tout le monde.

      Je me demandais ce que font les personnes éliminées dans la seconde partie de la navette, nous nous avons les épreuves et les conforts, mais eux ? Espérons que je ne le sache pas trop vite… Nous ne sommes plus que sept et la difficulté des épreuves augmente.

     Nous sommes un peu mélancoliques de décoller, cela fait bizarre de quitter cette planète, bien moins nombreux qu’à l’aller. Enfin, ce retard a eu du bon car selon les mois de l’année, le voyage dure entre cent-quatre-vingts jours et deux-cent-quatre-vingts. Là, nous sommes dans la période de l’année des cent-quatre-vingts !

     Le décollage a l’air de se passer correctement, nous nous éloignons progressivement de Mars, cette chère planète Mars. Les épreuves continuent, la tension monte toujours et la difficulté est pire. Nos proches nous manquent, alors quand on nous a dit que la récompense du jeu de confort serait un appel téléphonique, nous n’en revenions pas. Les épreuves étaient toujours difficiles, j’ai peur que celle-là le soit encore plus et que la victoire ne me soit inaccessible. Eh bien cela n’était pas compliqué ; tenir une corde le plus longtemps possible. Malgré cette simplicité, je suis arrivée dernière ! Adèle évidemment, première, j’aurais dû me douter que je ne serais pas à la hauteur face à elle.

     Je n’étais pas préparée à ce qui allait se passer, Adèle pouvait choisir une personne pour partager sa récompense, je n’en revenais pas. Enfin fallait-il encore qu’elle me choisisse. Elle hésita un instant puis dit au présentateur qu’elle partagerait avec Neptune. C’était mon seul espoir de pouvoir appeler, il s’est envolé en une fraction de seconde. Quelle déception, et comme par hasard je venais de perdre une autre épreuve.

     En allant au conseil, j’entends des chuchotements derrière moi et c’est là que j’ai compris qu’il s’agissait de mon nom, c’était moi qui sortirai ce soir. Je ne serai plus dans la partie, mais je suis ravie de retrouver Anila et de tout lui raconter depuis son départ et enfin répondre à la question que je me posais depuis des mois :

« Comment est la seconde partie de la navette ? ».

     Finalement, le jeu n’aurait pas pu mieux se passer, je me suis fait amie, j’ai vécu une expérience extraterrestre et je me suis épatée sur des épreuves intellectuelles, mais aussi physiques.

    Pia B.d.P. 6e3.

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Prix Texte Coup de cœur de M. Dyrek Humour

Récit 9 « Une phrase qui claque », Aurèle D. de 6e2

     Une grande secousse m’avait prévenu que le vaisseau s’était posé sur Mars. J’étais allé voir Marc, le conducteur du vaisseau pour lui dire bravo. Quand je suis arrivé dans le cockpit, il était là, fier mais épuisé. Je le félicitai tout en l’emmenant dans sa chambre. Déposé dans son lit, il s’endormit directement. Puis je suis retourné auprès de mes autres compagnons qui m’attendaient pour sortir. J’entendis alors Nina m’appeler : « Tu viens Jean, sinon on y va sans toi ». Je savais qu’ils ne partiraient pas sans moi, mais j’accélérai… par précaution. J’avais croisé Diego qui s’occupait des stocks de nourriture. J’avais vite enfilé ma tenue et je les ai rejoints à la porte de sortie du vaisseau.

    Thomas est un scientifique et il m’avait dit : « Jean, tu aurais pu te dépêcher ». Je lui répondis d’un ton timide : « Je suis vraiment navré, veuillez m’excuser ». C’est pendant nos petites chamailleries que la porte s’ouvrit. « La porte du sas vient de s’ouvrir », dit Diane, étonnée. Alors, nous sommes entrés dans le sas et nous avons senti l’air se décomposer autour de nous. Puis la porte s’ouvrit, nous donnant vue sur les terres rouges de Mars. Nous nous sommes extasiés devant cette planète qui n’avait jamais été foulée par l’Homme. Thomas courut et sauta, il toucha le sol martien. Alors, nous lui avons dit de dire une phrase qui claque. Et Thomas dit : « C’est quoi ce truc dégueu collé à ma godasse ? ».

     Nous étions bouche bée par ce qu’il venait de dire. Et là, nous vîmes une petite larve avec un œil collé sur la chaussure de Thomas. Il secoua son pied avec acharnement pour retirer la larve. Quand soudain, elle nous dit : « Bonjour Terrien ». Alors nous répondîmes terrifiés : « Bon… Bon… Bonjou… Jou… Jour… ». « Dites donc, vous n’êtes pas très causette ». Après une brève discussion, nous lui demandâmes de nous montrer des minerais, des poussières ou des atomes.

     Puis après trois heures de récolte de minerais, poussières, atomes…, nous remontâmes dans le module pour examiner cela pendant le voyage du retour. Marc était dans le cockpit et il alluma les réacteurs. Le vaisseau ne bougea pas. Après une discussion pour déterminer qui irait voir le problème, je retournai seul dehors pour trouver la panne. L’un des réacteurs était endommagé. Heureusement, il y avait un réacteur de secours. Je rentrai alors dans le vaisseau, il y eut une grande secousse et je vis la planète Mars s’éloigner tout en me disant que j’avais eu de la chance de faire partie de cette merveilleuse mission.

    Aurèle D. 6e2

 

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Le juré Yves Chéraqui à l’issue de ses choix nous a communiqué ceci :

      RÉCITS – MARS 2021 – NOTES DE LECTURE

     « Qui écrit lit deux fois », ce vieux proverbe latin livre un très précieux conseil à qui veut écrire, raconter une histoire. Un écrivain se doit de lire les textes des autres deux fois, la première comme un lecteur ordinaire et la seconde en tant qu’auteur. Mais il doit aussi lire deux fois ses propres textes : la première en auteur pour améliorer tout ce qui peut l’être, et la seconde en se mettant à la place de ceux et celles qui liront son texte, qui le découvriront au fil des phrases en ignorant ce que disent et racontent les phrases suivantes. Il faut pouvoir alors imaginer ce que le lecteur ou la lectrice va ressentir, éprouver. L’effet de nos phrases sera-t-il celui que nous voulions, auquel nous pensions ?

     Cette forme d’extrême empathie se retrouve aussi avec les personnages. L’auteur doit se mettre à la place de chacun de ses personnages lorsqu’il agit, parle et ressent ou sent quelque chose. Si le vôtre est en apesanteur dans la station, vous devez  entrer dans son corps, dans sa tête, imaginer ses sensations, ses pensées et vous arranger pour que, par votre écriture, les lecteurs non seulement croiront à votre histoire, mais pourront eux aussi se sentir en apesanteur dans l’ISS.

     Ce « voyage », distrayant au sens strict du terme, dans d’autres mondes physiques ou mentaux, est à mon sens ce qui pousse les gens à lire… Et d’autres à écrire. 

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     Délirer, laisser libre cours à son imagination, ne doit pas être confondu avec le n’importe quoi. Plus l’histoire ou les événements sont bizarres, plus ils doivent être crédibles, pouvoir être perçus comme vraisemblables pour intéresser, accrocher.

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     Trop de généralités et d’informations « sèches » dans vos récits. Essayer le plus souvent possible d’y apporter des précisions et de les compléter par des images.

     Exemple : « Après avoir cherché partout… ». Préciser par deux ou trois endroits normaux plus un saugrenu, ajouter que ça a permis de retrouver d’autres objets qu’on croyait perdus (pour accentuer le climat, suspense, drôlerie, etc.) 

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      Chaque phrase peut (et doit) devenir une histoire courte, une anecdote. Lorsqu’une information est donnée, essayer de la redonner mais sous une autre forme. Cet écart, cette petite branche ajoutée au tronc d’un récit, non seulement le rendra plus crédible, mais vous donnera peut-être des idées pour d’autres branches.

     Exemples : L’astronaute Hector Cook est l’assistant d’Amélie. C’est un grand comique !... Ah bon ? J’aimerais bien, moi lecteur, qu’il me fasse rire aussi, en avoir au moins un aperçu.  

     Comment dire autrement  une formulation banale, convenue, comme « Il fait très beau » ? Par exemple en évoquant le ciel sans tache, la chaleur, un arc-en-ciel… Formules elles aussi plus ou moins convenues. Ce n’est qu’en cherchant une quatrième formulation qu‘on sera personnel, original. C’est cela aussi écrire : dire, décrire, raconter, comme personne d’autre ne le ferait.

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Quelques remarques plus techniques :

- Attention aux répétitions. Remplacer le 2e ou le 1er  mot répété. Il est aussi souvent possible de supprimer l’un des 2 et donc d’alléger la phrase.

- En général, la concordance des temps semble être comprise et respectée. Par contre le temps choisi n’est pas toujours adapté. Revoir les fonctions narratives du passé simple (utilisé improprement) et penser au passé composé ou au plus-que-parfait.

- Dialogues pas assez réalistes. Pour écrire une réplique, vous mettre à la place du personnage, dans la situation, le moment, trouver les mots et le ton qui seraient les siens… Et dire sa réplique à voix haute.

- Très souvent, par une inversion entre deux mots, deux propositions ou deux sensations, deux réactions, deviennent plus « réelles ».

      Penser aux « quatre chemins de l’écriture » qui aideront le lecteur à entrer dans votre histoire ou dans les personnages : - les sens (surtout l’ouïe et la vue, mais ne pas oublier l’odorat trop souvent délaissé) – les émotions et les sentiments – les pensées – et les souvenirs.

     Lisez pour votre plaisir, écrivez pour celui des autres.

                                  Yves Chéraqui à Paris en mars 2021.

LePont Y Cheraqui fev20Rapproche      Lors de notre dernière Journée Portes Ouvertes, Yves Chéraqui était venu pour participer à la remise des prix du concours inter6e, peu de temps avant le premier Confinement. Il pose ici devant sa nouvelle "Le Pont" présentée d'abord sur le site de la revue franco-américaine Le Coquelicot.

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Devoirs Maison ou retravaillés à la Maison, « Home ?! »

Choix et appréciations, Patrick Raveau,

professeur émérite, poète et romancier

RaveauSignatureHydriss

     Enfin ! Dans une demi-heure, je m’envolerai pour Mars ! Il n’est pas donné à tout le monde de voir le rêve d’une vie exaucé… Pour l’instant, je suis à bord du bus-montgolfière, en route vers la base russe d’où décollera la fusée de la NASA (vive la coopération entre les pays !). Le paysage défile devant mes yeux et avec lui, les éléments de la mission. Quand ? Nous sommes le 26 mars 2051 ; il est 1 h 30 du matin. Qui ? L’équipage de la mission MARS 51 est composé de 7 personnes. 5 hommes et 2 femmes : 2 Africains, 3 Russes et 2 Français (dont votre serviteur). Tous sont des champions de haut niveau recrutés pour leurs aptitudes -physiques, technique et intellectuelles- hors-normes. A chacun sa partie. Moi, je suis le géologue de la bande ; il n’y a pas meilleur que moi pour tirer parti de ce que les autres vont regarder comme de vulgaires rochers.

     Pourquoi ? Cela fait plus de 50 ans que l’Humanité s’entend dire qu’elle va gâcher sa planète. Rien n’y a fait. Il est temps de penser à partir et à s’installer sur une autre planète. Mars est l’heureuse élue mais il faut encore l’aménager.

     Nous abordons la piste. La mission Mars 51 va enfin débuter. Dernière ligne droite après tant d’années de préparations, d’efforts et de sacrifices et avant ma nouvelle vie à près de 300 millions de kilomètres au-dessus de vos têtes.

     Mes instructeurs avaient raison : aucun entrainement ne viendra jamais à bout de cette maudite « boule au ventre », qui donne à l’astronaute, avant chaque décollage, l’impression d’avoir avalé la lune. Pas le moment de penser aux accidents survenus lors de précédentes missions… Le vaisseau se dresse devant moi. Il est vraiment magnifique ! Il se présente comme une immense île végétalisée, recouverte d’un globe en verre et que propulseront des réacteurs monstrueux. Les amateurs d’images rétro diraient un « Center Park volant ».

     Le discours du directeur de la NASA s’éternise « bla…bla, bla...bla»…«… nos vaillants astronautes partent pour un voyage de dix longs mois. Si je le pouvais, je viendrais avec eux (gros menteur !). Embarquez et ne nous décevez pas ! L’avenir de l’Humanité en dépend ». Je pénètre dans le vaisseau avec mes coéquipiers.

     Une fois chacun installé dans sa cabane-cabine, les réacteurs s’allument, l’île s’élève… et soudain, l’alarme se déclenche : un des réacteurs est en feu. Il faut atterrir d’urgence.  Dépités, nous devons quitter le vaisseau au plus vite. Les aléas de la technique nous diront les ingénieurs.

     Après un mois d’attente exaspérante, nous décollons à nouveau ! La vitesse du vaisseau est d’autant plus impressionnante qu’il semble ne pas bouger.

     Devant nous, les nuages lourds de pollution. La couche nuageuse, qui vaut à la Terre une quasi-nuit permanente, parait tellement épaisse qu’on se prend à craindre que le vaisseau ne parviendra pas à la crever.

Puis vient la vraie nuit intersidérale.

J’y suis, dans les étoiles. J’y pense depuis que je suis enfant.

Quelques temps après être sortis de l’atmosphère, l’alarme se déclenche.  L’ordinateur de bord nous avertit qu’il y’a une fuite de gaz dans le sous-sol.

Tout le vaisseau est en panique, car fuite de gaz égale risque d’explosion.

     Heureusement, les Africains, qui sont les maîtres de l’ingénierie, réussissent à réparer la canalisation de gaz alimentant les réacteurs.

Au bout d’un mois, nouveau problème : la machine à réaliser des aliments synthétiques tombe en panne. Heureusement, notre Russe botaniste utilise ses talents pour rendre les plantes de l’ile productives d’aliments savoureux pour le plus grand bonheur des végétariens (et le malheur de ceux qui, comme moi, adorent le steak de synthèse).

      Ensuite, le voyage se déroule sans anicroches et même plutôt agréablement.

      Vient enfin (je l’avais presque oublié…) le moment d’atterrir. Les techniciens avaient détecté un beau cirque dans laquelle l’ile volante allait trouver sa place. Après l’atterrissage, je sors en vitesse du vaisseau (avec ma combinaison) et mes outils.

      Je me dis que j’ai devant mes yeux le refuge de toute l’Humanité. Mais il y encore du travail pour l’accueillir.

     Oscar C. 6e1.

     De l’humour noir ; on attendait la suite. Des remarques plutôt fines. Une grande maitrise pour un élève de sixième de mots techniques et autres. 9/10

 

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Voyage du retour sur Mars vers la Terre – V2

     Nous sommes à bord de la fusée 320 ww. 19X. Notre commandant nous informe que le décollage est imminent. Cela fait quatre mois que nous sommes sur Mars. Mon coéquipier Antoine et moi avons fait des recherches et avons récupéré des cailloux que nous examinerons dans le laboratoire scientifique sur terre.

     Nous sommes une équipe de cinq astronautes français. Paul et Pauline, les délégués de notre mission sur Mars, sont heureux et en même temps anxieux du retour vers la Terre. François et Marie, eux, s'occupent du matériel pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problème pour le décollage de notre engin spatial. Nous sommes tous à notre poste, prêts pour le décollage. Notre commandant nous informe que le compte à rebours a commencé, 5…4…3…2… Mais à cet instant précis, Marie aperçoit une sorte d'œuf transparent à quelques mètres de notre vaisseau. Le  délégué Paul dit à notre commandant que le compte à rebours doit être interrompu et reporté au lendemain pour que nous ayons le temps de le récupérer. Une fois l’engin stoppé, Paul en ressort et s’approche avec précaution de l’objet non identifié. Rien ne bouge à l’horizon. Il se saisit de l’objet et le place dans une grande boite sécurisée. Le lendemain, nous sommes de nouveau prêts pour le décollage et le voyage du retour sur Terre. Une fois dans l’espace, je parle à mon commandant en lui disant que tout s'est très bien passé et qu'il n'y a pas eu de problème technique au décollage.

    Tout est calme dans l’univers que nous traversons pendant les premières semaines qui suivent notre départ de Mars. Mais un jour, tout à coup, quelque chose fait bouger l’engin de façon terrifiante. A l’intérieur tout le monde sursaute. Sur terre, chacun est à son poste, très inquiet de ce qu’il se passe là-haut. La déléguée Pauline pense que la chose qui vient de percuter l'engin provient d’une météorite. L'astronaute François est aux commandes. Il garde le contrôle de l’engin et réussit à esquiver cette météorite. Après quelques heures d'angoisse le calme revient et tout le monde peut souffler. Tandis que je m'apprêtais à lire, je vois une boule gigantesque, toute bleue apparaître devant moi. L'équipage lui aussi, bouche bée, les yeux grand écarquillés s'arrête net. Petite au départ, la terre ne cesse de grandir tandis que la fusée s’en approche de plus en plus. Après deux cents jours de vol, nous atterrissons enfin dans un bruit assourdissant, heureux de retrouver notre planète Terre, nos proches et nos amis.

     Quand nous sortons de la fusée, une foule immense ainsi que le Président de la République et Thomas P. nous acclament avec joie en criant « Vive nos héros de l’Espace » ! Nous allons maintenant au laboratoire après cette acclamation de dix minutes, pour subir de multiples examens et mettre en lieu sûr le mystérieux oeuf que nous avons rapporté de Mars : à l’intérieur apparaît une forme noire et sombre qui bouge lentement. Le lendemain des journalistes viennent interviewer les astronautes. Deux jours plus tard, un article est écrit sur ces nouveaux héros du ciel décrivant leur courage et leur force qui a fait de leur mission un grand succès. Les astronautes Pauline, Paul, François, Marie et moi sommes autorisés à parler de notre découverte extraordinaire. Les délégués Paul et Pauline disent que cet œuf est d'une espèce inconnue et que tant que nous n’avons pas d’informations précises, il faut rester prudents. Le troisième jour, les astronautes sont accueillis au Palais de l’Elysées avec d’autres scientifiques pour parler de leur mission et de l’œuf qu’ils ont rapporté avec eux. Tout à coup, 3, 4, puis 5 gardes arrivent en criant alerte aux Martiens ! Le Président et les astronautes se retournent et découvrent des débris de verres qui jonchent  le sol. Ils voient un scientifique à terre couvert de sang. « L’œuf », dis-je. « Il est cassé et il n’y a plus rien dedans ! ». Je sens une respiration dans mon cou. Je me retourne et découvre une chose bizarre qui saute tout à coup sur un garde du corps du Président.  Son collègue tire sur la créature qui esquive la balle. Toutes les personnes présentes paniquent. Des fourgons de police débarquent et des hélicoptères des forces de l’ordre arrivent avec des filets et autres machines pour attraper cette forme gluante, dégoûtante et répugnante. Un groupe de policiers par ici, un autre par là. Tout ensemble, ils finissent par capturer ce monstre qui semble avoir grandi très vite en dehors de son œuf. Cela prend trois heures pour le maitriser.

     Nous l’avons ensuite envoyé au zoo le plus sécurisé de la ville pour qu’il s’acclimate à son nouvel environnement. Le scientifique attaqué a été soigné à l'hôpital et ses jours ne sont plus en danger. Une semaine plus tard, d’autres scientifiques qui ont examiné l’œuf, annoncent que la créature qui était à l'intérieur n’était pas toute seule…

     Le Président prend alors la parole : « Chères Françaises, chers Français, l’heure est grave. Nous devons agir au plus vite et rester unis pour résister à cette attaque extraterrestre. VIVE LA FRANCE et VIVE LA REPUBLIQUE !

     Amaury F. 6e3

     Enfin ! un peu d‘imagination et de Science Fiction…    9/10

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Mars 2051 : Voyage en terre inconnue.

     Une semaine après avoir quitté nos familles et la planète Terre, nous étions partis du port orbital Crusader IV, le 16 janvier 2051, en direction de Mars. Comme huit vaisseaux avant nous, notre mission était d’établir un premier avant-poste sur la planète rouge. Depuis près de dix ans, nous savions que le destin de l’Humanité était inéluctable et se limitait maintenant à ce choix : soit s’éteindre sur Terre à plus ou moyen terme, soit conquérir les étoiles. C’était cette seconde option que la confédération des Nations avait choisie en votant la terraformation de Mars.

     Cela commençait maintenant et nous faisions partis des pionniers qui permettraient à Mars de devenir un jour habitable pour l’Homme.

     Notre vaisseau, le Nostromo, était un monstre d’acier capable de joindre Mars en seulement 120 jours grâce à ses propulseurs photoniques. Construit dans les chantiers navals en orbite par la toute puissante corporation ARASAKA, il était capable d’emmener plus de trois mille humains ainsi qu’un chargement de plusieurs millions de tonnes de matériel. La plus grande partie de la cargaison était constituée des toutes dernières pièces nécessaires à l’assemblage des incroyables machines qui allaient permettre d’extraire le dioxyde de carbone et l’eau profondément enfouis dans le sol de la planète. Grâce à elles, nous pourrions libérer à la surface de la planète les gaz extraits de son manteau et ainsi pouvoir densifier l’atmosphère afin de réchauffer la surface de Mars par effet de serre.

     Le voyage vers notre destination s’était passé sans surprises. Le vaisseau entièrement automatisé nous avait mené à bon port. Depuis notre départ, nous étions cantonnés dans la section B63 du vaisseau où nous nos capsules de stase étaient disposées les unes au-dessus des autres.

     Nous avions passé la totalité du voyage en hibernation pour économiser les ressources du vaisseau mais en ce 23 juin 2051, l’IA de bord avait initialisé la procédure de réveil car le vaisseau était en orbite basse de Mars. Les cent-huit compagnons de ma section étaient déjà presque tous debout et se dirigeaient vers la salle de briefing en suivant les coursives étroites du vaisseau, certains plus fringants que d’autres. Je ressentais encore l’effet du réveil de stase et avait grand besoin d’un café. Il y avait parmi eux des biologistes, des botanistes, des chimistes et des physiciens. Dans d’autres sections du vaisseau, j’avais entendu dire qu’il y avait des spécialistes en construction, en forage, en production d’énergie et même des membres des forces spéciales.

     Jin, l’amie à qui je devais ma sélection pour cette folle aventure, s’approcha de moi une tasse de café à la main :

- « Prends, ça te fera le plus grand bien ».

     Je portais la tasse à mes lèvres quand soudain l’holo-écran s’alluma pour nous montrer la vue de la surface de Mars. C’était magnifique…

     Au cours d’un long moment, notre commandant de section nous exposa la situation. Nous étions la vingt-huitième section à être réveillée et notre tour de descendre à la surface était arrivé. Largués du vaisseau mère dans un module de descente, le choc de l’atterrissage fut brutal. Remis de mes émotions, j’ouvrais mon harnais de sécurité, vérifiait mon scaphandre, et me dirigeait vers la rampe qui venait de s’ouvrir dans un vacarme ahurissant. Tenant mon ami Jin par la main, je posai mon pied dans la poussière rouge de Mars. Ma contribution à la mission de colonisation martienne commençait.

     Louis D. 6e1

     Beaucoup de termes techniques et une maîtrise du récit. Pas mal dans l’ensemble.  8/10

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      Hans Schneider a été choisi pour commander la 1ere mission vers Mars, la planète rouge. S’apprêtant à vivre une aventure extraordinaire, du jamais vu, il a choisi de tout consigner dans un carnet. Ce sera sa mémoire et la trace écrite quotidienne de cette expérience inédite. Ceci est son Journal de Bord.

     8 juin 2051. 1h du matin, la fusée Musk 8 ainsi nommée en hommage à Elon Musk qui a beaucoup contribué au progrès aéronautique et notamment à ce projet fou d’aller sur Mars, « la planète rouge » se dresse tout illuminée vers le ciel étoilé. Nous sommes le 8 juin 2051, retenez bien cette date car elle restera gravée dans l’histoire de l’humanité. Je suis Hans Schneider, j’ai à mon actif plus de 260 jours passés dans l’espace et aujourd’hui je pars pour une mission en direction de Mars. Comme aurait dit Neil Armstrong, « ce sera un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour l’Humanité ». En tant que pilote en charge du décollage et de l’atterrissage, que ce soit sur Mars ou sur Terre, je suis responsable du carnet de bord. A bord, nous avons un groupe de scientifiques qui constituent les passagers. Parmi eux il y a un biologiste espagnol qui se nomme Juan Mabé, il a trente-huit ans et à première vue ne paraît pas très amical, mais lorsqu’on le connait un peu mieux il est très sympathique et assez blagueur. Il y a aussi une bactériologiste nommée Maria Johns, elle a 43 ans et est Anglaise. Elle est très gentille et très discrète, elle est mariée et mère de 2 enfants. Souvent, elle nous raconte ses mésaventures avec eux. Autre passager Vincent Lechat, un géologue. C’est un vrai Marseillais, il est très sympathique et est toujours le premier à aider les autres.

     Côté équipage, nous sommes trois. Le copilote, se nomme Paul Miéraux, un Parisien de 34 ans. Nous avons tissé des liens forts car nous sommes tous deux passionnés d’aviation et de motorisation, ce qui nous occasionne des discussions intéressantes et enrichissantes. Paul a l’habitude de taquiner Vincent, le géologue, à cause des récentes défaites que l’Olympique de Marseille face au PSG. Je suis heureux d’avoir un ami proche à bord de cette mission. Ensuite il y a le responsable des machines, Joseph Troise, il a vingt-huit ans et est belge, il est assez renfermé. Et puis il y a moi bien sûr, le commandant de cette fabuleuse mission.

      Le groupe se constitue donc de six personnes. Je pense que même après la mission nous continuerons de nous voir.

      Sur ce, fini les présentations. Nous venons d’apprendre une mauvaise nouvelle, le décollage est reporté à demain, à 4h du matin sur le pas de tir du centre spatial de Kourou, pour cause météorologique. Tout le monde retire son équipement et retourne dans sa salle de quarantaine sous les applaudissements de la foule qui n’attend qu’une chose : nous voir partir vers cette planète encore inconnue.

     9 juin 2051. Il est 1h et nous avons reçu l’autorisation de décoller. Cette nuit éclair a duré une éternité pour nous, les astronautes : impossible de dormir, dans nos têtes se mêlent excitation et doute. 2h17, nous montons à bord de la capsule. Chacun a préalablement choisi sa nourriture. Jean est un grand fan des plats italiens, il a donc pris des pâtes. Moi, j’ai emporté des plats français et des desserts allemands comme du strudel. 3h54 : nous allons décoller. Soudain, le compte à rebours retentit : 10-9-8-7-6-5-4-3-2-1. Tout d’un coup, j’augmente la puissance des moteurs, un bruit strident retentit et une poussée commence, si puissante qu’on dirait que nous sommes compressés. Cette sensation nous la connaissions déjà et il est essentiel de rester concentré. Après ce décollage sensationnel, nous passons la stratosphère et 1h30 après l’avoir passée j’appuie sur le bouton de manière à détacher le premier étage de la fusée. C’est à ce moment-là que je prends vraiment conscience de l’importance de mon titre : j’ai la responsabilité de six personnes qui ont, pour la majorité, une famille et des amis ; tout l’équipage compte sur moi ! L’idée d’échouer dans ma mission me glace le sang. Je ne peux échouer et je n’échouerai pas !

     3 juillet 2051. Aujourd’hui, un des réacteurs est tombé en panne et nous ne sommes pas sûr de pouvoir continuer notre voyage.

     5 juillet 2051. Joseph a réussi à réparer le réacteur défaillant. Nous devrions atteindre sans encombre notre destination. Nous aimons échanger tous ensemble car nous ne parlons pas la même langue et cela nous permet de découvrir nos différentes cultures.

     6 août 2051. Voilà presque deux mois que nous sommes à bord du vaisseau Musk 8, le temps passe lentement mais ce voyage est une chose unique au monde. Pour l’instant, je profite de chaque seconde.

     3 septembre 2051. Nous avons découvert un nouveau moyen de récolter de l’eau potable dans l’espace. Il suffit de prendre n’importe quel végétal qui a poussé dans l’espace, on le met dans une chambre à air et on simule la pression atmosphérique terrestre. Après quelque secondes, le végétal rejette toute son eau et il ne reste plus qu’à la boire.

     23 mars 2052. Cela fait un certain temps que nous sommes à bord de ce vaisseau. Nous ne sommes plus très loin de Mars. Le manque de lumière se fait fortement ressentir et le stress augmente. Heureusement, nous nous considérons désormais tous comme une famille, dans le vaisseau chacun a sa place et tout le monde est essentiel.

     12 mai 2052. Nous sommes en orbite autour de Mars. Nous allons atterrir. J’incline légèrement la manette en direction du sol martien et j’abaisse les moteurs, puis je détache le deuxième étage de notre fusée qui nous aura servi quasiment tout le long de cette épopée dans l’espace. La descente commence. Nous accélérons de plus en plus. J’active les moteurs et je relève la pointe de la capsule en direction du ciel de manière à maximiser la douceur de l’atterrissage. Je contacte Youston, sur Terre, pour les informer que nous nous préparons à atterrir. La communication est établie, la Terre nous donne l’autorisation d’atterrir. J’actionne le levier de freins et ouvre les parachutes. De grosses secousses se font sentir, mon copilote me dit : “T'es sûr qu’on va réussir ?”. Je lui réponds sèchement : ”Je ne suis pas sûr qu’on va réussir… on va réussir !”. A ces mots, Vincent prend le manche des moteurs et les allume, il m’informe : ”A 3 je freine”. Et lorsque ce fameux « 3 » arrive, il met les moteurs à pleine puissance pour freiner à la manière des crews dragons, ces fusées d’Elon Musk qui atterrissent à la verticale. Après avoir atterri, je crois percevoir quelque chose à travers la fenêtre. Et là, je me rends soudain compte de ce que c’est...

     13 mars 2052. Notre temps sur cette planète va être long et nous allons devoir être forts. Car nous ne sommes pas seuls et ceux qui habitent déjà la planète rouge ne semblent pas heureux de nous voir arriver. Pourtant, nous ne pourrons repartir pour la Terre que dans 8 mois, lorsque les conditions pour permettre notre voyage de retour seront toutes réunies. Heureusement nous savons maintenant créer de l’eau. Et c’est l’un des biens les plus précieux sur Mars.

     Victor F. 6e1

     Une indéniable maîtrise des termes techniques et une amorce qui aurait mérité d’être développée davantage. 8/10

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     Le jour est enfin arrivé, nous sommes le 23 mars 2051, à Kourou en Guyane, pour le départ de la mission « MARS 51 ». Je me trouve au poste de pilotage dans le cockpit de la navette spatiale, prête à décoller. Nous sommes une équipe de six Saint-Elisabéthains, chacun est très concentré pendant le compte à rebours. J’observe mes coéquipiers en me remémorant sans cesse dans ma tête toutes les règles établies entre nous pour mener à bien cette mission : les efforts afin de garantir de bonnes relations interpersonnelles, les rôles attribués à chacun au décollage, pendant le voyage et à l’amarsissage, enfin je me replonge dans le rêve de découvrir la planète rouge.

            Le stress monte au fur et à mesure du décompte : Dix, que fais-je ici ? Neuf, où es-tu maman ? ; Huit, reprends toi, Manon ! ; Sept, je dois actionner le bouton rouge ; Six, la navette commence à trembler ; Cinq, j’aperçois la fumée à travers le cockpit ; Quatre, ma coéquipière Charlotte me serre la main ; Trois, la station de Kourou nous donne le feu vert ; Deux, je fais ma prière ; Un, je ne peux plus revenir en arrière ; Zéro, adieu la Terre.

            Nous voilà dans l’espace, un grand soulagement s’empare de l’équipe, nous commençons à nous organiser. Tout se passe bien les premiers six mois, l’harmonie entre nous est au rendez-vous, jusqu’au moment d’atteindre la station spatiale ISS.

     L’organisation, décidée avant le départ, ne convient plus à Ava. En effet, Ava a pour mission de stocker et traiter les déchets, sauf qu’aujourd’hui elle ne comprend pas pourquoi cette tâche peu valorisante lui est confiée. Commence une dispute entre moi et Ava. En colère, Ava tente de me jeter une pomme sur le visage, elle avait oublié que nous étions en totale apesanteur, je tente de la calmer en la touchant sur un sujet précieux pour elle, la nourriture. Je lui propose d’ouvrir le stock de Granol : elle se calme instantanément. Pendant ce temps là, l’attention de l’équipage n’était plus à la mission mais à Ava et ce qui devait arriver, arriva.

            Une odeur inquiétante nous a stoppés dans notre dégustation de Granol, cela venait de la salle de repos. Nous comprenons l’origine de l’incendie en voyant le lisseur de Ambre posé sur mon journal de bord. Ambre s’est rattrapée en respectant les règles d’urgence en cas de feu, néanmoins la confiance dans l’équipe s’est un peu réduite. Pas le temps de réfléchir, l’alarme d’approche de Mars se déclenche.

            Nous pénétrons dans l’atmosphère de Mars, les images que nous offre ce spectacle sont prodigieuses, encore plus belles que dans les livres, vidéos, documentaires vus avant de partir. La surface rouge de la planète me fait penser au désert marocain, j’ai l’impression de voir une Terre de feu. Charlotte me surprend en train de rêvasser et me rappelle à l’ordre sur la préparation de l‘amarsissage.

            En effet, une des missions les plus périlleuses de notre expédition consiste à amarsir, ce dont nous nous étions entraînés durant des mois, des années. Seulement, la confiance n’étant pas au top, tout le monde se méfie de tout le monde, la pression monte d’un cran, les ordres se donnent en criant, Ava n’a plus de Granol, il est temps pour moi de prendre les choses en main et d’assumer ma responsabilité de meneuse. Soudain, le silence règne, la concentration est au maximum, nous allons bientôt toucher le sol.

            Nous descendons trop vite, la panique s’installe, le parachute ne se déclenche pas automatiquement. Ambre se rappelle d’une technique apprise durant un stage à Londres, permettant de déclencher manuellement le parachute de la navette. Elle me demande de l’aide car la technique nécessite d’être deux, un pour démonter la cabine du parachute et l’autre pour ouvrir la vanne de décompression. Finalement, tout le monde décide d’aider et y met du sien, permettant de réussir l’amarsissage et de ressouder l’équipe, nécessaire pour la suite de la mission. L’amarsissage est brutal mais réussi car l’équipage comme la navette se porte à merveille.

     On nous avait dit que les bonnes relations interpersonnelles étaient essentielles dans la réussite d’une mission spatiale de longue durée, mon aventure me permet de rectifier le mot « essentiel » par vital. Jamais sans le courage d’Ambre, les Granol d’Ava, l’entraide de l’équipage et mon organisation, nous ne serions vivants sur Mars. A présent, nous sommes prêtes à la suite de la mission consistant à vivre le plus longtemps possible sur la planète. En effet, un de nos objectifs est de cultiver sous une serre de quoi nous nourrir et nous laisser le temps de découvrir si oui ou non il y a eu de la vie sur Mars. Serons-nous capables de faire pousser quelque chose sur cette planète ?

     Manon M. 6e1

Bien écrit. De l’humour. C’est vivant ! on attend la suite ! 8/10

 *

2051, voyage martien de Saint-Elisabéthains

      Ce projet de voyage je l’ai depuis mes 11 ans. A cette époque, je lisais tous les articles qui parlaient de la planète rouge. Je partis même en classe spatiale avec mon professeur de français de 6e 3 en Chine, dans le désert de Gobi, pour participer au programme destiné aux collégiens. Curiosity, un des premiers rovers envoyés sur Mars, avait permis de trouver une roche de rajeunissement. C’est pour cela qu’à 42 ans, je pus réaliser mon rêve. Le 15 mai 2051, jour de mon départ et de mon anniversaire, c’était un signe. Du temps de mes parents, nous parlions des premiers pas sur la Lune, pour moi ce sera les premiers pas sur Mars à bord d’Eternity ! Nous avons déjà passé plus de deux ans dans l’espace, nous devons nous préparer pour notre retour, et ne pas nous tromper dans nos calculs, sinon nous devrions le retarder de 500 jours !

      Notre navette avait décollé pour un voyage de 260 jours de Gourou en Guyane Française. Mais combien de temps allions-nous mettre pour notre voyage retour ? Notre vie en communauté prévue pendant 800 jours, nous avait demandé une grande préparation. J’avais embarqué avec quatre co-Saint-Elisabéthains : Anthonain, Louisain, Dyrekain, mon chien Noubain et mon fidèle robot Walain.

     Chacun avecune mission bien précise ; Noubain et son flaire exceptionnel pour dénicher les ressources rares et nécessaires à nos recherches, Walain pour rapporter dans la station spatiale les échantillons, Anthonain notre programmateur en chef, Louisain notre chimiste très expérimenté et très fort et pour finir Dyrekain le chef de l’expédition et notre coach sportif. A nous six nous formions une très bonne équipe. Les relations étaient bonnes, tout le monde respectait sa part du marché. Chacun était concentré sur sa mission, mais nous étions donc isolés chacun dans notre bulle. Nous faisions 2h de sport par jour pour rester en forme et surtout ne pas perdre de muscle,

     La fabrication du carburant pour rentrer était en cours, quand Walain a trouvé une roche (pas si rare) qui nous permettrait d’obtenir une réserve beaucoup plus importante et plus performante pour notre retour. Après toutes les analyses menées par Louisain, la décision est prise d’enfiler des combinaisons pour nous protéger, car nous devions la faire fondre à 1600C° ; il nous reste plus que 20 minutes avant d’être irradiés par le rayonnement de cette roche toxique quand elle est à l’état brut. 

     Il nous faut un lance-flammes mais avec quel objet le créer ? nous avons du gaz mais pas de flamme (dur-dur l’espace) . Heureusement que Noubain cache dans tous les coins de la station des trésors qu’elle trouve sur son territoire.  « Noubain, prête-moi ton briquet, il nous manque la solution pour rendre ce liquide complètement inoffensif. » « Mais c’est quoi un briquet, chef ? »

« Oublie, nous allons faire un court-circuit avec cette batterie. »

     Retour dans le vaisseau nous arrivons à dupliquer ce carburant. Grace à cette nouvelle technologie nous allons mettre quatre mois au lieu de huit pour retourner sur Terre. Nous explosons tous de joie ! Nous prenons chacun notre place dans le vaisseau, avec notre fiche de vol, notre check-list quotidienne pour les quatre mois à venir. Et première avancée technique à développer avant notre atterrissage : reproduire notre carburant pour la biodiversité sur Terre. Un litre d’essence sera désormais suffisant pour conduire nos véhicules sur une distance de 1000 km.

3,2,1, Départ !

      Il n’y a pas de perturbation, tout se passe bien comme à l’aller nous allons très vite. Le voyage sera bientôt terminé, nous pourrons revoir nos familles, nos amis, nos chez-nous,… Nous exécutons les tâches indispensables à notre vol, chacun tour à tour. Dyrekain avait décidé que pour mieux supporter l’attente de notre retour, les temps de repos seraient de 3 jours et 3 nuits chacun l’un après l’autre, après une bonne dose de gaz soporifique. Une fois que les mesures et analyses sont faites, nous pouvons nous dédier à nos passions.

     Pour ma part, je passe des heures sous le dôme de verre à observer et prendre des photos de la Terre que je trouve tellement belle vue du ciel. Anthonain en compagnie de Walain met au point un super robot, capable de ressentir nos émotions, et les transformer en énergie positive. La positive attitude est sa façon de vivre. Louisain, se dédie à toutes les expériences sur les échantillons que nous rapportons pour améliorer le vie sur terre. Il a une surprise pour notre commandant Dyrekain ; une pilule du sans sommeil…

      Grâce à celle-ci, Dyrekain est en mesure de décrire toute notre aventure. Toujours l’esprit en alerte, chaque détail prend place sur sa tablette, il écrit sans répit. Nous avions réussi à faire pousser des fruits et légumes dans le fond des cratères de Mars, car nous ne pouvions pas nous alimenter qu’avec de la nourriture en poudre pendant trois ans. A bord d’Eternity, c’est donc naturellement moi qui m’auto-désigne le Chef cuisto…  J’apprécie tellement de cuisiner pour les gens que j’aime ; un moment de bonheur pour notre estomac mais surtout pour nos relations, qui pendant ces trois années auront été toujours douces, malgré les épreuves du temps et de l’éloignement.

    Fini les lingettes pour se laver, fini les couchettes sanglées pour dormir et vive les grands espaces à l’air libre, car nous ne sommes plus qu’à quelques heures de notre atterrissage en douceur sur le sol français. Nos sentiments sont très confus. La joie de retrouver les nôtres, mais aussi la peur de nous séparer après cette expérience historique. Il est temps de vous révéler un détail ; nous nous connaissions tous depuis l’enfance. Une belle amitié scellée par cette aventure spatiale à bord d’Eternity sur cette planète qui veut dire «  Dieu de la guerre », mais pour nous qui signifiera « Eternelle Amitié ».

     Timothé R.C. 6e3

Récit technique, scientifique et poétique. 8/10.

*

Récits Coups de coeur de Mme Benech au 2 mai 21 :

Ce sont de très bons textes. Le choix est vraiment difficile.

Puisqu'il faut choisir, voici les 4 premiers :

Amaury 6e3, Oscar 6e1, Margaux 6e1, Djery 6e3

Parce que j'ai bien aimé aussi 

Aelys 6e2, Gabriel 6e1

Encore merci et bon dimanche 

Mme T. Benech, professeure de SVT

 

**

 

             CANDIDATS POUR MARS 51 !

 

LES VOYAGEURS ÉLUS

     ET LEURS DAUPHINS VOLANTS !

 

Jury à qui sont parvenus 12 textes et 12 vidéos correspondantes :

 

-Yves Chéraqui, écrivain,

-AD, doctorante en astrophysique,

-Francis Rocard, astrophysicien

MARS Carte identite 1page FrancisRocard     La "carte d'identité" de la planète rouge dans l'ouvrage de référence Dernières nouvelles de Mars, la Mission du siècle, par Francis Rocard, chez Flammarion 2020. Francis Rocard donne son "grand entretien" dans l'hebdomadaire "Le 1" à l'occasion de la Mission Alpha qui a démarré ce 23 avril 2021 depuis Cap Canaveral jusqu'à la Station Spatiale Internationale. Dans la 2e partie de la mission Alpha, notre Thomas Pesquet sera commandant de bord, une première pour un Français dans l'Espace. Il était déjà le héros de beaucoup de rédactions de jeunes collégiens !

*

Notre future voyageuse sur Mars :

                                                                                                Métropole Paris, 1er mars 2049

A l'intention du jury intergalactique

Présentation :

     Je m'appelle Charlotte et j'ai 19 ans. Je suis née dans la métropole numéro 348 sous le numéro 2378. Je suis l'arrière-petite-fille de Thomas Pesquet et dans ma famille on a toujours rêvé des étoiles.

Pourquoi moi ? :

     D'abord c'est une tradition dans ma famille. Ensuite, dès mon plus jeune âge, les médecins ont découvert une mutation dans mes gênes qui me permet de respirer dans une atmosphère sans oxygène. En cas d'accident, je pourrai sauver des vies. Dès l'âge de 3 ans, mes parents ont commencé à m'apprendre les technologies spatiales (toutes), ce qui fait de moi, une personne indispensable à tout équipage spatial. Je suis également diplômée en technologie, biochimie et médecine.

 

Quel est mon "objectif" ?

     "Mets ton masque !" Vous n'en avez pas marre de cette phrase ? Moi, si. Sur Mars, je trouverai cet antivirus et je vaincrai ce Covid-36 - arrière-petit-fils du Covid-19. C'est vraiment urgent, si vous voulez sauver la Terre et ses habitants, choisissez-moi. Je suis peut-être la seule personne capable de sauver l'humanité.

Je suis votre seul espoir ! Faites votre choix…

     Charlotte G. 6e1

*

     Notre futur voyageur sur Mars :

     Bonjour, je m'appelle Jules, j'ai 32 ans et je suis astronaute depuis six ans avec des compétences en mécanique. Je postule pour faire partie de l'équipage pour la mission "Objectif Mars 2051".

     Mon père qui était lui-même astronaute m'a donné envie déjà tout petit de suivre ses pas et de me lancer dans l'aventure spatiale. Je suis extrêmement motivé par la découverte de cette planète, pour en apprendre davantage à son sujet. Je suis aussi très attiré à l’idée de faire cette expédition avec d'autres astronautes. Je souhaite aussi repousser mes limites.

     Je suis expérimenté, je compte 2 séjours de 6 mois sur la Station Spatiale Internationale (ISS), je suis le seul français à avoir autant d'expérience.

     Je suis très sociable, j'apprécie beaucoup le travail en équipe et je ne redoute pas les entrainements intenses.

     Je m'entraîne d'ailleurs tous les jours durement depuis plusieurs mois pour cette aventure et ma condition physique est irréprochable comme vous pourrez le vérifier, si vous le souhaitez, dans les rapports des entraînements de mes précédentes missions.

    Je n'ai pas peur non plus de faire des sacrifices comme de quitter ma famille et mes proches pour une longue période.

    Je suis aussi quelqu'un de courageux, solide mentalement, très déterminé et persévérant. J'ai beaucoup de sang froid et je crois que c'est important pour ce type d'aventure comportant certains risques.

    Je pense que ma spécialisation en mécatronique est un plus pour ce voyage, notamment en cas de dommages sur le vaisseau ou ses équipements. De plus j'ai la particularité de pouvoir voir à travers les murs, les cloisons, ce qui est également un atout pour cette mission. Cela me permettra d’identifier le problème et de le réparer.

     Je travaille régulièrement les week-ends dans un laboratoire spécialisé sur l'étude de Mars et j'ai déjà de bonnes connaissances sur cette planète, la nature de son sol, son atmosphère et ses conditions climatiques.

    Je suis donc un passionné de la conquête spatiale et tout particulièrement des mystères de Mars et je pense avoir toutes les qualités requises pour faire partie de l'équipage.

    J'aimerais beaucoup vous rencontrer pour vous expliquer plus en détail mes motivations.

     Jules A. 6e1

*

     NOTRE DAUPHIN VOLANT fille 

Madame, Monsieur,

    Depuis très longtemps les Hommes espèrent pouvoir poser un pied sur Mars comme ils l’ont fait sur la Lune. Cette planète renferme beaucoup de secret que nous voudrions découvrir, pour envisager peut-être une vie sur Mars et apporter des solutions pour notre planète Terre.

    Son passé nous intrigue, y aurait-il eu de l’eau liquide sur Mars et des espèces d’êtres-vivants. Cette mission sur Mars doit permettre d’apporter des réponses à toutes ces questions. 

    Parce que j’ai onze ans, je me sens très concernée par les problématiques liées au réchauffement climatique et à la surpopulation, d’ailleurs certains scientifiques pensent que la place et les ressources vont manquer sur la terre, Mars pourrait être une solution pour créer un nouveau monde. Alors participer à un projet d’installation de colonies sur Mars serait une belle expérience, fouler le sol rouge de cette planète, faire des recherches sous-terraines, trouver d’autres Sphérules d’Hématites, ces pierres que l’on ne peut trouver que dans des cours d’eau, confirmeraient l’hypothèse qu’il y a eu et qu’il peut y avoir de la vie sur Mars.

    Je sais que le voyage à bord de la navette durera des mois, mais je pourrai aider au bon fonctionnement de l’équipe au quotidien et apporter ma bonne humeur et mon enthousiasme pour toute nouveauté. Également, je pourrai durant le vol, éliminer les dizaines de milliers de déchets spatiaux occasionnés par les précédentes missions d’une manière écologique et durable tout comme les déchets que nous produirions durant notre vol.

     Je suis sportive et pour avoir des chances d’être sélectionnée, je fais deux heures de sport par jour, ainsi l’activité physique dans la navette ne sera pas un problème pour moi. La nourriture sous vide, en boite ou même liquide, ne me posera pas de problème !

    Je me prépare physiquement et je vais continuer à beaucoup étudier. Je reste à votre disposition, et dans l’attente de votre réponse.

     Pia BdP. 6e3

*

     NOTRE DAUPHIN VOLANT garçon

Victor Armstrong

S-E, rue Lourmel 75015 Paris

37 ans

     A l’attention de Madame, Monsieur le Directeur de la Mission sur Mars

 

Paris le 1er janvier 2046

Madame, Monsieur,

     Je vous écris aujourd’hui car partir sur Mars est mon plus grand rêve depuis que j’ai 6 ans. Je vous adresse cette lettre pour vous faire officiellement part de ma candidature au poste de commandant de la Mission qui partira en 2051 pour explorer pour la première fois la planète rouge.

    Petit-fils de Neil Armstrong, l’Espace coule dans mes veines depuis ma naissance. Je suis déjà allé dans l’espace il y a sept ans de cela et cela a été l’une des aventures les plus riches et exceptionnelles de ma vie. Plus jeune, j’ai suivi des cours de secourisme durant mon service militaire qui a duré deux ans. En 2027, j’ai été champion de France d’aéromodélisme durant quatre années de suite.

    A présent, je suis pilote de ligne chez Air France sur vols longs courriers sur les modèles Boeing 777 et Airbus A350. Je suis par ailleurs l’un des créateurs de Virgin Galactic qui est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises de tourisme spatial. Par ailleurs, mon oncle a créé le projet ZERO G qui a permis de mener de nombreuses expériences scientifiques hors apesanteur et j’ai suivi en détails toutes les étapes de ce projet incroyable.

     Tout cela, je l’ai fait avec une seule idée en tête, m’entrainer toujours plus loin, apprendre et me confronter aux situations les plus complexes et les plus extrêmes afin d’être capable de partir un jour sur Mars.

    Car après celle de mon grand-père, la conquête de Mars représente à mes yeux la plus grande avancée de l’Humanité : l’Espace est notre avenir.

     Je suis résistant physiquement et psychologiquement. Selon les médecins, j’ai une santé à toute épreuve, je fais 6 heures de sport part semaine de manière à garder une bonne dynamique. Je maitrise parfaitement l’informatique et je suis polyglotte, je parle français, anglais, russe, italien, espagnol et allemand. Je me considère comme assez blagueur mais dans les moments où il faut être sérieux, je le suis.

     Toutes ces caractéristiques sont des qualités nécessaires lorsqu’on doit vivre en vase clos dans une fusée ou dans une station sur Mars en petite communauté.

    J’espère vous avoir convaincu que je suis la personne qu’il vous faut pour commander cette Mission et la mener à bien. Je m’engage à mettre toutes mes qualités et toute mon énergie au service de son succès.

    Je serais extrêmement honoré de la confiance que vous m’accorderiez en me choisissant.

     Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer mes très sincères salutations.

     Victor Armstrong  (Victor F., 6e1)

*

Prix spécial Coup de cœur environnemental attribué par M. Dyrek

 

Alban M. 6e 3

34 Rue le nez dans les étoiles

75015 La Lune

      Objet : candidature spontanée pour le vol sur Mars en 2051.

            Madame, Monsieur,

            Futur diplômé en ingénierie aéronautique et spatiale, je suis actuellement élève de 6e 3 au Collège privé Sainte-E à Paris et souhaite déposer ma candidature pour le voyage sur Mars en 2051.

            Pour mes études, j’envisage d’intégrer après le bac une école supérieure avec option aéronautique. Le métier d’ingénieur en aéronautique fait appel à des compétences issues de différentes disciplines comme la physique, l’informatique, la mécanique et du travail de groupe

            Par ailleurs, mon expérience future et actuelle, ma curiosité pourront être bénéfiques à ce voyage et à ma participation aux futurs travaux de groupe : je pratique en effet le badminton et je pensais en faire en compétition. Je suis aussi abonné à plusieurs magazines, National Géographic Kids et Sciences et Vie Junior.

            Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous proposer ma candidature parce que j’adore les films de Science-Fiction comme Star Trek dans lequel les voyages spatiaux ont pour objectif de découvrir de nouvelles formes de vie ou Perdus dans l’Espace et que mes parents m’ont fait découvrir des auteurs de Science-Fiction comme Franck Herbert qui a écrit Dune.

     Je voudrais en savoir plus sur la vie sur Mars, sur la géologie de cette planète.

            Par ailleurs en tant que futur ingénieur, je m’intéresse aux engins volants et je souhaite concevoir, expérimenter et construire des véhicules adaptés à l’exploration  martienne, voire dans le futur à l’exploration d’autres planètes.

     Cet intérêt pour le vol et la découverte de la vie terrestre et extraterrestre vient d’une présentation de rapaces, notamment les papangues, en voie d’extinction sur l’île de la Réunion.

            Pour toutes ces raisons, je pense que je possède les qualités essentielles et nécessaires pour participer à ce projet. Je reste à votre disposition pour toutes questions supplémentaires.

     Très cordialement.

     Alban M., 6e 3

     Texte reçu le jour où l’on apprend qu’un oiseau, pas aperçu depuis 172 ans

et qu’on croyait d’une espèce éteinte, aurait été identifié sur l’île de Bornéo.

**

   Et pour le plaisir, un texte bonus reçu de Kitty alias Clémence P. de 6e2

 

    Hello. Je m’appelle Kitty,

    Depuis toute petite, je rêve d’aller sur Mars. La 4e planète du système solaire.

Je ne vous l’ai pas dit, mais je ne suis pas comme les autres enfants, je possède un super pouvoir, celui de voir à travers les murs, un rayon X, si vous préférez.

     Comme je le disais, je rêve d’aller sur Mars. Quand j’étais en 6e, ma professeure principale nous a dit d’écrire une lettre de motivation pour un voyage sur Mars en 2051.

    Et aujourd’hui, 25 Janvier 2051, comme me l’avait prédit ma professeure de 6e, dans le journal, il y a cinq places offertes pour aller sur Mars.

     Il est écrit : « Ceux qui auront les compétences d’y aller pour doivent envoyer une lettre de motivation ».

    Je cours dans mon bureau pour chercher la lettre de motivation que j’avais écrite quand j’étais en 6e.

    Je la relis :

Chère équipe de la NASA,

     Moi, Kitty Anderson, je ferai tout pour gagner cette place.

J’ai toutes les compétences :

1 J’ai 19 de moyenne. 2 Je connais tout sur Mars, j’ai lu beaucoup de livres sur cette planète… une bibliothèque entière ! 3 Je possède un superpouvoir : le rayon X.

4 Je pratique plusieurs sports : natation, tir, escrime, course et même taekwondo. 5. Je parle 5 langues…

    J’aimerais aussi emmener mon petit chien, il est bleu et il s’appelle Poutouf. Ma valise est déjà prête, j’ai emporté des gâteaux, des bonbons, et des boissons qui piquent. Mon numéro de téléphone est le 61287643573507350.07.

     J’attends votre réponse et j’appelle ma copine Camilla pour qu’elle vienne arroser mes plantes pendant mon voyage.

     Kitty Anderson

PS : Je suis la meilleure

     Clémence P 6e2

 *

Réponse à la 7e candidate par M. L.D. :

     « Si vous êtes convaincue que vous avez les compétences autant que la motivation, veuillez-vous appuyer sur l’une des qualités essentielles pour tout grand et beau projet dans la vie : la persévérance. »

     En IDF, sur Terre, le 27.2.21., deux jours avant d’aborder le mois qui doit son nom au dieu Mars. Jour des 43 ans du spationaute Thomas Pesquet très souvent intégré dans les récits et lettres de nos 6e et… de l’annonce de la reconnaissance des librairies accueillant des livres « biens essentiels »

*

Informations initiales pour les 6e :

EPREUVE DE LA LETTRE FILMEE

CASTING POUR MARS 51

     Décembre et janvier en SVT lettre de candidature pour partir sur Mars dans une exploration en 2051.

     Ecriture puis lecture et présentation vivante en janvier de ces expressions de candidature, travail de l’écrit et de l’oral.

     M. Cottin, chimiste et spécialiste de la géologie martienne est venu présenter un diaporama à tous nos 6e, dans chacune des trois classes et est venu répondre à leurs questions. Au CDI Mme Hubert avait mis en valeur des revues et des livres ad hoc, foi de Tournesol !

    Appuis : le programme de 6e et des planches du livre de Francis Rocard Dernières nouvelles de Mars : la Mission du Siècle, Flammarion, juin 2020.

     Février conception et réalisation de 4 vidéos par classe avec parité à respecter, aide à la réalisation Monsieur Dyrek et tout professeur ou membre du personnel qui voudra bien l’assister.

     12 vidéos sont envoyées à un jury formé d’un ex-spationaute, d’un astrophysicien, d’une étudiante doctorante en astrophysique et d’un parent d’élèves (à présent au lycée) qui a travaillé à l’Agence spatiale européenne et de l’écrivain. Le jury en distanciel établira sa notation et nous serons en mesure de proclamer les résultats en… mars 21 !

DoctoranteAstrophyEtles6e21d

     Seront désignés gagnants et donc partants – en fiction, fiction scolaire – pour l’exploration de 2051, un garçon et une fille de 6e, mais 30 ans plus tard - ceux qui auront le plus convaincu le jury de leur investissement et du sérieux de leur démarche. Les deux dauphins, un autre garçon et une autre fille, se tiendront prêts en cas d’impossibilité – toujours en fiction ! – d’un des deux candidats.

     Quatre Coupes. Et qui sait la vocation… littéraire et / ou scientifique ! Les quatre – les deux gagnants et leurs dauphins – auront aussi chacun un livre sur l’astrophysique dédicacé par l’auteur.

     Les élèves ont demandé s’ils pouvaient intégrer à leur lettre de motivation la mention de superpouvoirs. En accord avec la Professeure de SVT, oui pour un unique Superpouvoir par lettre de candidature. Ce qui donnera une touche de fantastique à ces lettres d’anticipation.

*

    Est-ce un hasard si notre dernière vidéo tournée, le jour-même, nous avons appris que l’Agence Spatiale Européenne lançait une campagne de recrutement de spationautes pour la Station Internationale, pour la Lune et éventuellement Mars ? Quelle extraordinaire synchronicité venait-elle nous animer ?! Des Agents (secrets)  de l’ESA avaient-ils pris l’idée chez nous, ce que pourrait démêler quelque « Enquête au Collège » d’un romancier comme JP Arrou-Vignod ? Nous abordons l’étude en mars du Club des Inventeurs, où j’ai cru reconnaître l’influence du personnage historique Clément Ader, inventeur du mot « avion » et de quelques prototypes à prendre essor. Donc un coup des Agents de l’Agence ?

     Nenni et plus simplement : c’est en entendant Michel Tognini expliquer aux élèves il y a quelques années dans la Chapelle souterraine de l’école qu’il avait participé au recrutement du célèbre Thomas Pesquet – Joyeux anniversaire, Thomas !, 43 au compteur ce 27.2.21 – à la suite d’un casting géant lancé dans toute l’Europe, et qu’il égrenait quelques qualités et compétences pour les prétendants aux voyages spatiaux, que m’est venue l’idée d’un Casting fictionnel et scolaire auprès des 6e - en complément de notre classique concours de récits inter 6e de S-F à plus de 50 ans – en accord avec la professeure de SVT, nous avons ajusté à plus 30 ans, de sorte que nos collégiens puissent davantage se projeter. Nous avons tenu d’emblée à de la parité dans le recrutement, et cette parité est aussi à l’ordre du jour de l’appel à candidatures de l’ESA, quant à leur proposition d’accueillir des spationautes handicapés…

     Amusant alors d’entendre Michel Tognini interviewé quelques minutes après l’atterrissage réussi du rover Perseverance dire à la télévision que lorsqu’il avait commencé sa carrière il y a quelque 35 ans, on lui prévoyait un premier homme sur Mars dans trente ans, et, il était désolé de décevoir les téléspectateurs, ce serait vraisemblablement encore une attente de trente ans. Cette autre synchronicité m’a donné un sourire – renforçant celui survenu après l’amarssissage réussi d’un objet humain à roulettes qui allait bientôt communiquer ses photos et surtout… le premier son jamais entendu venu de Mars !

     M. L. Dyrek

     (NB penser à demander avec ce 1er son au professeur de musique de l’intégrer à de la house musique, home musique mars, pur son planétaire venu de lonh…)

*

Le bravo communiqué par l’astrophysicien Francis Rocard

à nos jeunes candidats du « Casting Mars 51 » :

 

Bonjour J’ai enfin pu visionner les vidéos.

     Un grand bravo à ces jeunes candidats, dont les compétences les enverront sûrement sur Mars en 2051 ;)

     Très difficile de vous départager tant vos compétences sont utiles et complémentaires.

Je donnerai la note de 99 à tous. Mais comme il faut des gagnants, je privilégie :

 

-        … qui m’a impressionné sur ses connaissances de la planète : 100

 

-        …  dont les superpouvoirs seront précieux pour réparer les électroniques défectueuses : 100

 

-        …  : qui insistent sur les aspects psychologiques et dont l’humour sera indispensable durant ce long voyage : 100

 

     Pour aller sur Mars, il faut effectivement faire des sciences (Physique, Maths, biologie, électronique, etc.)

     Ensuite le passé a montré qu’une formation de pilote est un plus indéniable : plutôt pilote de chasse que pilote de ligne.

Bonnes chances à tous !

Les4Selecde6e2

     Francis, qui n’ira pas sur Mars … car il y est déjà tous les jours via les robots qui nous envoient ces superbes images et maintenant du son :

https://www.jpl.nasa.gov/news/another-first-perseverance-captures-the-sounds-of-driving-on-mars?utm_source=iContact&utm_medium=email&utm_campaign=nasajpl&utm_content=daily20210317-2

 


16 avril 2021

Concours 3en1 Résultats Récits inter6e Les Voyages Saint-Elisabéthains martiens / Le "Casting Mars 51"

 

    Résultats du Printemps 21 !

« 2051, VOYAGE MARTIEN

DE SAINT-ELISABETHAINS »

C’est le concours 3 en 1 !

 

     Présentation des Concours de récits inter6e

     6e1 Récit du voyage sur Mars et de l’atterrissage (Devoir Maison pour cette classe, dans ce cas texte à envoyer au 31 janvier)

     6e2 Récit de l’atterrissage, du séjour martien et du décollage de retour

     6e3 Récit du décollage depuis Mars et du retour vers la Terre

     Le sujet est connu à l’avance et sera traité en temps limité en Devoir Sur Table le mardi 26 janvier 2021. En 70 minutes.

     Sélection des récits : les Professeurs de français. Jury : l’écrivain Yves Chéraqui.

     Des Prix Coups de Cœur pourront être attribués par la Professeure de SVT, par M. Tognini spationaute émérite (croisière en mer), par une étudiante en Astrophysique… et par M. Dyrek, organisateur de ces concours.

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CONCOURS 1) « 2051, voyage martien de Saint-Elisabéthains » Devoir Sur Table de français le 26.01.2021 des 6e2 et 6e3. Voyage Mars 51

 

Journal de bord Voyage sur Mars : en 2051 Sainte Elisabeth, Paris XV.

Récit du décollage depuis Mars et du long retour vers la Terre

 

Classement des récits par Yves Chéraqui

pour les récits d’exploration martienne en 2051,

composés en janvier 2021.

 

Podium

1er prix : Paul G.D. 6e3

remporte la Super Coupe Voyage Mars 51 !

2e prix : Thomas C. 6e2 :

3e prix : Elisabeth T. 6e2

 

     4e ex æquo) Anaë B. 6e3, Djéry C. 6e3, Aurèle D. 6e2, Charlotte M. 6e3

     8e ex æquo) Clara C. 6e2, Augustin G. 6e3, Tom K. 6e2, Benjamin M. 6e3, Hugo L. 6e3, Pierre-Antoine P. 6e2.

     14e ex æquo) Alix B. 6e3, Pia B.d.P 6e3, Alexandre C. 6e2, Inès L. 6e2, Aélys L.N 6e2, Alban M. 6e3, Mika Z. 6e2.

     21e ex æquo) Maé A.M. 6e2, Alexandre P., 6e3, Apolline S. 6e2, Waël T., 6e2,  Nina W. 6e3.

 

Textes coups de cœur de Monsieur Dyrek :

ceux d’Aurèle D. Prix spécial humour

et de Pia Prix spécial éloge de valeurs en dehors de la seule compétition.

 

    Les 3 premiers recevront un livre de Monsieur Michel Tognini, Un café dans l’espace qui vient juste d’être publié, il y raconte son parcours, depuis son enfance en banlieue (notamment ses cours de mathématiques à L’Haÿ-les-Roses !) jusqu’à cet appel à candidatures où il a contribué à recruter Thomas Pesquet, l’actuel Commandant de bord de l’ISS, en passant par ses aventures de 3e spationaute français, Michel T. ayant travaillé tant avec les Américains, qu’avec les Russes.

     Les sept premiers recevront un livre de poésie écrit par des poètes d’aujourd’hui.

     4 livres dont trois écrits par M. Chéraqui seront l’objet d’un tirage au sort entre tous les classés (idée et livres par le romancier animateur).

 

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CONCOURS 2) « 2051, voyage martien de Saint-Elisabéthains » Devoirs Maison de français en hiver 2021 des 6e1 essentiellement. Voyage Mars 51

 

14 récits « Maison » par des 6e1

+ 4 récits, devoirs sur table retravaillés « Maison »

     Jury : Patrick Raveau, Professeur émérite de Physique puis de Philosophie, romancier et poète.

PanneauFantastiqueRaveau

Podium :

1ers ex æquo : Oscar C. de 6e1 et Amaury F. de 6e3

3e ex æquo : Louis D. 6e1, Victor F. 6e1, Manon M. 6e1, Timothé RC 6e3

 

Classés :

7e ex æquo : Ariel M. 6e 1, Alizée C. 6e2, Jade B. 6e1, Adrien P. 6e1

11e ex æquo : Gabriel C. 6e1, Joris S. 6e 2,  Florimond V. 6e1

 

Sélectionnés :

Chiara A. 6e1, Pierre-Eloi B. 6e1, Margaux B.-D. 6e1, Gabriel C. 6e1, Thomas D. 6e1.

 

Sélection des textes des 6e1, leur professeure de français, Madame C. Guillot.

 

    Les 2 premiers recevront un livre de Monsieur Tognini, coécrit avec Mme Courtois Explorateurs de l’Espace – Voyage aux frontières de l’Univers, publié chez Dunod ainsi qu’une coupe « Voyage Mars 51 ».

     Les 3e ex æquo recevront un livre de poésie dédicacé.

 

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CONCOURS 3)« Casting Mars 51 », les résultats

 

12 vidéos tournées par Laurent Dyrek, -10 vidéos au CDI de Sainte-Elisabeth,   -2 vidéos en classe de 6e en février 2021.

Jury : Yves Chéraqui, auteur et animateur d’ateliers d’écriture jeunesse, A.D., doctorante en astrophysique, Francis Rocard, astrophysicien au CNES (ordre alphabétique).

ObjectifMarsRGLD21

Tintin et MarsphL3D

 Photographies : Laurent Dyrek, notamment à partir de l'album de Hergé : Objectif Lune.

     Voici la sélection des 12 candidats, six garçons et six filles, le choix de Madame Benech, Professeure de SVT, après lectures des lettres de candidatures lors de son cours :

6e1 ChiaraA., JulesA., VictorF., CharlotteG.

6e2 JeanneC., AurèleD., LounaG., TomK.

6e3 AlbanM., HugoL., PiaBdP., Nina W.

 

Garçon lauréat :

 -Jules A., 6e1. Représentera Sainte-Elisabeth Paris sur Mars en 51 !

     Garçon dauphin, prêt à remplacer :

     - Victor F., 6e1.

          Candidats finalistes : Hugo, Alban, Aurèle, Tom

 

Fille lauréate :

- Charlotte G., 6e1. Représentera Sainte-Elisabeth Paris sur Mars en 51 !

     Fille dauphine, prête à remplacer :

     - Pia BdP, 6e3.

          Candidates finalistes : Louna, Nina, Chiara, Jeanne.

 

         Les 2 lauréats recevront chacun une Coupe « Casting Mars 51 ». Les 2 lauréats et leurs deux dauphins recevront chacun le livre Dernières nouvelles de Mars – la mission du siècle, chaque exemplaire dédicacé par son auteur Francis Rocard, au CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales à Paris près du Pont Neuf, un Pont pour les Planètes !

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      Des textes de récits ou de candidatures et d'autres photographies notamment viendront compléter cet article, consacré à un Parcours Sciences et Lettres, pérenne en 6e, sur les planètes.

     Cette année, un chimiste, M. Cottin est venu dans les 3 classes établir un descriptif du sol martien et répondre aux questions des élèves en amont de leur récit.

    Monsieur Yves Chéraqui a prodigué des conseils après avoir lu tous les récits des 6e2 et 6e3 qui leur permettront de progresser dans leurs aventures narratives au long cours.

     Une doctorante en astrophysique A.D. a envoyé une vidéo de réponses à l'ensemble des candidats de Casting Mars 51 pour remercier et féliciter les participants dont elle a vu les 12 vidéos et lu les lettres. Elle a dit en quoi consistait son travail et a témoigné d'une drôle de synchronicité.

     Madame Hubert, professeure-documentaliste, en charge du CDI, a accueilli les 6e pour leur présenter des ouvrages, revues et livres consacrés à l'exploration spatiale. Elle a relayé sur le compte Instagramm du CDI les animations du Parcours scientifique et littéraire, informations et éléments de communication à retrouver aussi sur le site de notre école.

     Et un travail en Mathématiques, à la suite de la semaine des Mathématiques, a commencé de faire construire par les 6e... des fusées de papier, à hauteur impressionnante... reportage-à-venir...

     Conception et organisation des concours saint-élisabéthains et martiens : Monsieur L. Dyrek, avec l’appui créatif et logistique de Monsieur Yves Chéraqui, Île-de-France hiver 20/21 et printemps 2021

     - alors que l'actualité spatiale va des images et des sons extraordinaires et inédits proposés par Perseverance sur Mars à la Mission Alpha, par capsule, en banlieue terrestre, à la Station Spatiale Internationale... en passant par l'appel... à candidatures lancé par l'Agence Spatiale Européenne !

 

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31 mars 2021

18 nouvelles complètes de 6e et de 5e Collège Sainte-Elisabeth pour Festival de Rouen Normandie

 

« La Porte secrète »

 

 

Thème du concours 20/21 

« Festival de Rouen Normandie du livre de jeunesse »

 

     avec la participation active et créative de 4 classes du collège Sainte-E à Paris, soit 18 « nouvelles collectives » complètes !

par des 6e et des 5e

 

     Parmi ces 18 nouvelles, LA NOUVELLE LAURÉATE DU CYCLE 3 !!! une nouvelle à retrouver à l’intérieur d’un Abécédaire… Nos 3 jeunes lauréates ont des prénoms commençant par A ou C…

 

    La remise des prix s’est déroulée en visioconférence le 30 mars 2021, dans une salle séparée du cdi par une haute porte en bois…

+PorteSecreteverscdiphLD

     Collège Sainte-Elisabeth, sous la conduite de leur Professeur de français Monsieur Laurent Dyrek

et des membres du CDI : la responsable du lieu, la professeure-documentaliste Madame Catherine Hubert, assistée de Madame Dominique Pillot

 

« Le Blog de Monsieur Dyrek », aux productions d’élèves

et la page CDI de Sainte E sur Instagram

Informations aussi sur le site internet de Sainte-Elisabeth, Paris.

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Titres et code couleurs :

 

Titre générique travaillé par les 6e2 :

 

« La Porte Secrète dans l’Abécédaire retrouvé »

 

Titre générique travaillé par les 6e3 :

 

« La Porte secrète entre Paris et Rouen »

 

Titre générique travaillé par les 5e1 :

 

« La Porte Secrète de l’Ecolabyrinthe »

 

Titre générique travaillé par les 5e2 :

 

« La Porte Secrète de lachambre jaune soleil »

 

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Avec les « 6e2» de Sainte-E à Paris

Titre générique :

« La Porte Secrète dans l’Abécédaire retrouvé »

-La Porte Secrète dans l’Abécédaire retrouvé – la balade d’Anna

-Les Portes Secrètes dans l’Abécédaire     pour le mot Phénix

-Lucas Desoiseaux et l’Abécédaire retrouvé

-Le grand Abécédaire des Rêves,

     LA NOUVELLE LAURÉATE POUR LE CYCLE 3 !

     Lien pour accéder au postcast, - le comédien Matthieu Farcy

commence ses lectures avec « Le grand Abécédaire des rêves » :

https://podcast.ausha.co/la-voix-haute/festival-livre-jeunesse-2

 *

La Porte Secrète dans l’Abécédaire retrouvé – la balade d’Anna

      Il était une fois une jeune fille nommée Anna, âgée de 10 ans et demi. Elle possédait un très vieil abécédaire datant du siècle précédent. C’était un abécédaire d’animaux, elle les adorait. Elle s'y était tellement attachée qu'elle l'emmenait partout. C’était le seul souvenir qu’elle avait de ses parents puisque son père le lui avait donné. En effet, cette enfant avait perdu ses parents à l'âge de 5 ans et avait été envoyée dans un orphelinat dont elle s'était échappée dès l'âge de 8 ans. Depuis 2 ans, elle errait ainsi dans les rues et trouvait de la nourriture comme elle pouvait. Elle s'était bien habituée à ce nouveau mode de vie assez compliqué. Parfois elle se rappelait ses parents malheureusement morts dans un accident de voiture. Elle les aimait très fort même si elle ne le montrait pas souvent. Un beau jour où le soleil resplendissait, la jeune fille alla se balader dans les bois pour se dégourdir les jambes, toujours accompagnée de son abécédaire. Elle s’arrêta dans une petite clairière pour s’amuser. Elle déposa son livre au creux d’un arbre et s’allongea dans le pré pour observer les nuages dansant autour du soleil. Elle y resta un bon moment, allongée sur l’herbe et c’est seulement en se relevant qu’elle s’aperçut que son abécédaire avait disparu. Elle s’inquiéta énormément puis reprit son calme et commença à chercher son vieux livre.

      Après avoir cherché quelques dizaines de minutes dans la clairière, elle se mit à explorer plus profondément dans la forêt. Le soleil commençait à se coucher, elle continua tout de même à fouiller les environs pour le retrouver. C’est à ce moment qu’elle tomba sur un cabanon abandonné. Habituée à se balader tout le temps dans cette forêt, c’était bien la première fois qu’elle voyait le moindre bâtiment. Elle fut terriblement intriguée et hésita à entrer. Après une petite minute de réflexion, elle se décida. L’intérieur était très sale et humide. Elle vit une porte assez propre comparée au reste du cabanon. Sur cette porte était inscrit un « A ». Elle s’en approcha et, envahie par la curiosité, ouvrit la porte et entra…

     Elle se réveilla en plein milieu d’une forêt assez sombre. Ne sachant pas ce qui lui était arrivé, elle se mit à marcher dans cette forêt humide. En s’aventurant, elle entendit plusieurs bruits provenant sûrement d’animaux. Cela ressemblait à des bourdonnements. Elle continua à marcher et les sons étaient de plus en plus forts et commençaient même à être assourdissants. Soudain un essaim d’abeilles surgit de derrière un arbre et, en voyant Anna, partit au loin. Celle-ci, intriguée, décida de les suivre. Les abeilles l’emmenèrent alors à un autre cabanon identique à celui par lequel elle était arrivée ici. Elle entra donc, et, comme dans l’autre cabanon, tout était sale et abandonné.

     Contrairement à l’autre bâtiment, sur la porte n’était pas gravé un « A », mais un « B ». Elle décida donc de s’y avancer. Elle arriva cette fois sur une île minuscule complétement isolée. Elle attendit quelques dizaines de minutes puis, au loin, vit comme un jet d’eau immense s’élever dans le ciel. Les jets d’eau se rapprochèrent de plus en plus, puis s’arrêtèrent à une dizaine de mètres de son île. Soudain une créature immense s’éleva hors de l’eau pour se ranger à côté. C’est à ce moment-là qu’Anna comprit que c’était en fait une magnifique baleine. Anna n’osa pas bouger puis peu à peu, commença à prendre confiance et à s’avancer vers ce géant des mers. La baleine lui faisait comme des signes, comme si elle voulait qu’elle monte sur son dos. La jeune fille, assoiffée d’aventure, décida d’escalader son dos et de s’accrocher le plus fort possible à l’arrière. Soudain la baleine commença à avancer comme une voiture qui démarre. L’énorme mammifère marin la conduisit à une autre île sur laquelle se trouvait exactement le même cabanon identique. Anna descendit puis entra. C’est là qu’elle comprit, en voyant sur cette porte inscrit un « C ». Depuis le début de la journée, elle avait ouvert des portes qui commençaient par les lettres de l’alphabet et chaque animal correspondait à sa lettre. Elle a donc continué ainsi toute la journée.

     C : Cerf, D : Dromadaire, E : Éléphant ; F : Faucon, G : Girafe, H : Hibou ; I : Iguane ; J : Jaguar, K : Koala, L : Lion, M : Mandrill, N : Narval, O : Orque, P : Panda, Q : Quokka, R : Requin, S : Serpent, T : Tamia, U : Urubu, V : Vautour, W : Wapiti, X : Xérus, Y : Yack, Z : Zèbre. Arrivée au terme, Anna avait besoin d’un repos. Elle avait appris un grand nombre de noms d’animaux. Elle vit alors une nouvelle porte dans un cabanon qui ne portait cette fois aucune lettre mais un signe, un cœur. Elle y entra… et ferma les yeux…

     Anna se retrouva alors dans une forêt, et, devant elle, deux silhouettes qui lui semblaient familières lui tournaient le dos. Les deux adultes se retournèrent, c’est là qu’elle les reconnut. C’était ses parents, debout devant elle. Elle s’élança dans leurs bras. Ils lui dirent que même s’ils n’étaient plus là chaque jour, ils seraient toujours là, à l’intérieur, au fond de son cœur. Elle aurait voulu que cet instant ne s’arrête jamais. Son père lui fit promettre de retourner à l’orphelinat et de ne plus s’enfuir. Elle leur dit un dernier au revoir et se fit raccompagner. Elle arriva devant un dernier cabanon, le cœur serré, y pénétra, vit une dernière porte sans inscription et y entra…

     Elle se réveilla. Il faisait nuit. Elle ne réalisa pas tout de suite où elle était. Anna était en fait dans la clairière où elle avait joué la veille. Elle se leva d’un bond, courut vers l’arbre où elle retrouva enfin son abécédaire, mais il n’était pas à la même place… Elle le feuilleta et vit tous les animaux suivis. Elle arriva à la dernière page et vit une photo de ses parents, au milieu de la forêt. Elle était fatiguée, et après cette journée savait ce qu’elle allait faire. Elle prit le chemin de l’orphelinat, une larme à l’œil, déterminée à devenir zoologiste.

Rédac’ en chef Thomas C, assisté de Tom K et de Pierre-Antoine P. 6e2, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5970.

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    Les Portes Secrètes dans l’Abécédaire     pour le mot Phénix

    Les enfants, nous allons vous raconter une histoire de notre enfance. A l’époque, nous étions juste de bons amis. C’était un vendredi soir, nous rentrions de l’école, nous devions aller chercher un abécédaire sur les animaux fantastiques. Nous allâmes alors à la librairie. Lorsque nous arrivâmes, nous nous mîmes à le chercher jusqu’à le trouver. Nous allions l’acheter lorsque tout à coup la librairie prit feu ; nous eûmes juste le temps de reprendre nos cartables et de sortir. C’est à ce moment-là que commença l’évènement le plus fabuleux de notre vie. Nous allions passer la porte de secours lorsque tout à coup tous les animaux fantastiques s’évadèrent de l’abécédaire. Il n’y avait plus que des pages blanches ; nous étions très embêtés, car nous ne pouvions pas aller en acheter un autre : tous les livres avaient pris feu. Après l’arrivée de nos parents, nous allâmes demander au propriétaire de la librairie si lui aussi avait vu les animaux s’évader de l’abécédaire. Il nous répondit oui, car cela lui était déjà arrivé. Il nous expliqua comment nous devions faire pour les récupérer. Il ne pouvait pas venir avec nous, il avait déjà tellement de problèmes du fait que sa librairie avait brulé.

     Il nous donna une carte qui allait nous indiquer où nous pourrions trouver les animaux fantastiques. Il nous expliqua que les animaux s’étaient répartis selon qu’’ils volaient, qu’’ils nageaient ou qu’ils vivaient sur terre. Puis il nous dit : «Il y aura trois portes ; pour les ouvrir, il faudra appuyer sur le signe qui représente le milieu où ils vivent et entrer un code. ». Nous eûmes un petit problème : le propriétaire avait oublié les codes qu’il fallait entrer après avoir appuyé sur les signes. Tout ce dont il se souvenait, c’est qu’il y avait un nombre pour chaque code et que ces nombres étaient en rapport avec un zoo, un aquarium et une volière. Il nous expliqua que le code était aussi en rapport avec leurs caractéristiques physiques. Nous nous dîmes qu’il faudrait peut-être que nous nous rendions dans chacun de ces endroits pour trouver les codes. Il nous expliqua que les portes ne se trouvaient pas dans ces lieux mais en dehors ... Cependant, il ne se souvenait plus où.

     Tout d’abord, il nous expliqua que le premier côté de la carte allait nous indiquer où se trouveraient les lieux pour retrouver les codes. Ensuite, sur l’autre côté de la carte, seraient indiqués les lieux où sont situées les portes. Nous nous mîmes à regarder la carte et nous lui dîmes que de l’autre côté il n’y avait rien. Quand nous levâmes la tête, le libraire avait disparu. Nous partîmes à l’aventure dès le lendemain.

     Nous suivîmes la carte et nous nous rendîmes à l’aquarium où nous rencontrâmes le propriétaire. Nous demandâmes comment était généralement le physique des poissons. Il nous dit : «En général, ils ont deux nageoires, des centaines d’écailles, une queue, deux yeux…». Nous nous dîmes que cela pouvait être en rapport avec les deux nageoires. Nous le remerciâmes et nous repartîmes. Nous nous rendîmes au zoo, nous demandâmes à un soigneur comment était généralement le physique des animaux qui vivaient sur terre. Il nous dit : « Ils ont quatre pattes, deux yeux, des milliers de poils… ». Comme nous avions choisi les nageoires, pourquoi pas les quatre pattes pour les animaux terrestres. Puis nous allâmes à la volière et nous fîmes de même pour les oiseaux et nous pensâmes : «Un oiseau a deux ailes et deux pattes, que choisir ?». Nous décidâmes de lier les deux chiffres pour donner Vingt-deux. Le premier Deux pour les ailes et le deuxième Deux pour les pattes.

     Philippe me dit : « Ecris chaque code sur la feuille, cela serait dommage de les oublier.». C’est alors que j’écrivis sur le dos de la carte : «Deux : Aquarium, Quatre : Zoo, Vingt-deux : Volière». Là, comme par magie, la partie blanche commença à prendre vie. Sur la carte, apparut une sorte de labyrinthe. A l’entrée de ce labyrinthe apparut un livre. Nous comprîmes qu’il fallait aller à la bibliothèque municipale.

     Nous y allâmes, nous trouvâmes le labyrinthe au sous-sol. Heureusement nous ne nous perdîmes pas. Nous trouvâmes les portes, nous appuyâmes sur les signes qui représentaient leur milieu de vie, puis nous tapâmes les codes. Lorsque nous ouvrîmes les portes, tous les animaux rentrèrent dans l’abécédaire, car bien sûr nous l’avions gardé tout au long du trajet.

     Le lendemain, nous nous retrouvâmes pour faire les devoirs et au moment où nous cherchâmes le mot Phénix, nous ne le trouvâmes pas. Nous nous dîmes que nous n’étions pas à la bonne page mais SI ! car en plus il y avait un trou blanc exprès pour mettre le mot Phénix. Nous retournâmes à la bibliothèque puis nous nous dirigeâmes vers les portes secrètes mais… elles avaient disparu ! Nous sortîmes de la bibliothèque très déçus et là, dans les airs, au-dessus de nous se trouvait un majestueux Phénix. Nous ouvrîmes l’abécédaire, le Phénix y entra et nous retournâmes chez nous. Le lendemain, à l’école, nous racontâmes notre histoire à tous nos amis, mais personne ne nous crut. Vous ne croyez peut-être pas à cette histoire, mais croire à un peu de fantaisie, cela ne peut pas vous faire de mal.

     Rédac’ en chef : Clara C, assistée de Flore C, d’Apolline S et d’Elisabeth T. 6e2, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5201.

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 Lucas Desoiseaux et l’Abécédaire retrouvé

     Lucas Desoiseaux, un jeune garçon de 11 ans et sa souris blanche, Poska, partirent chez leur tata Iris pour les vacances d’été. Lucas était très excité de la revoir, il l’adorait. Des jours passèrent, remplis de joie. Or un dimanche, une dispute éclata :

-Lucas, tu viens ! -Oui j’arrive ! qu’est-ce qu’il y a ?

 -Lucas, j’ai remarqué qu’hier soir tu as fouillé dans mon téléphone. Pourrais-je savoir pourquoi ?

-Je voulais savoir si, après la mort de tonton, tu fréquentais un autre garçon, dit Lucas, la tête basse.

     Iris le regarda droit dans les yeux et dit :

-Je pensais pouvoir te faire confiance !

     Lucas en larmes courut vers sa cabane, l’ancienne cabane de sa tata et son endroit préféré. Quand il arriva dans sa cabane, il trébucha, découvrant alors sous la planche qui l’avait fait tomber un carnet mystérieux et poussiéreux, une manière… d’Abécédaire. Quand il l’ouvrit, il fut projeté dedans.

     Lucas se retrouva dans un pays. Devant lui se dressait une tour, en haut de cette tour flottait un drapeau bleu avec une bande blanche et en son centre était dessiné un soleil avec des yeux, un nez et une bouche. Lucas se rappela que ce drapeau est celui de l’Argentine.

     Il vit plein d’aigles voler autour de lui. Poska se réfugia derrière lui. Il comprit qu’un des aigles voulait la manger donc, il la prit dans ses bras et l’aigle bondit sur lui. Lucas l’esquiva d’une roulade. L’aigle le poursuivit, au loin Lucas vit le livre qui l’avait fait venir ici. L’aigle courut vers lui esquivant les attaques de l’aigle affamé. Arrivé devant le livre, Lucas l’ouvrit et…

     Il atterrit dans un endroit qui lui rappelait vaguement sa ville natale. Ce qu’il avait sous les yeux était vraiment plus joli que la ville qu’il avait quittée quelques semaines plus tôt. Il n’avait jamais rien vu d’aussi…

    Le cours de sa pensée s’interrompit net. Un bruit retentit. Il baissa la tête de manière à voir la nature de ce bruit qui lui rappelait celui de sabots qui martelaient le sol. Il vit une centaine de béliers foncer droit devant lui avant de baisser la tête pour lui montrer leurs terribles cornes. Elles étaient pointues, très pointues. Il ne pouvait pas esquiver leur attaque ni leur faire face. Qu’allait-il faire ? Comment allait-il s’en sortir ?

      Plus que deux mètres et une ampoule s’alluma dans sa tête, il était à Bruxelles ! Il connaissait la ville comme sa poche, en particulier le chemin qui le menait à sa maison ! Il était dans son quartier, maintenant il le reconnaissait ! Il se mit à courir de toutes ses forces. Il alla tout droit, vira à droite, à gauche encore à gauche. Il tourna la tête pour savoir où en étaient ses agresseurs. Plus qu’un mètre les séparait. Un virage à gauche et… une impasse ! Cela n’était pas possible ! Il ne pouvait pas se tromper ! Mais il lui restait un dernier recours, le livre.

     Il l’ouvrit, et comme la dernière fois, il fut projeté dedans. Il arriva devant la Muraille de Chine. Son plus grand rêve était de la voir ! Lucas se demandait comment cela était possible : rien qu’en ouvrant le livre, il s’était retrouvé en Argentine, puis à Bruxelles et maintenant en Chine ! Cela le dépassait totalement. Il voudrait rentrer chez lui ou chez sa tata. Il était apeuré et déboussolé. Il s’occuperait de cela plus tard, il était en train de vivre son plus grand rêve ! Lucas observa tous les détails du haut mur quand tout à coup il arrêta son regard sur quelque chose qui se dressait sur la Muraille de Chine - qui ressemblait à une colline avec deux bosses.

C’était un Chameau ! Lucas l’interpella : -Monsieur ?

-Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Que me veut-on ?

-Euh… Je m’appelle Lucas Desoiseaux, je ne sais pas ce que je ne fais ici ni comment et je voudrais juste faire votre connaissance.

-Enchanté, moi c’est Cabosse, lui répondit le chameau.

-Mais, que fais-tu ici ? Les chameaux ne vivent-ils pas au Sahara ou dans je ne sais quel désert ?

-J’ignore ce qu’est un chameau et encore plus ce qu’est un désert.

-Oubliez ce que je viens de dire. Où suis-je ?

-Oh ! arrête avec tes questions !

-Désolé je ne voulais pas vous importuner.

-Ce n’est pas grave. Préfères-tu Shakespeare ou Jules Verne ?

-Ce sont des auteurs très différents, donc je n’ai pas vraiment de préférence mais… je serais plutôt pour Jules Verne, en particulier pour son roman Vingt mille lieues sous les mers.

-Préfères-tu l’Abraham Lincoln ou le Nautilus ?

-Le Nautilus !

-Tu es un aventurier petit, aimes-tu lire ?

-Oui ! je ne fais pratiquement que ça. C’est ma passion ! J’adore aussi voyager, c’était aussi mon plus grand rêve de me trouver devant la Muraille de Chine.

-La Muraille de quoi ?

-Non, j’ai employé une expression… au hasard, Lucas bien sûr ne le pensait pas. Mais il ne voulait pas perdre ce nouvel ami.

-D’accord, cela arrive à tout le monde. Mais petit, ne devrais-tu pas poursuivre ton voyage ?, Cabosse adressa à Lucas un clin d’œil.

-Oui, vous avez raison.

     Rédac’ en chef : Inès L, assistée d’Alizée C et de Paul M. 6e2, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 4906.

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      La nouvelle collective lauréate

pour le cycle 3 ! :

     Le grand Abécédaire des Rêves

 

    Il était une fois une adolescente qui s’appelait Lilic. Elle vivait dans un petit village de Normandie, bien loin de la ville. Elle était toujours enthousiaste, joyeuse et surtout très rêveuse. Elle accrochait tous ses rêves sur une porte imaginaire. Puis quand elle fermait les yeux et s’endormait, elle avait juste à l’ouvrir et y plonger, pour vivre le rêve qu’elle avait décidé. A une condition, elle devait d’abord affronter un ennemi, qui commençait par une lettre de son choix. Elle les battait tous avec force et détermination.

     Jusqu’au jour où ses parents lui dirent : «Ma fille, tu dois partir à la ville et arrêter de rêvasser.». Lilic ne voulait pour rien au monde partir de son village mais elle se reprit en main en se disant à elle même : «Je dois devenir sérieuse, ordonnée et aller dans la grande ville pour trouver un travail de bureau et surtout arrêter de rêver.» Une semaine après la conversation avec ses parents, elle partit pour la grande ville, y loua un petit appartement pour trouver un travail.

     Malheureusement, à partir de là, de mauvais rêves se mirent à la tourmenter, à chaque fois qu’elle s’endormait. Ils commençaient tous par la même lettre : C - comme cauchemar. En plus du fait que les rêves lui causaient des troubles du sommeil, elle ne pouvait pas trouver de travail, car elle était très fatiguée et n’arrivait plus à se concentrer. «Désolée, pardon, je n’ai pas entendu…», disait-elle à chaque fois que celui qui l’embauchait lui demandait si elle écoutait toujours. «Je ne peux pas vous engager ! Vous êtes trop fatiguée. », lui répondait-il. Après le trente-troisième entretien d’embauche raté, elle s’emporta, furieuse. «C’en est trop !» se dit-elle, je vais affronter mes cauchemars.» Alors quand elle s’endormit ce soir là dans son nouveau petit appartement, elle tomba dans un désert couleur Cerise. Un immense «C» majuscule apparut dans les airs dans un nuage de fumée. Elle entendit une voix Courroucée dire alors : «Bonjour Lilic. Ou plutôt bon cauchemar !». Lilic le fixa d’un air furieux.«Ne me regarde pas comme ça, dit alors le C, je suis tout le reste de ton imagination, tu sais.» - Comment ça le reste ? demande Lilic, offusquée. Je rêve encore, tu sais ! - De quoi, une augmentation de salaire? Tu n’as même pas de travail ! Tu ne rêves plus de rien d’amusant.».

     Lilic fut gênée. Il n’avait pas totalement tort. Elle avait quasiment oublié sa porte magique depuis qu’elle était partie de son petit village. Le C continua son discours. « Eh oui, eh oui, crois-moi, jeune fille ! Tout ce qui te reste, c’est juste les cauchemars !». Il commença à compter les différentes choses tristes du monde en se balançant  en rythme. «La guerre, la pauvreté, les sièges dans le métro, les impôts, la pollution, les spams et j’en passe !». Lilic commençait très clairement à déprimer. Etait-ce tout ce qui lui restait, des cauchemars?
Le C fredonnait gaiement un air qui ressemblait à la Marche Funèbre. Il arrêta son petit cours de chant et déclama une sorte d’incantation incompréhensible qui commençait surtout par la lettre C. Apparut  un gigantesque chat. Elle le reconnaissait! C’était Chat-Toyant, le chat qui savait tout ! Il répondait à toutes les questions de manière compréhensible et la sortait des questionnements insensés.

     Mais celui-là était différent. Le chat qui était habituellement majestueux et gentil, sortait les griffes et lui crachait au visage. Il poussa un miaulement rauque et sonore, ce qui envahit Lilic de plusieurs questions insensées et incompréhensibles. C’est alors qu’apparurent un Coucou, un Cavalier et un Crocodile. Eux aussi, elle les reconnaissait, c’était la Troupe Aventure! Ils aidaient les gens dans les moments difficiles en renforçant leurs défenses et leurs armes. Mais eux aussi étaient différents. Le Coucou qui volait si haut et était si beau avait des plumes en moins et ne savait pas voler. Le Cavalier aux paroles habituellement réconfortantes, lançait des injures. Mais le Crocodile c’était le pire ! Lui qui avait le cœur si tendre, déchiquetait tout sur son passage et l’accablait de remarques désobligeantes et incessantes. Toute la horde des animaux enragés se jetèrent alors sur Lilic. Elle tenta de se débattre, mais elle avait oublié comment imaginer. Sonnée par les questions angoissantes posées par le Chat, blessée et humiliée par les horribles remarques du Cavalier et du Crocodile, Lilic tomba à terre. Dans sa tête il y eut alors une petite voix, qui ressemblait à celle d’une mini souris-fourmi. Elle entendit  «Non, ce n’est pas vrai ! Tu n’as jamais rêvé, de choses qui font du mal aux autres ! Non, toi, tu rêves de bonnes choses, qui rendent le monde meilleur ! Tu as toujours aimé rêver de joie mais jamais de tristesse. Non, ce n’est pas toi !». C’est alors que Lilic se releva, comme remplie d’une énergie cosmique. Elle se rappela toutes les bonnes choses qu’elle avait rêvées, qu’elle avait vécu et en un instant, toutes les créatures de ses rêves réapparurent à ses côtés pour la protéger de ces autres créatures, qui étaient leur inverse exact. Lilic reprit courage.

     «Que fait-on maintenant ? Je ne sais plus comment me battre contre les ennemis.». C’est alors que Chat-Toyant, le vrai, lui dit : «Tous les moyens sont bons quand on parle d’imagination ! Fais comme tu le penses, car tous nos Contraires sont frappés de démence.» Lilic se jeta devant la troupe des inverses et vociféra de toutes ses forces : «Vous n’êtes pas vrais !» et dans un immense nuage de fumée, ils disparurent tous. En quelques secondes, elle se réveilla dans son lit, mais elle avait changé. Elle appela ses parents pour les prévenir qu’elle rentrait dans leur village, par le premier train possible. Arrivée chez elle, elle se promit qu’elle ne repartirait jamais et resterait pour toujours auprès de la Porte. C’est pour ça que parfois on peut entendre, dans un petit village normand, les histoires d’une aventurière du rêve.

    Rédac’ en chef : Aélys LN, assistée de Camille B et de Clémence P en janvier 2021. 6e2, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5953.

     Lien pour accéder au postcast, - le comédien Matthieu Farcy

commence ses lectures avec « Le grand Abécédaire des rêves » :

https://podcast.ausha.co/la-voix-haute/festival-livre-jeunesse-2

 

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Avec les  « 6e3» de Sainte-E à Paris

Titre générique :

« La Porte secrète entre Paris et Rouen »

- La Porte secrète entre Paris et Rouen 2020 +30

- La Porte Secrète entre Paris et Rouen – la cabane en haut

- La Porte secrète entre Paris et Rouen - et la livraison d’un million de robots

- La Porte secrète entre Paris et Rouen… et la dernière image.

 

La Porte secrète entre Paris et Rouen 2020 +30

   C’est l’histoire de Julie, Adèle, Valentin et Gaspard, 4 scientifiques. Une maladie ravage la France. Nous sommes en 2020 et la France est divisée en une quinzaine de provinces. Ensemble elles ont fait un pacte : la première province qui trouvera le vaccin aura le droit de diriger le pays et de lui donner son nom.

   Nos 4 scientifiques essaient de trouver le fameux vaccin. Ils sont au bord d’y arriver mais malheureusement… il explose. Un grincement sinistre résonne dans le laboratoire. Une fois la fumée dissipée, les 4 scientifiques sont sains et saufs.

« - Vous avez tous entendu ? questionna Gaspard. »

   Ils acquiescèrent. Ils se retournèrent et virent que la porte du placard derrière eux était ouverte. La clef de ce placard était perdue depuis des lustres ! Courageusement, ils allèrent voir. À leur grande surprise, ils découvrirent une trappe. Doucement ils entrèrent. Une fois tous à l’intérieur, la trappe se referma brusquement. Ils étaient dans le noir. Soudain un énorme tourbillon les emporta. Cela dura des dizaines de minutes. Ils hurlèrent comme des fous. Brusquement, cela s’arrêta.

    Ils sortirent du même placard maudit et reprirent leurs esprits.

« -Regardez, remarqua Gaspard, là, dehors. »

     Ils regardèrent tous dans la même direction. Il y avait de grandes banderoles avec ces mots : « Rouen va gagner les J.O de 2050 ! ». Ils étaient tous très étonnés.

« -On est en 2050 ? questionna Adèle. »

« -Sûrement…, lui annonça Gaspard. »

     Ils sortirent et leur surprise fut plus grande encore. Les rues étaient très colorées et les grands immeubles avaient disparu. Ils étaient remplacés par de charmantes maisonnettes. Ils se regardèrent : dans quel monde loufoque avaient-ils bien pu atterrir ? Le Paris qu’ils connaissaient avait COMPLÈTEMENT changé !

« -Vous êtes sûrs que l’on est à Paris ? interrogea Gaspard. »

« -On est visiblement à Rouen, articula Valentin.

    Ils restèrent plantés comme ça un moment, puis Adèle eut l’idée du siècle, qu’elle proposa directement à ses camarades :

« -Et si on allait à la bibliothèque ? Il y a toujours une trace écrite là-bas… »

« -Excellente idée ! »

« -Donc, si aucun bâtiment n’a changé de place, il doit y avoir une bibliothèque pas loin d’ici, résuma Valentin. »

« - On te suit. »

    Ils suivirent tous Valentin pendant quelques minutes avant d’arriver devant un très grand bâtiment avec des murs en verre. On pouvait voir à travers d’immenses étagères remplies de livres numériques.

« - Je vous rejoins, dit Adèle, attendez-moi. Je vais chercher un échantillon de vaccin, pour quand on rentrera en 2020. »

     Ils attendirent quelques minutes.

« - Là revoilà ! » « - On entre ? demanda Julie d’une voix soucieuse.

     Personne ne lui répondit, mais ils entrèrent, sans prononcer un mot. Ils arrivèrent devant un grand bureau avec une secrétaire postée derrière.

« - Donnez- moi l’objet de votre visite, ordonna cette dernière. »

« - Nous sommes des étudiants et nous faisons une recherche, mentit Julie. »

     La femme les laissa passer. Ils se promenèrent entre les rayons. Ils finirent par trouver le coin « Histoire du pays ». Les 4 scientifiques s’engouffrèrent entre les étagères. Ils saisirent un gros paquet de livres numériques. Ils prirent chacun un livre et ils les ouvrirent tous en même temps. Mais le livre de Valentin lui explosa à la figure. Aussitôt la même secrétaire que tout à l’heure accourut. Elle claqua des doigts et 10 vigiles de la sécurité arrivèrent.

     Personne n’osa discuter. Les 4 héros suivirent les agents. Ils étaient très imposants. Ils arrivèrent dans une cave sombre et humide. On les poussa dedans et on les enferma. Ils découvrirent qu’ils n’étaient pas seuls. En effet, tous les autres scientifiques des autres provinces étaient là.

« - Que faites-vous ici ? interrogèrent les héros. »

« - On est dans le même cas…, répondirent les autres scientifiques. »

     Ils avaient trouvé le vaccin qui leur avait explosé au visage quand soudain une porte de placard qui était condamnée s’ouvrit et ils furent envoyés en 2050. Les scientifiques de Rouen avaient tout le temps de trouver le fameux vaccin. Comme prévu, ils l’avaient trouvé et avaient donc gagné le droit de gouverner le pays et de lui donner son nom.

« - C’est ce qui explique les banderoles dehors, leur expliqua une scientifique de Bretagne. »

« - Mais pourquoi le livre m’a explosé à la figure ? demanda Valentin. »

« - C’est parce qu’il a reconnu un de ceux qui ont trouvé le vaccin, lui expliqua un scientifique de Lyon. »

« - D’accord. »

« - On a justement une trappe qui va nous ramener en 2020, expliqua le même scientifique. »

« - Qu’est-ce qu’on attend ? demanda Gaspard. 

« - Le problème c’est que le placard dans lequel se trouve la porte secrète est condamné. »

« - Cool ! s’exclama Julie, je me promène toujours avec une trousse à pharmacie, pour une fois elle va me servir ! »

« - On peut toujours essayer, affirma un scientifique de Nice. »

     Julie extirpa de sa trousse un marteau.

« - Euh… tu n’avais pas dit que c’était une trousse à pharmacie ? fit Gaspard. »

« - Bah si et alors ? »

     Gaspard ne dit rien. Julie soupira mais donna son marteau à Valentin, c’était le plus costaud de tous. Il donna un ÉNORME coup de marteau en plein dans la porte du placard qui céda. On l’applaudit !

     Tout le monde s’engouffra dans le placard. Comme prévu, ils furent tous pris dans un violent tourbillon. A son arrêt, ils se rendirent compte qu’ils étaient seulement tous les 4.

« - Où sont les autres ? interrogea Julie. »

« - Ils sont retournés dans leur ville, comme nous. »

« - Heureusement que j’ai pris un vaccin quand on était là-bas ! dit Adèle. »

« - Bien joué ! »

« - Quand même, elle était géniale notre aventure ! dit Adèle. »

« - Oui ! approuva Julie. Quand je vais la raconter à mes enfants, le titre sera : LA PORTE SECRÈTE ENTRE PARIS ET ROUEN.

     Rédac’ en chef : Alix B et Charlotte M, assistées de Paul B et d’Alexandre P, 6e3, Collège Sainte-Elisabeth, Paris XVe. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5827.

*

La Porte Secrète entre Paris et Rouen – la cabane en haut

     Mia, douze ans, est une jeune fille espiègle et curieuse. Jason, dix ans, est son frère qui à l’inverse est peureux et réservé. Ils sont tous deux liés par une grande affection : toujours ensemble pour les bons et les mauvais moments. Ils habitent tous les deux avec leur mère, dans une maison à Paris, dans une petite rue du 16e arrondissement. Cette dernière appartenait à leur arrière-grand-père qui vit maintenant à Rouen.

     Mia et Jason aiment jouer dans leur petit jardin et surtout dans leur cabane qu’ils avaient fabriquée en haut d’un arbre. Cet arbre a plus de cent ans, ses branches flétries forment de belles arabesques le rendant très poétique. Ils y passent des heures à raconter des histoires, à s’échanger des secrets et à discuter tout simplement. Leur cabane reçoit tous leurs secrets, leurs rires et leurs rêves.

     Le jour des cent ans de leur arrière-grand-père alors qu’ils préparent un cadeau dans la fameuse cabane, Mia trébuche sur un bout de bois qui dépasse, tombe contre l’arbre, puis disparait. Jason complètement stressé, crie, hurle, appelle à l’aide. Il ne sait plus quoi faire, il est vraiment affolé. Il regarde partout autour de lui. Il hésite entre quitter la cabane en courant pour rejoindre sa maison et prévenir sa mère  ou rester sur place dans l’espoir de voir réapparaitre sa sœur. Il ne croit pas aux fantômes, ni à la magie, et tout en essayant de se calmer et de reprendre son souffle, il réfléchit. Que ferait Mia si elle était dans cette situation ? Il ne sait pas, il a peur et dans la panique, il trébuche sur le même bout de bois que sa sœur et tombe à son tour. Il disparaît lui aussi.

     Jason est le premier qui ouvre les yeux et aperçoit un peu plus loin sa sœur endormie. Il regarde autour de lui, il est dans un très grand jardin mais lequel ? Il voit qu’il y a beaucoup de fleurs, une pelouse bien entretenue, une petite fontaine qui représente une femme portant un vase, et un petit chemin tracé avec de belles pierres plates. Il essaye de comprendre où il est…

     Il s’approche de sa sœur pour la réveiller, il la secoue, il crie et aussitôt elle ouvre les yeux. Ils vont bien tous les deux. Mia a une grosse bosse sur la tête. Son frère se touche les cheveux et il remarque qu’il a la même bosse au même endroit. Sinon, tout est normal. Ils se demandent juste ce qu’ils font là. Mia propose à son frère, un peu apeuré, de trouver des indices. Ils décident donc d’aller explorer le jardin pour savoir chez qui ils sont. Leur étonnement est tel que ni l’un ni l’autre n’osent parler. Mia lève les yeux et remarque la même cabane et le même arbre. Intrigués et surpris par cette ressemblance, ils décident de monter en haut de l’arbre, dans la cabane. Mia et Jason ont l’impression de vivre des histoires… fantastiques !

     A l’intérieur, ils trouvent des photos de leur arrière-grand-père et comprennent qu’ils sont dans son jardin le jour de ses cent ans !

     Ils sont très contents d’être chez leur arrière-grand-père. Avant d’aller le retrouver et lui faire la surprise, ils décident de lui trouver son cadeau d’anniversaire puisque le leur est resté à Paris. Les voilà donc tous les deux dans la ville de Rouen, ils se dirigent vers le seul endroit qu’ils connaissent, le pavillon du Gros Horloge. Ils regardent les vitrines des magasins pour trouver une idée et ils décident finalement de lui offrir une bonne tarte aux pommes, spécialité de la ville, car il est encore très gourmand. Heureusement, Mia avait dans sa poche quelques sous récoltés la veille en rendant service à leur voisine qui a maintenant du mal à marcher. C’est un signe, cet argent gagné en rendant service, permet aujourd’hui de gâter leur cher arrière-grand-père gourmand !

     Mia et Jason repartent dans la maison de leur arrière-grand-père, sonnent à la porte. Le vieux papy ouvre et est très surpris de les voir tous les deux ici, sans leur mère. Les enfants surexcités par cette aventure racontent tout depuis le début à leur aïeul. Ils parlent vite, se coupent la parole, ne se laissent pas parler. L’arrière-grand-père ne comprend rien et ne croit pas à leur histoire. Les enfants vexés demandent au papy de venir avec eux dehors et tous trois montent dans la cabane. Arrivé en haut, l’arrière-grand-père loupe la dernière marche et trébuche sur un bout de bois qui dépasse. Et il disparaît.

            Les enfants comprennent que le grand père a été envoyé à Paris. Ils décident donc de faire comme lui pour retourner également dans la capitale. Hop, ils tombent dans le trou tous les deux en même temps, en se tenant la main. Leur peur est très vite oubliée parce que la sensation de ce voyage express n’est finalement pas désagréable. Ils ont l’impression de flotter dans des nuages confortables.

            Quelques instants plus tard, ils ouvrent les yeux, observent autour d’eux, et comprennent qu’ils sont de nouveau dans leur jardin parisien.

            Trop contents, ils rejoignent toute la famille dans la maison. Ils vont enfin pouvoir offrir leur cadeau à leur arrière-grand-père centenaire !

            Cent bougies sur la tarte aux pommes, c’est beaucoup !

     Rédac’ en chef : Zoé B, assistée de Maud L, de Paul M et de Naïs PC, 6e3, Collège Sainte-Elisabeth, Paris XVe. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5044.

*

La Porte secrète entre Paris et Rouen… et la dernière image.

     Un homme d’affaires parisien était sur la route de Rouen pour un rendez-vous client très important prévu le lendemain à 10 heures. Il aurait vraiment aimé que ce rendez-vous se passe à Paris, la ville de Rouen ne l’attirait pas spécialement, à ses yeux aucune ville ne pouvait surpasser la beauté de Paris.

    La nuit commençait à tomber et il se dit qu’il méritait bien une petite pause, il s’arrêta donc sur une aire d’autoroute à quelques kilomètres de Rouen. Il avait faim, il s’acheta un jambon beurre, comme un parisien typique mais il ne pouvait pas s’empêcher de faire un commentaire sur tout. Il s’attrapa donc avec la vendeuse, car la baguette n’était pas bonne, pas chaude, et qu’elle-même n’était pas aimable.

     La vendeuse jusque-là impassible lui répondit, qu’elle n’avait jamais rencontré quelqu’un d’aussi grossier et aussi peu aimable ! Vexé, il s’en alla.

     Au moment de partir, il avait une envie soudaine d’aller aux toilettes, il demanda donc à une personne de lui indiquer le chemin.  Après s’être perdu trois fois dans ce dédale de couloirs, il les trouva enfin. En sortant, il vit une autre porte qu’il prit pour la sortie.

     Il la prit et aussi vite qu’il était entré la porte se claqua derrière lui, il n’eut d’autre choix que de continuer tout droit dans ce long et étroit couloir. Il finit son sandwich et continua à avancer sans en voir le bout. Il se demanda quand même s’il ne devait pas revenir sur ses pas, mais l’hypothèse fut vite écartée.

     Il aperçut une nouvelle porte. Il l’ouvrit et vit une affiche de campagne pour les Municipales ; le slogan était « Ensemble nous ferons changer Rouen ». Aurait-il marché de cette aire d’autoroute jusqu’à Rouen ?

     Il était tout étourdi par ce qu’il lui arrivait, il voulait en avoir le cœur net. Il regardait partout mais ne vit pas un chat, de très belles maisons l’entouraient, mais toujours personne en vue. Il marcha quelques minutes et aperçut enfin des silhouettes. Il se dirigea vers un groupe de personnes, il voulait avoir la certitude d’être à Rouen. On lui répondait avec gentillesse mais avec étonnement qu’il était bien à Rouen, cet homme avait-il perdu la tête, ne savait-il pas lire les panneaux ? Puis ils s’éloignèrent le laissant seul dans ses pensées.

     Il était stupéfait de ce qu’il était en train de vivre, il avait réellement marché de cette aire d’autoroute jusqu’à Rouen. Il était bluffé par cette performance de marche, lui qui ne se déplaçait qu’en voiture même pour faire cinq cents mètres !

     Il ne ressentit aucune fatigue, en vagabondant de rues en rues, émerveillé par l’architecture qui l’entourait, de la cathédrale Notre-Dame en passant par le Gros Horloge, il arriva devant l’Hôtel Bourgtheroulde. De si belles choses, loin de Paris comment est-ce possible ?

     Son esprit était perturbé, son cœur tout chamboulé, il voulait en voir toujours plus. Il finit par s’arrêter un moment au square Verdrel pour admirer la verdure au centre de cette ville. Un enfant qui passait devant dit à sa Maman qu’il était midi et qu’il avait faim !

     « Midi ! », reprit-il tout fort. Il eut l’impression de sortir d’un rêve, regarda sa montre, il était bien midi, il avait raté son rendez-vous si important, et pourtant il ne bougea pas de son banc et resta calme. Il se mit à repenser à ce qu’il venait de vivre, dans la station-service d’autoroute après être sorti des toilettes, il aurait pu faire le chemin inverse pour repartir à sa voiture par la boutique. Mais pourquoi, cela ne s’est pas passé comme ça ?

     Il se trouve au cœur de cette si belle ville de Rouen, « Rouen, Rouen, Rouen », répéta-t-il plusieurs fois. Puis tout d’un coup lui revint à l’esprit une drôle d’histoire qui lui était arrivée enfant.

     Ce jour-là, il rentrait de l’école à 16 heures, il entendit un étrange bruit dans la salle de bain, il alla voir mais ne trouva rien d’inhabituel. Après avoir fini ses devoirs à 17 heures, il vit une lumière qui provenait de l’arbre du jardin. Il s’approcha et vit défiler des images projetées sur l’arbre, il n’en revenait pas ! il se voyait, oui ! un petit film de cinq minutes sur lui, sa vie maintenant mais plus troublant encore, sa vie adulte.

     Le film de sa vie se passait à Paris, pas surprenant, c’était là qu’il habitait depuis sa naissance mais la dernière image était toujours le panneau qui indiquait que l’on entrait dans la ville de Rouen ! il ne connaissait pas cette ville et ne savait même pas dans quelle région cela se trouvait.

      Il n’osa pas en parler au diner, ses parents lui disaient souvent que son imagination finirait par lui jouer des tours, cette fois ils avaient sûrement raison…

     Cela dura toute une journée, dès qu’il était seul des bruits ou des lumières se produisaient à différents endroits de la maison et toujours le même film apparaissait. Le lendemain, il attendait des signes, écouta le silence, ses yeux regardaient partout mais rien ne se produisit. Il ne se passa plus jamais rien, il était partagé entre la déception et le soulagement et finit par se dire qu’il avait dû rêver.

     Assis au milieu du square, alors qu’il n’avait jamais plus repensé à cette journée étrange, il se dit que tout cela était bien réel, sa vie durant des années à Paris comme dans le film avec pour dernière image le panneau « Rouen » sans explication.

     Il ne pouvait rester sur son banc à attendre, attendre quoi ? il décida de s’installer à Rouen pour savoir comment le film se termine.

     Rédac’ en chef : Pia BdP, assistée de Louis P, ainsi que d’Alban M, de Timothée RC et de Nina W en janvier 2021. 6e3, Collège Sainte-Elisabeth, Paris XVe. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5452.

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La Porte secrète entre Paris et Rouen - et la livraison d’un million de robots

     Cette histoire se passe en 2056. Nous sommes à Paris. La Ville a bien changé ces dernières années. Les voitures volent. Des robots se sont installés dans le paysage pour s’occuper des Parisiens. Ils peuvent porter les courses, faire le ménage et la vaisselle. Ils sont une aide précieuse pour les personnes âgées. Chaque habitant en possède un. Le créateur de ces robots a créé 3 millions de pièces et les a toutes offertes aux Parisiens à sa mort, il y a 5 ans.

     Le créateur n’est autre que le père de notre héros, Benjamin. C’est un tireur d’élite et leader de la Bande des 4 amis. Benjamin a eu beaucoup de peine à la mort de son père. Son enfance a été marquée par l’absence de son papa qui passait tout son temps dans l’atelier de création des robots. C’est ainsi que Benjamin s’est lancé à fond dans l’entrainement pour devenir tireur d’Elite. Il est maintenant âgé de 26 ans. C’est un jeune homme très simple toujours habillé d’un jean noir et de son pull favori, orange à capuche avec des poches sur le ventre pour lui permettre de cacher ses mains et son pistolet. Benjamin aime beaucoup ses amis. Son plus fidèle copain est Anthony, les yeux verts, les cheveux marrons avec des reflets de bronze. Souvent habillé d’un pantalon noir et d’un pull gris, il a souvent l’air fatigué, puisque ses nuits sont faites de rêves souvent prémonitoires. Florent, quant à lui, est le magicien de l’équipe, cheveux noirs, yeux verts. Il est toujours avec sa tenue décalée : jupe bleue étoilée. Passionné de magie depuis son plus jeune âge, il a étudié l’art de la dissimulation et de l’illusion. Enfin Hugo est plongeur professionnel. Il passe son temps à explorer les égouts parisiens, surtout en dessous des ponts connus. Il est habillé d’un jean bleu et d’un pull noir, tenue idéale pour ses explorations nocturnes.

     Nous sommes samedi matin, il est 5h55, le téléphone de Benjamin sonne. Benjamin répond à son ami Anthony, qui parle très vite. Il est affolé. Anthony lui raconte son rêve, qu’il pense être prémonitoire. Selon lui, la fête de Rouen, de l’année 2060, sera perturbée par une prise d’otage. Le Maire sera séquestré, dans sa mairie, juste avant son discours inaugural. Les malfaiteurs demanderont comme rançon, la livraison d’un million de robots pour aider les habitants de Rouen. Il semblerait que le légendaire Al Capone, gangster américain, décédé en 1947, soit revenu du passé, avec son équipe, pour améliorer la vie de sa petite-petite-nièce, installée à Rouen. Elle élève seule ses 4 enfants ; l’aide d’un robot lui permettrait d’aller travailler pour nourrir sa famille.

     Selon les précisions d’Anthony, une porte secrète relie Paris, Miami, Londres, Tokyo, Rio et Rouen, permet d’aller d’une ville à l’autre tout en remontant ou en avançant le temps. Un indice précieux va permettre à l’équipe d’accéder à la moitié d’une carte secrète pour trouver la Porte située à Paris. Dans une boite, il y aurait la première moitié d’une carte au 3e étage de la Tour Eiffel. Sous le choc des révélations d’Anthony, Benjamin, se sent concerné par cette aventure. Si son père n’avait pas créé ces robots, la fête de Rouen ne serait pas menacée. Il décide donc de réunir ses amis, pour partir à la recherche de cette porte. Son idée est d’emprunter la porte secrète pour atteindre Rouen en 2060 et arrêter Al Capone et son équipe.

     A 9h04, toute l’équipe des quatre copains est réunie au pont de l’Alma, où s’entraine Hugo. Une fois l’histoire racontée, Florent aide ses amis à distraire le garde de la Tour Eiffel grâce à un tour de Magie. Ainsi Benjamin, Anthony et Hugo s’introduisent dans la Tour encore fermée aux visiteurs. Ils s’emparent de la 1ère moitié de la carte. Derrière celle-ci, un message indique l’emplacement de l’autre moitié. Celle-ci serait dans la Cathédrale Notre-Dame. Les 4 compères installés dans leur jolie voiture volante atteignent en mois d’une minute la plus belle cathédrale de Paris, sur l’ile de la Cité. Ce monument maintenant lumineux depuis sa rénovation terminée de 2024 est malheureusement plein de touristes. Il faut plus d’une heure à nos jeunes amis pour rentrer et trouver le 2e indice sous un banc.

     En possession de toute la carte, ils comprennent vite que la porte est située sous le pont Mirabeau. Hugo reconnait rapidement le lieu. Devant, Florent, avec ses talents de magicien ouvre la porte et réussit à programmer leur arrivée à Rouen, en 2060, 30 minutes avant le lancement de la fête. Maintenant les garçons n’ont plus qu’à marcher dans ce long couloir magique, rempli de lumière interstellaire. Inquiets mais déterminés, ils se lancent ensemble dans le tunnel.

     Arrivés exactement sous le pont Guillaume le Conquérant, ils rejoignent au plus vite la mairie. Arrivés à temps, ils aperçoivent au loin Al Capone et ses hommes de main. Florent, fait un nouveau tour de Magie. Il fait apparaitre un éléphant devant la Mairie, tous les regards se tournent vers cette illusion. Pendant ce temps, Benjamin, Hugo et Anthony se précipitent pour prévenir le Maire et ses gardes, du danger imminent. Le Maire n’en croyant pas ses oreilles, Benjamin propose de se faire arrêter si l’histoire est fausse.

     Ainsi Monsieur le Maire est mis en sécurité dans sa chambre forte. Un garde armé prend sa place pour imiter l’homme politique. Quelques secondes plus tard, Al Capone arrive, le garde et Benjamin sortent leur pistolet pour arrêter les méchants. Al Capone finit sa journée dans une prison de verre, dans une époque inconnue pour lui. Personne ne l’a reconnu. Les 4 jeunes hommes décident alors de ne rien dévoiler sur l’existence de la porte secrète qui remonte le temps. Ils rentrent en 2056, de Paris à Rouen. Ils replacent les deux moitiés de la carte au même endroit. Peut-être pour aider plus tard des personnes à déjouer une catastrophe.

      Rédac en chef : Benjamin M et Florent G, assistés de Hugo L et d’Anthony N. 6e3, Collège Sainte-Elisabeth, Paris XVe. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5820.

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Avec les  « 5e1» de Sainte-E à Paris

Titre générique :

« La Porte Secrète de l’Ecolabyrinthe »

-La Porte secrète de l’écolabyrinthe et son livre

-Court séjour à l’Ecolabyr de Villeneuve

-La Porte secrète… et la porte secrète… de l’Ecolabyrinthe

-La Porte secrète de l'écolabyrinthe

-La Porte Secrète et l’impression labyrinthe

PorteSecrete et les 5e1

La Porte secrète de l’écolabyrinthe et son livre

     Ce jour était un jour très spécial. J’allai enfin entrer au collège à Sainte-Elisabeth qui organisait une journée « Portes Ouvertes » pour les futurs élèves. L’établissement allait de la maternelle au lycée, donc le nombre de classes devait être gigantesque. Cela provoquait en moi un mélange d’appréhension et d’excitation.

     Je franchis une barrière et fus accueilli par un homme charmant qui se présenta : « M. Emmanuel ». Il me conduisit vers un long couloir et me laissa continuer seul. Après de longues minutes à parcourir les couloirs de Sainte-Elisabeth, je sentis soudain comme une « présence » autour de moi, comme si un esprit me demandait de partir et vite. Mais je me rassurai en me disant que cette situation n’arrivait que dans les films. Pour le moment, mon objectif principal était de visiter l’établissement. Je pris donc une grande bouffée d’air et je m’élançai dans les couloirs. Soudainement, je sentis à nouveau cette « présence ».  Il s’agissait d’un livre qui non seulement se déplaçait mais parlait également. Je lui demandai son nom. Il cria alors : Un humain, il va me capturer !

     Je tentai de le rassurer mais rien à faire, le livre alla à l’une de ses pages et sortit un couteau en me menaçant. Je répliquai en donnant un coup de pied sur son arme, ce qui le déstabilisa immédiatement. Il se défendit en sortant des dents tranchantes avec lesquelles il me mordit le bras. Je lui sautai dessus mais il m’échappa. Je le pourchassai dans tout l’établissement jusqu’à ce qu’on arrive au CDI. C’est alors que la responsable du CDI entra. Elle me demanda si je souhaitais des renseignements. Je lui répondis que je cherchais un livre qui parlait mais je n’obtins en retour qu’un regard étonné et elle quitta la pièce. Le livre profita de cette occasion pour tenter de s’échapper en ouvrant une porte cachée derrière un placard. Je décidai alors de prendre mon courage à deux mains et d’aller explorer cet endroit. Le livre commença à réciter des paroles ressemblant à du latin. Je me jetai alors sur lui et une lumière blanche apparu devant moi en me brulant les yeux. Tout d’un coup, le monde qui m’entourait perdit toutes ses couleurs. Les livres, les armoires…, tout était blanc, noir, gris. Le livre me cria dessus en me disant :

     Tu n’as toujours pas compris ? Nous sommes remontés dans le temps. Le voyage dans le temps était mon seul espoir pour t’échapper et maintenant nous nous retrouvons ensemble, au même endroit, au même moment…

     Comme il était contrarié que j’aie découvert sa cachette secrète, le livre ne me laissa aucun répit. Il fit apparaître devant lui une machette, qu’il lança dans ma direction. Je fus assez rapide pour l’esquiver mais pas assez pour la rattraper. Je sortis du CDI et j’entamai une course poursuite. Lorsque le livre fut bloqué dans un coin, je saisis cette opportunité pour me jeter sur lui de toutes mes forces. Il sortit une nouvelle fois ses longues dents qu’il resserra sur mes doigts. C’est alors que je saisis un morceau de corde qui était situé à côté de moi. Je l’enroulai autour du livre. Couverture et pages fermées, le livre ne pouvait plus faire apparaître d’armes blanches. C’est alors qu’un autre livre fit son apparition. Ce nouveau livre était comme celui que j’avais poursuivi dans tout l’établissement. Même voix, même taille… mais il venait du passé. Il fit apparaître une pierre qu’il lança dans ma direction. Elle me heurta le visage de plein fouet et je tombai au sol. Maintenant mes problèmes avaient doublé puisqu’ils m’attaquaient tous les deux en même temps. L’un des deux fit sortir de ses pages des flammes que je réussis à éviter, mais elles atteignirent l’autre livre. Le livre venant du présent fut réduit en un tas de cendres qu’un simple courant d’air emporta. L’autre livre commença à réciter des paroles latines. Je me jetai sur lui et une nouvelle fois, une lumière blanche apparut devant moi et me brûla les yeux. C’est alors que je me retrouvai au même endroit mais dans le présent, car les couleurs réapparurent à mes yeux. Le livre qui venait du passé cria en voyant les couleurs :

     Quelles sont ces horreurs sur les murs ?!...

    Je lui répondis que c’étaient des couleurs. Mais effrayé, il se jeta sur moi en sortant ses dents. Il me mordit le bras et je me défendis de toutes mes forces. Le livre lâcha prise. Un professeur sortit d’une classe et voyant le livre se relever :

    Un livre qui parle ! Mais c’est une parfaite idée de récit pour mes élèves !

    Le livre se jeta sur lui mais le professeur prit sa mallette et lui donna un grand coup, ce qui le mit hors d’état de nuire. Je le remerciai et m’éloignai. J’étais pressé de m’en aller après toutes ces émotions mais, en même temps, ce mystère m’intriguait tellement que je revins sur mes pas. Je pris le livre qui était par terre contre le mur et je décidai de l’enfermer dans la pièce secrète du CDI pour qu’il ne fasse plus de mal à personne. A peine arrivé dans le CDI, il se réveilla, il récita ses paroles latines pour tenter de repartir dans le passé, mais je réussis à l’immobiliser et à fermer la porte.

     Je ne savais plus si c’était un cauchemar ou la réalité. Je songe souvent à retourner dans cette pièce secrète pour retrouver mon vieil ennemi. A-t-il réussi à repartir dans le passé ? Parfois, je me dis qu’il y a peut-être d’autres livres comme lui. Peut-être même que certains livres me permettraient d’aller explorer le passé avec eux. Si je trouve un jour le courage de pousser à nouveau la porte secrète, l’aventure ne fera que commencer…

     Rédac’ en chef, Augustin B et Stanislas J, assistés d’Arthur B, 2021. 5e1, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5544.

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Court séjour à l’Ecolabyr de Villeneuve

     Je vais vous raconter un passage de ma vie assez exceptionnel. En ce beau matin de Septembre, moi William DELASILLARS nouveau professeur à l’incroyable école de la Villeneuve plus précisément professeur d’Histoire-Géographie. Je vais donc vous raconter mon court séjour à l’Ecolabyr de Villeneuve.

    Donc, en ce beau matin de septembre, je me réveillai avec la classique panne de réveil. Je me suis donc préparé en vitesse. Sans manger ni me laver… J’étais donc en train de courir au milieu de Villeneuve comme un fou avec mon long manteau brun et mon bonnet noir mal disposé sur mes cheveux blonds en bataille. Je suis heureusement arrivé à l’heure à l’école. Devant ce grand bâtiment blanc délavé, un grand nombre de sentiments apparaissaient en moi : la peur, l’angoisse et l’excitation… Je rentre donc dans l’école où m’attendait un interminable escalier. J’arrivais à bout de souffle à un étage assez sombre où étaient disposées des salles de classes. Je distinguai une petite lumière au fond du couloir, je m’avançai donc curieux. Soudain des pas retentirent derrière moi, je me retournai brusquement et vis un visage renfrogné.

-Que faites-vous là ?! me cria-t-elle.

-Je pensais que ma classe se trouvait ici, dis-je, bredouillant.

- Ah mais vous êtes le nouveau professeur ! Suivez-moi !

     Elle m’accompagna donc à mon étage sans aucune explication… La journée se passa rapidement, on m’avait donné de gentils élèves de peur que je ne sois pas autoritaire. Le soir je me pose beaucoup de questions à propos de cet étage interdit, je me décide donc… de le visiter.

     Le lendemain j’arrivai donc à l’école en avance, je gravis les énormes marches de l’écolabyr et arrivai donc à l’étage « interdit ». Je me dépêche donc de m’approcher de la lumière. Un tas de cartons étaient disposés devant moi, je les soulevai et découvris une porte verrouillée par un cadenas. J’étais donc bloqué…

     Le surlendemain j’arrivai donc à l’école avec un couteau suisse. Je m’approchai du cadenas et le détruisis en essayant de faire le moins de bruit possible. J’ouvris donc la porte et découvris un bouton, sans aucune réflexion j’appuyai dessus. Rien ne se passa, la sonnerie retentit dans toute l’école, je me dirigeai donc vers ma classe. Je sortis donc et découvris que l’étage interdit était rempli d’élèves habillés de manière plutôt ancienne.

      Mais pour savoir la suite il va falloir que je vous explique quelque chose, avant de devenir professeur, j’avais essayé beaucoup de métiers dont le métier de policier. Donc je reprends, dans tous ces visages j’en reconnus un qui me semblait extrêmement familier. Je cherchai à me souvenir de qui cela pouvait être. Soudain je me rappelai tout, l’affaire 7258 Bertrand CHALUMEAUTRE disparu et non retrouvé ; la dernière fois qu’on l’avait aperçu, c’était le 7 octobre 1986.

-Quel jour sommes-nous ? demandai-je à un petit.

- Nous sommes le 7 octobre 1986, monsieur.

    J’étais ébahi, je me décidai donc après beaucoup de réflexion de le suivre quand il aura fini ses cours. Je parti dehors prendre un café. Je sortis du café à 16h30 et je le vis sortir avec ses amis, ils se dirigeaient vers un grand parc avec leurs sacs de billes. Je les suivis doucement pour ne pas les effrayer ; dans ses amis je reconnus un autre visage, celui de Marcel CAYANFRE qui lui aussi était disparu mais nous l’avions retrouvé malheureusement sans aucun signe de vie. A 16h58 ils partirent pour rentrer chez eux, je regardai le chemin que Bertrand prit et attendis quelques secondes avant de le suivre. Je le vis se diriger vers la gare, il sortit un billet de train pour Nice et là je découvris que l’affaire prenait tout son sens.

     Un voisin nous avait rapporté qu’il se faisait battre par son père et sa mère. Il avait donc pris un billet de train pour aller chez sa grand-mère que ses parents détestaient tant. Il ne voulait pas qu’on le retrouve, car sinon il allait devoir retourner chez ses parents et sa grand-mère serait sûrement en prison à cause de lui.

    Je m’intéressai donc au chemin de Marcel que j’avais aussi identifié. Il arriva chez lui et je vis sa mère extrêmement énervée. Cette garce s’était bien moquée de nous. Au final la seule assassin dans cette affaire, c’était elle.

     Mais je dois aussi vous dire quelque chose à propos de moi, je n’ai jamais été professeur ni policier ! les seules choses que je peux vous dire, c’est que Bertrand a été retrouvé mort le 7 octobre 1986, la grand-mère de Bertrand était morte depuis longtemps et que j’habite à Nice et que William DELASILLARS… est un nom de code.

     Rédac’ en chef Clara D, assistée de Jade D-C, d’Estelle J et de Mathilde P. En 5e1, Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 4564.

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La Porte secrète… et la porte secrète… de l’Ecolabyrinthe

   « Je me réveillai comme tous les matins, petit-déjeunai et me préparai pour aller à l’école. Arrivée dans ma classe, la 5e1, je m’assis à ma place et sortis mes affaires et la première heure de cours démarra. J’avais français, j’aimais bien le prof, il nous faisait faire des poèmes et des histoires et se préoccupait peu de l’orthographe et de la grammaire. Moi, nulle dans les deux, ça m’arrangeait bien. Après deux heures de cours et une récré bien méritée, je pris mon cahier de maths, j’allai au fond de ma classe pour prendre mon livre dans une vieille armoire en bois, et, en prenant mon livre, quelque chose me sembla bizarre. Je vis ce qui ressemblait à une sorte de poignée, enfin je crois. Après une longue matinée, j’étais tellement curieuse que je ne pouvais résister. Je fis en sorte de sortir la dernière pour aller déjeuner, retirai tous les livres de l’armoire et discernai une porte ! Je me dis que, comme c’était la pause du midi, qui est de 1h30, j’avais tout le temps pour savoir ce qu’il y avait derrière.

   J’entrai et marchai dans un couloir obscur, ce qui me sembla des heures mais ma curiosité me poussait à continuer, quand j’aperçus une faible lumière, je commençai à courir en sa direction et, sous mes yeux, se matérialisa une porte. Je l’ouvris et m’introduisis à l’intérieur. Moi restée dans l’obscurité longtemps, tant de lumière m’aveugla. Lorsque mes yeux se furent adaptés, je vis que j’étais dans la rue devant ce qui me paraissait une école Je sentis une main sur mon épaule. Par réflexe, je sursautai et me retournai pour voir celui ou celle qui m’avait fait sursauter. Je vis que c’était ma meilleure amie Anne. Je lui demandai ce qu’elle faisait ici, elle me répondit qu'en tant qu’externe, elle avait mangé chez elle et retournait à l’école comme d’habitude. Sur le coup je ne compris pas, je la vis qui se dirigeait vers l’espèce d’école, elle me demanda sèchement pourquoi je ne la rejoignais pas. J’étais choquée du ton qu’elle avait employé pour me le dire, normalement elle était très douce, gentille et timide. Je la rejoignis et nous nous dirigeâmes vers la cour. Alors je réalisai que la porte de l’armoire menait dehors, alors que ma classe était au dernier étage et jamais je n’avais eu le sentiment d’être dans une pente. Je compris aussi que j’avais marché 20 minutes dans le sombre couloir et que j’avais faim !

   Arrivée dans la cour, Anne m’entraîna vers des personnes de mon âge que j’avais repérées immédiatement, c’était mon groupe d’amis. Vincent qui porte souvent des joggings et un maillot de foot était en chemise et jean ce qui m’étonna beaucoup, et quand je lui parlai de sport, il me dit qu’il détestait ça ! Isabelle, quant à elle a normalement un style très girly - elle porte tout le temps une robe rose ou jaune avec un serre-tête assorti. En bref, ils étaient tous bizarres, j’avais l’impression qu’ils avaient changé, surtout qu’ils n’étaient pas habillés comme le matin ! On entendit la sonnerie. Mon groupe « d’amis » se dirigea vers les escaliers pour aller en cours et je les suivis. Mais je ne reconnaissais pas du tout mon collège, c’est comme si tout… était inversé. Ne reconnaissant pas les lieux, je me trompai de chemin et Isabelle me demanda si ça allait, je lui semblais étrange depuis que j’étais revenue. Je lui dis que tout allait bien, elle me crut sur parole. Puis je me dis que mon collège était devenu «un écolabyrinthe», ce qui me fit sourire, mais mes « amis » m’ayant vue, et, vu la façon dont ils me regardaient, j’avais bien compris qu’ils me pensaient folle.

   Arrivée dans la classe, je demandai subtilement où était ma place et, quand je la trouvai, enfin le professeur arriva. J’avais encore français mais je ne reconnus pas mon prof. Lui, qui normalement était cool avec nous, était maintenant très strict et ce fut sûrement le pire cours de français que j’avais eu depuis longtemps. On a fait une petite dictée, et un cours sur la grammaire et l’orthographe. Après les 2 plus longues heures de cours de toute ma vie, il y avait la dernière récréation de la journée. Comme pour le matin, je refis en sorte de sortir la dernière et j’observai l’armoire. Je revis la porte que j’avais vue le matin même. Je réempruntai le couloir et marchai, mais il ne parut pas marcher aussi longtemps que durant la matinée. Comme le matin, je revis l’espèce de lumière, me dirigeai vers elle et empruntai la porte qui se tenait devant mes yeux. Je me retrouvai devant MA classe, je vis que la lumière à travers les fenêtres était trop lumineuse, car nous étions en fin d’après-midi. Je contemplais l’horloge et me rendis compte que l’horloge indiquait 12h10 ! - L’heure de la pause du midi. Je descendis en hâte dans la cour de récré et rejoignis mes amis. Ils étaient redevenus normaux. Pendant la pause, je leur racontai tout ce qui s’était passé. Ils me prirent pour une pure fantaisiste, mais j’insistais tellement qu’ils me dirent qu’ils iraient avec moi voir cette «fameuse porte dans l’armoire». Quand nous sommes allés voir l’armoire, la porte avait disparu. Et je voyais bien qu’ils me regardaient drôlement. »

   Après avoir lu ces dernières lignes, je remis le livre sur l’une des étagères que comportait le C.D.I. Je retournai dans ma classe, la permanence étant finie. En montant les escaliers, je me dis que la fille dans le livre que je venais de lire était dans la même classe que moi : la 5e1. Je remarquai que, tout au fond de ma classe, il y avait aussi une vieille armoire ; je me dis que pour m’amuser, j’allais, comme l’héroïne du livre, regarder à la récré s’il y avait une porte derrière cette armoire. Donc, après encore une heure de cours, comme l’héroïne, je fis en sorte… de sortir la dernière, je me dirigeai vers l’armoire et sortis tous les livres qu’il y avait dedans et là…, devant mes yeux,… une porte !

     Rédac’ en chef : Clara P-F, accompagnée de Flore P, Clémence B-B et Lucile H. Collège Sainte-Elisabeth, Paris XVe. 5e1, en janvier et février 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5826.

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La Porte secrète de l'écolabyrinthe

            Dans une école située dans un centre-ville de France, il y avait une salle informatique avec de nombreux ordinateurs. Un professeur de technologie, âgé d'une trentaine d'années, se retrouva seul après son cours, et commença à jouer sur un des ordinateurs.

            Après une heure de jeu, il réussit à atteindre le tableau final, et fut téléporté dans un monde parallèle, un jeu vidéo à échelle humaine. Il entendit une voix : "Bienvenue, vous venez d'arriver dans le jeu vidéo 'History School', voici les règles du jeu : Vous êtes dans une école, à chaque fois que vous entrez dans une salle, vous serez dans une époque différente. Pour passer d'une salle à l'autre, il faut combattre un personnage connu de cette époque, si vous perdez le duel, vous retournez dans la salle précédente. Vous disposez seulement d'une épée en fer. Bonne chance !"

            Un instant, il fut pris d’un sentiment de peur mais reprit courage rapidement. Il appuya sur le bouton « Start » et se retrouva devant l’école en question. Il entra par la porte d’entrée principale et accéda à la première salle. Il se retrouva dans un village préhistorique habité par des hommes de Cro-Magnon, et le personnage qu’il fallait vaincre pour passer à la salle suivante était le chef du village. Le professeur prit peur et recula. Mais derrière lui, il vit un morceau de viande. Il s’approcha de la grotte mais elle était protégée par des hommes. Soudain, le professeur lança le morceau de viande derrière lui pour faire diversion et les hommes se précipitèrent pour le récupérer. L’entrée était libre et il entra. Il parcourut une centaine de mètres avant d’arriver à la "chambre" du chef. Celui-ci était grand, bien plus musclé que le professeur, barbu et ne parlait pas sa langue. Il attendait le professeur avec une massue. Heureusement, il se souvint qu'il avait une épée. Alors il la brandit fièrement. Il s’avança mais d’autres hommes vinrent le repousser. Il s’avança de force, et le chef lui fit comprendre qu'il voulait bien l'affronter en combat singulier. Ils se rendirent donc dans leur "arène". Ils engagèrent le combat et quelques minutes plus tard, le chef s'avoua vaincu : le professeur avait gagné. Tous les habitants du village disparurent aussitôt et un boitier tomba du ciel. Il appuya dessus et il se retrouva, une nouvelle fois, dans l'école.

            Des flèches étaient apparues afin de lui indiquer le chemin vers la deuxième salle. Le professeur entra dans un autre monde, il faisait beau et il voyait des bâtiments de styles doriques et ioniques. Il était sûr d'être en Grèce Antique. Soudain, il entendit une voix : « Votre mission est la suivante : Vous allez aider Thésée à tuer le Minotaure dans le labyrinthe, si vous échouez, vous allez rester bloqué dans ce jeu pour toujours. » Dès que cette phrase fut finie, deux soldats arrivèrent et l’amenèrent devant le labyrinthe. Thésée était déjà là avec une grosse épée qui faisait la taille d’un adulte. Le professeur était en sueur et désespéré. Thésée était calme, il ne parlait pas mais souriait. Ils entrèrent dans le labyrinthe qui était sombre, froid et sale. Tout d’un coup, le cri du Minotaure leur fit mal aux oreilles. Ils suivirent ce cri et enfin le trouvèrent. Sa bouche était couverte de sang et il devait mesurer à peu près deux mètres de hauteur. Le professeur voulait crier mais Thésée avait couvert sa bouche. Il s’approcha du Minotaure et demanda au professeur d’attirer son attention. Effrayé, il ne voulait pas le faire mais se souvint du message : « Vous allez rester bloqué dans ce jeu pour toujours ». Il se donna une claque sur la joue pour réagir, courut vers le Minotaure et cria. Le Minotaure se retourna vers le professeur et le poursuivit. Puis Thésée prit son épée, sauta et transperça le cou du monstre, qui hurlant de douleur, tomba au sol. Mission accomplie !

            Il retourna dans l'école et marcha jusqu'à la troisième salle. Il entra, découvrit une nouvelle époque, prit quelque temps à trouver son adversaire, quelques minutes pour que ce dernier s'avoue vaincu et le professeur retourne à l'école. Ce rituel se répéta une quinzaine de fois avant d'arriver à la dernière salle, en passant par le Moyen-Âge, les Temps Modernes et enfin l'Époque Contemporaine. Il avait croisé Romulus, Vercingétorix, Caesar et ses légionnaires, Clovis Ier, Charlemagne, Hugues Capet, Louis IX, Jeanne d'Arc, François Ier, les Protestants, Henri IV et son cheval blanc, Louis XIV, Louis XVI, les Révolutionnaires, Bonaparte, Napoléon Ier, le maréchal Pétain, le général de Gaulle, etc et il avait affronté certains de ceux-là.

            La dernière salle était le Palais de l'Élysée. Sa mission n'était pas de se battre en duel avec quelqu'un mais de faire disparaître le Président de la République, sans que personne ne s'en rende compte.

            Par conséquent, le professeur réfléchit, réfléchit et réfléchit encore pour trouver un moyen de le surprendre et de le cacher. Un jour, le professeur le vit tout seul dans la chambre, qui était ouverte. Il entra et...

            Driiiiiiiiiing ! Driiiiiiiiiing ! Le professeur sursauta. Il comprit rapidement. Tout cela n'était qu'un rêve et il était en retard… pour aller à l'école.

     Rédac en chef : Paul S Aidé par Octave P et Jaewon L, tous en 5e1. Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5141.

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La Porte Secrète et l’impression labyrinthe

    Lundi 10 août, 8h30. Enfin le jour que j’attends depuis des mois, un entretien d’embauche, pour pouvoir devenir enseignante dans une école au Nord de l’Eure. Ça me stresse un peu, mais bon, je devrais y arriver.

     10h10. Après avoir pris le bus et marché quelques mètres, j’arrive face à un grand immeuble censé être l’école. J’arrive devant une porte imposante. On se croirait devant l’entrée de la prison de la Santé… J’aurais pu penser à tout sauf à une école. J’aperçois un petit interphone ; je sonne ! Une voix rauque me répond :

« Qu’est-ce que c’est ! »

Je réponds d’un air hésitant : « Je… suis Laura MARTIN, pour l’entretien d’embauche… »

« C’est ouvert, dépêchez-vous, la porte se referme très vite ! »

     Une porte s’ouvre, j’entre. J’arrive dans un petit hall, plutôt bien décoré ; une femme m’attend. Elle a l’air plutôt âgée et semble étrange. Elle est coiffée d’un grand nœud bleu et porte une robe longue de couleur mauve.

« Bonjour Laura nous vous attendions. Je vous laisse prendre le couloir droit devant vous ; puis le couloir de droite. Vous allez jusqu’au bout et trouverez une porte au fond de ce deuxième couloir. Ouvrez-la ! ».

« Merci ».

     Je suis un peu perdue et angoissée ; j’avance dans le 1er couloir à petits pas ; puis entame le 2e. Le couloir est plutôt sombre, beaucoup moins encourageant que le hall dans lequel je viens d’être accueillie. J’avance et j’ai l’impression que ce couloir est interminable. Au fur et à mesure la lumière s’affaiblit ; la peinture des murs semble délabrée, une impression d’oppression m’envahit comme si les murs se resserraient autour de moi. J’ai l’impression d’être dans un labyrinthe. Sur tous les murs se trouvent des portes de toutes les tailles. Voilà maintenant 2 minutes que je marche dans ce couloir ; la porte est toujours au bout de celui-ci, j’ai l’impression que je ne l’atteindrai jamais…

     D’un seul coup je glisse, j’ai le sentiment d’être aspirée. A l’arrivée, je tombe sur le sol ; j’observe autour de moi. Je suis comme dans une chambre d’un hôpital désaffecté. Il n’y a pas de fenêtres, un lit et une couverture pleine de trous. Je me demande ce que je fais là. A ce moment-là, j’hésite à appeler les secours… Mais après réflexion, j’observe la pièce sous tous les angles pour voir tous les détails. Il y a une commode, prise par un élan de curiosité, je l’ouvre. Il y a des vêtements et une poupée à moitié brulée. Je la referme effrayée. Je m’assois sur le lit plein de cendres. Je regarde la pièce et tout à coup une lumière me tape l’œil. Je m’en approche comme attirée par un aimant. Elle se trouve dans une grande armoire, je l’ouvre. Il y a des cintres, des vêtements ; je cherche à travers tout ça si je peux atteindre la lumière. Je trouve un levier ; je tire dessus. Dans un grand bruit, une porte s’ouvre en me laissant juste assez de place pour passer. Je suis dans un jardin ; je ne peux rien voir, de hauts arbres me cachent la vue. Je décide quand même de voir s’il n’y a pas une sortie. J’avance, j’aperçois des jeux ; je commence à me dire que j’arrive dans une école.

     A partir de ce moment-là, j’ai l’impression d’être épiée ; je me retourne, je ne vois rien à part des arbres… J’avance tout droit et tombe sur un bâtiment plutôt accueillant qui ressemble plus à une école que le bâtiment dans lequel j’ai été accueillie. Il est tout à fait normal ; la seule chose qui me perturbe est… qu’il n’y a personne. J’entre et appelle…

« Il y a quelqu’un ? » Personne ne me répond. Je me retourne pour partir ; je sens quelque chose qui me frôle ; il y a quelqu’un derrière moi ! Je hurle. Après avoir repris mes esprits, je regarde la personne, c’est une fillette d’une dizaine d’années, blonde et portant jean et tee-shirt gris.

« Bonjour, tu es perdue ? » « Oui… en quelque sorte, tu sais où je peux trouver la directrice ?» « Madame Cortes ? » Oui c’est ça »

« Son bureau est en haut des escaliers, sur sa porte il y a son nom, tu ne peux pas la louper » « Merci… »

J’hésite à avancer, avec mes aventures de la matinée, je ne suis pas rassurée.

« Tu y vas ? me demande la fillette. Je peux venir avec toi si tu veux. »

« Tu ne dois pas aller en classe ? » « Non, ne t’inquiète pas. »

« D’accord, alors je veux bien »

Elle avance dans le grand escalier, je la suis.

« Qui es-tu ? me demande-t-elle. »

« Je m’appelle Laura Martin et je suis là pour un entretien d’embauche dans le but d’être maitresse d’une classe de CM1. Et toi ? »

« Je m’appelle Mia et j’ai 8 ans, ça fait 2 ans que je suis dans cette école, car mes parents avaient peur que je les brûle. Donc je rentre chez moi seulement pour les vacances et les week-ends. J’étais un peu triste au début, mais maintenant, je suis contente d’être avec mes amis et ils sont comme moi donc je me sens moins seule. »

« Tes parents… avaient peur que tu les brûles ? » « Oui, pourquoi ? » « Non rien. »

« Le bureau de Madame Cortes est là, je te laisse. » « Merci beaucoup Mia » « De rien, à bientôt j’espère »

     Je lui fais un sourire, puis elle redescend les escaliers. Je toque à la porte. Une femme d’âge mûr me répond.

« Mademoiselle Martin ? » « Oui, c’est bien moi. » « Vous pouvez entrer, asseyez-vous. » « Je suis désolée pour ce retard, je me suis égarée, heureusement j’ai croisé Mia… » « Elle est censée être en cours ! », dit-elle en lançant un soupir.

« J’ai quelque chose à vous dire, elle m’a dit qu’elle avait mis le feu à ses parents. Je suis un peu perturbée »

    La directrice me dévisage, un peu troublée. D’un coup je me sens bête, je n’aurais peut-être pas dû dire ça.

« Excusez-moi, ce que je vous ai dit était un peu déplacé… » « Non ne vous inquiétez pas, vous ne pouviez pas être au courant. » « Au courant de quoi ? »

     Le téléphone sonne, avant de décrocher, elle me dit : « Excusez-moi, je reviens dans un instant ». Elle sort de la pièce Je sors mon téléphone et recherche le nom de l’école. Je tombe sur un site, qui me révèle que l’école aurait fermé il y a une trentaine d’années après un incendie dévastateur.

     Rédac en chef : Alice-Marie V-R, assistée d’Alizé C, d’Elisa C et de Camille L, de 5e1. Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5967.

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Avec les  « 5e2» de Sainte-E à Paris (les « 5e2 »)

 

Titre générique :

« La Porte Secrète de la chambre jaune soleil »

(« La Porte Secrète de la chambre jaune soleil »)

 

-La Porte secrète et la chambre jaune

-La porte secrète, la chambre jaune soleil… et le rattrapage des jours perdus !

-La Porte Secrète de la chambre jaune soleil – la porte du retour

-La porte secrète de la chambre jaune soleil. La préparation

-La Porte secrète de ma chambre jaune soleil – le livre qui ressemble !

 

La Porte secrète et la chambre jaune

(La Porte secrète et la chambre jaune)

    Tout ça commence un vendredi.

     À 16h45 les cours finissent... la sonnerie de l’école Jean-François retentit. Les élèves sortent de leur classe, parmi eux se trouvent quatre amies très proches. Clarisse, Louise, Léane et moi, Ambre.

    Clarisse est timide et discrète, sa plus grande peur est d’être enfermée. Retenez-le, cela pourra vous être utile. Louise est (trop) positive et folle, sa plus grande peur, ce sont les fantômes. Léane est pessimiste et un poil autoritaire. Sa phobie, ce sont les rats. Et puis il y a moi ; je ne vous le cache pas que je suis plutôt arrogante et aisée, mais ma plus grande peur est la mort...

     Louise, Léane et Clarisse devaient venir dans mon château, le château Montrésor. Il appartient à ma famille depuis plusieurs générations... Nous avons pris un train pour y arriver. Lorsque nous sommes arrivées, nous nous sommes installées.

     J’avais emménagé dans ce château depuis peu. Elles m’ont accompagnée chez moi pour faire la décoration de ma chambre. Clarisse était chargée de ranger mes vêtements dans le placard, Léane, elle, devait classer les livres dans la bibliothèque, quant à Louise et moi, nous devions déballer les cartons. Clarisse nous informa avec excitation que dans l’armoire se camouflait un grand drap de couleur or, derrière lequel se cachait une grande porte. Louise et Léane n’étaient pas d’accord pour l’ouvrir... Mais je réussis à les convaincre. À cet instant, une grande pièce secrète jaune se trouvait devant nous.

     Quatre portes y étaient. Clarisse proposa d’ouvrir la blanche, avec une colombe dessus... Louise voulait ouvrir la turquoise avec peint dessus un cheval, mais Léane voulait ouvrir la rouge avec dessiné un cygne... Mais de mon côté, une porte noire avec un chat se tenait devant moi.

     Louise proposa alors, que l’on ouvre chacune notre porte, mais Clarisse fit une remarque « On dirait que ces portes nous attendent »... Ses paroles résonnaient dans ma tête. Mais c’était trop tard...

    Toutes les quatre nous apparaissons dans un monde différent, avec des talkie-walkie à disposition.

     Dans la première porte, celle blanche avec une colombe, Clarisse s’est retrouvée coincée.

      « Les filles vous me recevez ? », dit-elle avec angoisse, je suis bloquée dans une pièce sombre, impossible de sortir. » Sans oublier que sa phobie est d’être enfermée…

     Pendant ce temps, Léane était apeurée

« Oui on te reçoit, Clarisse, mais où suis-je ? Il fait humide et froid, j’entends quelques petits couinements. Des milliers de rats ! Ma phobie! » et Louise…

      « Léane, Clarisse et Ambre vous m’entendez ? A partir d’une fenêtre , j’aperçois une ombre transparente mélangée à du bleu sur le reflet de la fenêtre. Serait-ce un fantôme? Ayant une peur bleue des fantômes, elle décide de courir tout le long de cette grande pièce, lumineuse mais effrayante.

     Et enfin moi. Je vis un long tunnel sombre éclairé par une lumière aveuglante au bout. Puis un personnage muni d’un voile et d’une faux...

     C’est à ce moment là que les quatre filles comprirent qu’elles devaient affronter leur peur/phobie.

     Clarisse devra rester enfermée pendant 24 heures/24, sans manger ni boire. Louise surmontera sa peur des fantômes en traversant tout le château et en rencontrant les fantômes qui s’y trouvent. Bien  évidemment  tous très différents et plus ou moins effrayants. Léane accomplira l’exploit de s’asseoir au milieu de centaines de milliers de rats. Quant à moi, ma tâche sera de profiter du moment présent  du début jusqu’à la fin de la journée et de dire aux personnes que j’aime partis trop tôt, que je les aime.

     Un jour plus tard… lorsque j’étais enfermée, je me sentais terriblement seule, je n’avais personne à qui parler et le stress me rongeait, il faisait sombre…, affirma Clarisse, après les retrouvailles des quatre amies.

     Toutes les quatre s’étaient retrouvées devant l’armoire et expliquèrent leur mésaventure. Apres avoir surmonté leurs angoisses.

     Louise commença : J’étais paniquée lors de ma rencontre avec le fantôme, puis je me dis que le cauchemar était passé... Mais ensuite, j’ai rencontré des dizaines de fantômes tous différents. Ma peur commença à diminuer…

     Léane  eut  une toute autre mésaventure : Au moment où je me suis assise, les rats ce sont comme arrêtés devant moi. Donc au bout d’une journée, j’ai essayé d’en approcher un... Grosse erreur de ma part, ils se sont tous rués vers moi, j’étais paralysée. Puis j’allais mieux et ma phobie disparut.

     Quant à moi, mon défi était assez compliqué, mais, lorsque je me résolus à me dire que la vie, même si elle était courte pour certains, se trouvait près de nos proches et de ceux que l’on aime et que nous devions profiter de chaque instant comme si c’était le dernier…dépasser une de nos plus grandes peurs n’est pas du toujours facile… Il faut beaucoup de courage pour l’affronter et lui faire face dans ce genre de moment.

     Rédac’ en chef, Iris B, assistée de Naila BM, d’Alice B et de Lauren S en 5e2. Collège Sainte-Elisabeth. Paris XVe en janvier et février 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 4909

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La porte secrète, la chambre jaune soleil… et le rattrapage des jours perdus !

(La porte secrète, la chambre jaune soleil… et le rattrapage des jours perdus !)

     Bonjour ! je suis Caly, j’ai vingt-trois ans et je suis étudiante. Je vais vous raconter mon histoire. Elle se passe dans un domaine familial en Alsace, éloigné des grandes villes. Nous y voilà, cela fait maintenant trois ans que ma famille a perdu la vie dans ce sombre accident. Pour leurs trois ans, je décide de retourner dans notre maison familiale. En arrivant, j’aperçois accroché sur la porte un message. Il y est inscrit «Suis la lumière jaune du soleil». Intriguée, je décide de rentrer et de suivre mon instinct. Je me creuse la mémoire pendant un long moment, je me rappelle que la porte de la chambre de mes parents est jaune, ornée de petits soleils. Face à la porte, mes émotions ressurgissent et envahissent mon esprit.

      Mais je dois rentrer, c’est comme si un sixième sens qui me disait de rentrer. Je reste bloquée sur le paillasson sans bouger. Il y a devant moi une vaste forêt, des fleurs à chaque recoin de ce magnifique lieu, le soleil m’éblouit la vue. J’aperçois au loin un petit village. Émerveillée par le décor, je décide de partir explorer cette nouvelle terre. Je m’aventure prudemment dans le petit village. Il y a beaucoup de monde et parmi la foule, ma famille... Je n’en crois pas mes yeux. Je les croyais morts, tout le monde les croyait morts. Je cours dans leurs bras, ils m’enlacèrent à leur tour. «Comment c’est possible, je leur demande, c’est réel ?», «Eh bien oui», me disent-ils en chœur. Ils m’expliquent alors qu’ils ont commencé à jouer à un jeu, tous ensemble. Ils devaient réaliser plusieurs défis de plus en plus compliqués et s’ils échouaient, ils seraient enfermés dans le jeu. Malheureusement, comme tu peux le deviner, le sort n’a pas été favorable pour nous.

     Le seul moyen de sortir est, m’expliquent-ils, que je vienne les chercher. Tout prit un sens dans ma tête le mot, la couleur, la chambre. Pas une minute à perdre, on rentre tous à la maison pour rattraper les jours perdus durant ces trois et longues années. Nous décidons de repartir par où j’étais rentrée mais la porte est fermée. Je ne comprends pas. Je fixe la porte pour comprendre pourquoi elle ne s’ouvre pas. Je trouve dans un coin de la porte un petit mot. Je le lis, dans ma tête, il n’y a que deux mots sur le papier, ces deux mots réussissent à me glacer le sang...Un sacrifice... « Qu’y a-t-il écrit dessus ? », me demandent-ils curieux. « Rien, rien. Retournons au village et profitons ensemble, nous penserons à partir demain. », leur dis-je en essayant de rester calme, mais en voyant leurs têtes, je remarque que ça ne marche pas. A notre arrivée au village, le soleil avait disparu en laissant place à un ciel étoilé. «Oh en haut c’est magnifique !», je lâche sans m’en rendre compte. Ils se mettent à rire, je ne comprends pas pourquoi, mais je ris avec eux, ça me fait du bien, ils m’avaient manqué. Ce soir-là, autour d’un feu de camp, en mangeant des marshmallows, nous nous racontons nos années perdues. Je m’en doutais, ma mère aborda le sujet de ma vie amoureuse, en trois ans ma mère elle n’avait pas changé. Après plusieurs heures à parler, rire et nous amuser, il est l’heure d’aller dormir, demain est une grande journée, la journée de notre évasion. En allant me coucher, j’aperçois dans une ruelle sombre un homme errant, intriguée je me dirige vers lui. Et je lui demande «Que faites-vous tout seul la nuit ?». En me regardant d’un air triste, il m’explique son histoire à lui. « J’ai fait une erreur. J’ai créé ce jeu. Avant que tu ne m’en veuilles, même si tu dois déjà m’en vouloir, écoute-moi. Je sais que ta famille comme plein d’autres sont ici par ma faute mais ce n’était pas mon but, je voulais juste créer un jeu de société comme les autres. Je ne sais pas ce qui se passe mais dès que des gens perdent, ils sont envoyés ici. Il y a des rumeurs qui disaient que c’était de la faute de mon jeu. Pour leurs prouver le contraire j’ai décidé de moi même y jouer en me filmant et tu peux imager la suite. Je n’ai jamais voulu faire de mal à personne. Je sais ce que tu veux faire pour sauver tout le monde, mais tu n’es pas obligé de le faire. Comment je le sais ? C’est moi qui ai  créé le jeu. Je veux vous rendre votre vie, donc je fais ce que je dois faire, j’en assume les conséquences. »

     Sans même un mot, je le vois s’écrouler devant moi. Il venait de se sacrifier pour nous, je ne pus m’empêcher de lâcher quelques larmes. Je savais son histoire même avant qu’il me la raconte, tout le monde la connaît « le riche milliardaire accusé d’enlèvements disparu ». Le vent souffla de toutes ses forces et tout disparut, y compris nous. Ma famille et moi, nous nous réveillons chez nous comme si rien n’avait changé. Je ne leur ai jamais expliqué comment on a réussi à revenir chez nous et personne n’a jamais demandé. Cela fait quatre ans que cette histoire s’est passée. Durant ce temps, ma mère est partie pour de bon cette fois, il n’y a plus aucun moyen de la faire revenir. Je le remercie de s’être lui-même sacrifié, sinon je n’aurais pas pu être mariée ni mère d’un petit garçon que j’ai appelé « John Soleil » en écho à cette histoire.

     Rédac-en chef : Inès C en janvier 2021. Avec l’assistance de Lina A, Milana B, Agathe D et Juliette G, en 5e2. Collège Sainte-Elisabeth. Paris XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5115.

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La Porte Secrète de la chambre jaune soleil – la porte du retour

(La Porte Secrète de la chambre jaune soleil – la porte du retour)

     Bonjour à toi, je ne sais pas qui tu es, mais je vais te raconter mon histoire, essaye de tout suivre, ce sera un  peu compliqué :

     Je m’appelle Julie, j’ai 34 ans, je suis blonde aux yeux bleus, assez réservée. Et… je suis astronaute ! Maintenant que je me suis présentée, je peux commencer. Nous sommes en l’an 3000, les nouvelles technologies créés par les ingénieurs et les scientifiques nous permettent maintenant de grandes choses, comme voyager vers le soleil !

     Or moi, Julie Tourtoit, j’ai été choisie pour être la première à mener cette magnifique expédition. On m’a quand même dit que je ne serais pas seule ! Je serai accompagnée de deux hommes et une femme : Damien, Benoit et Sarah. J’ai quand même oublié de vous préciser un détail qui sera quand même important pour suivre mon histoire, mon père m’a abandonné moi et ma mère - j’avais 4 ans - pour partir à la guerre et n’est jamais revenu... Mon plus grand rêve serait de le revoir un jour ! Je suis bien déterminée à le retrouver. Bon bref, retournons à l’histoire. Au moment du lancement de la fusée, je me sentais toute pâle et j’avais une grosse boule au ventre. Heureusement que Damien était là pour me rassurer. Damien c’est la personne avec qui je m’entends le mieux dans le vaisseau. Pendant que je me posais toujours des questions, j’ai entendu le début du compte à rebours. Je ne pouvais plus revenir en arrière. Et maintenant décollage !

     Le voyage se passait plutôt bien et nous approchions du soleil quand là je faillis m’évanouir : je vis une maison sur pilotis perchée tout en haut du soleil ! Vous imaginez ? Je crus que mon cœur allait arrêter de battre. Nous allions nous poser sur le soleil pour voir plus en détails cette fameuse maison... On sortit de la fusée avec tous nos équipements, nous approchions encore. Nous sommes entrés dans la demeure, nous fûmes étonnés par deux choses.

     Premièrement nous avons senti quelque chose de bizarre avec nos combinaisons. J’eus l’impression qu’elles ne nous servaient plus à rien. Nous avons alors essayé de les enlever et fûmes étonnés de comprendre qu’il y avait de l’oxygène dans cette maison. Deuxièmement, nous avons constaté que la maison était très bien conservée, fraichement peinte de blanc dans toutes les pièces sauf un mur jaune dans une chambre. Cette chambre nous intriguait beaucoup au pied du seul mur qui n’était pas blanc, de couleur jeune soleil, il y avait une toute petite porte par laquelle nous n’aurions pas pu passer avec notre taille humaine. Nous avons donc essayé par tous les moyens de pénétrer par cette porte. Puis en fouillant un  peu partout dans la maison, nous avons finalement trouvé un objet, mais pas un objet courant, un pistolet réducteur de taille !

     Si vous vous demandez comment nous avons su que c’était un pistolet réducteur de taille, eh bien c’est tout simplement parce que c’était marqué dessus. Nous avons aussi pu lire qu’il avait un usage unique, il ne pouvait être utilisé qu’une seule fois par une personne. Nous avons donc voté pour savoir qui partirait à l’intérieur de la porte. Au final ce fut moi qui gagnai et utilisai le pistolet.

      Maintenant je suis minuscule, quand je parle on m’entend beaucoup moins ! Bref, après 223456 questions que je me posais, je finis par traverser la porte. Je vis en haut à ma gauche qu’il y avait un compte à rebours, j’avais précisément 12 heures pour rester ici, puis je reviendrais dans le monde réel - enfin sur une maison posée sur le soleil ! Je suis arrivée dans le monde ou j’ai été transportée, je me trouvais dans une rue qui me disait quelque chose. J’étais en fait dans la rue de mon ancienne maison, où je vivais à l’âge de mes quatre ans. Je revis alors par la fenêtre quelque chose d’effroyable ! Mon père en train de faire ses bagages, moi à côté de lui à quatre ans, pleurant pour qu’il ne parte pas. Je compris alors que j’avais été transportée dans le passé ! Pile lorsque mon père m’a abandonnée...

     C’était ma chance ! Mon père a passé la porte d’entrée de chez moi, je l’ai alors suivi. Je me suis dit que je pourrais enfin savoir où il était parti et pourquoi il n’était jamais revenu. Je l’ai vu prendre le taxi puis le train et je l’ai même suivi dans l’avion ! Comme une filature. Puis je l’ai vu arriver et j’ai vu sa destination, le Kroghifrid ! Un pays qui était en guerre à ce moment-là ! Malheureusement, c’est un pays qui vivait sous une immense dictature, on pouvait y entrer, mais pas en ressortir ! Quand il est arrivé, j’ai vu toute sa formation et ses batailles, heureusement il n’était pas mort à la guerre, il n’arrivait juste pas à sortir de ce pays. Donc un jour, je suis entrée dans sa tente, je lui ai tout expliqué mais au début il avait du mal à comprendre la situation et c’est normal. Voir sa fille de 34 ans alors que je devais avoir 4 ans à cette époque…

      Il a fini par comprendre et nous avons élaboré un plan tous les deux pour sortir de là. Le plan a finalement fonctionné et nous avons pu nous enfuir. Le compte à rebours touchait à sa fin, j’ai alors prié pour que lui aussi puisse revenir dans le présent, je l’ai pris dans mes bras et je ne sais pas par quel miracle, mais il est arrivé dans la maison sur le soleil avec moi, quand nous sommes arrivés j’ai demandé aux autres comment ils avaient tenu 12 heures à m’attendre, j’ai en fait appris que le temps s’était arrêté quand j’étais dans le passé. J’ai donc remis ma combinaison, je suis sortie de la maison puis je suis retournée dans la fusée prendre la combinaison restante. Je l’ai donnée à mon père, nous sommes retournés à la fusée, nous avons fait le voyage du retour. A mon arrivée, le Président m’a remis la légion d’honneur et moi j’avais retrouvé mon père. Quand ma mère l’a revu, elle a fondu en larmes puis nous avons continué notre vie tranquillement comme des personnes normales.

     Rédac’ en chef, Alexis C, assisté d’Antoine L, en 5e2. Avec la participation d’Elio FD. Collège Sainte-Elisabeth. Paris XVe en janvier et février 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5860.

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La porte secrète de la chambre jaune soleil. La préparation

(La porte secrète de la chambre jaune soleil. La préparation)

     Pour les vacances d’été, Liv part toujours dans la grande et vieille maison de sa grand-mère, située au milieu de la forêt de la Londe-Rouvray, à Rouen. Cette fois-ci, elle y alla d’abord aux vacances de Pâques pour préparer la chambre de sa petite sœur née une semaine plus tôt. Avec ses grands-parents, elle passa toute une journée à peindre la chambre en jaune vif, le mot qui lui vint à l’esprit fut « jaune soleil » tellement il était lumineux. Elle n’avait jamais vraiment remarqué cette chambre auparavant. Liv était une petite fille de douze ans, elle paraissait forte et pourvue d’un caractère trempé, mais elle cachait bien son jeu car elle n’avait pas confiance en elle. Et cela lui gâchait la vie. Ayant un jour oublié son livre dans la nouvelle chambre, elle s’y rendit et s’assit par terre contre le mur pour en lire quelques pages. Au lieu de rester adossée, elle tomba en arrière comme si le mur s’ouvrait et elle se retrouva dans une sorte d’armoire, assez grande et toute en bois. Cette porte secrète était invisible de l’extérieur, comme dans ces nouvelles maisons très modernes où les placards sont cachés de cette manière pour un effet de rangement total, ce qui déparait grandement avec l’aspect vieillot et douillet de cette belle et grande maison. Elle sortit pour raconter sa mésaventure, mais se ravisa, elle allait en faire sa cabane secrète.

     Liv eut tôt fait d’aménager sa cabane. Poufs, livres, coussins, couvertures, peluches, jouets, elle y passait des heures à lire, dormir, rêvasser… même si elle éprouvait parfois des sensations étranges. C’est alors que, la fin des vacances approchant, elle alla chercher ses livres qu’elle avait mis dans l’armoire secrète, mais n’en trouva qu’un seul. Elle était pourtant persuadée de les y avoir laissés et que personne n’était venu en son absence. Dès lors, elle attendit les vacances d’été avec une idée en tête : tester cette fameuse porte secrète. Le moment arriva enfin. Elle commença par placer un morceau de pain. Rien. Puis une peluche. Toujours rien. Elle décida donc d’y placer plusieurs objets : livre, tableau, jeu de cartes. Et là, enfin, ces objets disparurent. Après le goûter, elle prétexta vouloir aller se reposer et entra dans l’armoire. Elle y resta longtemps, avant de sortir, agacée de ne pas avoir réussi son expédition. Elle eut alors une nouvelle idée, lumineuse mais plus risquée : s’y endormir. Le soir-même, elle entra dans la chambre jaune à pas de loup pour ne pas réveiller sa sœur endormie, entra dans l’armoire et ferma les yeux.

     Quand elle se réveilla, elle était recouverte de soufre, une pierre jaune avec une odeur désagréable. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi. Ce qui était sûr, c’est qu’elle n’était plus dans la mystérieuse armoire mais dans une immense pièce lumineuse. Une femme apparut… elle lévitait. Cette femme était aveuglante et Liv ne parvenait pas à la voir très clairement, elle perçut tout de même une grande beauté chez elle. « Suis-moi ! », lui-dit la dame d’une voix douce. Liv se leva, enleva le soufre de sa chemise de nuit et suivit la dame, interloquée. Elle passa une porte et se retrouva dans une grande salle remplie d’êtres environ deux fois plus petits qu’elle, courant en tous sens. Un petit être jaune lui passa au travers du corps et elle fut soudain très joyeuse. Au même moment un petit être argenté s’alluma, il lisait un des romans d’aventure que Liv avait égarés et elle éprouva bizarrement un frisson de frayeur. « Nous voici dans la salle des émotions. Le quartier général de ton cerveau », dit la femme lumière. « A chaque question que tu te poses, chaque image que tu vois, chaque odeur que tu sens, chaque son que tu entends, une nouvelle émotion se crée et arrive ici au quartier général. » Avant de quitter la pièce, elle vit apparaître une nouvelle émotion, un petit être orange qui prit le dessus sur les autres, d’une main  forte mais douce, et qui parvint à calmer leur agitation. Liv ressentit alors un étrange sentiment de sureté et d’assurance. Arrivant dans une salle encore plus grande, Liv fut interloquée. « Je vois que tu as deviné », continua la grande dame. « Mes souvenirs ? », termina Liv. La belle femme opina.

     Liv déambula un moment entre tous ses souvenirs et en redécouvrit certains qu’elle avait oubliés. Elle fut surprise de trouver Nathan, dont elle était amoureuse secrètement depuis un an, elle toucha sa joue et vit apparaître les propres émotions de Nathan ; dans son cerveau aussi les émotions couraient en tous sens, mais parmi eux, un petit être rose se distinguait qui brillait de mille feux. Nathan était donc lui aussi amoureux d’elle ! Un large sourire fendit son visage. « Continuons », reprit la femme lumière, tirant Liv de sa rêverie, « Voici la dernière salle. » En quelques secondes, la grande et belle femme de lumière se transforma en toute petite boule de feu. « Je suis l’âme du soleil. », lui dit-elle et nous sommes dans la salle du soleil, les réponses à toutes tes questions sont répertoriées ici. Cette salle n’avait rien de particulier, elle était juste lumineuse et pourtant Liv ressentit un bien-être indescriptible. Elle s’apprêtait à faire demi-tour quand un chat rayé sortit de nulle part et miaula. « Tu le reconnais ? », demanda la petite boule de feu. « Le chat de grand-mère ! » Sur les conseils de la petite flamme, Liv s’allongea sur le sol avec le chat et s’endormit. Quand elle se réveilla, elle était dans l’armoire, l’aube se levait. Liv s’empressa de rejoindre sa famille, chacun s’étonna de la voir si matinale. Sa grand-mère reconnut son chat et pleura de joie. Tout le monde était si ému qu’elle ne fut soumise à aucun interrogatoire. Pour la première fois de sa vie, Liv fut fière du bonheur qu’elle venait d’apporter. A la rentrée, elle s’avança vers Nathan. « Tu pourras remercier le petit être orange », lui glissa-t-elle en l’embrassant. Le garçon ne comprit pas un mot… mais n’en fut pas déçu le moins du monde.

     Rédac’ en chef, Iris E, assistée de Lilou B, d’Esther G et d’Alexandre R à Paris en janvier 2021 en 5e2. Collège Sainte-Elisabeth. Paris XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5955.`

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La Porte secrète de ma chambre jaune soleil – le livre qui ressemble !

(La Porte secrète de ma chambre jaune soleil – le livre qui ressemble !)

      « Loin de sa famille et des gens qu’elle aime, elle commença à perdre espoir… » -ADELAÏDE ! viens me rejoindre, la Comtesse de B. est là avec sa fille ! -J’arrive tout de suite, mère.

     Je fermai mon livre et descendis les escaliers du grand hall en essayant de paraître heureuse de les recevoir. Depuis la disparition de mon père le Duc de V., la Comtesse ne nous avait plus donné de nouvelles, ayant littéralement disparu de notre vie. Or elle se présente à notre porte comme si de rien n’était pour nous annoncer les fiançailles de sa fille Margot avec le duc de W. Margot avait toujours été audacieuse et méchante. Pour la 1ère fois de sa vie elle était heureuse. Nos mères discutaient en prenant le thé, je proposai à Margot d’aller dans ma chambre. - Ça m’a toujours fait quelque chose d’entrer dans ta chambre… C’est comme si…, je ne sais pas, elle est spéciale. Cette couleur jaune donne un aspect pétillant et joyeux à ta chambre. -Merci…, quand j’étais petite, ma mère me lisait un livre pour m’endormir, c’était l’histoire d’une petite fille sans parents. Elle rencontra un monstre affreux, elle sut que derrière son apparence, il cachait un beau cœur. Alors le monstre la guida dans sa maison et lui fit découvrir une pièce où passer ses nuits. Cette chambre était de couleur jaune. Elle découvrit par la suite que sa chambre était en fait l’entrée qui menait au cœur du soleil… Avec cette histoire, j’ai voulu peindre ma chambre en jaune, je voulais être cette petite fille, cette héroïne… Magnifique histoire !

     Margot s’assit sur mon lit, prit mon livre et commença de le feuilleter. C’est étrange comme ton livre ressemble à ta vie et… c’est ce qu’il vient de se passer !? -Que racontes-tu !, ma vie ne lui ressemble pas du tout ! Passe-moi le livre, s’il te plaît. - MARGOT ! Viens, nous partons !  -Oh !

     Nous descendons dire au revoir. Dès leur départ, ma mère me serre dans ses bras, ce qu’elle ne fait jamais à part pour de grandes occasions. -J’ai reçu une lettre de la part du Roi ! Nous sommes invitées à Versailles qu’il apprenne à mieux me connaître ! -Oh c’est GENIAL ! -Et son fils Martin I a demandé ta présence.

     Après une grande discussion avec ma mère, je remontai me coucher, épuisée par tous les sentiments ressentis. Dans mon lit, j’ai repris l’histoire. Je me suis redressée, poussant un cri en voyant que phrases et mots du livre se déplaçaient pour recréer une histoire. Après m’être calmée, je repris le livre et commençai à feuilleter les pages. Je repoussai un cri, mais cette fois plus petit, découvrant que l’histoire avait changé. Il n’était plus question d’une jeune fille à qui il arrivait des mésaventures, non, il était question de ma vie ! Ma vie était inscrite dans un livre ! Je ne peux le croire, déjà minuit, j’ai à me lever tôt, je décidai de m’endormir - difficilement.

     Nous partons pour Versailles dans notre plus belle voiture, avec nos plus beaux chevaux. Le Roi nous accueillit avec élégance et nous accompagna jusqu’à nos appartements. J’avais bien entendu pris mon livre, or pendant le séjour le livre avait repris son récit. Je pensai avoir rêvé, et je me rappelai ce qu’avait dit Margot : le livre ressemblait étrangement à ma vie. Je décidai d’en parler à ma mère ; elle soupira : -Je ne pensais pas que tu découvrirais la vérité si vite… La vie en a décidé autrement. Voilà… ta porte et ta chambre entière ont été peintes avec la même substance qui ornait les murs de la maison du monstre du livre que je te lisais jadis. Cette peinture magique est reliée à trois choses. Ton père, ton livre et toi, nous ignorons pourquoi et comment. Cette peinture a causé la disparition de ton père. Il était parti avec Lafayette, non pour la guerre mais recherche des traces du marchand qui nous a vendu cette substance. Il voulait trouver moyen de te déconnecter de ce produit ; tu vas me dire c’est fort dommage que ton père ait disparu pour de la peinture, mais ce n’était pas la peinture le problème. Dans l’histoire, la peinture et la chambre font office de porte pour arriver au cœur du soleil… Tu me diras c’est le cœur du soleil, c’est merveilleux, mais il y a une suite. Le cœur du soleil est en fait les enfers, une prison où l’on torture à mort. La suite dit aussi que le monstre était vraiment un monstre, l’inconscience d’un enfant pouvait entraîner de graves conséquences mais pour ouvrir la porte vers les enfers, il fallait alors prononcer trois mots. Pendant que ton père était au loin, tu avais réussi à t’introduire dans son bureau et à voler quelques papiers sans que je m’en aperçoive… Sur l’un d’eux il y avait les trois mots, tu venais d’apprendre à lire… Tu es revenue dans ta chambre, tu as lu à voix haute ces mots, à ce moment-là ton père a disparu…

     Un valet vint annoncer le Roi ! - Voulez-vous savoir la vérité sur ce livre ? -Oui, votre majesté. Ma voix tremblait… -Votre père fut envoyé au cœur du soleil, aux Enfers ! Il n’est pas mort là-bas, il s’en échappa mais atterrit dans un labyrinthe sans fin… Ton père, homme très chanceux, croisa la seule créature qui passe par le labyrinthe tous les 30 ans… La créature s’approcha de ton père, la créature lui dit : je t’accorde 2 vœux, attention je ne peux ni te faire partir d’ici ni faire venir quelqu’un. -Pour mon 1er vœu : être bien protégé, un toit, de l’eau…, tout pour vivre ! -Cher voyageur, ton vœu soit exaucé ! -Merci ! Mon 2e vœu, j’aimerais le garder pour plus tard. -Est-ce possible ?, je tendrai l’oreille et tenterai de réaliser ton souhait même quand je ne serai plus là. Des années s’écoulèrent, il chercha tant le souhait. Il le trouva ! Son plan ? Il devait écrire un livre ensorcelé par la créature et envoyé directement à sa fille. En lisant les trois mots sacrés, il pourrait enfin sortir des enfers ! Le plan s’exécuta sans encombres. Grâce à ta lecture, ton père est enfin revenu parmi nous, à l’entrée du Palais, à Versailles.

     Texte de Manon L et d’Athénaïs P en 5e2. Collège Sainte-Elisabeth. Paris XVe en janvier 2021. Nombre de signes du récit hors paratexte, caractères (espaces compris) : 5910.

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     « Le grand Abécédaire des rêves » de trois 6e2,

nouvellelauréate - Festival de Rouen Normandie du livre de jeunesse !

    La remise des prix du concours de nouvelles collectives du Festival de Rouen Normandie du livre de jeunesse, sur le thème "La Porte Secrète" vient de se dérouler avec des écoles de France, le 30 mars 2021, en visio-conférence.

     4 classes de Sainte-Elisabeth avaient participé, pour 18 nouvelles collectives complètes des cycles 3 et 4, travail d’équipe entre le professeur de français, M. Dyrek, la professeure-documentaliste Mme Hubert et la bibliothécaire Mme Pillot.

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     Lien pour accéder aux résultats et à l’information sur les 4 nouvelles collectives primées sur la France, dont « Le grand abécédaire des rêves », composée par des 6e2, Aélys L.N., nommée rédac' en chef et ses camarades rédactrices Camille B. et Clémence P. :

http://www.festival-livre-rouen.fr/festival/rencontres-scolaires/concours-2/

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     Lien pour accéder au postcast, - le comédien Matthieu Farcy commence ses lectures avec « Le grand Abécédaire des rêves » :

https://podcast.ausha.co/la-voix-haute/festival-livre-jeunesse-2

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     Lien pour retrouver les 18 nouvelles composées par nos collégiens :

http://monsieurdyrek.canalblog.com/

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     Lien pour retrouver toute l’actualité de notre établissement :http://www.sainte-elisabeth.com/

 

28 mars 2021

Poèmes 3 classes de 5e Printemps des Poètes Le Désir et Citations Hugo Jury de poètes Mars 2021

 

POÈMES DES 3 CLASSES DE 5e

 

 

20/21

 

 

DÉSIR

 

DU PRINTEMPS DES POÈTES !

 

 

+ Courtes Citations

de

Victor Hugo,

 *

lettre C, Comme Cathédrale

 

0ExpoCDIMarsAvril21ToutCathedraleCouvePh

 

Exposition sur le mur du CDI de Sainte-E !

 

 **

 

Ce fut d'abord un... Devoir Sur Table 5e vendredi 4 décembre 2020

pour les 3 classes de la première année de Cycle 4 !

 

Le Désir du poème et printanier refrain !

     « Mais depuis que le confinement nous a mis face à nos propres confins, hantises et secrets mêlés, nous redécouvrons le prix de l’entraperçu. Et la chance de pouvoir à nouveau, tout simplement, déployer nos ailes. »

 Sophie Nauleau Directrice artistique du Printemps des Poètes

 

    I) PRINTEMPS DES POÈTES Ecrivez de 15 à 21 vers organisés en strophes, pensez au rythme (chaque vers doit comporter 5 à 13 syllabes), aux images (figures de style), à quelques rimes. Le mot thème du « Printemps des Poètes 2021 » est le «désir…»,

     désir d’apprendre… désir de grandir… désir d’expression… désir de liberté… désir de fraternité… désir de reverdir la planète… désir de voyager… désir de faire plaisir… désir de vivre heureux… désir de se rendre utile… désir de bien faire… désir de faire le bien… désir de trouver la beauté… désir d’aimer et d’être aimé.e… désir de chanter… désir de lire… désir d’écrire… désir d’interpréter… désir de relire… désir de relier… désir de partager… désir de comprendre… désir de ressentir… désir de vivre… désirs de… selon votre guise…

     Sélection des textes, les professeurs de français; palmarès et commentaires : un jury de poètes.

    À partir de ce mot, inventez une situation de début, puis de fin, même provisoire, vous devez également donner à votre poème sa part de mystère en y plaçant, en les soulignant, au moins 5 mots ou expressions avec un C initial venant du roman de V.H !

 

      Sujet établi par M. Dyrek, avec la coopération de Mme Colas.

 

Description : Notre Dame de Paris dessin

 

    Un puits de mots dans Notre Dame de Paris ! 

 Roman publié d’abord en mars 1831 :

    « Calligraphie gothique », « Cloches sonnant à grandes volées », « Cette Catastrophe » (l’incendie du Palais de Justice en 1618, aujourd’hui on a à l’esprit l’incendie de Notre-Dame de Paris à la mi avril 2019), « Chambre dorée », « Ciselure » (fine et profonde), « Carré de la vitesse », « La Charité, s’il vous plaît », « la Courtoisie de m’expliquer », « depuis le Commencement du monde », « Causer à voix basse », « une Chenille sur une orange », « une Cohue Comme ici », « Caché dans la Chapelle », « un Cercle de pierre », « tous les masques du Carnaval de Venise »,

      « Cette espèce de Cyclope », « descendu de son Chapiteau », « promenade des rues et des Carrefours », « Voici le lambeau d’une Conversation qu’il saisit », « le tortueux labyrinthe de la Cité », « le Cheval de bronze du pont Neuf », « la Clameur des enfants », « de Continuels épanouissements, des mélodies, des Cadences inattendues », « une Cacophonie magnifique », « La Cruche Cassée », « Cette redoutable Cour des Miracles », « les officiers de Châtelet »,

     « une Céleste Créature ! une danseuse des rues », « Charmé d’entamer la Conversation », « dans la Circonstance Critique », « la Curiosité du poète », « Ravi de ce Commencement de Conversation », « petite porte Communiquant sans doute à une Cellule voisine », « la Chrétienté au moyen-âge », « Ce Colosse de saint Christophe », « le vieux Chêne qui se Couronne », « Curieux échantillon de Cette variété », « une sorte de Chimère », « Ces Constructions hybrides »,

      « la Couche romane », « le plein Cintre », « la même Charpente intérieure », « deux nefs qui s’entrecoupent en Croix », « les Chapelles, sortes de promenoirs latéraux », « le service du Culte », « elle Combine toutes Ces imaginations » (l’architecture), « l’île de la Cité est faite Comme un grand navire… » (Hugo Citant Sauval), « un flux Continuel »… », « le Ciel de Cuivre du Couchant »,

     « Carillonneur de Notre-Dame » (Quasimodo), « la rugueuse Cathédrale était sa Carapace », « un Chef-d’œuvre isolé », « l’art Collectif », « une Construction qui grandit », « la Clef de la voûte », « une Charmante Créature », « les plus sombres arcades de la Cathédrale », « Voyons ta Cape », « le Char de feu attelé de deux Chimères ailées », « il y a Cent Cinquante ans »…

Courtes Citations de Victor Hugo

                                         à la lettre C, comme Cathédrale !

I) 15 POÈMES PRIMÉS, TROIS POÈTES, JURÉS

CHOIX DE 5 POÈMES DES ÉLÈVES DE 5e 1

Choix et annotations par Patrick PICORNOT

Je propose l'ordre suivant pour les poèmes de 5e 1 :

I - CLARA D. - Le garçon qui désirait parler à la lune

II - MARGAUX D. - Mon navire vogue sur ce doux océan...

III - JADE D.-C. - J'ai découvert cette ville fantôme...

IV - BELEN C.-O. - J'aimerais pouvoir aller la voir... 

V - ALICE-MARIE V.-R. - Le désir de vérité

Clara D. – Le garçon qui désirait parler à la lune

     Curieusement, le démarrage avec la rime plutôt forcée ciel/miel d’un coup suscite la brillance dorée de la lune et des étoiles, avec une vraie douceur de miel puisqu’elles « veillent sur lui ». La capacité à peindre par touches légères un paysage : « le Chêne laisse tomber une feuille » (beau contraste du solide colosse et de la feuille fragile) ; les « roseaux » ; « le village ». La résolution du poème s’obtient par le retour à la lune (ciel/miel). Une très belle image du rêve est suggérée : le garçon pleure en sa chambre et « s’assoupit au milieu des roseaux ». Allons donc ! c’est presque du Douanier Rousseau ! Les roseaux et Rousseau : un pays des songes, dans la nuit profonde et ce « désir » de « pouvoir parler à la lune ».

*

Margaux D.

     Le voyage. Thème essentiel en poésie, puisqu’intiment lié à l’imagination, cette vertu cardinale pour Charles Baudelaire, entre autres. Margaux réussit là à composer un univers onirique à travers lequel nous acceptons de nous laisser transporter sans retenue. La « Charmante Créature » éveille en nous nombre de figures mythiques : Vénus, Aphrodite, avec le « doux océan », les « coquillages », l’« île », le « clair ruisseau », mais pourquoi pas à Diane avec ses « animaux sauvages ». Oui, un monde incitant au rêve le plus libre où la Petite Sirène d’Andersen n’est peut-être pas très loin…

 *

Jade D-C

     Jade est parvenue à pénétrer dans l’univers du Moyen Âge, imaginant l’univers onirique, quasi fantastique, d’une ville-fantôme qui « ne rend jamais ses visiteurs ». Cette belle idée sort le lecteur du monde rationnel des villes contemporaines pour le plonger dans le mystère de cette cité à l’étrange nom de « Toche » et « le désir de percer son secret ».Description : Notre Dame de Paris dessin

*

Belen C.-O.

     Voici la belle expression du désir d’aller à la découverte d’un chef-d’œuvre architectural médiéval, avec sa « grandeur », sa « splendeur » mais surtout la curiosité pour une « imagination élaborée ». Le poème se place en quête d’un espace ouvert à la multiplicité imaginative.

 *

Alice-Marie V.R. – Le désir de vérité

     Quelle étonnante énonciation : « Les enfants sont comme placés » ! Non pas « placés » dans quelque terrible pensionnat ou même à l’Assistance publique mais, pour Alice-Marie, dans une « Chambre dorée » où, fort probablement, la vie est facile, sans obstacle ni grande souffrance. Le manque ne paraît pas y être celui de la nourriture ou de l’affection, mais celui de la « vérité », c’est-à-dire des « Ciselures profondes ». La « Chambre dorée » serait-elle alors cette prison dorée ou cage dorée de nombreux contes anciens d’où les âpres réalités du monde restent imperceptibles ? Nous serions presque tentés de penser à Bouddha, sortant de son magnifique palais et découvrant avec stupeur les épouvantables misères de l’humanité. Oui, étonnant poème qui retient toute notre attention. Le plus important : voici un texte qui ne fuit pas sous les yeux du lecteur sans qu’il n’en retienne rien.

Paris, le 25 février 2021

Rouge désir

Morceau de braise à Noël emporté

dans un sabot pour le feu relancer

rouge désir d’un temps pérennisé

d’une lumière accrue au jour le jour

rouge désir d’exister et d’aimer

Paris, le 25 février 2021.

Patrick PICORNOT

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CHOIX DE 5 POÈMES DES ÉLÈVES DE 5e 2

Choix et annotations par Alain NOUVEL

I – IRIS E. - « Le désir est la « Clé » » poème d’Iris E.

II – ESTHER G. - « Une personne m’appelle en me disant »

III – LISE M. « Sombre passé » - Après cet événement… 

IV – LAUREN S.K. « Lettre à ma mère »

V – LAIA H. « Le désir de voyager »

 

Coucou Laurent,

     Voici les cinq poèmes que j'ai choisis et les commentaires que j'ai produits. Cela te convient-il ? Est-ce clair ? Je vais ensuite écrire ce que tu m'as demandé mais je voulais m'assurer que "j'étais dans les clous" comme on dit. Amitié. Alain

     « Le désir est la « Clé » » poème d’Iris E.

     L’idée du poème est juste, le désir libère et enferme en même temps, la métaphore lexicalisée de « la clé » est intelligemment revivifiée et j’apprécie particulièrement le paradoxe : « pour s’enfermer dans ce palais il faut désirer être libre ». Utilisation astucieuse par ailleurs de « Cette redoutable cour des miracles », qui fait référence au palais (la « cour » et à cette misère que le désir engendre (« cour des miracles »). J’aime beaucoup le « pourri-gâté » de la fin mais le poème est moins net et moins clair sur la fin. Ces « monarques » ont-ils une si « agréable vie » que cela ? « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères », comme dirait l’Autre…

 *

     « Une personne m’appelle en me disant » par Esther G.

     Le poème reste énigmatique tout en n’étant jamais incohérent. L’anecdote de la première strophe est très forte et les citations sont utilisées avec fantaisie, voire drôlerie, tout en étant redoutablement efficaces. Cette « chenille sur une pomme » reçue à Noël comme le « colosse de St Christophe » en chocolat, montrent très éloquemment d’une part le presque rien d’abord reçu et l’énormité de ce qui a été ensuite donné. Deux hyperboles délicieuses de ce qui est immangeable d’une part et de ce qui est éminemment comestible d’autre part. Les vers qui suivent sont un peu plus faibles mais les trois derniers vers sauvent la mise. « Noël est une construction qui grandit » et le dernier vers : « Sur une place je prends une glace » conjuguent avec élégance le visionnaire et l’humour.

 *

« Sombre passé » - Après cet événement… - poème de Lise M.

     Poème évoquant un traumatisme suivi d’une résilience. Le « désir » ici est en creux, il est dessiné comme un creux, c’est juste le désir de ne pas revenir à ce « labyrinthe », à cette « ciselure ». Les citations sont, là aussi, très justement utilisées et le poème semble évoquer, de façon très pudique, quelque événement difficile qui rend prudent à propos du désir. De façon très juste, le désir est lié au vide.

*

« Lettre à ma mère » - poème de Lauren S.K.

     Cette lettre écrite depuis l’Italie et qui raconte la présence de Papy se termine, de façon énigmatique, sur ce désir d’ « Etre « une Céleste Créature ! Une danseuse des rues » Qui déambule à côté de moi. Aussi belle qu’une vie.

     J’apprécie beaucoup ce qui est, peut-être, une maladresse ou une incohérence mais qui, ici, se met à avoir une réelle force poétique, pourvu qu’on sache l’entendre. (L’inconscient aurait-il parlé ?) … Désirer déambuler à côté de soi-même, être cette petite jeune fille ET une « danseuse des rues » me semble bien résumer ce qu’est le désir, souvent, un rêve « à côté » de ses pompes.

 *

« Le désir de voyager » - poème de Laïa H.

     Des vers qui riment, des quatrains, une certaine musicalité, le poème reprend ce lieu commun (ou « topos ») du rêve et du réveil mais il le fait de façon agréable. Peut-être, diviser la dernière strophe en deux, un quatrain et un tercet, afin de garder une certaine unité métrique au poème ? Plutôt que « je compris », utiliser « j’ai compris » qui va mieux avec le présent utilisé depuis le début. Je me demande si l’on ne pourrait pas utiliser un autre mot en « tion » au bout d’un autre vers afin de transformer le « tercet » final en quatrain, ces mots en « tion » sont anti poétiques au possible mais cela pourrait avoir un effet humoristique en montrant que le réveil, hélas, est souvent très prosaïque.

 

     Bonjour les Cinquièmes 2,

      ravi d’avoir lu vos poèmes, vous êtes forts d’avoir su introduire des mots commençant par C, contenant des C, d’avoir pen©é à tout, aux rythmes, aux rimes, aux expressions de Notre Came de Paris, tout ça. J’ai eu du mal à choisir les meilleures et les meilleurs, vos poèmes étaient tous savoureux mais je tenais à remercier votre prof, Laurent, qui est un vrai et délicieux fantaisiste, un fantaisiste sérieux, qui a envie de jouer avec vous, avec les mots, avec la vie. C’est formidable et il a raison. La poésie, c’est ça et j’encourage chacun et chacune d’entre vous à se mettre à écrire avec ses mots à elle, à lui, ses mots de tous les jours afin de voir la vie sous un autre jour, un jour plus beau, plus désirable, nouveau.

     Pour moi, j’aime ce mot « désir » parce qu’il vient de loin, de deux mots latins « de siderum » qui disent ensemble : « sans astre »… Celui qui désire vit un « dés-astre » au sens fort du terme, son astre lui manque. Il se trouve donc en « apesanteur », il n’a plus sous ses pieds le sol habituel, et le voici à vivre, à flotter en un lieu sans lieu. Pas facile à vivre, mais grisant, pas vrai ?  Et je suis sûr que chacun et chacune d’entre vous sait bien de quoi il est question ici.

     Bien chaleureusement à vous tous !

Alain Nouvel qui, décidément n’est pas très sensé.

 

     Parler Désir Dans un poème en « C » C’est contrariant Choisir des « C » Pour causer d’un des « D » D’un Dédé, d’un désir Sans pour autant en décéder Sans pour cela se décider Si c’est le RER C Ou bien le convoi D Qui est plus désirable Ou bien plus césirable C’est lassant. Ce que c’est le dédé Le désir Faut-il céder Saisir ? J’essaie Sans jamais avoir « C » pourtant Ai-je désir assez ? Céder Décéder Ou jeter aux w.C. Ce poème à l’essai ? A vous de décider.

    (Monsieur D. admet avoir C…ensuré un micro-vers d’Alain Nouvel, qui excelle en tous registres de notre langue. Qui sera rétabli sur Le Blog de Monsieur Dyrek au cours du nouvel mois...)

     Alain NOUVEL

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CHOIX DE 5 POÈMES DES ÉLÈVES DE 5e 3

Choix et annotations par Thierry SAJAT

I LOUISE S. - Mon nouveau désir

II LAOUENAN V. - Désir de voyager

III ARTHUR S. - Cette catastrophe

IV ALIX B. - « Je courais dans les grandes rues… »

V SUZANNE C.G. - Le désir de voyager

 

Mon nouveau désir -  Louise S.

     Un très joli poème. Une suite d’images qui embellissent l’ensemble des vers.

     Le poème est fort bien construit du début à la fin. La chute, la conclusion donnent de l’auteur une réflexion personnelle qui renforce l’écrit en tenant le regard du lecteur. La sensibilité du poète se ressent.

 *

Désir de voyager - Laouenan V.

     J’apprécie ce poème où se dessinent les rêves dans les vers ainsi qu’entre les lignes. La métaphore du « chêne qui pleure » entraînant la suite du poème  est très bien faite. L’émotion du poète est là.

     La chute également  est comme une réflexion personnelle : A partir de maintenant, / Je voyagerai tout le temps.

 *

Cette catastrophe - Arthur S.

     Ce poème sous la forme ressemblant au sonnet est à soutenir. L’auteur a fait l’effort de se donner une contrainte pour composer ses vers en trouvant la rime.

Beaucoup de mélancolie dans ce poème ou l’auteur se livre, je crois..., en livrant son poème.

 *

« Je courais dans les grandes rues… »  -  Alix B.

     Très bon poème bien imagé, très bien inspiré… « A portée de main Paris était magnifique… » écrit le poète en apportant sa réflexion : Je voudrais juste être libre… C’est le désir vrai du poète.

*

« Depuis le Commencement… » – Suzanne C.-G.

     Un bel hommage à la planète, à la nature… une belle réflexion de l’auteur qui aborde avec vérité et réussite un sujet sensible. Elle écrit que « les humains ont pris le dessus sur la nature ». Je retiens le poème pour son sujet.

*

Mon ressenti

     Mon ressenti pour l’ensemble des poèmes est très positif… La poésie continue son chemin de plume. Les élèves sont prometteurs. Je crois qu’ils ont un professeur qui sait leur faire aimer la poésie.

     Dans les poèmes de belles images poétiques, des créations, de l’inspiration. On retrouve les ingrédients de la poésie, l’émotion.

     Thierry SAJAT

*

     Je vous dois cette fleur

              A la mémoire de Mademoiselle Gilbert,

            Mon professeur de français (6e)

Je vous dois cette fleur qu’on accroche au veston

De sa vie déchirée quand le poème est beau,

Que versifie le temps d’écrire, et qu’un bouton

De lune fait éclore, un soir sous les lambeaux

De l’enfance…

                         …l’enfance à chiffres et bâtons

Dans les roues… en pivots, carrosses des poulbots

Je vous dois un dessin de Rose ou de Mouton

Par les imperfections qu’omettent les robots

 

Je vous dois d’apprécier les chansons, frissons d’ailes

Et la course des mots vers des rives nouvelles

Aux chemins écorchés d’apprendre les passages

 

Menant à des sources, des vallons, - à des quais

Pour, une fois tombés, puiser force et courage

Et vous proposer vifs les soleils d’un bouquet !

     Texte de Laurent Dyrek

au café « Les Félibres » à Sceaux, dimanche 27 octobre 2019

à l’issue de la seconde demi-finale de la Coupe du Monde de rugby

et à l’écriture d’une suite aux

4 vers et 3 mots d’un poème dédié et…

comme laissé inachevé…

dans le beau recueil Chants d’elle, écrit par Thierry Sajat !


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15 POÈMES PRIMÉS, TROIS POÈTES-JURÉS

 

POÉTIQUE PODIUM DES 5e 1

I - CLARA D. - Le garçon qui désirait parler à la lune

II - MARGAUX D. - Mon navire vogue sur ce doux océan...

III - JADE D.C. - J'ai découvert cette ville fantôme...

IV - BELEN C.-O. Le désir de clameur

V - ALICE-MARIE V.R. - Le désir de vérité

Podium établi par le poète Patrick PICORNOT

 

     Le garçon qui désirait parler à la lune

Il contemple le « Ciel ».

Dans ses bras un pot de miel.

La lune et les étoiles veillent sur lui.

Il n’entend plus rien, puis un bruit.

L’univers semble lui appartenir.

Il ne semble pas vouloir partir.

 

Mais la lune disparait doucement.

                     Une « Chenille » se colle à son vêtement

Le grand « Chêne » laisse tomber une feuille.

Le village se réveille.

 

Mais le garçon semble être fatigué.

                     Le soleil jette un coup d’œil par « Curiosité ».

La lumière lui brûle les yeux.

Le garçon est malheureux.

Il se dirige vers sa « Chambre » en sanglots.

Mais s’assoupit au milieu des roseaux.

 

Son plus grand rêve, son souhait, son « désir »

Serait de pouvoir parler à la lune

Clara D. [5e 1], déc. 2020.


*

                       Mon navire vogue sur ce doux océan…

 

Mon navire vogue sur ce doux océan,

Qui, depuis fort longtemps,

Abrite une « Charmante Créature »,

Sur une île que personne n’avait vue auparavant.

 

Mais ce désir profond de voyager,

M’obligea à accoster,

Sur une plage peuplée de coquillages,

                     Sur laquelle vivaient des animaux sauvages.

 

Je me frayais un chemin dans la forêt,

Quand soudain, le long d’un clair ruisseau,

Je vis cette « Créature » qui me parut si belle,

Que j’ai eu peine à croire qu’elle existait vraiment.

 

Elle tenait dans sa main,

« Une Chenille sur une orange »,

Et sous ses pieds il y avait,

« Un petit Cercle de pierre ».

 

Elle me remarqua,

                     Et s’en alla loin,

Là où personne ne pouvait y entrer,

Dans une forteresse cachée…

                              Margaux D. [5e 1], déc. 2020.

 *

     J’ai découvert cette ville fantôme…

 

J’ai découvert cette ville fantôme,

Où règne le parfum des arômes.

 

Cela pourrait être un paradis,

 

Mais c’est tout l’inverse.

 

Le désir de percer son secret,

 

Mêlé à la crainte de s’y perdre,

 

Fait dans nos têtes un fouillis

 

Vous me demanderez son secret,

 

     Eh bien le voici,

 

Cette ville ne rend jamais ses visiteurs.

 

On entend les « Cloches » sonner quatre fois,

 

Et en leur retour nous n’avons plus foi.

 

Cela fait maintenant « Cent Cinquante ans »,

 

Et le désir de comprendre « Cette Catastrophe »

 

Nous obsède toujours.

 

La seule chose que j’en ai vu,

 

C’est un « Cercle de pierre » dans une de ses rues.

 

Cette ville s’appelle Toche,

 

C’est écrit d’une magnifique « Calligraphie ».

 

Et Toche m’obsède,

 

Le désir de percer son secret me hante.

 

                                Jade D-C, [5e 1], déc. 2020.

 

 

 

     Le désir de clameur

 

 

 

J’aimerais pouvoir aller la voir,

 

« Elle combine toutes ces imaginations »,

 

Elle est l’œuvre de « l’art Collectif »,

 

Et de son « Constructeur » adoré,

 

Qui avait une imagination élaborée.

 

 

 

Serait-ce possible ?

 

Je trouverai sûrement une excuse plausible.

 

Je ne pourrai pas quitter ce monde joyeux

 

Sans avoir entendu « la « Clameur des enfants »

 

Serait-ce possible ne serait-ce qu’un instant ?

 

 

 

J’aimerais pouvoir entendre

 

Ces « Clochers » sonnant à grandes volées.

 

J’aimerais pouvoir voir sa grandeur.

 

Qui doit être d’une grande splendeur

 

Eh oui, vous l’avez deviné,

 

Je parle de Notre-Dame adorée.

 

Malheureusement c’est une « Construction qui grandit »

 

Mais surtout qui vieillit…

 

 

 

Belen C.-O. [5e 1], déc. 2020.

 

 

 

 

 

     Le désir de vérité

 

 

 

« Depuis le Commencement du monde »,

 

Les enfants sont comme placés,

 

Dans une « Chambre dorée ».

 

Personne n’a eu « la Courtoisie de leur expliquer »,

 

Que notre monde est plein de « Ciselures » profondes.

 

 

 

La quête de vérité

 

Que tout le monde veut mener,

 

Les enfants en sont incapables,

 

Personne ne veut leur en parler.

 

On préfère ne pas leur répondre.

 

 

 

Alors ils sont comme placés,

 

Dans un monde de questions sans réponses,

 

« Cette Catastrophe » quand ils apprennent

 

Qu’on leur a caché la vérité

 

Mais c’est la vie, personne ne peut changer le passé.

 

 

 

Alice-Marie V.R. [5e 1], déc. 2020.

 

 

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POÉTIQUE PODIUM DES 5e2

 

 

 

I – IRIS E. - « Le désir est la « Clé » » poème d’Iris E.

II – ESTHER G. - « Désir de merveille »

III – LISE M. « Sombre passé » - Après cet événement… 

IV – LAUREN S.K. « Lettre à ma mère »

V – LAIA H. « Le désir de voyager »

 

 

 

Podium établi par le poète Alain NOUVEL

 

 

 

 

 

Le désir est la « Clé »

 

D’un bonheur enchanté

 

Pour pouvoir y entrer

 

Il faut le désirer

 

 

 

Pour ça je vais vous expliquer

 

Comment entrer dans cette « Cité »

 

C’est comme « Une Charmante Créature »

 

Qu’on a envie d’apprivoiser

 

Mais qui cache sous sa fourrure

 

Des milliers d’armes ensorcelées.

 

 

 

Pour s’enfermer dans ce palais

 

Il faut désirer être libre

 

Et tous ceux qui vous en parlaient

 

Ne disent qu’une part de vérité

 

 

 

« Cette redoutable Cour des Miracles »

 

Existe dans tous les esprits

 

Et il n’y a que les monarques,

 

Qui ont une agréable vie,

 

 

 

Qui n’arrivent à dépasser

 

Que la muraille de cette « Cité.

 

Ils ne sont pas si malheureux

 

Ils sont déjà pourris-gâtés

 

Comparés aux miséreux

 

Qui n’ont que ça pour s’échapper

 

 

 

Commentaire : Le désir le plus important

 

Reste celui d’être content

 

 

 

                    Iris E. [5e 2].

 

 


 

 

Désir de merveille

 

Une personne m’appelle en me disant,

 

« la Charité s’il vous plaît »,

 

C’était un homme assis par terre.

 

Tout ce qu’il avait eu pour Noël était

 

« une Chenille sur une orange »,

 

Je lui offris « Ce Colosse de Saint Christophe »

 

en chocolat. Il me traita d’ange.

 

 

 

Plus tard, pendant que j’étais dans « un flux

 

Continuel » de personnes.

 

« une Cacophonie magnifique » parvint à mes oreilles,

 

Des « Cloches » sonnent,

 

Ce que je vois m’émerveille,

 

Noël est « une Construction qui grandit »,

 

Et qui jamais ne finit.

 

Sur une place, je prends une glace…

 

     Esther G. [5e 2].

 

 

 

 

 

Sombre passé

 

 

 

 

 

Après cet évènement

 

Une « Ciselure fine et profonde »

 

Se referma

 

La « sorte de Chimère » qui était en moi

 

S’échappa

 

En laissant derrière elle un vide

 

Mais aussi un désir

 

Un « désir de bien faire »

 

Un « désir d’oublier » cette période sombre

 

 

 

C’était comme si je revenais à la vie

 

Avec d’autres envies

 

Je sortais « d’un tortueux labyrinthe »,

 

Le labyrinthe de la vie, fait de difficultés,

 

Je n’éprouvais plus de craintes

 

A part celle d’y retourner.

 

 

 

Lise M. [5e 2].

 

 

 

                         

 

Lettre à ma mère

 

 

 

J’arrive aujourd’hui, vendredi midi,

 

Dans cette splendide ville d’Italie.

 

Papy est là, juste devant moi.

 

Cela faisait longtemps, presque trois ans

 

que je ne l’avais pas vu ni entendu.

 

 

 

Cette « Cacophonie magnifique »,

 

Cette « Calligraphie gothique »,

 

Quelle beauté infinie !

 

Ce que je désire ?

 

Rester ici à vie.

 

 

 

Tu dois te demander ce que je fais !

 

Une « promenade des rues et des Carrefours »

 

Puis un goûter : glaces et petits fours.

 

Nous admirons aussi,

 

« Tous les masques du Carnaval de Venise ».

 

 

 

Je désire juste pour rire,

 

Etre « une Céleste Créature ! Une danseuse

 

des rues »

 

Qui déambule à côté de moi.

 

Aussi belle qu’une vie.

 

Lauren S. [5e 2].

 

 

 

 

 

Le désir de voyager

 

 

 

Je rêve de lointains rivages,

 

A la mer aux multiples visages.

 

Aux bleus miroitant des océans,

 

Aux flèches argentées des requins blancs.

 

 

 

Je rêve de « cette Chambre dorée »

 

Au sable légèrement brulé.

 

Où « depuis le Commencement du monde »,

 

« Causer à voix basse » est une nécessité.

 

 

 

Je rêve de nature,

 

De « Célestes Créatures »,

 

D’humidité agréable,

 

De cette flore inapprivoisable.

 

 

 

Je rêve de neige,

 

D’un blanc phénoménal,

 

De températures plus qu’hivernales,

 

Dans un pays occidental.

 

 

 

Je ne rêve plus de rien,

 

Car en me réveillant ce matin,

 

Je compris

 

Que pour voyager,

 

La seule personne exigée,

 

Serait par déduction,

 

Mon imagination.

 

 

Laïa H. [5e 2].

 

**

 

POÉTIQUE PODIUM DES 5e3

 

 

 

I LOUISE S. - Mon nouveau désir

II LAOUENAN V. - Désir de voyager

III ARTHUR S. - Cette catastrophe

IV ALIX B. - « Je courais dans les grandes rues… »

V SUZANNE C.G. - Le désir de voyager

 

 

 

Podium établi par le poète Thierry SAJAT

 

 

 

Mon nouveau désir

 

 

 

L’avez-vous déjà vue ?

 

Cette splendide jeune fille des rues ?

 

C’était il y a fort longtemps …

 

Elle a bien grandi maintenant.

 

 

 

Tout avait commencé lorsque je faisais

 

« Ma promenade des rues et des Carrefours »,

 

A cette époque, je n’allais pas très bien,

 

Quelques problèmes de famille et d’économies,

 

Quand je la vis pour la première fois, elle dansait,

 

Selon ma guise, personne ne la connaissait.

 

 

 

Cette jeune femme exprimait,

 

Comme un désir de liberté, je ne sais pas,

 

Elle dégageait une sorte de « Cacophonie »,

 

« Magnifique », un désir d’apprendre à la connaitre,

 

« Devant le ciel de Cuivre du Couchant »,

 

« Elle combinait toutes Ces imaginations »,

 

Une beauté sans pareil, quelle rébellion !

 

 

 

« Une Céleste Créature » !

 

« Une danseuse des rues » ainsi que

 

« depuis le Commencement du monde »,

 

Elle me fit ressentir le désir de vivre.

 

 

 

            Louise S. [5e3]

 

 

                                                 

 

 

Désir de voyager

 

 

 

Aujourd’hui je pars voyager loin très loin,

 

Découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles personnes,

 

Dans une forêt qui m’emmènera dans un coin,

 

Je me sens seul comme une étoile dans le « Ciel »,

 

 

 

Heureusement, pas dérangé, je peux rêver,

 

Admirer un petit lac,

 

Allongé dans une herbe sèche,

 

« Curieux », je décide de me lever,

 

Continuer à explorer cette beauté,

 

J’aperçois un vieux « Chêne » qui pleure,

 

C’est une énorme « Catastrophe »,

 

Pourquoi ne pas lui parler,

 

 

 

Pour le consoler et l’aider,

 

Je ne vais pas me « Cacher »,

 

Et surtout pas l’abandonner,

 

 

 

J’entame la « Conversation »,

 

Je reste avec lui, je veux le rendre heureux,

 

A partir de maintenant,

 

Je voyagerai tout le temps.

 

       Laouenan V. [5e3]

 

 

 

Cette Catastrophe

 

A  Je ne suis aimé par personne.

 

B  Mes parents préfèrent un chien à moi.

 

B  « Depuis le commencement du monde », moi,

 

A  Gaspard, je ne connais personne.

 

 

 

A  Enfermé dans un cachot très sale,

 

B  Quand « un Curieux échantillon de cette variété »,

 

B  Qui ne pousse qu’en été, est à mes pieds.

 

A  Non, je ne veux pas quitter cette salle.

 

 

 

C Je suis enfermé depuis douze années,

 

D Car j’ai commis « Cette Catastrophe », d’être né.

 

C Je ne désire qu’une seule chose, être aimé.

 

 

 

D Mon geôlier n’est guère d’humeur gaie.

 

E  Quand « une Cohue comme ici » ou là éclate,

 

E  Le sang coule, rouge ou écarlate.

 

 

 

F  Comme « une Construction qui grandit »,

 

F  Mon geôlier me libéra, et comme mes objets,

 

G Se mirent à rire, le monde s’ouvrait à moi.

 

              Arthur S.-J. [5e3]


 

 

     Je courais dans les grandes rues…

 

 

 

Je courais dans les grandes rues bondées

 

« du tortueux labyrinthe de la Cité ».

 

On me poursuivait et moi je m’enfuyais.

 

« La Cathédrale » se dressait devant moi.

 

« Cachée dans la Chapelle », j’entends qu’on m’appelle.

 

Elle me retrouvera, je l’ai toujours su.

 

 

 

« Les Cloches sonnant à grandes volées »,

 

J’admirais « les Calligraphies gothiques » des pierres.

 

« Cette cacophonie magnifique » m’apaisait.

 

Je gravis les escaliers qui menaient aux tours.

 

J’aimerais voir ce paysage tous les jours.

 

A portée de main, Paris était magnifique.

 

 

 

J’ai toujours su que la jeunesse m’échapperait

 

Et que la vieillesse me rattraperait,

 

Mais en ces dernières années d’enfant,

 

Je désirerais juste être libre.

 

                      Alix B. [5e3]

 

 

 

 

 

     « Depuis le Commencement…»

 

 

 

« Depuis le Commencement du monde »,

 

La planète a des arbres, des fleurs, des animaux,

 

Et des humains à sa surface.

 

Mais ils ont pris le dessus sur la nature,

 

Et nos arbres, nos fleurs, nos animaux meurent.

 

 

 

Auriez-vous « la Courtoisie de m’expliquer ?»

 

Ils se croient juste supérieurs à cette beauté.

 

Aujourd’hui, en 2020,

 

Il y a de la déforestation

 

Et des animaux en voie de disparitions.

 

 

 

Avec « ma Curiosité de poète »

 

Je me suis intéressée au sujet

 

Et j’ai le désir de protéger notre planète

 

Qui crie sans cesse sa douleur.

 

 

 

Alors ayez « la Charité s’il vous plait »

 

De nous aider à protéger notre grand-mère

 

Si fatiguée par ces méchancetés.

 

 

 

« Il y a Cent Cinquante ans »

 

Que je vois sa santé décliner

 

Il faut la sauver à tout prix !

 

          Suzanne C.-G. [5e3]

 

 

 II) LES COUPS DE CŒUR PAR SEPT POÈMES,

 

TROIS POÈTES INSPIRÉES

 

 

 

   Bonjour Delphine ! afin que tu participes à notre livre sur 22 ans d'activités "Printemps des Poètes" Collège Sainte-E (Tome 2, T1 publié en 2018 chez Unicités) je te propose de choisir 7 poèmes, quelle que soit la classe, tes 7 poèmes préférés !

 

      Ne pas hésiter à lire et relire et, au début, on est un peu déroutés par les insertions de micro-citations hugoliennes; on a l'impression que les poèmes se ressemblent, mais, avec des relectures, les préférences poétiques devraient arriver...

 

     Laurent Dyrek

 

*

 

     Bonsoir Laurent, Heureuse de participer à cette fête au sein d'un collège enthousiaste ! Merci de ta proposition ; je découvre ce soir puis relirai dans quelques jours et t'enverrai mes sept coups de cœur. Par ailleurs, es-tu intéressé par quelques lignes autour de la manifestation du Printemps des Poètes, ai-je bien compris ?
     Merci beaucoup des joyeux vœux d'inspiration ! Que la tienne continue de fleurir aussi librement, Delphine.

 

*

 

    Oui Delphine pour l'organisation et un court texte sur le Printemps des Poètes le thème de l'année et ce que tu y vois et n'hésite pas aussi un poème sur le Désir avec ou sans mots hugoliens un de tes poèmes qui courent leur belle éternelle épatante lumineuse fantaisie !

 

     Cordipop et légendes des siècles ! Laurent 3D57

 

 *

 

     Donc : choisir parmi les 61 poèmes des 3 classes (en une seule pièce jointe) tes "7 Coups de Coeur" et éventuellement de consacrer quelques lignes au Printemps des Poète,

 

     l'événement récurrent, l'évocation de la saison, de l'écriture, de l'inspiration, du mois de mars, le thème du Désir en 2021, après le Courage en 2020, après la Beauté en 2019 et l'Ardeur poétique en 2018, tes 7 coups de Cœur poétiques, le Choix d'y intégrer à Sainte-E la Consonne C de la Cathédrale de N-D avec des Citations de Hugo..., thèmes à traiter à guise... en prenant le temps de lire et de choisir, l'écriture peut venir dans un second temps, à guise

 

     Pour chaque classe je dispose d'un poète juré adulte qui choisit un podium de 5 poèmes dans une seule des 3 classes. Je demande à deux femmes poètes, dont toi, d'établir leurs Coups de Cœur pour l'ensemble des 3 classes et j'ai demandé aussi à une ancienne lauréate de nos concours maison.  Ainsi ferais-tu partie d'un "Collège" au sens de la Renaissance ! de lecteurs précieux, dont les choix pourront motiver et inciter d'autres talents encore à trouver leur pleine expression et leur essor !

 

    En te souhaitant, Delphine, de l'harmonie, de la forme, de l'espérance, du jeu, encore de la fantaisie, toujours plus de créativité, du vert de vivre qui passe aussi en termes de saisons par la reverdie printanière !

 

     Cordipoeti artisti et milrécits Laurent Dyrek, dit L. Desvoux-D'Yrek au 25 février 2021.

 

     PS Pia de 6e3 est arrivée 3e du Concours de poésie organisé par... le Diocèse ! (thème « Devant la Crèche »). Et j'ai appris avant-hier qu'une élève de 5e2 est sur le podium de « Patrimoines en Poésie 2021 » (une soif pour la Poésie ! et pour le Patrimoine d'Ile-de-France, le Conseil Régional a eu un record de nombre de textes, alors qu'à mi-temps de leur concours les musées fermaient !).

 

*

 

     Bonjour Laurent, ma délibération se termine, je te l'envoie ce soir ou demain matin. Vive cette fraîcheur poétique ! c'était étonnant à découvrir, vivifiant !

 

     Delphine B.

 

 *

 

     Suspense vivifiant aussi. Délibéraction ! L3D57

 

 

 

 Bonjour, voici mon action poétique du matin…

-  « J’ai découvert cette ville-fantôme » de Jade

- « Cela faisait cinq ans » par Lucile

- « Le désir d’un humain… »  par Jaewon

- « Désir de danser » par Clara P.-F.

-  « Le désir » par Agathe

- « Désir de liberté » par Alexis

- « Moi et la céleste créature » par Manon

sont parmi mes plus forts coups de cœur

 

 

 

et voici quelques lignes sur « Le Printemps… » : 

 

      Parce que la vie n’existe pas sans désir et que la poésie est toujours une histoire d'engagement à soi et au monde, le thème du festival du « Printemps des Poètes » puise dans nos entrailles sans oublier ceci : si le désir vers mille choses est passager et parfois rempli d'absences, le désir de vie, lui, nous ancre et nous dépasse. C'est peut-être là qu'est la poésie, dans cet espace libre, partagé par tous, cette fête follement fraternelle. Que vive ce « Printemps des Poètes » plus que jamais !

 

     Bonne suite, Laurent et bravo d’avance à tous !

 

*

 

     Bonsoir Laurent, que j'ai aimé lire les poèmes des élèves, cela m'a rappelé les ateliers d'écriture que je donnais pour des 6e 5e - j'espère pouvoir recommencer l'année prochaine - quelle force et pureté ! Je t'envoie ma sélection dans quelques jours. En attendant, j'ai écrit un poème sur le désir - je l'ai partagé sur ma page FB, je n'ai pas résisté ! Le voici ici et je te dis à bientôt et merci encore !

 

 

 

    Le désir me prend comme une vaste tempête
il a mille noms mais sa main surgit
au creux de mon oreille quand le ciel fête
une nuit incendiaire et sa traînée de suie
    je m'étonne alors, je penche, je soulève
un bout de mon royaume et son décor de soie
me voit soudain grandir, pousser, quelle trêve
me voir soudain monter au-dessus des lois
    je ne sais plus quelle heure, je ne sais plus quel mois
je ne sais plus quel vent se dresse ni quel air s'abat
le monde s'est-il éteint ? ses voix auraient-elles fui ?
je demande un indice au jour, une ombre à la nuit
    quand elle avance, grave et secrète, glacée
c'est mon âme alors qui se dresse, nouveau-né
comme une fleur cachée du jour en pleine terre
et qui perce, qui hume, qui dit ''j'espère''

 

 

 

      Poètamicalement, Delphine BURNOD.

 

 **

 

 Le choix de Céline Aurimond, poète :

 

 

 

     voici mes poèmes favoris… surtout :

« Le garçon qui désirait parler à la lune » Clara D. [5e 1]

 « Le désir de voyager » Laïa H. [5e2]

Et…

« Pégase » de Pauline P.  [5e3]

« Le désir de partager » Madeleine A. [5e 1]

« Le désir de vérité » Alice-Marie V.R. [5e 1]

« « Cloches sonnant », je courais… » Alice B. [5e 2].

« Le désir » Lilou B. [5e 2].

 

 

 

     Chers grands enfants, merci pour ces belles lectures. J'ai apprécié vos différentes réflexions, émotions sur le thème qui vous était proposé. Les poèmes choisis me semblent parmi les plus riches quant à la qualité de l'écriture, la suggestion par leurs images, leur originalité ou encore la profondeur de leur pensée. Chacun, chacune a pu exprimer ce qui, le plus souvent et c'est bien normal, lui ressemblait. Le voyage, doit-on y lire une envie d'évasion, revient le plus souvent quand il est question de désir. Sans doute êtes-vous inspirés, aussi, par votre programme scolaire ! Bravo !

 

 

 

 

Coucou Laurent,

 

 

 

                                Et voici un poème sur le thème du Désir

 

 

 

Regarde

 

Ton reflet

 

Mais je suis une partie de toi

 

Je suis en toi je suis en toi

 

Tu es mon joaillier mon magnétisme opale de feu

 

Mon érosion 

 

Cueille-moi donc du marais salant

 

Que ma teinte laiteuse s’infiltre

 

En dessous de l’argile

 

Irise-moi

 

Que sur toute la côte 

 

Il pleuve soleil

 

Attrape-moi dans le ciel

 

Dans toutes les profondeurs 

 

Accueille-moi, loge-moi

 

Crie-moi

 

Car en toi

 

Plus rien ne peut me prendre

 

Et j’y suis si vivante

 

Et si vaste

 

 

 

     Céline AURIMOND

 

 

 

**


 

     Choix d’Andréa M. :

 

 

 

     en 3e - lauréate il y a deux ans

 

lors du Printemps des Poètes consacré au thème de la Beauté -

 

 

« J’ai découvert cette ville fantôme », Jade D-C, [5e 1]

« Le désir de partager » Madeleine A. [5e 1]

« L’irréparable tristesse » Mati J. [5e 1], déc. 2020

Le désir de vérité Alice-Marie V.R. [5e 1],

« Le désir de voyager » Laïa H.[5e 2].

Moi et « la Céleste Créature » Manon L. [5e 2].

« La suite de la vie » Camille D. [5e 3].

 

 

 

**

 

 

 

Tous textes, sélections et choix qui seront/sont

 

sur « Le Blog de Monsieur Dyrek »

 

et dans le livre prochain

 

           à paraître avant l’été 2021 :

 

 

 

C’EST ARDEUR  & BEAUTÉ,

 

           C’EST COURAGE  & DÉSIR 

 

 

 

Plus de 20 ans de Printemps des Poètes

 

Description : Notre Dame de Paris dessin

 

  Au Collège Sainte-Elisabeth !

 

années impaires + 1 année bissextile !

 

 

 

 

 

Postface de l’écrivaine et poète Cécile Oumhani,

 

 

 

la suite du livre publié en 2018 : DES CHIFFONS DE JAVEL…

 

AUX ARDENTS POÉTIQUES, aux éditions Unicité.

 

 

 

20 ans de Printemps des Poètes,

 

     dans un collège parisien,

 

          les années paires, préface d’Alain Borer,

 

               Président du Printemps des Poètes.

 

 

 

Document forgé par M. Dyrek. Assistance graphique : M. Frère. Mars 2021.

 

"C'est la Classe" Résultats poèmes à la lettre C Composés en 2020 en 3 écoles de France et les Cadeaux

 

Palmarès poèmes Lettre C :

              «C’est la Classe !»

 

    Remerciements à tous les élèves avec nos félicitations pour leur élan et générosité d’écriture, comme aux professeurs qui les ont lancés sur les Chemins de l’aventure poétique et langagière avec tout plein de mots Commençant par C !

    Vous, oui vous, Citez-en 12, trouvez-en 12 en ouvrant un livre, d’accord, pourquoi pas un dictionnaire ! Et vous verrez se lever quasi faciles et ludiques des blés de mots, à fleur créative ! et belle !

    Cordipoeti ! Laurent Dyrek au 1er jour printanier de l’an 21 !

 

     Alya, CM1,

Les CE2 et CM1, Ecole Henry Perrot de Lons 64

Et Théo de CE2 Et Cécile de CM1

3 livres de Haïkus et Tankas d’animaux leur seront envoyés !

et un livre de Maximes, Fables et Devinettes de Léonard de Vinci pour leur classe !

**

Les Choix de Catherine Diot :

    Après lecture, émue pour certains, admirative pour tous, voici un choix :

5eB, 6 sur 6 ! Collège Jean-Baptiste Lasalle à Seine-Saint-Denis

« Cortège de Chanimaleries vers le Ciel »

- Khalil O - Nabil A - Imran I - Tony N - Jawad

6 livres de Haïkus et Tankas d’animaux leur seront envoyés !

et un livre de Maximes, Fables et Devinettes de Léonard de Vinci pour leur classe !

 *

5eC, 7 sur 10 ! Collège Jean-Baptiste Lasalle à Seine-Saint-Denis

« Composition en C de certains Cinq C »

- Ismaël GH - Samy N - Iles M - Silly C - Lazar C - Emma D - Saïd K

   et « le récit « Charlie » de Lucie D. de la 5eC.

8 livres de fables ou de poèmes leur seront envoyés !

et un livre de Maximes, Fables et Devinettes de Léonard de Vinci pour leur classe !

 *

6e Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe

- Alix B. - Shérine B. - Anaë B. - Pierre-Antoine P. - Timothé R-C

Des diplômes leur seront offerts.

 *

5e Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe

- Brice A - Milana B - Arthur B - Jade DC - Octave P

- Jean-Louis R dit "Le prolixe" ou "L'Inspiré" !! - Hermine S.

Des diplômes leur seront offerts !

 

        Choix établi par Catherine Diot,

    professeure de français en Île-de-France.

**

    Ces travaux d’écriture ont été composés

en 3 écoles de France en 2020 :

 

 Sous la Direction de leur professeure des Ecoles,

Christine Estève, Pyrénées-Atlantiques.

Ecole Henry Perrot de Lons 64.

*

Collège Jean-Baptiste Lasalle à Seine-Saint-Denis

Travail poétique sous la Direction de leur professeure

de français Mme Aurore Moralès

en décembre 2020.

 *

Collège Sainte-Elisabeth Paris XVe

Travail poétique, littéraire et testimonial

sous la Direction de leur professeur

de français M. Laurent Dyrek.

**

      Sélection par l’organisateur de textes en-C-et-en-prose remarquables

Collège Sainte-Elisabeth, Paris, XVe

-« Une curieuse rencontre en c », dès mai 2020, Alice-Marie V.R., alors en 6e écrivant,

en suivant une consigne inspirante, un récit à consonne caracolant ! Récit fictif et imaginatif !

et les 10 témoignages des 4 Temps :

-Augustin B. 5e1 -Iris B. 5e2 -Inès C. 5e2 -Armand E-L 5e2 -Maxime F. 5e2 -Juliette G. 5e2 -Lise M. 5e2

-Athénaïs P. 5e2 -Marc-Antoine R. 5e2 -Louen R. 5e2

 

     Une curieuse rencontre en c

     J’ai quitté ma cité avec ma famille dans notre cabriolet. J’ai longé la côte atlantique puis pris le chemin de carrosse le long du canal du midi pour me rendre à Carcassonne en passant par Castelnaudary où on mange du cassoulet ! Arrivée à destination, j’ai regardé le château et j’ai escaladé la côte pour aller voir la statue de Dame Carcasse qui avait quitté ce monde depuis des centaines d’années.

     Là se dressaient des remparts, où avaient vécu des chevaliers. Il était déjà tard, mais j’étais décidée à parcourir les couloirs du cœur de la forteresse.

     J’entrais donc émerveillée, j’avais l’impression d’être une princesse du moyen âge. Quand d’un coup, je fus chahutée par une femme courant à toute allure, ayant une robe, une cape et une couronne. Une actrice ! Je ne vois pas de caméra ; mais ils doivent tourner un film… Il faut que je la suive ! Je courais donc à travers la cité.

     La femme s’arrêta ; tout de suite j’allai la voir pour lui demander quel était le thème du film qu’ils tournaient. Mais elle ne connaissait pas les films. J’étais stupéfaite quand elle m’annonça qu’elle était Dame Carcasse et qu’elle cherchait son cheval Carcassonne qu’elle avait perdu. Elle ne reconnaissait pas sa cité et elle voyait à chaque coin de rue des sortes de charrettes, carrosses, qui étaient en fait des voitures. Mais à son époque ça n’existait pas.

     Je me fis couper avant la fin de mon explication par des claquements de sabots contre les pavés ; c’était son cheval Carcassonne. Elle se jeta sur lui pour lui faire un câlin, et d’un coup ils disparurent…

     Le crépuscule commençait déjà à arriver au-dessus des chemins de ronde. J’avais passé la nuit ici ! Mes parents devaient être morts d’inquiétude. Je rentrai à l’hôtel. Devant un café et un chocolat chaud j’expliquais ma mésaventure à mes parents qui me dirent que mon cerveau détenait une imagination débordante… La prochaine fois j’irai au château de Cucugnan !

        Alice-Marie V.-R. 6e 2 en mai 2020.

**

 Cortège de

Chanimaleries

Vers le Ciel


Concours « Prix La Classe »

Ensemble Scolaire Lasalle Saint-Denis 5B

 

Ce qui est clair !

      C’est clair

Ce coquillage

Se cache

      A l’air

C’est clair

Ce cerf

Se contemple

Face au temple

      C’est clair

Ce canard

Se marre

Malgré lui

      C’est clair

Ce crocodile

S’incline

Face au cygne

     Khalil O.

*

Je chante que le chef

Chasse un chat chatoyant

C'est la grande classe !

     Vincent F.

*

Je chasse que le chameau sans cyphose

Choque le cortège

C'est la grande classe !

     Khalil O.

*

Ce chat mon ami

     Ce chat mon ami,

Chasseur de souris,

Il saute sur mon lit,

Comme si tout lui était permis.

      Couché au soleil,

Mon ami le chat vit un rat.

Et le voilà courant et sautant !

      Coupable de tout ce qu’il cassa.

Continuant ses bêtises

Il se cacha dans le débarras

Je l’appelle Chacha et le revoilà !

      Ce chat mon ami

La nuit couvrant le ciel,

Ce chat mon ami fidèle,

      Cherche mes câlins habituels,

Couché sur son coussin bleu ciel.

     Nabil A.

*

     Nageant dans sa crique

Chante le cyprin

L’admirant d’un coin

S’amuse le colin

      Merlin le carassin les rejoint

Et les prévient soudain :

      « Oh mes compagnons tout près

Sont les ragondins ! »

     Imran I.

*

Je ne chante que dans ma chambre

Chuchote chaque comptine

C’est la grande classe !

     Tony N.

*

Le Ciel

     C’est beau

Le Ciel

S’éclaire

Au soleil

      C’est beau

Cette cascade

S’écoule

En courant

Calmement 

     Jawad L.

**

Composition

enC

de certains 

CinqC

 

Concours « Prix La Classe »

Ensemble Scolaire Lasalle Saint-Denis 5C

   

Je chuchote que le chat s’est enfui

Chevauchant la pluie

C’est la grande classe !

     Ismael G.

*

Je chantonne que dans ma chambre sans chant.

Je change de voix, discret étant.

C'est la grande classe !

     Samy N.

*

Je chante que dans la chorale

Chuchotent les Djinns

C’est la grande classe !

    Ilès M.

*

     Sans armure

Si sûre

Mais combat

      En rempart

Cette chose

Si on ne l’ose

      C’est sûr

Que l’on y restera

      Sans armure

Si sûre

      Mais combat

En rempart

     Lazar C.

*

     C'est clair

Ce canard

S'éclate le cou

      En courant

Sur la route

     Silly C.

*

C’est la grande classe !

Je ne chasse qu’avec mon arc

Chargé de flèches empoisonnées

C’est la grande classe !

     Ema D.

*

Je chagrine que sans le chevalier

Je cherche le Graal en chevauchant les prairies.

C’est la grande classe !

     Myriam B.

*

    C'est clair

Ce cheval

S'énerve

      Avec sa mère

En son enclos vert

C'est clair

     Silly C.

*

Je cherche que le club de Chelsea

Change de coach

C’est la grande classe !

     Said K.

*

Je chante que la chanson sans cloche

Chahute la salle

C’est la grande classe !

     Inès A.

*

Je chante que le chant sans charme

Chamboule le cœur du public

C’est la grande classe !

     Said K.

*

Je chantonne que le chant charge

Sans chauffer et se change pour Noël,

C’est la grande classe !

     Walid I.

**

Un récit amorce par Lucie ! :

Charlie

       Charlie était un enfant sage et curieux. Il lui suffisait d’écouter un conte de chevalier pour être comblé.

      Ce fut au collège, en cours de mathématiques, que tout commença : on vint le chercher et on l’amena au directeur. Il y avait d’autres enfants dans le bureau. Le directeur leur dit :

     « Nous avons remarqué de réelles capacités chez vous et nous allons vous conduire dans un endroit conçu pour vous ».

      On les fit monter dans un véhicule qui n’était ni un camion ni un car scolaire. C’était une sorte de chariot avec de grandes roues circulaires en bois. Il démarra aussitôt. A la droite de Charlie, un enfant faisait des calculs compliqués dans un petit carnet. Au sortir de la ville, le paysage était différent de d’habitude. Au lieu d’être de couleur grisâtre, à cause du calcaire, les falaises qui bordaient la route étaient cuivrées.

     La route était chaotique : il y avait des cailloux partout et les roues menaçaient de casser à la moindre secousse. Au bout de cinq heures, ils avaient tous mal au cœur. Puis, il y eut un virage particulièrement serré. Si le chariot ne tournait pas, il risquait de percuter une énorme falaise sur laquelle était dessiné un cercle cramoisi.

     Or le chauffeur continua tout droit ! Le véhicule s’éleva alors un peu comme pour atteindre le milieu du cercle. C’était la catastrophe !  Les enfants se préparèrent à la collision. Mais, contrairement à toute attente, Il n’y eut pas le moindre choc ! Ils traversèrent la falaise comme si ce fut une fine membrane de papier !

     De l’autre côté, tout était calme. Ils se retrouvèrent au sommet d’une petite colline. Un homme vint à leur rencontre :

 « - Cette falaise est un filtre qui ne laisse passer que ceux qui sont dignes de contrôler les quatre éléments.

- Quoi… ? Comment… ? Où sont les autres… ? Où sommes-nous ?...

- Bienvenue dans le monde de la magie les enfants ! »

                     de Lucie D., Cinquième C, Saint-Denis

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      Ecole Henry Perrot de Lons 64 :

 

     A Cause de toi

A Cause de toi méchant virus

Plus de Câlins

Plus de Copains

Plus de mamies

Plus de papis

Plus de Cousins

Plus rien

 

A cause de toi vilain virus

Plus de Couleurs

Que de la peur

Plus de joie

Plus que toi

Du matin au soir

Quel Cauchemar !

 

A cause de toi méchant virus

Partout c’est la Crise

Partout plus de bises.

C’est pas drôle

Tous ces Contrôles

Ce Couvre-feu

C’est malheureux

Mais j’y crois fort moi au vaccin

 

Et pour toi virus

Ce sera la fin.

     Alya, CM1, Ecole Henry Perrot de Lons 64.

 

Ah enfin les résultats dira peut-être Alya Ah ah ! Eh bien les voici, et pour la rime les voilà !

Et avec ton poème rythmé et à refrain, Alya, on chante et l'on fait quelques pas !

     Laurent Dyrek au 2e jour du printemps 21 !

 

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                       Confinement

Quel Calvaire !

Quelle Colère !

Quel Cauchemar !

Quelle Crainte !

 

Quel Courage il nous fallut

Pour traverser ce tunnel

D’ennui et de peine !

 

Nos Cœurs Chagrins

Ne plus voir nos Copains

Ne plus voir sa famille

Ou se balader en ville.

 

Copier sans arrêt

A la maison

Les leçons…

 

Et si avec un vaccin

On en voyait la fin ?

 

La rengaine serait plus jolie

Elle pourrait être poésie...

Il suffirait d’un autre ton

Pour que ce soit notre Chanson.

     Les CE2 et CM1, Ecole Henry Perrot de Lons 64

 

Sous la conduite de leur professeure des écoles Christine Estève.

 

Eh bien chantons, eh bien dansons ! eh bien vivons !

 

                     Ensemble posté par Laurent Dyrek sur « Le Blog de Monsieur Dyrek »

                                                                  l’après-midi du premier jour du printemps 2021 !

 

17 mars 2021

PrésentationJeudi18mars18hEnLigne Facebook Beit Project à Paris est passé par la 5e1 ! école nomade quêtant Traces mémoire

   C’EST QUOI EXACTEMENT

                                              CE BEIT PROJECT

à PARIS et à SAINTE-E !?

 

Jeudi 18 mars, dès 18h, vivez la présentation en ligne

Facebook live # the beit project 

 

Le « Beit Project à Paris » les 5e1 y ont participé !

Mais aussi tout Sainte-Elisabeth, voici comment :

 

     La classe de 5e1 a été associée à une belle aventure et le 18 mars à 18 heures, d’abord sur le réseau social Facebook ouvert à tous, arrive l’heure de sa présentation ! - en ligne entièrement !

     Madame Richard, chef d’établissement, nous a proposé, par les coordinateurs d’Histoire/Géo et de Français, ce qu’elle appelle « un projet européen intéressant », ce « Beit Project à Paris», école nomade au cœur de l’espace urbain. Nous avons présenté la candidature d’une classe - et avec la 5e1, nous avons été les « locaux » de l’étape, l’événement se situant surtout dans notre XVe. Or, avec la crise sanitaire, le travail de connaissances intergénérationnelles (interview des passants) et générationnelles (meilleure connaissance d’autres collégiens) s’est tout déroulé en interne dans les locaux de Sainte-Elisabeth.

     Les personnes qui ont été interviewées par nos jeunes « journalistes », comme les a appelés la Dame de l’accueil, étaient des professeurs de Sainte-Elisabeth, des membres du personnel ainsi que des élèves, toutes personnes ayant accordé autorisation de diffusion. Dès le 18 mars 18h vous pourrez découvrir la présentation des vidéos réalisées à Sainte-Elisabeth et d’un précieux making-of, ainsi que dans 2 autres écoles participantes (mais lesquelles ?…) et vous pourrez découvrir et apprécier des facettes de personnes que vous côtoyez tous les jours, vous allez « rencontrer » davantage ces personnes évoquant leur parcours – oh combien de chemins de vie mènent à l’école ! - ou leur rapport à Paris et à d’autres lieux. Beaucoup ont joué le jeu de répondre à des questions sur l’Histoire, le Patrimoine, la lutte contre les discriminations.

     Les élèves enthousiastes posaient les questions parfois de façon un peu rude et ces questions manquaient souvent de liant, ce qui pouvait dérouter les interviewés, c’est un constat aussi, alors qu’arrive la semaine de la presse, que journaliste est un métier exigent. Cependant le travail de montage entièrement réalisé par les élèves eux-mêmes dans les salles informatiques de notre école sur plusieurs séances a permis de lisser les présentations et ça aussi ce fut un travail exigent, requérant de nombreuses qualités, relatives à ce qui concerne les dimensions visuelles et sonores. Deux vidéos ont été réalisées en mars dans la classe de 5e1 pour recueillir les témoignages de ce que le Beit Project a apporté aux collégiens en termes d’intérêt, d’expression, de réflexion, d’écoute, de découvertes de leurs camarades et de travail collectif sur des éléments de technique autant que de citoyenneté.

            Texte et photos : Laurent Dyrek, professeur de français. Présentation en mars 2021.

 

Alors c’est quoi exactement ce Beit Project ?

       «…un projet européen éducatif et social associant «vivre ensemble» et découverte du patrimoine urbain pour réfléchir sur des sujets de société contemporains. Des élèves entre 11 et 15 ans d'établissements et de milieux socio-culturels différents se retrouvent pendant deux journées le temps d'une classe nomade pour découvrir un lieu patrimonial de la ville et s'interroger sur des questions de société. Ils vont ensuite à la rencontre des habitants pour débattre avec eux et réalisent une vidéo-création qui synthétise leur action et propose une réponse au thème de société qu'ils auront choisi d'approfondir. »

     Ainsi Lucy Winkelmann, la coordinatrice sur Paris, présente-t-elle les objectifs et les enjeux du projet qui engrange les actions de ville en ville et d’année en année de cette association créée il y a dix ans par l’architecte David Stoléru. Faire réfléchir, à partir d’éléments d’Histoire et de patrimoine urbain, dans le XVe arrondissement autour de Dupleix / Bir Hakeim, d’engager à rencontrer l’autre, à travailler en action par le dialogue, la découverte et la réflexion ce qu’est l’altérité. Le travail de filmage et toute la séquence mettent en avant l’intérêt pour le sens. - L’aspect esthétique n’est pas la visée, cependant nous avons encouragé la créativité, l’originalité, un effort de présentation chez nos 5e1, ainsi que leurs facultés d’expression !

     Site internet : http://thebeitproject.org

     « Lien direct à cette présentation : https://www.facebook.com/351285958259479/live/ (libre accès, sans nécessité d'être inscrit à FaceBook) »

 

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Le « Beit project » arrive à Paris !

     La classe de 5e1 est associée à cette belle aventure en novembre 2020

- les 5e2, eux, ont bénéficié de la sortie à la crypte de Notre-Dame en octobre.

    La chef d’établissement nous a proposé, par les coordinateurs des disciplines d’Histoire/Géographie et de Français, ce qu’elle appelle « un projet européen intéressant », ce « Beit Project à Paris», école nomade au cœur de l’espace urbain. La candidature d’une classe de notre collège, la 5e1, a été acceptée, nous sommes en quelque sorte les « locaux », les natifs de l’étape, l’événement se situant surtout dans le XVe. « J’ai confirmé l’intérêt que porte notre Etablissement à leur projet, et notre volonté d’y participer. », nous déclare la Directrice adjointe du collège.

     Vous trouverez ici quelques photos de cette semaine où beaucoup d'élèves se sont investis et où certains se sont pleinement révélés ! Les remerciements vont à l'organisatrice Lucy W. et aux quatre facilitateurs en relais sur deux fois deux jours comme au duo qui s'est chargé du making of, du documentaire portant sur les tournages et leur préparation, que nous verrons plus tard avec les vidéos réalisées par nos jeunes collégiens ! Ont été interviewés des lycéens, des professeurs, des membres du personnel et notre chef d’établissement. Certains ont bravé leur timidité face à la caméra ou la difficulté d’exprimer un point de vue à brûle pourpoint ! Qu’ils soient tous chaleureusement remerciés d’avoir joué le jeu.

    Prochain rendez-vous créatif le jeudi 26 novembre au matin : le montage par les élèves eux-mêmes en équipes de leurs films ! ...Eh bien avec les aléas de l'Internet et les mystères de la connexion comme la complexité de la tâche, il nous faudra plusieurs séances...

Présentation du Beit Project

     Un projet de nature européenne, Bruxelles, Bucarest, Athènes, Lodz, Marseille et Nantes cette année en France avant Paris et sa banlieue. Cette association à but non lucratif connaît plusieurs années d’activités pour ce projet lancé à Paris dès 2011 et qui va ouvrir sa deuxième décennie de projets de villes en villes.

    Faire réfléchir, à partir d’éléments d’Histoire et de patrimoine urbain, dans le XVe arrondissement autour de Dupleix / Bir Hakeim, à travailler en action par le dialogue, la découverte et la réflexion ce qu’est l’altérité et la manière de réaliser le vivre-ensemble. Avec des courts métrages pour leur conception, réalisation et montage. Deux autres écoles, l’une à Créteil dans le Val-de-Marne – à l’autre bout de la ligne 8 par rapport à notre école – en fil suburbain qui nous relie -  et l’autre à Paris dans le Onzième.

     Les interviews devaient se dérouler autour de la maison du « Faire Liens » - fermée en raison du confinement – ils auront lieu alors… au sein de notre école ! Peut-être verrez-vous, avez-vous vu passer de petites équipes d’élèves et de facilitateurs posant des questions sur le quartier et quelques éléments d’Histoire, de patrimoine ou de citoyenneté. Le projet associe le patrimoine historique à la lutte contre le racisme, l’exclusion sociale et les discriminations.

     Maison ? c’est justement la signification de la lettre Beit dans l’ensemble des langues sémitiques – hébreu : bayit, arabe : bayt, akkadien : bïtu, bëtu, phénicien : byt etcetera et auparavant, en langue protosémitique : bayt. Un pictogramme initial de l’époque du Bronze moyen représentait une maison dans sa forme élémentaire. Monsieur Stoleru l’architecte qui a créé cette association a évoqué aussi, en réunion de préparation, la forme de la porte, comme lieu d’accueil, d’ouverture possible.

       Le Beit Project est passé par ici, il repassera par là ! Créativité, Citoyenneté, Histoire, Enquête, Témoignages, Débats, Recherches, Entretiens, Filmages, Découvertes de nouvelles facettes des uns et des autres !

     Article et photographies par Monsieur Dyrek, professeur de français, associé au Beit Project pour Sainte-ElisaBeth ! Paris Novembre 2020 « Le Blog de Monsieur Dyrek », avant mise sur le site de l’établissement Sainte-Elisabeth Paris, 15e. Site Beit Project : http://thebeitproject.org

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    Projets complémentaires pour les 6e et 5e : « Patrimoines en Poésie », 5e édition - nous y avons une lauréate sur le podium, si, si avec un poème superbement illustré sur... Le Pont des Arts ! Vous en saurez plus le 27 mars à partir de 17 h sur le site Région Ile de France de Patrimoines en Poésie... en visio, pour la remise des prix !

https://www.iledefrance.fr/jeu-concours-patrimoines-en-poesie-2020

« Si on lisait à voix haute » vidéos de lectures deuxième édition organisée par « La Grande librairie ».

Le concours de nouvelles sur « La porte secrète » avec le Festival de Rouen- nous y avons un trio de lauréates, si, si !, remise des prix le mardi 23 mars... en visio ! avec un beau fleuve pour connexion !

En interne à S-E, les concours de récits inter6e "Mars 51 !" et de poèmes 5e « Printemps des Poètes » Le Désir et les expressions en C de Hugo ! - Résultats sur ce "Blog de Monsieur Dyrek" dès le samedi 27 mars 2021 !

      Photos à créditer : Laurent Dyrek novembre 2020.