Le blog de Monsieur Dyrek

25 juin 2019

POSSIBILITÉS DE LECTURES EN 6e ET EN 5e ! Pour l'été, l'automne, l'hiver, le printemps, l'été Livres cycle 3 cycle 4

 POSSIBILITÉS DE LECTURES EN 6e ET EN 5e !

 

         Amis des livres ou futurs amis des livres !, nous vous présentons ici des lectures estivales et collégiennes pour amplifier le goût des mots et des récits.

1)    Vous trouverez d’abord un choix de titres, classés en a) Divers b) Récits c) Poésie.

2)    En nouveauté cette année, j’ai complété de titres proposés par les élèves eux-mêmes a) Romans classiques et d’aujourd’hui b) Sagas, séries c) Bandes Dessinées. A chaque fois les noms des auteurs et des maisons d’édition ont été précisés par nos soins. Je remercie les 6e et les 5e qui m’ont permis de faire ainsi moult découvertes livresques !

3)    Vous trouverez enfin un choix proposé naguère par l’Education Nationale.

     Bonnes découvertes à votre tour et de bonnes lectures, sur plages, fauteuils ou balcons !

     Cordialement en ce début d’été 2019. M. Dyrek, professeur de français en 6e et 5e, Le Blog de Monsieur Dyrek, monsieurdyrek@yahoo.fr pour conseils de lectures à nous faire parvenir, avec si possible ce que vous acez apprécié ou préféré pour chaque livre.

 

1) QUE LIRE EN 6e / 5e ? conseils de M. Dyrek fin de cycle 3 / début de cycle 4

 

a) Divers

- Un dictionnaire de langue française adapté au collège à consulter chez soi, en évidence et d’accès aisé sur le bureau Hachette Dictionnaire scolaire  9-14 ans ou le Robert Collège  ou  Larousse du Collège le dictionnaire des 11-15 ans

- Bescherelle Poche, Édition Hatier ou tout autre manuel de conjugaison comme le Bled.

- Moi, Galilée, par Yves Chéraqui, Collection Moi, mémoires chez Casterman. Vient régulièrement animer à S-E des ateliers d’écriture et de scénarios notamment à S-E.

- La vie au Moyen-Age – au château, à l’église, au village…  par Brigitte Coppin, Castor Doc.

- Les Aventures de Philémon, bande dessinée française de Fred. Fantaisie et fantastique.

- L’Art de l’ailleurs, Palette, 2013. Hélène Gaudy venue animer des ateliers d’écriture à S-E. Pépite du livre d’art 2013.

- Petites histoires des expressions de la mythologie, par Brigitte Heller, Flammarion J, 2013.

- Arithm’Antique, vidéos expliquant les Sciences antiques par l’Histoire, l’étymologie, sur le site internet « La Vie des Classiques ».  Par Antoine Houlou-Garcia.

- Astérix, les citations latines expliquées, par Bernard-Pierre Molin, éditeur Chêne.

 

b) Récits

-Aucassin et Nicolette, auteur anonyme du Moyen Age, récit alternant vers et proses, par chapitres.

-Fabliaux du Moyen Age, textes anonymes adaptés par Pierre-Marie Beaude, Gallimard.

-Le Camembert volant, d’Arrou-Vignod, « Folio Junior » Gallimard. Collection Le Livre de Poche Jeunesse, et toutes les aventures des 6 frères prénommés Jean, très vivantes, palpitantes et faciles à lire. « Les Jean-Quelque-Chose, une famille aux petits oignons ». (Du même auteur, la série « Enquête au collège »).

-Ocre, de Beaude, suivi de La statuette de jade d’Arrou-Vignod, « Folio Junior » Gallimard.

-Issa, enfant des sables, de Pierre-Marie Beaude, Éd. Gallimard, Collection Folio Junior n°1220.

-Les Lumières du matin,  et Dans les jardins d’mon père, Robert Bigot, Acte Sud Junior, Une si petite flamme, Syros Jeunesse, à partir de 13 ans.

- Chat perdu, de Jean-Noël Blanc, Folio Junior Gallimard jeunesse 2008,

-Nos Ancêtres, 3 histoires fantastiques d’Italo Calvino, Gallimard.

-Enzo, 11 ans, 6e 11 par Joëlle Cormier, signalé par un élève de 6e.

-Yvain ou le Chevalier au lion, Chrétien de Troyes, traduit et adapté par Beaude, Belin Gallimard

- En pleine lucarne de Delerm, présenté par un élève de 6e, sur le monde du sport (football).

-Les Contes d'Apothicaire, de Régine Detambel, La Bibliothèque Gallimard. (L’auteure attribua le prix Gallimard de la meilleure lettre à la 6e3 de Sainte-E dans les années 2000 !)

-Le Pays où l'on n'arrive jamais, d'André Dhôtel, Éd. Gallimard, Collection Folio Junior, n°464

-Jérémy ou la semaine ordinaire d’un enfant ordinaire, Jérôme Dutot, Les Editions AE.

- La Fille qui lisait dans le métro, par Christine Feret-Fleury, livre trouvé dans une boîte à livres, lu d’une traite !

- S.O.S Titanic – Journal de Julia Facchini, 1912, par Christine Feret-Fleury, un autre récit de Transports et combien mouvementé !

-Le Grand Meaulne, Alain Fournier. Un grand classique par un auteur mort parmi les premiers lors de la Grande Guerre.

- 35 kilos d’espoir, d’Anna Gavalda, roman jeunesse, découvert grâce à une famille.

-Momo petit prince des Bleuets, de Yaël Hassan,Tempo Syros, incite à la lecture et à l’écriture

-La Fiancée du Nil, de Christian Jacq, Édition Magnard, Coll. Classiques et Contemporains.

-Mondo et autres histoires, de Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de Littérature, collection Classico, collège, no34, Belin-Gallimard.

-Sans nom ni blason, de Jacqueline Mirande, Édition Pocket, Collection Junior 1997.

-Beau-Sire, cheval royal et Libraire de nuit de Jacqueline Mirande, Castor Poche Flammarion.

- La Sixième et Lettres d’amour de 0 à 10 ans par Susie Morgenstern

-La Rivière à l'envers, de Mourlevat, Éd. Pocket, Collection Junior, par une élève en exposé.

- Jefferson, de Mourlevat, roman très récent où le héros est un hérisson.

-Le Faucon déniché, de Jean-Côme Noguès, Pocket Jeunesse 2003.

-La Grammaire est une chanson douce, d'Érik Orsenna, indiqué par un parent d'élève. Suite aussi inventive,  réjouissante : Les Chevaliers du subjonctif, La révolte des accents, Et si on dansait

- Les Kamo, par exemples Kamo et moi, L’Agence Babel, par Daniel Pennac, Folio Junior.

- L’œil du loup, par Daniel Pennac, court récit très beau, fantastique et social.

-Le livre des Merveilles de Marco Polo, adapté et raconté par Beaude, Folio Junior Textes Classiques, 2015, no1720.

-Meurtres à la cathédrale, de Martine Pouchain, « Folio Junior » Gallimard.

- L’œil d’Horus, premier tome d’une trilogie égyptienne, par Arthur Surget, Castor Poche.

- De la Terre à la Lune, par Jules Verne, anticipation du premier pas sur la Lune, récit paru en 1865, soit 104 ans avant l’odyssée lunaire.

-Les Pilleurs de Sarcophages, Le secret du papyrus d'Odile Weulersse, Livre de Poche Junior.

 

c) Poésie

- Calligrammes, 1918, Apollinaire, poète de la modernité et de la beauté.

- Le Rap des Rats, Les poules parlent, Mon Kdi n’est pas un Kdo, La cuisine au beurre noir, 4 livres de poésiepar Michel Besnier, illustrés par l’immense Henri Galeron. Editions Motus.

 - La Grammaire en fête, Andrée Chedid, Père Castor Flammarion, 1995. La romancière et poète a été jurée en 2004 d’un de nos concours du Printemps des Poètes 5e à Sainte-Elisabeth.

- Innocentines, poèmes pour enfants et pour quelques adultes René de Obaldia, poète né en 1918.

- Chantefables et Chantefleurs, RobertDesnos, poète surréaliste et résistant.

- Des Chiffons de Javel… aux ardents poétiques, comportant des poèmes d’élèves de Sainte-Elisabeth depuis l’an 2000, poèmes finalistes des Printemps des Poètes, présentés par Laurent Dyrek, Editions Unicité, Tome 1, préface d’Alain Borer, Président du Printemps des Poètes.

- L’Iliade et L’Odyssée, Homère, traduction de Victor Bérard pour le rythme puissant et poétique, Gallimard.

- Fables, La Fontaine, grand poète alliant poésie, récits, fantaisie et sagesse. (Autres fabulistes français à découvrir Anouilh, Florian et… Léonard de Vinci !?)

- Les Métamorphoses, Ovide, grand poète latin sublimant les récits grecs. Plus de 200 récits à découvrir de ce grand écrivain qui a inspiré bien des peintres !

-Exercices de style, de Raymond Queneau, Édition Gallimard. Un livre étonnant et stimulant !

- Gratitude et Reconnaissance en Poésie, Panthéon Universel de Poésie, comportant notamment des poèmes de 6e et de 5e de Sainte-Elisabeth.

- Et toutes les anthologies de poésie par lieux, époques ou thèmes !

 

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     2) Quelques titres conseillés en juin 2019 par des 6e et des 5e de Sainte-E :

 

a) Classiques de la Littérature et romans d’aujourd’hui conseillés par des élèves :

- L’arbre aux souhaits, Charlie et le grand ascenseur de verre, de Roald Dahl

- « La Chèvre de Monsieur Seguin », d’Alphonse Daudet, parmi Les Lettres de mon Moulin.

- Notre-Dame de Paris, Victor Hugo. Par exemple dans la version Textes Classiques abrégés de Patricia Arrou-Vignod, Folio Junior.

- Croc-Blanc, de Jack London

- Sans famille, d’Hector Malot

- L’Auberge de l’Ange-Gardien, de la Comtesse de Ségur. Chez Hachette.

- Cinq semaines en Ballon, Voyage au centre de la Terre, de Jules Verne.

- L’homme invisible, de H-G Wells, Le Livre de Poche.

*

- Serafina et la cape noire, roman fantastique de Robert Beatty

- Les Loups-Garous de Thiercelieux, Lune rousse, par Paul Beorn et Silène Edgar, Editeur Castelmore. Le destin de Lapsa et de Lune. L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

- La Révolte des animaux moches, de Coline Pierre, Edition Rouergue.

- Verte de Marie Desplechin, Ecole des Loisirs.

- L’Affaire Caïus, de Henry Winterfeld, Ldp Jeunesse (la vie quotidienne dans la Rome antique par un groupe d’écoliers)

- Cheval de guerre, de Michael Morpurgo (histoire d’un cheval de ferme témoin de la Grande Guerre de 1914-1918), Gallimard Jeunesse.

- Ippon, de Jean-Hugues Oppel, « Fais-toi peur », Syros.

- Quand Hitler s’empara du lapin rose, de Judith Kerr, roman autobiographique et historique. Ecole des Loisirs.

- Wonder, de R.J. Palacio, récit du petit August et roman choral à plusieurs narrateurs. Un élève de S-E a écrit qu’il s’agissait de son livre préféré !

 

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b) Sagas, séries romanesques conseillées par des élèves :

- Les Lumières de Paris, Gwenaële Barussaud, exemple Pauline, Demoiselle des grands magasins, Fleurus.

- L’Epouvanteur, série de Joseph Delaney. Le héros chasse les mauvais esprits et s’oppose aux forces du mal. Bayard Jeunesse.

- Le monde de Lucrèce, par Anne Goscinny avec des illustrations de Catel. Tome 1, page 11,  on trouve cet alexandrin de Lucrèce qui vient d’arriver au collège « Il est loufoque, le prof de français !». Gallimard Jeunesse.

- Les Roses de Trianon, Annie Jay, série romanesque se situant à la veille de la Révolution française, Bayard Jeunesse.

- Journal d’un dégonflé, de Jeff Kinney, Seuil Jeunesse.

- Le Dernier Magicien, de Lisa Maxwell, tome 1 : L’Ars Arcana, livre ancien concernant tous les secrets. Casterman.

- Gardiens des cités perdues, saga de Shannon Messenger

- Harry Potter, de J-K Rawling, Gallimard Jeunesse.

- Héros de l’Olympe, de Rick Riordan,ldp Jeunesse.

- Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, de Lemony Snicket, Roman Junior Nathan.

- Les Royaumes de Feu, de T.Tui Sutherland, Gallimard Jeunesse.

- Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux, de Tolkien

- Poppy Pym, par N. Wood. Série concernant une orpheline de 12 ans.

 

c) Bandes dessinées conseillées par des élèves :

- Le Château des étoiles, série de bande dessinée française par Alex Alice. Et si la conquête des étoiles avait un siècle d’avance ?

- Spirou et Fantasio, des reporters, Bd à plusieurs auteurs chez Dupuis, publication franco-belge depuis 1938 dans « Le Journal de Spirou » ! – certains personnages secondaires se sont vu consacrer des albums ad hoc : Gaston, Marsupilami, Le petit Spirou et Zorglub., Champignac et Supergroom.

- Les Carnets de Cerise, série de bande dessinée en 5 tomes, par Joris Chamblain et Aurélie Neyret. Editions du Soleil. Récits et enquêtes d’une jeune fille ouverte et curieuse qui veut devenir romancière…

- Les Enfants de la Résistance, série de bande dessinée par Benoît Ers et Vincent Dugommier. Editions Le Lombard.

- Les aventures de Tintin, Bd de Hergé (notamment les deux épisodes lunaires : Objectif Lune et On a marché sur la Lune ! publiés dès le début des années 1950.)

- Une aventure rocambolesque… La Ligne des fronts, de Manu Larcenet. Chez Dargaud. Album de bande dessinée humoristique, artistique et fantastique.

- Les Légendaires, série de bande dessinée française de Patrick Sobral à la communauté de fans impressionnante. Récits des 5 justiciers légendaires protecteurs du monde d’Alysia.

- La Rose écarlate, série en Bd, de Patricia Lyfoung. Mélange des styles franco-belge et manga. Chez Delcourt.

- Lou, série de bande dessinée française créée par Julien Neel, publiée chez Génat. Lou, entrant au collège, est vive, drôle, créative et indépendante… Elle vit seule aves sa mère dans un « immeuble orange »…

- Les Cahiers d’Esther, par Riad Sattouf, Allary Editions.

- La Mort de Captain Marvel, Bd de Jim Starlin, le final du héros !

     Et des mangas, des mangas, des mangas…

 

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3) COLLÈGE : QUELQUES AUTEURS À L’INTERNATIONALE RECOMMANDÉS PAR LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE, il y a quelques années

Contes, PERRAULT, GRIMM, ANDERSEN,

ANONYMES, Les Contes des Mille et Une nuits, Le Roman de Renart

AYMÉ (Marcel) Les Contes du chat perché

BOILEAU-NARCEJAC, la série des "Sans Atout"

BRISOU-PELLEN (Évelyne) Le Défi des druides, Le Fantôme de maître Guillemin

BUZZATI (Dino) La fameuse invasion de la Sicile par les ours

CARROLL (Lewis) Alice au pays des merveilles

DAHL (Roald) Matilda, Sacrées sorcières

DAUDET (Alphonse) Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon, Lettres de mon moulin

DEFOE (Daniel) Robinson Crusoë

FAULKNER (William) L'Arbre aux souhaits

GARFIELD (Leon) La Montre en or

GAUTIER (Théophile) Le Roman de la momie

GRIPARI (Pierre) La Sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca

HEMINGWAY (Ernest) Le vieil homme et la mer

KESSEL (Joseph) Le Lion, Une Balle perdue

KING-SMITH (Dick) Babe, le cochon devenu berger, Le Nez de la reine

MODIANO (Patrick) / Sempé (Jean-Jacques) Catherine Certitude

MORGENSTERN (Susie) Premier amour, dernier amour

NOZIÈRE (Jean-Paul) Retour à Ithaque

PEARCE (Philippa) Tom et le jardin de minuit

PENNAC (Daniel) La série des "Kamo"

RENARD (Jules) Poil de Carotte

SEMPÉ / GOSCINNY, La série du "Petit Nicolas"

SHELLEY (Mary) Frankenstein

STEVENSON (Robert Louis) L'Île au trésor

UHLMAN (Fred) L'Ami retrouvé

VERNE (Jules) Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers

WELLS (H.G.) La Machine à explorer le temps

WILDE (Oscar) Le Prince heureux, le Géant égoïste et autres contes

 

 


17 juin 2019

« Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine. Et Chédid ! 17 juin 2019 Français épreuve anticipée Séries ES-S

    « Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine.

Et Andrée Chédid nous fit partages !

 

Session 2019 Epreuve du lundi 17 juin 2019

Français épreuve anticipée Séries ES-S Objet d’étude :

Ecriture poétique  et quête du sens, du Moyen  Age à nos jours

 

     Texte A : Alphonse de Lamartine, « L’Isolement », strophes 1 à 6, Méditations poétiques, 1820.

     Texte B : Anna de Noailles, « La Vie profonde », Le Cœur innombrable, 1901.

     Texte C : Andrée Chédid, « Destination : arbre », Tant de corps et tant d’âme, 1991.

     Texte D : Yves Bonnefoy, « La pluie d’été », Les Planches courbes, 2001.

 

**

 

    « Nulle part le bonheur ne m’attend », écrit Lamartine. Dans un texte poétique d’une certaine ampleur, vous prendrez le contrepied de cette affirmation, en évoquant l’épanouissement et la plénitude du poète au sein de la nature. Vous pourrez choisir d’utiliser une forme versifiée ou une prose poétique.

 

     Comme beaucoup, je me doutais que la poésie allait revenir dans un corpus ! Et j’y attendais le poète Guillaume Apollinaire, l’inventeur du mot surréalisme. Parmi les « quatre fantastiques » poètes, on trouve aux bornes chronologiques un représentant du romantisme français et un promoteur de la « poésie de la présence », qui avait présenté à la Bibliothèque de France en conférences le spécificités des poésies anglaises et françaises et le rôle de pivot qu’avait joué Baudelaire.

     J’ai traité le sujet d’invention en prenant le « contrepied ». « Attention à la marche en descendant du train »… Une collègue professeure aussi a été inspirée par ce sujet et a composé deux poèmes ce jour ! Mais la Nature est absente de mon estrambot, ce sonnet prolongé ici en 19 vers comme le nombre d’années du siècle. J’ai écrit ensuite un deuxième estrambot nommé L’Estrambonheur ! – un pendant à L’Estrambeauté, poème paru dans Chiffons de Javel… aux ardents poétiques, où l’on trouve principalement des poèmes des 5e des concours de poésie Printemps des Poètes depuis l’an 2000 lors des années paires.

     Dans ce corpus du Baccalauréat de juin 2019, on trouve deux femmes poètes, l’auteure de merveille sensible du Cœur innombrable  et la grande poète et romancière Andrée Chédid qui a un lien avec notre collège ! En effet, elle a été associée à deux reprises d’années paires à nos animations d’écriture poétique et en 2004 c’est elle qui a défini le palmarès depuis son appartement avec vue sur la Seine à Beaugrenelle dans notre XVe, après avoir reçu les poèmes sélectionnés et elle avait par la suite dédicacé des exemplaires de son recueil de poésie jeunesse pour les lauréats.

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     Le thème de la solitude convoqué dans le poème de Lamartine, en synchronicité !, est exactement celui que propose Johanne Hauber-Bieth pour son prochain opus des livres du Panthéon Universel de Poésie (thème programmé depuis des années !). Jeunes et adultes peuvent envoyer leurs poèmes sur ce thème pendant tout l’été !

     Et vous pouvez m’envoyer aussi tout l’été des estrambots, ces sonnets étranges car possédant plus de 14 vers ! sur des sujets que vous voulez, des lieux, des fables commençant par L, comme « Le Libraire et le Livre-Lys », des couleurs, le Bateau-Ville, le Navire-Monde, la Poésie, les Planètes ! et tous sujets de votre été et de toutes vos saisons ! à monsieurdyrek@yahoo.fr

   

    Estrambot du Bonheur (question des compléments)

 

Le bonheur te viendra quelque temps quelque part

Quelque temps et ce temps n’est pas encore inscrit

Sur quelque parchemin de quelque scribe ou docte

C’est à toi de l’inscrire à ton propre journal

Et que dure ce temps plus qu’un jour ou qu’un soir

 

Plus qu’un mois, une année, une décennie, art

De vivre ce bonheur et de le cultiver

T’appartient, peu importe aquilons et zéphyrs

Ce bonheur te viendra quelque part, à côté

De tes chemins tracés, programmés, prévisibles

 

Et malgré les soucis, les cailloux, les rochers

Malgré les embarras de la ville et du monde

Un mixte de recul, de hauteur et d’amour

D’acceptation de toi, des autres dont tes proches

 

De savoir distinguer ce que tu peux changer

Et ce qui ne dépend ni de toi ni des tiens

Un bonheur où les compléments circonstanciels

Ne sont pas essentiels au bonheur accompli !

 

     Texte y916 par Laurent 3D56

      Ecrit à Paris le lundi 17 juin 2019, après les cours en collège et le jour du sujet du baccalauréat de français avec un corpus sur la poésie et un sujet d’invention à partir du vers de Lamartine à démentir : « Nulle part le bonheur ne m’attend ».

 

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      Extraits du recueil Des Chiffons de Javel… aux ardents poétiques,

publié au printemps 2018 aux Editions Unicité :

 

2004 5e « Nous les saisons », poète référent : Andrée Chedid

     - Photographies en noir et blanc de dédicaces d’Andrée Chedid

2010 5e « Je m’émerveille », poète choisie Andrée Chedid

      En 2004, j’ai demandé à la grande Andrée Chedid, rencontrée une première fois dans une galerie parisienne dans les années 80, puis une deuxième fois dans le cadre de sa présentation au « Mercredi du Poète », que je fréquentais pour la qualité des auteurs présents, tant dans les invités, les conférenciers et le public féru de poésie, d’être notre première poétesse ou première poète à être notre auteur référent et j’ai organisé le concours « Nous les saisons » en donnant, pour la première fois, aux élèves un réservoir de mots puisés dans l’œuvre de la poète, ce qui constitue un appui très fort et une ouverture pour eux, en plus d’extraits choisis mettant en avant les saisons. Le vocabulaire donné permet de sortir d’une routine personnelle et ouvre - à l’autre et à son univers. Je suis allé remettre les poèmes finalistes dans leur appartement du quartier Beaugrenelle à Andrée Chedid qui m’a accueilli en présence de son mari, ce couple charmant avait voyagé d’un fleuve à l’autre, comme elle le retrace dans Du Nil à la Seine et la libraire Catherine, près de l’école, a témoigné avoir souvent vu passer la poète dans la rue de notre école, ce qui me faisait voir ce cadre quotidien usé de tant de pas d’un regard renouvelé et émerveillé. Elle dédicaça son ouvrage Grammaire en fête aux lauréats, les pages de ces dédicaces sont ici présentées.

     J’ai voulu redemander en 2010, en organisant « Je m’émerveille » d’après un poème de l’auteure, à Andrée Chedid, mais j’appris que des problèmes de santé ne lui permettaient pas d’être à nouveau notre poète référent. Elle est reconnue comme une de nos plus importants auteurs francophones, tant par ses romans, que par ses recueils de poèmes en vers libres, et profonds et forts dans une grande simplicité de présentation. Le lieu livresque de Beaugrenelle a pris récemment le nom de Médiathèque Andrée Chedid et l’inauguration a été faite en poésie et en musique, car la famille a dans sa lignée les chanteurs Louis et Matthieu Chedid – le fameux « M », mais encore Anna et Joseph.

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     Les poètes référents soient remerciés aussi pour la qualité de leur choix, leur temps qu’ils ont consacré à nos apprentis poètes et pour les poèmes ou les commentaires souvent étoffés qu’ils ont accordés après leurs lectures. Certains de ces poètes, comme Andrée Chedid, de bords de Nil et Seine, Jean-Marcel Lefebvre, de bords de Lys et d’Aa, ou Rouben Melik, de bords de Seine et Bièvre, ont rejoint le paradis des poètes et des quidams instruits murmurent encore leurs strophes nues quand les poètes ont disparu. D’autres œuvrent encore avec une belle énergie créative, comme Vénus Khoury-Ghata, de bords de Seine et de Nahr Beyrouth ou Lionel Ray, d’entre Seine et Saint-« Laurent B. » ou Philippe Delaveau, d’entre Seine et Tamise (lisez dans notre livre le poème de son chat londonien, Marmaduke).

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NOUS LES SAISONS

Le Printemps des Poètes 2004


      En hommage à la poète d'aujourd'hui Andrée Chedid qui dans un recueil original pour la jeunesse Grammaire en fête a composé des monologues d'éléments de la ponctuation et du langage voulant chacun prouver qu'il est indispensable. Ajoutons que, dans sa vaste production poétique et romanesque, Andrée Chedid, récompensée par le prix Goncourt de la poésie, a également développé le thème des saisons et du temps qui passe, en plus d'évoquer l'importance de l'écoute et de l'attention aux autres.


 


     Dans chacune des 5e, le meilleur poème est récompensé d'un recueil de la poète Andrée Chedid, Grammaire en fête. Les deuxième et troisième de chaque classe reçoivent eux aussi un livre de poésie. Les 12 meilleures productions de chaque classe sont récompensées par un diplôme, sont réunies par extraits significatifs dans un fascicule remis à chaque élève de 5e le dernier jour du collège en juin lors du palmarès - et seront adressées à Andrée Chedid.

Comment participer, quand, en combien de temps ?

 

Palmarès établi par Madame Andrée CHEDID en 2004 :

 

Prix de la 5e1 :


     1er prix Sandra L.
2e prix Loïc T.
3e prix Dounia I.

4e prix Antoine V.
5e prix Adélaïde L.
6e prix Isaure M.-P.
7e prix Mélanie S.
8e prix Alexis G.
9e prix Caroline B.10e prix Alexandre Z.
11e prix Constance D.
12e prix Audrey P.

 

Prix de la 5e2 :


     1er prix Madeleine R.
2e prix Élodie R.
3e prix Marion T.

4e prix Clémence J.
5e prix Valentine H.
6e prix Maud H.
7e prix Julien M.
8e prix Anaïs D.
9e prix Vanessa A.
10e prix Gauthier V.
11e prix Océane D.
12e prix Sixtine H.

 

Prix de la 5e3 :


     1er prix Matthias B.
2e prix Candice A.
3e prix Marguerite J.

4e prix Samantha F.
5e prix Max M.
6e prix Marie T.
7e prix Sarah O'N.
8e prix Pauline M.
9e prix Alixe V.
10e prix Laure C.
11e prix Maxime M.
12e prix Kevin EL G.

 

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Printemps des Poètes 19 mars 2010

Hommage à Andrée CHEDID

 

     POURQUOI UN CONCOURS DE POÉSIE EN 5e ?

Un hommage à la poète d’aujourd’hui Andrée Chedid, fêtée cette année avec le thème « Couleur femme »,  avec un extrait de son recueil Textes pour un poème.

EXEMPLES POETIQUES D’ANDRÉE CHEDID (« Saison des hommes »)

              « Je m’émerveille du rêve qui sonde l’avenir / Des soifs que rien ne désaltère. / Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois, / Gladiateurs d’infini et captifs d’un mirage. / Les dés étant formels et la mort souveraine / Je m’émerveille de croire en notre saison. »

 

     Extraits du recueil Des Chiffons de Javel… aux ardents poétiques,

publié au printemps 2018 aux Editions Unicité.

 

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Saynètes familiales et quatrains en fêtes et lettre juin 2019 de Jean-Philippe Arrou-Vignod aux 6e ! Régalades...

 

SAYNÈTE FAMILIALE

    ET QUATRAINS POUR LA FÊTE !

 

 

      Rédactions de collégiens de 6e parisiens envoyées au printemps 2019

à Jean-Philippe Arrou-Vignod,

l’auteur de la série romanesque consacrée aux Jean-Quelque-Chose.

 

     Bonjour M. Dyrek, Merci d’avoir proposé à vos élèves cet exercice d’expression écrite autour de mes personnages.

Je me suis régalé à les lire. Pouvez-vous transmettre à vos élèves ce petit mot ?

     Merci d’avance et bon été à vous. Bien cordialement. Jean-Philippe Arrou-Vignod

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     « Chers petits amis,

     Votre professeur de français m’a envoyé les petits textes que vous avez écrits en vous inspirant de La soupe de poissons rouges.

     Je me suis vraiment régalé à les lire ! Vous avez beaucoup d’imagination, d’humour et de sens poétique. Bravo à toutes et à tous !

     Je suis ravi que mes personnages vous aient inspirés, et je suis très touché par vos histoires.

     Je vous souhaite une belle fin d’année scolaire, et surtout des grandes vacances pleines de soleil et de lectures palpitantes.

Amicalement.

     Jean-Philippe Arrou-Vignod"                           Lettres reçues le 11 juin 2019.

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Ah quel bonheur de vous lire

Et de transmettre
Jean-Quelque-Chose, tant de Gens-Peut-Etre

Aux élèves vos lettres

Soif de faire lire, ressentir et grandir !


     Laurent Dyrek à Paris ce 11 juin 2019 en courriel-quintil et photos

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     “Expression écrite 6e en Devoir sur table en 55 minutes. Ecrire un récit, une saynète familiale avec les frères et soeurs Joie, Yeux, Anne, Yves, Herserre comportant des dialogues et des strophes de poèmes.

     Les parents ont demandé pour une fête en famille à chaque enfant d'inventer un quatrain (strophe formée de 4 vers) comportant notamment un mot finissant par -igne plus deux mots du vocabulaire des Rois Mages, le roman de Michel Tournier.

     Raconter cette petite scène où les cinq enfants présentent les poèmes de 4 vers et les réactions des uns et des autres, ce dans l'esprit du livre La Soupe de poissons rouges de Jean-Philippe Arrou-Vignod.

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Classes de 6e2 et 6e3 de Monsieur Dyrek,

rédactions écrites en classe à Paris en 2019 après lecture de

 La Soupe de Poissons rouges, un des tomes composés par Jean-Philippe Arrou-Vignod, dans ses “Histoires des Jean-Quelque-chose”, formant Une famille aux petits oignons.

 

      C’est le jour de Noël. Pour cette occasion toute la famille Hapibeurzdet est réunie. Papa et maman ont demandé à chacun de leurs cinq enfants de réciter un quatrain pour l’occasion. Joie, la petite soeur de trois ans, veut commencer. Elle se lève et dit à haute voix :

« Devant la cheminée ocre,

Les cadeaux sont en ligne,

Les chocolats couleur jais je m’en moque,

Ce que je veux, c’est ma poupée Line. »

     Tout le monde sourit et applaudit.

     Mais Yves grogna :

« Line, ça ne rime même pas avec ligne. »

Joie se fâche et jette sa tétine à la tête de son frère.

     Maman dit alors :

« Il suffit ! Puisque tu as parlé, c’est à toi Yves. »

     Le garçon, fâché se place devant Joie et se lance :

« Vive Noël et les chocolats,

Dans leur papier diapré,

Que le chien les mange tous, je ne veux pas,

Ils sont si beaux tous alignés.”

     Les parents lui disent :

« C’est bien mais Noël ce n’est pas que les chocolats. »

     Anne la plus grande qui a douze ans, est d’accord et se lève pour réciter son poème :

« Un Noël en famille,

C’est comme un air de cithare,

C’est la joie qu’on souligne,

Comme une chanson à la guitare. »

     « Bravo ! » crie toute la famille.

Anne salue tout le monde et laisse sa place à Hersere. Cette dernière paraît en colère. Elle pense que sa soeur Anne lui a volé la vedette.

Pour rigoler, Yeux s’approche d’elle et lui fait des oreilles de lapin avec ses doigts. Tous les enfants sourient, sauf Hersere.

« Puisque tu veux faire ton intéressant, c’est à toi Yeux » dit Papa.

     Yeux tire un papier de sa poche et le lit en prenant une grosse voix :

« Je veux faire Noël à Londres,

Habillé en smoking,

Pour y manger du pudding,

Et pas des concombres. »

     Joie rigole en entendant le mot « concombre ».

Yeux boude et lui dit : « Arrête de te moquer de moi ».

     Joie pleure, les parents viennent la consoler quand Hersere dit :

« C’est à mon tour, arrêtez de crier. »

     Concentrée elle récite :

“Noël est un looping,

Y’a des hauts et des bas,

Les cadeaux on les aligne,

Qu’on les aime ou pas. »

     Les poèmes recités, tout le monde se lève et se rue sous le sapin pour chercher son cadeau. Joyeux Noël à tous !

     Tugdual A. 6e3

 

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     C’est l’histoire d’une famille vivant au Maroc. Cette famille nombreuse comporte cinq enfants : Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre. Un jour, à Marrakech, leur papa et leur maman décident d’organiser une GRANDE fête pour la GRANDE famille. Les enfants, vous devez créer chacun un quatrain, annonce le papa. Mais c’est quoi un quatrain ?, crie Herserre, le plus petit. Après une longue explication des parents, les enfants regagnent chacun leur chambre pour y faire leurs devoirs.

     Le soir venu, ils se rendent tous chez la grand-tante Henriette. Elle habite juste à côté du souk. En déambulant dans le dédale du marché, les parents perdent les enfants les uns après les autres. Oh des vautours, fait remarquer le papa à sa femme, cela n’augure rien de bon !

     Il décide d’aller voir le muezzin à la mosquée (celui qui appelle à la prière). La maman est inquiète. Elle se pose beaucoup de questions. Quelques instants plus tard, une voix s’élève du souk et se fait entendre au micro, comme dans les supermarchés : « Les petits Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre sont appelés à l’accueil de la mosquée, les petits Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre sont appelés à l’accueil de la mosquée ».

     En arrivant, toute la famille amusée par cet épisode sans conséquence est bien accueillie par la vieille tante. Ne t’inquiète pas tata, sur le trajet, ils ont eu tout le temps d’écrire leur poème précise la maman. Ils ont même un long moment dans leur chambre.

     Herserre, le benjamin décide de commencer :

Aujourd’hui, c’est mon anniv’

Et je veux me rendre sur les vignes

Même si je fais des esquisses

Pour yeux, j’ai des griefs.

     Puis vient le tour de Joie, toujours aussi joyeuse :

Je m’habille avec une jupe diaprée

Car je me promène dans le pré

J’écris beaucoup de lignes

Quand j’ai mon tee-shirt ocre.

     Yves est le plus fort de famille en poèmes, pourtant son texte n’a rien d’incroyable :

J’aime me rendre au souk

Même si je préfère observer les cygnes

J’adore jouer de la cithare

Et plus tard, je voudrais faire de l’art et fumer le cigare.

     Comme tous, Anne se lance et récite son poème.

Je fais des signes

Et aussi beaucoup d’esquisses

Même si j’ai des griefs

J’aime la terre ocre.

     Reste Yeux toujours  discrète. C’est tout un poème pour elle de prendre la parole :

Souvent j’augure

Au souk

Je joue souvent de la cithare

Pour pouvoir me coucher plus tard

     Et grâce à ce moment en famille, grâce à Yeux qui joue de la cithare, toute la fratrie s’est couchée bien tard.

     Emma B. 6e3

 

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    Le concours entre frères et soeurs

     C’est un matin comme les autres pour cette famille, Herserre et Joie, les deux aînés, se disputent : Tu as pris tous les céréales, tu l’as fait exprès ! dit Joie. Herserre réplique: Mais non, il n’y en avait quasiment plus ! Anne et Yeux réplique en choeur : Et nous ? On en voulait !

(Je suis bien content d’aimer les tartines de beurre), se dit Yves, le plus petit.

La mère arrive en furie dans la cuisine: Ça suffit les enfant ! Votre père et moi avons pensé à quelque chose : vous allez tous les cinq écrire un quatrain qui rime en -igne. Le gagnant sera choisi par votre père et moi et aura le droit de se servir en premier en céréales tous les matins. Vous avez un jour et demi, compris ? D’accord maman, répondent-ils en choeur.

     Comme ils sont en vacances, Yves en profite pour se lever tôt et commencer son quatrain. Il est sérieux contrairement à ses frères et soeurs qui dorment encore.

     Les plus grand ne se lève qu’à 11 heures, sauf Herserre qui compte s’y prendre à la dernière minute. Herserre se lève enfin et dit à Yves : Alors ça va le fayot ? Laisse tomber, t’as aucune chance. Laisse-le tranquille, dit Joie. Yves est imperturbable, son quatrain était enfin prêt. Yeux est assez sérieux, il vient de commencer son récit tandis que tous les autres regardaient la télévision. Joie et Anne filent dans leurs chambres respectives pour commencer leur texte. Herserre est sûr de lui et ne le commence toujours pas.

     Il est 19 heures, les parents allaient écouter les textes de leurs enfants à 19h30. Herserre commence enfin son récit. Mais il se rendit vite compte que ce n’était pas évident et demande à Yves : Yves ? Tu m’aides ? Toi tu préfères les tartines. Non, à ce qu’il paraît, je suis un fayot, et les fayots ne disent pas les réponses.

      Les parents avaient réuni tous les enfants dans le salon :

Herserre, commence, dit le père.

Mais j’ai pas eu le temps de finir, Yves me gênait, dit-il.

Mouais… vas-y quand même.

Je vois une cithare dans les vignes,

Est-ce un souk ou un signe ?

     -C’est tout ? s'étonnent les parents.

-  A toi Joie.

- Alors : Je vois sur le lac, un cygne,

  Il est de couleur bardée, c’est un signe.

  Je sors ma cithare pour lui faire signe

  Il arrive, il trépigne

- Ouais, c’est bien dit la mère, à toi Yeux

- Je vois un cygne

  Vers le souk, dans les vignes.

  Je prends ma carabine,

  Et je tire quand il est sur ma ligne.

- A toi, dit le père en regardant Anne.

- Quand je sors de mon lit, je trépigne,

 J’ai beaucoup de griefs envers Herserre,

 En ce moment, je surveille ma ligne,

 Donc je fais du vélo, vers le lac, en admirant les cygnes.

-Très bien, à toi Yves.

- Je suis le plus petit, j’ai la taille d’un bébé cygne,

  Mais vous ne le savez pas, j’imagine,

  Je joue de la cithare,

  Le soir au souk, jusqu’à tard très tard.

- Bravo à tous, laissez-nous réfléchir maintenant.

- Alors les enfants, les scores sont assez serrés, le dernière place est attribuée à … Herserre, tu récoltes un 5/20.

- Pff… gros nul, marmonne-t-il.

-Le quatrième est … Yeux, on trouvait ton texte un peu trop violent, tu récoltes un 11/20.

- Violent ? mon texte ? répond-il.

- Le troisième est… Joie, tu as un 13/20.

- Cool merci.

- Maintenant, nous allons révéler le gagnant, celui qui aura le droit de se servir en premier tous les matins en céréales… Yves !! Tu as un 19,5/20 et Anne tu es deuxième avec un 18/20.

     Tous les enfants félicitent Yves, ils étaient tous fiers d’eux, sauf Herserre qui est allé s’enfermer dans sa chambre. Ah… les ados…

     Emilie B. 6e2

 

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     Hier soir pendant qu’on regardait Zorro, maman nous a demandé : «Les enfants, demain on organise une fête de famille, ça serait bien que vous inventiez un quatrain, ce quatrain sera composé de un mot finissant par      –igne et deux mots du vocabulaire du livre des rois mages.» Aujourd’hui c’est le grand jour, Joie, qui a 14 ans, commence à lire son quatrain :

«Je marchais dans une vigne,

Quand je vis un papillon diapré,

Il était si beau, si majestueux,

Que je le pris comme un augure doré !»

«Il est magnifique ma chérie, déclara maman, je suis fière de toi !» «Je le trouve beau, mais moi j’aime bien quand il y a des rimes.» dis-je. Anne, Yves et Herserre applaudissent en criant ensemble : «BRAVO !!».

A mon tour :

«Un signe du ciel,

Une esquisse d’une œuvre,

Douce comme le miel,

La couleur était ocre cœur.»

«Bravo Yeux c’est très bien !»s’exclama papa. «Bravo grand frère, dit Anne, mais la dernière phrase n’a pas beaucoup de sens. »

Maintenant c’était le tour d’Anne, qui a 8 ans :

«Le ciel est bleu,

Le professeur nous donne la consigne,

Ce fut un exercice de maths,

Rien de plus beau !»

      «C’est bien mais il manque les mots du vocabulaire et ce n’est point très poétique.», me suis-je exclamé. «Mais Yeux, c’est normal elle a huit ans ! », me gronda maman. Puis ce fut le tour d’Yves et Herserre, mais aucun des deux ne l’avait fait, maman se fâcha et nous envoya tous dans nos chambres. Et ce fut comme ça que la fête se termina.

     Lucille B. 6e3

 

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    La fête à thème

     Une famille de cinq enfants : Joie ; Yeux ; Anne ; Yves ; Herserre, décide d’organiser une fête de famille. Les deux parents, Noel (la mère) et Pâques (le père), demandent à leurs enfants de créer un quatrain chacun sur cette fête.

     Le quatrain de Joie (la benjamine de la famille) :

J’ai un bon augure pour cette fête,   

Plein d’idées me trottent en tête.

J’imagine des lignes de bonbons diaprés,

Et une diarée précipitée.

-Je ne veux pas avoir la diarée, dit Yves.

-Moi je veux des bonbons, retorqua Herserre.

-Il ne faut pas prendre en compte son idée, il n’y a pas grand-chose dans sa tête, répondit Yeux (l’ainé de la famille).

-C’est une très bonne idée, je trouve, dit Anne.

     Le quatrain de Yeux (l’ainé de la famille) :

Je pense à une fête à thème : couleur blanche

Un cygne qui se penche pour cracher de l’eau,

Des musiciens jouant de la cithare

Je ferais les esquisses jusqu’à très tard le soir

-C’est hors de question que tu te couches tard, cria Noel (la maman).

-On va tout salir avec la diarée qu’on aura, dit Yves.

-Mais nous on veut des bonbons, disent Anne, Joie et Herserre.

     Le quatrain d’Herserre :

Moi je dirais une ambiance campagnarde,

Nous pourrions aller dans les vignes celles à coté du souk

Avec des guirlandes diaprées, celle que je garde,

Que je n’ai pas utilisées depuis la fête du bouc.

-Les vignes sont des propriétés privées disent Noël, Yeux et Yves

-On pourra manger des raisins, répondirent Anne et Joie.

     Le quatrain d’Anne :

Nous pourrions aller sur la place des signes bizarres

A coté de mon ancien cours de cithare

On mangera des bonbons à volonté,

Mais j’ai un mauvais augure, donc oubliez.

-Oui t’as raison c’était nul, confirment Noel, Yeux, Joie, Yves et Herserre.

    Le quatrain d’Yves :

Je préparerais des esquisses,

Pour organiser une fête dans le jardin,

On invitera des copains.

La seule consigne : avoir des habits diaprés.

Pâques (le père) revenant de ses courses dit :

-Excusez-moi les enfants et chérie, j’avais oublié de préciser que la fête, c’était l’anniversaire du chien…

     Inès B. 6e3

 

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     Les parents de Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre ont organisé une fête familiale. Papy Jean et Mamie Jeanette, ainsi que les cousins et leurs parents, sont invités. Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre répètent leur quatrain. Soudain, leur mère les appelle.

     MAMAN (joyeuse) : Les enfants, descendez !

ENFANTS : Oui, Maman, on arrive.

Les enfants descendent les escaliers, stressés mais contents.

MAMAN : Joie, tu commences, ma chérie !

JOIE : Je vais vous faire partager mon quatrain.

Ma vie est belle

Comme une hirondelle

Qui vole dans le ciel

Et qui mange des coccinelles.

LA FAMILLE : Bravo Joie ! Quel magnifique quatrain !

     Et ils applaudissent tous.

PAPA : Maintenant que nous avons écouté Joie, nous allons écouter Yeux, je précise : « le Super rappeur » !

YEUX : hey, tout le monde ! Je vais vous présenter mon quatrain :

Je suis beau

Je vais vous impressionner

Avec mes lignes diaprées

Et ma belle cithare dorée

LA FAMILLE : Bravo notre super rappeur !

YVES : C’est même pas du rap d’abord…

MAMAN : Maintenant, c’est au tour… d’Anne !

ANNE (timide) : Bon…jour, je vais vous lire mon quatrain :

La nuit, elle est belle

Elle nous impressionne tous

Avec sa mystérieuse mélodie

Mais on lui fait toujours des griefs

LA FAMILLE : Bravo Anne ! Bravo !

PAPA : Bravo Anne ! Écoutons maintenant notre Yves, le grincheux.

YVES : Je suis même pas grincheux, d’abord ! Bref, je vais vous réciter mon quatrain :

Le rêve c’est magique

Mais le cauchemar ça fait peur

Le bonheur c’est merveilleux

Mais le malheur c’est horrible

LA FAMILLE : Bravo ! Magnifique !

MAMAN : Bien, Yves ! Écoutons enfin notre petite Herserre.

HERSERRE : Bonzour, ze vais vous lire mon quatrain :

Z’aime les cygnes

Z’aime les rats

Et les vases ocres

Mais ze préfère mon hamster

LA FAMILLE : Bravo Herserre ! Tu te débrouilles très bien.

MAMAN : Maintenant, passons à table.

     Après avoir profité d’un excellent repas, la famille sort de table rassasiée et l’esprit rempli de poésie.

     Charlotte B. 6e3

 

*

 

     Il était une fois une famille atypique composée de quatre enfants, trois filles prénommées Joie, Yeux et Anne ainsi que deux garçons Yves et Herserre.

     « Les enfants, descendez s’il vous plait ! » appelèrent les parents en chœur. Les enfants descendirent. « Nous allons organiser une fête de famille sur le thème de la poésie, nous souhaitons avec papa que vous inventiez, chacun, un quatrain en utilisant le livre que vous avez tous lu. », dit maman.

     « Ah oui d’accord, super idée ! » dirent les enfants.

Dans la chambre de Yves :

« Dans mon quatrain voilà ce qu’il y aura

Darkvador a les cheveux noir de jais,

Le chien de Tintin est mort, il en rachète un pour ne pas ressasser de griefs envers lui,

La famille Mimi habite un pays lointain dont la terre est ocre, comme au Maroc, elle communique en faisant des signes ».

     Les parents ne semblent pas emballés, ça se voit à leurs mines…, songe Yves, un peu découragé.

« Mmoui, tu ne t’es pas trop forcé, tu aurais pu imaginer une suite à Darkvador au lieu de partir sur toute autre chose, je crois que Mamie et papy ne vont rien comprendre ! », dit Anne un peu teigneuse.

« De toute manière, tu n’es jamais contente, il n’y a que toi qui fais bien, Madame je suis la plus forte de la famille », dit Yves vexé.

« Allons allons les enfants un peu de calme et reprenons … » dit le papa.

Dans la chambre de Herserre :

« On habitera dans des souks pour vendre des cithares

Des cithares d’un autre temps, dénuées de griefs

Des griefs que des femmes aux cheveux noirs jais ont nourries pendant tant de temps

Si vous ne les voyez pas, faites-moi signe ».

« J’adore, c’est exotique !!! », dit Joie.

« Ah bien moi, je n’aime pas du tout, je trouve ça nul… », dit Herserre.

Dans la chambre de Joie :

« Une princesse aux cheveux noirs jais

Un prince vivant sur une terre ocre

Une reine joue de la cithare

Un roi, sur des lignes, fait des signes ».

«  Ah oui, on voit bien que tu aimes les têtes couronnées !!!! et que tu as regardé Sissi il n’y a pas longtemps !!!! » dit Yeux.

Dans la chambre de Yeux :

« Dans les yeux de ce corbeau noir de jais

Qui joue de la cithare

Sur une terre ocre

Entourée de cygnes ».

« Je ne comprends pas bien la première phrase, mais c’est pas mal… » dit Joie.

     Dans la chambre d’Anne :

« Ma mamie a les cheveux couleur jais

Mon papy aime la terre ocre de son jardin

J’aime bien mon vieil instrument de musique, une cithare

Joie adore jouer avec les homonymes signe et cygne ».

«  Ah oui, et tu penses que ton texte est mieux que le mien peut-être ? », dit Yves un peu revanchard.

« Pas de comparaison, tous vos textes sont originaux, vous avez été très imaginatifs et je pense que vos grands-parents seront ravis », dit maman.

Le jour J est enfin arrivé, chaque enfant récite son petit poème ; leurs grands-parents et le reste de la famille sont enthousiasmés !

     « Bravo, bravo ! », dirent les spectateurs en applaudissant. Les enfants sont très fiers, ils se redressent et saluent la foule !!! « Une vraie réussite cette représentation, une autre, une autre !!!! », dit maman très heureuse.

     Clémence B-T– 6e2 le 13 avril 2019

 

**

 

     Joie et sa sœur jumelle Anne ont quatorze ans. La première aime dessiner et la deuxième faire du sport. Leurs frères Yeux, Yves et Herserre sont des triplés de douze ans qui aiment embêter tout le monde, c'est-à-dire les passagers du bus, leurs professeurs, leurs voisins...

     Ils rentrent tous du collège et se précipitent prendre le goûter dans la cuisine où se trouvent leurs parents Klara et Enzo : Coucou les enfants ! Bonne journée ?, demande Enzo.

Oh que oui ! répondent les frères et sœurs en chœur.

J'ai appris à faire une esquisse !, s'écrie Joie.

Qu'est-ce que c'est ? l'interroge Klara.

C'est un trait de dessin qui est fin, très léger, pas encore net.

D'accord ! Et vous, Yeux, Yves et Herserre ?

Ça ! disent les triplés en montrant une crotte du perroquet de leur voisin.

Allez jeter ça à la poubelle ! s'énerve Enzo. Oups !

Venez dans le salon, papa et moi, on a quelque chose à vous dire.

D'accord maman !, répondent les enfants en se demandant si c'est de bon ou mauvais augure. Ils s'assoient sur le canapé, les parents en face d'eux.

Bon ! reprend Klara. Grand-maman nous invite à sa fête d'anniversaire pour ses soixante-dix ans. Pour lui faire honneur, vous allez faire un poème de quatre vers.

Oh non ! Il faut travailler pour une fête ! Pfff !, s'exclame Yves.

     Dans leur grande chambre, Joie et Anne décident de rédiger secrètement un poème toutes les deux sachant qu'elles ne veulent pas être mêlées aux crétineries des triplés. Deux de ces derniers copient sur leur frère Yeux qui a fini son quatrain d'un air amusé.

     Le grand jour arrive, tout commence par une entrée que les jumelles détestent : du foie gras avec de la salade. Elles le dégustent en grimaçant maintes fois pour faire plaisir à leurs parents. Quelques minutes plus tard, elles sortent discrètement de la table, prennent le micro du DJ sous le coup de l'émotion :

     Ce message est pour notre grand-mère :

« Mamie tu es la plus belle,

  Avec tes cheveux noirs de jais.

  Celle qui joue si bien à la cithare,

  C'est la grand-mère digne et parfaite qu'on aimera à vie. »

Tout le monde applaudit; quant aux triples, ils font le geste de vomir.

Les garçons, à votre tour, dit Enzo en leur jetant un regard noir.

Non, non, papa s'il te plaît ! après le plat ! - Maintenant ou vous serez punis !

- D'accord papa ! râlent les triplés en levant les yeux en l'air.

     Sur l'estrade, Herserre a sorti de sa poche le papier du poème : il décolle un par un les bonbons écrasés, en riant comme une baleine. Derrière lui, ses frères se chamaillent pour allumer le micro et le rejoignent :

Cela est aussi pour mamie :

« Pour mamie que nous adorons,

  Qui achète de bons produits dans les souks.

  Celle qui dit qu'on a le droit de jouer avec de la terre ocre,

  Pour la plus belle mamie qui a un signe mystérieux sur le bras. »

     Retournés à table après un tonnerre d'applaudissements, ils retrouvent leur père très agacé : Les garçons, je ne suis pas content, votre poésie était complètement débile ! Vous serez...

Bah quoi ? C'était pour rigoler ! intervient Herserre. Punis !! finit Enzo.

     Sur la demande de leur mère Klara, la fratrie revient sur scène et prend la parole unanimement en lançant des baisers à la reine de la fête : ON T'AIME MAMIE !

    Lauriane B. 6e3

 

**

 


     Salut moi, c'est Yves avec mes frères et soeurs, on doit à la demande, bien évidemment de nos parents, pondre des quatrains. Pour la fête de la Saint-Jean (entre nous on l'appelle la fiesta de la saint jambon, car la nourriture est grandement présente).
    L'année dernière comme nous nous sommes goinfrés de pâté au saumon bourré de pate au chocolat, Jacqueline, alias notre impératrice mère, de cette façon nous a punis. Imaginez Joie avec sa sucette, à quatre pattes dire pendant l'entraînement :
     "Gue c'est pas ce gui faut faire.
     Le pudding à un bout de vigne dans une terre ocre.
     Hic je vois des Gypaètes et des griefs gue gue gua gua.
     Popo ma maman ma guemander de dire gua "

     La veille de la fête du jambon dans la grande chambre de Herserre et d'Anne dont les rideaux sont diaprés, où court un fil de soie incrusté d'une manière insolite. Joie,Yeux qui est bagarreur, Anne, Herserre et moi étions réunis. Anne étant le plus âgé commença :
Il va falloir trouver des quatrains la fête et demain ça va craindre.
- Tu veux quoi ?, rétorqua Yeux.
-Bah par exemple !, ajouta Herserre.
     "Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous.
     Un jour je ferai Gladiateur.
     Les combattants auront des griefs.

     Une petite esquisse d'idée de ce qu'ils vont se prendre des beignes."
- Ou encore mieux, répliqua Yeux.
     " Moi, je sais comme je suis somnambule. Presque chaque soir

     Papa gros nounours avec son regard de jais,

     Piquait du gâteau digne de ce nom, car il était fait par maman.
     Bon ou mauvais augure, à vous de voir."

- Oh je pense que je fais mieux, rétorqua Anne.
     " Maman chaque matin avant le travail pomponne de parfum son visage.
     Elle prend son sac acheté au souk.
     Vraiment c'est vraiment indispensable ou digne.
     Puis elle va à la messe manger l'Eucharistie."
Il rigole, soudain papa et maman arrivent. Je dis:
     " Je vous avais dit on a du grief à se faire.

     Boum nous sommes cuits, cuits, cuits.
     Morts dans la tombe, nos cadavres, ocre sera la terre.
     Courez, voilà le loup, l'adrénaline monte.",
finit par dire Yves.
      Dans la voiture pas un mot, ce soir la fête se passera dans la voiture en regardant un film. FIN L'histoire ne raconte pas leur sort.

     Louis-Nicolas B. 6e2

 

**

 

     C'était un mercredi pluvieux...

-Joie,Yeux,Anne,Yves et Herserre, hurla maman, où êtes-vous?

Les cinq frères et sœurs étaient en train de dévaliser le placard à bonbons !

Maman entra dans la cuisine :

-Encore en train de manger ! s'exclama-t-elle.

     Au lieu de manger des bonbons, j'ai une joyeuse nouvelle à vous annoncer, continua maman. C'est la fête de Pâques donc, pour montrer que vous êtes des exemples, faites tous un quatrain. Ils montèrent dans leurs chambres et ils redescendirent avec un stylo et une feuille de papier.

Ils s'installèrent dans la salle à manger et, apres un long silence d'environ trente minutes, ils commencèrent à lire leurs quatrains. On commença par Joie :

Anne est une teigne,

On le sait tous,

Avec une cithare,

On la représente comme une esquisse.

     Anne explosa de colère, puis elle lut à son tour :

Joie est une ligne,

Ratée,c'est un grief,

Elle est de couleur ocre,

Quand elle reçoit une note.

     Joie se mit à pleurer, puis ce fut au tour d’Yves :

Un cygne m'a fait signe,

Il etait noir de jais,

Je l'adoptai chez moi,

Quand maman entra, je fis un augure je n'allais plus le revoir.

     Puis au tour de Yeux :

Je me baladais à côté des vignes,

Mes habits étaient diaprés

Je rentrais à la maison,

Mais c'était le souk dans la maison.

     On termine par Herserre :

J'allais mourir de faim,

J'étais sur le point de mourir,

Lorsqu'un Bu… King,

Me sauva la vie.

     On n'avait pas le temps de donner notre avis que maman entra et dit:

“Venez lire vos poèmes à la famille”. Les uns après les autres, les poèmes étaient de plus en plus catastrophiques. Les invités repartirent avec étonnement, puis on se fit punir. Mais on avait quand même bien rigolé.

      Théa C. 6e 2

 

**

     Bonjour, je m'appelle Herserre, je suis le plus petit, j'ai cinq ans. Demain, il y a la fête de famille. Moi, j'adore les fêtes de famille parce qu'il y a plein de bonnes choses à grignoter et en plus, c'est la seule occasion pour que maman nous achète un soda. Mais, papa nous a demandé de faire chacun un quatrain. Comme si quelqu'un ici aimait les poèmes ! En plus, on allait paraître ridicules devant nos cousins : Jean A, Jean B, Jean C, Jean D, Jean E et Jean F. Ils se disputent tout le temps. Du coup, on a tous commencé à dire à papa :

- Mais, alllez papa, s'il te plaît, je suis le plus petit, je peux faire moins de quatre lignes ?

- S'il en fait moins, moi aussi riposta Yves.

- Et moi aussi !, renchérit Anne.

Alors on a tous commencé à crier et Papa nous a dit :

- Allez dans vos chambres, immédiatement et sans un mot.

     On y est allés. je me suis assis à mon bureau et j'ai essayé de me concentrer mais je n'y suis pas parvenu à cause de "Grignote" mon cochon d'Inde. Il avait très soif. Quelques heures plus tard, c'était l'heure du dîner et je n'avais pas composé mon quatrain. J'allai à la salle-à-manger, tout le monde était déjà là. Je leur ai demandé:

- Qui a fini son quatrain?

- Moi! dit Yeux et je suis certain que le mien sera le meilleur !

- Toujours aussi prétentieux ! lui répondis-je.

Il s'apprétait à me frapper quand Maman est entrée...

-Silence !! Sinon, c'est des épinards!! Tout le monde se tut, car on était samedi et "samedi, c'est frites"

     J'ai mangé en silence, j'ai débarrassé mon couvert et je suis retounée dans ma chambre. Après cinq minutes de réflexion, Joie, Yeux, Anne et Yves sont entrés dans ma chambre. Il m'ont averti que que si je ne gâchais pas tout demain, ils tueraient Grignote.

-Mais pourquoi c'est moi qui dois tout gâcher? ai-je demandé d'une voix timide.

- Si tu gâches tout et bien nous n'aurons pas à composer de poèmes.

- Pourquoi moi ? Je n'ai même pas commencé alors que Yeux a terminé le sien !

- Non, en fait, je ne l'ai pas fait.

- Ah ! J'ai compris, je dois écrire un quatrain horrible...

- Oui, c'est ça !

- OK, ai-je répondu.

     Je n'avais pas très envie, mais c'était pour Grignote. Alors, j'ai écrit :

      Maman est la plus belle de poubelles

      Quelle querelle  

      Elle cuisine comme un pied

      Devant sa répugnance, je m'indigne

     J'allai voir Anne, elle me dit qe c'etait parfait. Le lendemain Jean A,B,C,D,E et F sont arrivés à la maison à 14heures (moi j'ai l'âge de Jean C.) Au bout d'un moment on avait déjà joué à cache-cache pendant deux heures, Papa nous a dit de nous asseoir sur le canapé. Il a dit qu'on réciterait nos quatrains et qu'on pourrait manger après. Alors j'ai commencé :

-Maman est la plus belle des poubelles…

Papa et Maman me jetèrent un regard noir. Et Papa dit:

- A toi Yves ! Yves arriva en tremblant et dit en improvisant :

Euuh Papa est un roi

Il a une grosse moustache

Et des lunettes

Devant lui je m'incline

     Papa trouva que c'était n'importe quoi ! Alors on arrêta les quatrains. Les cousins repartirent ; on n'a même pas eu de soda !

            Blanche De C. 6e2

 

**

 

     Demain c’est Noël, tout le monde s’agite pour préparer la maison. Après le repas, quand toute la maison est décorée, Papa rassemble tous les enfants, pour leur demander :  « Vous allez créer un quatrain chacun, puis vous allez les réciter pour Noël ». « A vos ordres, chef ». Toute l’après-midi, la maison est très calme, car les enfants écrivent leur poème, les grands-parents lisent le journal ou tricotent et les parents dorment. Le lendemain les enfants lisent leurs poèmes.

      Joie :

Dans la maison c’est la fête

Tous les enfants imaginent

Plein de poèmes avec des signes   

Et on chante à tue-tête.

      Yeux :

De jolis poèmes festifs

Avec plein de rimes

Avec des insignes

Et des ambiances

      Anne :

J’aime Noël avec les cadeaux

Et les rennes couleurs bordeaux

Moi je reçois beaucoup de cadeaux

Mais d’autre non, ils ne sont pas beaux

     Yves :

Ici c’est décoré

Comme chaque année

Et tout le monde est digne

De recevoir des insignes

      Herserre :

J’aime aller chercher le sapin

Car la terre est molle et couleur de jais

Parfois le marchand met de la terre ocre comme engrais

Et j’essaye de soulever le sapin, car je suis coquin

      Ensuite après ces recitations, Papa nous félicite pour nos poems; nous passons à table et nous passons un merveilleux Noël

     Matthieu D. 6e3

 

**

 

     Chaque année, lors de la fête familiale, les enfants récitent, l’un après l’autre, un poème. Les enfants, on commence par les plus grands, ordonne maman. Vas-y, Anne.

Pour cette fête familiale, je vais vous offrir le plus beau récital.

Comme on m’a fait signe de commencer,

Je vais vous épater avec ma chevelure couleur de jais.

Donc voici mon récit phénoménal sur la maison ocre.

    Tout le monde est impressionné par la prestation d’Anne. Bravo ! s’exclame papa. Au tour d’Yves.

Je suis le frère aîné, je peux recevoir des griefs pour me faire aimer.

Je suis si gai que j’aimerais une télé.

J’aimerais que papa signe mon DST,

Sinon je vais me faire gronder.

En plus, ma cithare est cassée.

C’est bien, répond papa avant d’ajouter : mais tu es puni ! - Oh ! C’est dommage, il est drôle son poème, interrompt Joie. - Tu fais bien de nous en parler, c’est à toi, dit maman. - Pourquoi ? répond Joie. - Parce que tu es le troisième plus grand, explique maman. - D’accord.

Ma maison, c’est le souk ; mais bon, je suis organisé pour tout ranger.

Même si je suis indigne, ce poème n’est pas rectiligne.

Je regarde dans la rue, car un homme noir est apparu.

Merci de m’avoir écouté, je suis en concert toute l’année.

     Très cool mon frère, lance Herserre. A toi Yeux.

Pas de souci mais je n’ai plus de mots, dit Yeux. - Moi aussi, je suis sec, renchérit Herserre. - Ce n’est pas grave, lis ton poème Yeux, demandent les parents.

Je n’aime pas trop parler, car je vais bégayer.

Je m’incline comme un cygne face à cette élégance.

Il y a mon nom dans le livret et il y restera à jamais.

Ma belle couleur jais sous le bruit de ma cithare.

    C’est tellement mignon que j’ai envie de lui mettre une baigne !, réagit avec violence Yves. - Yves stop ! crie maman. Bon, bien à toi, Herserre, soupire papa.

Mon poème n’est pas un problème s’il finit à la poubelle.

J’aimerais vous montrer comment pâtisser.

Mon poème signé Herserre « le raté »

Comme je suis le dernier.

     Très bien, dit maman. Je vais vous donner le classement. En 1er Joie, en 2e Yeux, en 3e Anne, en 4e Yves et en 5e Herserre. Bravo Joie, tu es le champion de la fête de famille cette année.

     Samuel D. 6e 2

 

**

 

     Il était une fois, une famille avec quatre enfants : deux garçons et deux filles qui adoraient les romans  La Soupe de poissons rouges et Les Rois Mages. L’un des garcons, Yves, demanda un jour à sa mère s’il pouvait voir Michel Tournier et Jean-Philippe Arrou-Vignod.  Sa mère ne savait absolument pas où ils habitaient, mais les quatre enfants  insistaient pour pouvoir les voir car ils les adoraient. Ils eurent alors un jour l’idée de fuguer dans la nuit à leur recherche. Ils sont partis tous les quatre dans Paris, d’abord du côté de la Tour Eiffel puis de l’Arc de Triomphe. Cependant ils revinrent déçus de leur périple car ils ne les avaient pas trouvés.

     De plus la petite dernière connue par ses frères et sœurs comme étant une petite rapporteuse (ils avaient longuement hésité à lui parler de leur projet de fugue avant de l’emmener avec eux), a fini par tout dire à leurs parents. Furieux d’apprendre que les enfants étaient partis seuls dans Paris la nuit, ils décidèrent de priver les enfants de lecture pendant une semaine. Le lendemain, à l’école Yves raconta tout à ses copains et se demandait comment il allait faire sans pouvoir lire ses auteurs préférés pendant une semaine ; son meilleur ami lui dit de lire en cachette, de mentir à ses parents afin de pouvoir continuer à suivre les aventures de ses héros préférés.

     Tous les soirs de la semaine Yves se cachait de ses parents et lisait, lisait jusqu’à ce que ses yeux se ferment.

     Quelques jours plus tard, c’était le jour qu’Yves attendait le plus chaque année avec Noël, c’était son anniversaire. Yves fou de joie ouvrit ses cadeaux, il pensait que sa maman lui avait fait une surprise et avait pu avoir l’adresse de ses auteurs préférés et qu’il pourrait enfin les rencontrer et discuter avec eux de ses romans préférés. Il reçut un dictionnaire, un livre sur la guerre et ses parents lui offrirent La Soupe de poissons rouges 2  il était tellement content, ému par ce cadeau qu’il crut s’évanouir. Il remercia toutes les personnes présentes pour ses cadeaux, puis s’éclipsa pour lire ce nouveau roman qu’il attendait tant, la suite de son roman préféré. Il adora le deuxième volet autant qu’il apprécia le premier.

    Un jour, avant d’aller se coucher, en regardant la télévision avec ses parents, il vit Michel Tournier et Jean Philippe Arrou Vignod qui parlaient de leur roman et qui donnaient rendez-vous à leur fan pour une séance de dédicaces dans une grande librairie.

     Les parents acceptèrent d’emmener les enfants le lendemain. Les quatre frères et sœurs étaient fous de joie, ils sautaient partout, ils ne savaient pas comment contenir leur joie.

     Après une nuit où le sommeil fut difficile à trouver tellement les enfants étaient excités, ils arrivèrent les premiers devant la librairie et se mirent au premier rang. Ils les écoutèrent faire une lecture de leur livre devant une assistance médusée. Puis vint l’heure des signatures, les enfants leur firent signer tous les livres qui étaient en leur possession tellement ils étaient contents. Ils pourraient lire et relire les livres en ayant en plus une dédicace personnalisée sur chacun des romans ;

      Le temps passa, puis un jour les parents en gardant bien le secret emmenèrent une  nouvelle fois les enfants dans cette librairie et quelle ne fut pas leur surprise en voyant les auteurs lire le 3e volet de La Soupe de poissons rouges mais en plus en les reconnaissant et en les remerciant d’être leur plus grand fan.

     Louis D. 6e2

 

**

 

     Bonjour, je vais vous raconter l’histoire de la famille Guirlande. La famille Guirlande est composée de « Yeux » le grand-frère, la deuxième s’appelle « Yves », la troisième s’appelle « Anne », le quatrième s’appelle « Herserre » et la cinquième s’appelle « Joie ». La mère s’appelle « Emma » et le père « Lucas ».

    L’histoire se passe pendant une fête en famille, les parents ont demandé à chacun d’écrire un poème de quatre vers. Tous les enfants de la famille « Guirlande » sont à la file indienne pour réciter leur poème. C’est « Yeux » qui commence.

- J’ai vu mais je n’ai pas vaincu

Cette couleur ocre et diaprée

Etait un signe 

De ma défaite infime.

- Super ! dit  Emma 

- Très joli texte ! dit Lucas

- Bravo ! Tu peux venir t’asseoir, dit Emma.

C’était au tour d’Yves de passer.

- J’ai vu une cithare.

Ce n’était pas un souk, 

Mais une rive

Où vivaient des cygnes.

- Bravo ! Très subtil, dit Emma.

- Oui, très joli, 

- Allez ! Viens t’asseoir, dit Lucas.

C’est maintenant au tour d’Anne.

- Je ne sais pas trop, dit Anne.

- Pourquoi ? dit Emma.

- J’ai le trac, dit Anne.

- Bon, c’est pas grave, tu nous le réciteras plus tard, dit Lucas.

- Allez, viens t’asseoir avec nous dit Yves.

Puis, les deux petits Herserre et Joie passèrent l’un après l’autre.

C’était très mignon, mais pas très poétique.

- Bon, alors, ça vous a plu ? dit le père.

- OUI !!! dirent les enfants, tous en cœur.

     Ils firent la fête, mangèrent un bon repas, regardèrent un film et tous, fatigués, ils marchèrent pour dormir dans leur lit. Sauf, Anne qui vint leur rappeler qu’elle devait chanter son poème. Anne prit son souffle et récita son poème… Mais il était tellement beau que seuls, les anges, peuvent l’écouter.

     Eliott D. 6e2

 

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     Il était une fois une famille qui vivait à la campagne. Un jour, les parents de Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre leur demandent de faire chacun un quatrain sur le thème familial. Anne et Joie sont un peu dérangées, car elles détestent les poèmes. Yves et Herserre eux n’ont pas de devoirs. Yeux est inspire, car elle adore le français et les poèmes. Yeux dit : « Je vais vous battre… » Ses frère et sœurs disent « Tu verras ». Yeux a déjà son idée mais elle doit la compléter. Le lendemain c’est le jour J. Yeux se met à le recopier. Les parents disent : « Bonne chance pour le poème, mais ne vous disputez pas ! » Le matin, ils vont jouer au parc pour oublier un peu tout ça. Après le déjeuner, ils se mettent à inventer des poèmes pour le soir sauf Yeux qui le présente à ses parents :

           Le papillon diapré de cet arbre noir de jais

          Se posa sur la fenêtre où vit l’araignée, elle fait signe

          Puis s’envola vers la cheminée

           Le papillon diapré meurt le cinq février

     Les parents sont surpris : « C’est très bien, tu peux aller jouer, mais ne fais pas trop de bruit. » Joie alla dans la chambre de Yeux et regarda son poème, le recopia et alla voir ses parents pour leur réciter, mais Anne lui passa devant pour réciter le poème :

            Dans les souks d’Alexandrie

            Un monsieur jouait de la cithare noircie

            Il fait des signes aux gens

           Qui se faisaient séduire et donnent de l’argent

(les fautes d’orthographe sont faites exprès)

     Les parents disent : « C’est bien, mais tu pourrais quand même t’améliorer en orthographe, tu peux aller jouer. » Herserre aussi passa devant Joie et raconta son poème à ses parents :

Cette esquisse ressemblait à Picasso

Mais son voisin porta un grief de sitôt

Il dit qu’il ne l’a pas volé mais son voisin insista

La police arriva et il est arrêté, indigne   

     Les parents disent : « C’est bien mais tu pourrais t’améliorer par rapport aux syllabes, tu peux aller jouer. » Yves arriva avec son poème tout beau tout propre et le récita à ses parents :

Fakou était indigne c’était pas juste

Il se mit à pleurer tout seul

Puis un policier le regarda avec esquisses

Dans cette prison noire de jais

     Les parents disent : « Tu es bien doué pour écrire des poèmes, mais tu as oublié les rimes ». Yves répond : « Je n’en n’ai pas trouvées ! ». Les parents répondent : « Ce n’est pas grave, tu peux aller jouer ». Il était 19h, l’heure de réciter les poèmes. Anne, Yeux, Herserre et Yves récitèrent leurs poèmes. Joie était jalouse et vexée de ne pas avoir écrit de poème. Elle dit : « Je n’ai pas écrit de poème, car je n’étais pas inspirée ».

     Les parents applaudirent tous les apprentis poètes et tout le monde passa une bonne soirée.

     Olivier G. 6e3

 

**

 

     Joie commença avec son quatrain :

Une colombe s’envola, elle vire, elle vogue, elle plane.

C’est un signe, elle repéra, voguant et dérivant,

Telle une terre ocre, une cithare.

La colombe, tout naturellement, s’y nicha et vogua. 

     Yeux lui succéda :

Un cygne dans son bassin au coeur des vignes se retrouva fort contraint

Il avait faim.

Cependant, le Sire magnifique, vêtu de son plumage ocre se montra ingrat,

Car tous les harengs présentés se retrouvèrent dedaignés. 

      Anne poursuivit:

Le pygargue dans son enclo s’ennuyait et le temps passait...

Il repéra une cithare noire de jais

Qui traînait là... quel heureux signe ! 

Il s’en approcha et se mit à jouer là !

     Yves se lança :

Le héron cendre semblait s’être masqué 

Avec son masque de cendre jais et ocre.

Une épaisse bourrasque fit signe de se lever et le super-héron s’envola.

Tout cela à cause d’une fine averse que voilà !

     Herserre conclut :

La mésange charbonniere était diaprée

Mais le noir de jais dominait son plumage.

Le simple signe d’une cithare la fit déguerpir et partir en vrille.

De peur elle dégringola et se blessa. 

       Au final, Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre se congratulèrent et se dirent que cette journée fut enrichissante sur le plan du vocabulaire. Cependant quelques avis se firent entendre, Joie dit que tous les poèmes parlaient de volatiles et trouva donc cela trop similaire. Yeux remarqua qu’ils ont presque tous utilisé le mot signe… quelle coïncidence !!

     Anne pensa à haute voix qu’il y avait des fautes dans les textes de chacun, excepté le sien. Yves trouva que c’était nul de faire des quatrains alors que le soleil brillait dehors et qu’il aurait préféré une partie de football à toute cette poésie rébarbative. Herserre, lui, trouva que ce fut une riche idée. Leurs œuvres terminées, ils purent enfin profiter du dîner. 

     Sacha J. A. élève de 6e3 

 

**

 

Acrostiche ?

1.

Ce n’est pas magnifique

Un cIel si beau

N’ est-ce pas monsieur

Ha le beau temps c’est super, non ?

2.

RER B mais quel belle ligne si longue

Ivre de joie de ce train

RER E belle ligne mais trop court.

Assez dommagE, ça pourrait être mieux.

3.

Mais quelle belle Rime

Victor Hugo écrIt des rimes à n’importe quel moment

Il aiMe faire des poèmes, faire de jolies phrases.

Pour plairE au monde.

-Les enfants, a dit Papa, j’ ai une grande annonce à vous faire. C’était un soir de1984, vers novembre. On était tous dans nos chambres à faire nos devoirs…

     Félix C. 6e3

 

**

     En premier, il y a Joie, La grande sœur fait toujours signe de n’avoir rien fait. Un jour elle a cru voir une comète. Mais personne ne la croyait ou s’en moquait. Elle aime la couleur ocre. Et passe la moitié de la journée à se coiffer. Elle partage sa chambre avec Anne.

     En deuxième, il y a Yeux, c’est moi, je suis un peu enrobé mais personne ne me croit.

J’ai toujours voulu faire une expérience, est-ce qu’un gypaète mange des raisins d’une vigne.

J’ai envie qu’Yves arrête de me donner des cours de français, car je suis nul en orthographe.

Je partage ma chambre avec Yves.

     En troisième, il y a Anne, surnommée Anne Frank. Passionnée de la guerre.

Plus précisément la guerre mondiale. Elle rêve d’être une Juive qui a survécu a cette guerre.

Bref... elle rêve aussi d’être journaliste. Pour faire des articles sur la guerre mondiale.

Comme je l’ai dit, elle partage sa chambre avec Joie.

     En quatrième, il y a Yves, surnommé roi de l’écriture ou plus précisément Yves Montand.

Rêve d’être comme lui. Yves a écrit des tas d’histoires passionnantes et amusantes.

Premier de la classe en français, presque dernier pour les autres matières.

Comme je l’ai dit, il partage sa chambre avec moi, Yeux.

     Et en dernier, il y a Herserre. Tous voulaient que ce soit un garcon, car il y avait déjà trop de disputes dans la salle de bain avec les filles pour se coiffer. Un jour Papa voulait la vendre. Mais maman l’a regardé avec des yeux si glacials qu’il s’est mis à siffloter.

     Yves m’a aidé pour améliorer mon texte. HAHAHAAAA !!!!! Ça reste entre nous !!!

     Félix C. 6e3

 

**

                        Joyeux Anniversaire

Yeux :

-La soirée en famille se porte très bien, mais un problème survint.

Notre mère faisait des signes très étranges,

Notre père était habillé avec une tenue ocre

Et nous les enfants avec des tenues diaprées.    

Anne :

            -Je suis d’accord avec toi Yeux, je lisais un livre sur les augures et Herserre le dictionnaire, il cherchait le mot grief. On était très ridicules, je n’ai pas osé danser.

Yves :

 -Moi, la soirée m’a beaucoup plû.

J’ai bien aimé danser.

J’ai tellement dansé que les lignes de mes mains étaient moites.

J’ai adoré les tenues diaprées et j’ai joué de la cithare jusqu’à très tard.

Herserre :

-Je suis d’accord avec Yves et surtout n’oublions pas qu’à Tignes

Le temps était grandiose.

J’ai joué de la cithare

Et la fin de la soirée s’est terminée assez tard.

Joie :

-Moi je suis Joie mais je n’ai pas assisté à la fête,

Je me suis endormie à huit heures, une demi-heure

Avant que la fête n’ait commencé.

Je sais juste qu’Anne n’a pas digéré ses sardines de ce midi.

     Pour conclure, notre famille est la meilleure, car les Jean-Quelque-Chose sont nos cousins !

                                   Victoria D-G 6e3

 

**

 

     Lors de la fête en famille, Yves et Herserre étaient un peu stressés, car ils avaient peur de lire un poème devant leur famille, mais aussi ils avaient entendu des griefs sur eux. Tandis que Yeux et Anne étaient plus sereins.

     Quelques heures après, voici l’heure où il fallait lire mes poèmes devant toute la famille. Les parents disent : qui veut commencer ? On veut quelqu’un qui est digne de confiance pour ouvrir le bal des poèmes. Yeux et Anne s’écrièrent moi, moi ! Les parents choisissent Yeux, car c’était le plus jeune. Et Yeux commença...

Je suis digne et je fais plein de rimes.

Je suis très heureux avec mes parents merveilleux.

Ils me donnent plein d’amour quand je vais en cours, avec une cithare.

Je les aime comme un pot de miel de couleur ocre.

     Tout le monde l’applaudit avec joie comme les frères et sœurs Joie. J’avais oublié de préciser mais Yeux adore le miel. Maintenant c’est au tour d’Anne.

Je m’appelle Anne je suis heureuse mais je suis peureuse, même si je fais parfois le souk.

Mes parents sont géniaux mais si parfois je râle, je joue de la cithare.

J’aime ma famille. Et aussi mes amis.

Et j’espère que mon poème vous a plu.

     On l’applaudit mais un peu moins fort que Yeux. Mais la famille était tout de même contente. Maintenant c’est entre Yves et Herserre. Yves se dit que Herserre est comme une cithare. Mais Herserre dit non. Ils font un Pierre, feuille, ciseau pour se départager. Et Yves gagna et c’est au tour de Herserre.

Bonjour je m’appelle Herserre, je suis un peu derrière,

On dit que je suis comme une cithare.

Mais je reste heureuse, même s’il y a des griefs sur moi.

J’aime mes parents.

Comme j’aimerai mes prochains enfants.

     La famille l’applaudit. Elle est derrière, car c’est la fille aînée. Elle est un peu oubliée. Maintenant c’est au tour d’Yves.

Bonjour, je m’appelle Yves.

J’aime mes parents.

Et je suis heureux aussi comme une cithare.

Et j’espère que ce quatrain vous a plu.

     La famille l’applaudit mais pas très fort, car il n’y avait pas de rimes. Mais bon ce n’est pas grave. Et là tout d’un coup on sonne à la porte. Et c’est le frère Joie qui entre. Et ses parents lui dirent et ton quatrain ? Le frère Joie répond : J’en ai un.

Désolé j’étais en soirée.

Je ne pouvais pas vous prévenir sinon vous allez rire.

Ce poème est pour vous.

J’espère que vous l’avez aimé.

    Toute la famille l’acclama et toute la famille était contente de cette soirée. Et la fête se finit.

      Léo D. 6e2

 

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     La fête de famille

-Les enfants, a crié Maman, descendez vite !

-Oui maman, répondent les enfants d’une même voix.

-Vous allez pour l'anniversaire de mamie me faire un quatrain chacun.

Les enfants n'en reviennent pas. Est-ce une blague ?

Joie, l'aînée, s'écrie : « Quoi ? mais on ne sait pas faire. »

-Mais si, Mais si, répondent Anne et Yeux …

      Dans la famille, ils ont vraiment le sens de la fête. Leurs enfants se nomment Joie, elle a 12 ans et elle a un poil géant dans la main, Yeux, le cadet, il a 10 ans et il veut être écrivain, Anne : 8 ans. Depuis toute petite, elle veut copier les grands et plus particulièrement Yeux. Elle veut être poète. , Yves, lui, a 6 ans et sait à peine lire et écrire , Herserre a 4 ans et ne sait tout simplement pas écrire ni lire. Son passe-temps favori est de débouler dans le couloir avec un bonnet de cotillon sur la tête. Il veut être président de la République. Au total : Joie Yeux Anne Yves Herserre

     Deux semaines plus tard, la famille est rassemblée chez les Bauneuphaitte et attendent les enfants. Mamie Migne les attend dans le fauteuil en velours. Herserre, qui s'est entraîné avec Yeux devant le miroir pour réciter ses vers et pour parler devant le public, fait une crise pour passer en premier, mais c'est decidé, Joie passera la première pour montrer l'exemple.

      Leur cousin, Vivhetousse présente les personnes : « Et maintenant, voici Joie ! ». Mais c'est Herserre qui arrive. Yves réussit à le tirer pour le ramener pendant qu'il crie : « Ze veux passer, ze veux passer ! » Joie arrive toute rouge et commence à réciter :

Dans la forêt de pignes

Près de la jolie mare

On l'entend jusqu'aux vignes

La fille à la cithare

 En fait, elle n’a rien fait, elle a juste demandé pour deux euros, un vers à Anne. Le poème de Yeux :

Ma chère mamie Migne

Dans ton fauteuil en peau de phoque,

Brodé de carreaux et de lignes

Il est de couleur ocre.

Anne, de son côté, a écrit :

Joyeux anniversaire ! te disent 

Joie, Yeux, Anne, Yves, Herserre

Ma gentille mamie Migne

Nous allons réparer ton fauteuil diapré en ligne.

Effectivement, l’été dernier, la famille avait cassé son fauteuil préféré.

Yves et son poème (qui est plutôt le poème de Anne) passe :

Nous arrivons tous en ligne

Pour nous rappeler tes cheveux de jais.

Cet été dans les vignes,

Et jusqu'à la fin de notre vie, t'aimer.

Et enfin Herserre, il a voulu le faire tout seul :

Mamie Migne,

Ta maison est un souk

Elle est construite en pigne

Comme Napoléon et les Mamelouks

     Là, on s'est tous fait priver de dessert, mais on a bien rigolé. Bonne fête à mamie Migne qui a mis une torgnole à Herserre…

     Louis G. 6e3

 

**

 

Mardi 12 mars 2019

     Après le déjeuner, les enfants vont dans le jardin pour entamer leur conversation du samedi.

« Je n’aime pas le poème, commence Yves.

Nous, ça ne nous déplait pas, enchaînent les jumelles Anne et Joie.

Je me range du côté des filles, » dit Yeux.

     Les quatre frères et sœurs  regardent leur grand frère, Herserre.

« Il a l’air pensif, chuchotent les jumelles.

Herserre ? questionna Yves, Anne, Joie et Yeux. Humm, fit-il.

Tu penses quoi de la demande de Papa et Maman ? 

Etant donné que j’adore écrire et lire des poèmes, alors…

Alors quoi ? dirent-ils en chœur.

Mais vous êtes idiots ou quoi ! s’énerva-t-il. Alors, je pense que c’est super. »

     Les quatre enfants furent stupéfaits, leur frère ne s’était encore jamais énervé.

     « Une demande de poème des parents. C’est de mauvais augure, car à cause d’elle, on a un frère indigne d’être notre frère. Il doit être en train de faire quelques esquisses pour nous oublier. Nous avons notre poème ! » dit Yves.

     En effet, Herserre était en train de commencer son poème, non pas pour oublier ses frères et sœurs, mais pour oublier ce qui le rendait nerveux…

Pendant ce temps, chacun monta dans sa chambre. Les jumelles partageaient une chambre. Ainsi, pour Yves et Yeux, Herserre était le plus grand. Et il avait une chambre pour lui seul !

     Malgré leur dégout du poème, tous les enfants se mirent à l’ouvrage.

Et deux jours plus tard, dans la chambre des filles :

« Ça fait deux jours qu’il est dans sa chambre », dit Joie.

« Il ne sort que pour les repas », enchaina Anne.

« Et il ne parle pas », continua Yves.

Les enfants discutèrent un long moment de leur frère Herserre. Et une heure plus tard, les parents arrivèrent à la maison.

« Les enfants, descendez ; la fête ne va pas tarder à commencer !

Et Herserre doit vous présenter quelqu’un ».

Les enfants se regardèrent et se consultèrent pour savoir qui cela pourrait bien être. Ils misaient sur une petite amie. Mais en descendant ils furent déçus. Il n’y avait là qu’un homme assez âgé.

« Mes frères, mes sœurs, je vous présente un grand écrivain ; il est là pour me rencontrer et écouter vos poèmes. »

Alors, malgré leur déception, les enfants commencèrent :

« Une demande de poème des parents.

Quelle bonne idée, c’est de bon augure

Car notre frère est digne d’être poète.

Même ses esquisses sont très belles. », dit Joie.

     Et ainsi continuèrent tous les enfants. Herserre donna un petit coup de coude à ses frères et sœurs et leur dit « J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Je suis amoureux ! » A suivre…

     Andréa G. 6e2

 

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     Il était une fois une grande famille de cinq enfants : Joie, Yeux, Anne, Yves, Hersere. C’est l’anniversaire de leur arrière-grand-père qui a aujourd’hui 100 ans. Les cinq enfants devaient faire un quatrain.

     Joie commence :

Les arrière grands-parents sont grands beaux

Ils t’accompagnent toujours comme les cygnes du jardin

Ils sont vieux et ont la peau ocre.

Mon arrière-grand-père a 100 ans.

     Yeux :

La joie commence maintenant, je signe mon compliment

C’est son anniversaire qui n’a pas de griefs

100 ans déjà, ça se fête

C’est pourquoi nous sommes tous réunis

    Anne :

Le centenaire c’est quand on a 100 ans

Les papys l’ont parfois mais pas tous

Ceux qui ne l’ont pas deviennent des augures

Ceux qui l’ont deviennent des signes

     Yves :

Mon papy c’est le mien

Il est vieux c’est vrai mais pas augure

Mais il est souriant comme un cygne

Il rigole et aujourd’hui c’est son anniversaire

     Hersere :

La joie est partout.

Dans les fêtes et dans les cœurs si bien diaprés

Elle est avec tout le monde comme les signes

Et elle est ici maintenant, car nous sommes tous réunis

     Maintenant comme d’habitude, les critiques. Et là, la famille, principalement les enfants, sont étonnés de voir personne dire des réflexions négatives, car tous les poèmes étaient jolis. C’est à ce moment que notre papy souffle les bougies. Et c’est le moment de dire : JOIE YEUX ANNE YVES HERSERE !

     Paul J.

 

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     « Joie, Yeux, Anne, Yves et Herserre, réveillez-vous ! », dit la mère.

Les enfants ne montraient aucune réaction.

La mère répéta : « Dépêchez-vous ! Le premier qui n’est pas levé dans vingt secondes, je l’envoie chez les militaires.

     A ces mots, tout le monde était levé, sauf Anne. Elle était la seule fille de la fratrie et avait tous les droits.

     La mère répéta : « Dépêchez-vous, je dois vous annoncer une très bonne nouvelle. » Les enfants s’habillèrent et allèrent dans le salon.

     La mère annonça : « Nous allons faire une fête familiale avec vos oncles et tantes. Chacun de vous dira à haute voix un quatrain.

« C’est la pire idée que j’ai entendue », dit Joie.

« Tu veux aller chez les militaires ? »

     Tout le monde eut peur et travailla son quatrain. Le jour de la fête, Yves commença :

« J’aime bien aller à la pêche à la ligne,

En jouant de la cithare.

Et en m’habillant de couleurs diaprées.

Pour que tout le monde me voie. »

Tout le monde applaudit, sauf les garçons. « C’est nul ! », pensait Yeux. Le prochain était Herserre :

« Je vais à la pêche à la ligne

En passant par un musée pour voir les esquisses

En passant par un souk pour acheter des chouraves

Pour en donner aux poissons ».

     Tout le monde applaudit, sauf les garçons. Le prochain était Joie :

« Je vais à la pêche à la ligne

Avec ma cithare

Pour chanter dans les souks

Et amener de la joie comme mon prénom ».

     Tout le monde applaudit sauf les garçons. Le prochain était Yeux :

« Je vais à la pêche à la ligne,

Je me balade dans la ville pour voir les belles esquisses

Avoir de belles couleurs diaprées c’est se faire bien voir

Pour avoir un beau teint ».

     La dernière était Anne :

« Je vais à la pêche à la ligne

Je passe dans les souks où il y a de la terre d’ocre.

La tête bien haute

En regardant les augures ».

   Tout le monde applaudit, même les garçons. L’assistance vota, à part les concurrents et Anne gagna (encore !). Elle rangea sa coupe… avec les autres.

     Aurore K.

 

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     L'anniversaire de papa

     « Ça va ? a demandé maman ? » C'est l'anniversaire de papa. Et toute la famille, à part papa qui dormait encore, a répondu : « On s'ennuie.» Pour en rajouter, la plus grande de la famille, Joie, a dit : « On pourrait faire un cadeau à papa ! »

     « Mais quel cadeau ? » a décrété Yeux. « Je n'ai pas envie d'en faire un ! » a crié Yves. Alors maman a décidé qu'on allait faire un cadeau imaginatif.

« Non ! » a dit Anne. « C'est pas juste ! », a répondu Herserre.

     Donc maman nous a expliqué que le but du cadeau était d'écrire un poème chacun. Du coup, nous sommes partis chacun dans notre chambre. A peine rentré, Yves ressortit.

« C'est bon. » a-t-il dit. « Déjà ? » a dit maman. « Oui, je vous le lis. »

« Bonjour petite vigne qui donnes des raisins,

Bonjour petit corbeau noir de jais,

Bonjour petit escargot diapré,

Coucou les animaux, et au revoir.»

     « C'est nul ! » a dit Anne.

« Bah, au moins j'en ai fait un ! » s'est énervé Yves.

« Moi aussi j'en ai fait un de poème. » a dit Joie. « Ecoutez ! »

« Sur un cahier comportant des lignes,

Une esquisse composée de terre ocre,

Représentait un grand jardin,

Dénudé d'herbe fraîche. »

     « Haa ! » s'est exclamé Herserre. « C'est déjà mieux. » « Écoutez mon poème. » A dit Yeux.

« Je me résigne à jouer de la cithare,

Que j'avais achetée au souk d'à côté,

Elle était colorée de jaune et d'orangé ,

Et jouait de la musique sans même y toucher. »

     « Ouah ! C 'est beau. » a dit Anne. « C'est bon, écoutez le mien. » dit Anne.

« Je vis dans le lac un cygne,

Il était noir jais,

Je lui ai jeté une pierre,

Il avait des griefs à me faire. »

     « A moi. » dit Herserre.

« Une ligne couleur ocre,

Ornementait un mur,

Diaprée comme les ailes d'un papillon,

Faisait ressortir le mur. »

     « C'est nul ! » a décrété Yeux.

« C'est toujours mieux qu'Yves. », a dit Joie.

     Et c'est à ce moment que papa arriva et entendit notre débat. Alors c'était raté. Donc au moment du gâteau, au lieu de réciter nos poèmes, nous avons fait notre check : Il consiste à dire nos prénoms les uns derrière les autres. Donc Joie commença. Joie, Yeux, Anne, Yves, Herserre (à lire vite) et papa a soufflé ses bougies; c'était un superbe anniversaire.

    Léandre Le B

 

                                            **      


     Cet après-midi les parents de Joie, Yeux, Anna, Yves et Herserre organisent une fête en famille. Leurs parents leur demandent d’inventer un quatrain pour après le présenter à toute la famille.
- D'accord, dirent-ils tous ensemble.
Le soir venu, tout le monde a fini son quatrain. Joie, l'aînée de la fratrie, commence :
     - Les fêtes en famille c’est un classique,
     Dans notre famille, on joue de la cithare.
     On nous fait signe de danser et on fait ça toute la soirée,
     Avec des chapeaux diaprés.
      Tout le monde applaudit, c’était super, Yeux prit la parole :
- C’est bien, mais on n’a jamais dit que le thème c’était la fête.
- Bien sûr que si. - Non.- Stop.

     Les parents interviennent et demandent à Yeux de passer :
     - Quand on va se promener
     Dans le parc juste à côté
     Les arbres tremblent
     Et les feuilles s’envolent
     Anne qui n’avait pas très bien compris dit :
- Mais pourquoi les arbres tremblent et les feuilles s’envolent ?
- Parce que quand on va au parc, on met la pagaille.
     Les prochains qui passent sont Anne et Yves qui se sont mis ensemble.
     - Les frères et soeurs ils sont là
     Toujours ensemble n’importe où
     Mais quand il s’agit de bagarre
     Ils ne sont plus là.
- Bravo, dit la maman, vous vous êtes très bien débrouillés pour votre âge.
- Pas mal, mais j’aurais dit « Mais quand il s’agit de bagarre ils sont dans la place » dit Yeux qui adore se bagarrer avec ses frères et seurs.
     Puis vient le tour de Herserre qui n’a que cinq ans, donc il s’est fait aider par sa maman. Herserre qui adore les cadeaux fit un quatrain sur ça.
     - Quand vient mon anniversaire,
     J’ai plein de cadeaux c’est super
     Les cadeaux sont recouverts d’un joli ruban
     Et surtout pour être beaux d’un papier cadeau.

     Leur papa qui n’est pas très content que son enfant ne pense qu’aux cadeaux le jour de son anniversaire le gronde un peu. Mais il est quand même fier. Par contre Joie, Yeux, Anne et Yves sont dégoutés de ne pas avoir eu l’idée de faire un quatrain sur les cadeaux.  La fête de famille s’est bien passée, tout le monde à bien rigolé. Ils referont ça plusieurs fois, la famille « Joyeux anniversaire ».
     Héloïse L-B 6e3

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     La fête en famille

     Bonjour, je m’appelle Herserre, j’ai 11 ans. J’ai un petit frère de 8 ans qui s’appelle Yeux, une petite sœur de 10 ans Anne et un grand frère de 14 ans qui se nomme Yves.

    Un jour, Papa et Maman nous rassemblent dans le salon et nous disent :

« Demain, nous allons organiser une grande fête en famille. Je voudrais que chacun de vous écrive un quatrain. » « C’est quoi un quatrain ?, a fait Yeux. « Un quatrain est une strophe formée de quatre vers », répondit Maman. « D’accord », a fait Yeux d’un air timide.

     Cinq minutes plus tard, j’étais sur mon lit en train de réfléchir à ce que Maman nous avait demandé. Yves avait déjà fini et les deux petits aussi, car il les avait aidés.

     Le lendemain matin. Je n’ai pas dormi de la nuit, si je ne fais pas mon quatrain, je vais vexer Papa et Maman. Vers 14h, j’avais déjà réfléchi à une liste d’excuses comme : j’avais mal au ventre, j’ai oublié les consignes… mais rien à faire, je n’avais pas le choix. Vers 16h, c’était le moment de lire les quatrains de tout le monde. J’avais eu le temps d’écrire mon texte, mais il n’était pas génial.

     Yves lut son poème :

« Je marchais sur une rive,

Il y avait des cygnes diaprés sur un souk,

Ils me regardaient bizarrement en me faisant des signes,

Et je suis venu lentement. »

    Puis ce fut au tour d’Yeux :

« Il y avait le soleil,

Avec ses rayons diaprés,

Il y avait la nuit,

Et je me suis levé. »

    Anne :

« Dans ma voiture, il y avait une fourmi, qui jouait avec une cithare diaprée,

J’ai crié et elle est partie,

Comme la lune, on lui reproche sa tristesse,

Et elle s’enfuit. »

     Enfin, ce fut à moi de lire :

« Un requin nageait,

Il y avait un oiseau digne,

Le requin le mangea,

C’était un corbeau. »

    Maman nous a applaudis très fort, mais Yves s’est moqué de moi, Anne a crié « Youpi » et Yeux ne m’avait même pas écouté, il était trop occupé à rigoler avec Papa.

     Théo LC 6e2

 

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     Quelle drôle de famille

     Ah, quelle drôle de famille nous sommes ! Oups, pardon ! Je me présente, je suie Joie ! Je suis l’aînée d’une famille de cinq enfants ! Cinq !!! Vous vous rendez compte ? Mais laissez-moi vous conter une histoire quelque peu amusante ... D’abord, voici mes frères et sœurs :

- Joie (ben, c’est moi !) : j’ai quinze ans, j’aime lire !

- Yeux : c’est mon frère cadet, il aime : se battre avec Yves, mon autre frère. Il a douze ans et demi.

- Anne : c’est ma compagne de jeux. Vu qu’on est deux filles et trois garçons, on s’entend très bien toutes les deux ! Elle, elle adore danser et elle a onze ans.

- Yves, vous savez, celui qui adore se bagarrer avec Yeux ! Remarquez, c’est souvent pour la même raison ; ils discutent, Yves commence à se moquer du prénom « Yeux », Yeux lui met une torgnole et ça dégénère en bagarre. Anne et moi, on trouve ça pathétique, d’autant plus qu’ils ont respectivement neuf et douze ans et demi !

- Herserre : lui, c’est le petit dernier, il a sept ans. Il en est encore au stade de jouer aux dinosaures et aux petites voitures, donc ... Mais allez, place à l’histoire !

     Les enfants ! Venez là, s’il vous plaît !

     Nous étions tous très excités ! Aujourd’hui, c’est Mardi gras ! Et dans la famille, on a une tradition. Chaque mardi gras, les parents nous demandent d’accomplir quelque chose et après, on a droit à tout ce qu’on veut !

Pousse-toi, c’est moi le premier ! a dit Yeux. Pfff ! ai-je fait en levant les yeux au ciel.

     Chut, un peu de calme, les enfants, a dit Maman. Cette année vous allez devoir composer un quatrain ! Tenez, voici des feuilles. Vous allez devoir placer un mot en « -igne » ou deux de ces différents mots indiqués sur la feuille. C’est bon ? ok, c’est parti !

     Trente minutes plus tard, nous avions fini.

     Joie, tu commences ? a dit Maman. Bon, ok, j’ai dit. Alors

Parmi les souks des villages,

J’ai entendu des griefs

On m’a désigné un cygne qui se lamentait

Parce que l’une de ses plumes était tombée

     Ah ah ah ! Mais c’est nul ! Y a même pas de rimes ! a dit Yeux !

Oui, mais j’ai trouvé que ça sonnait bien ! ai-je dit, vexée.

Et puis ça veut rien dire ! a dit Yves. Si, ça veut dire quelque chose, et en plus, il y a des rimes, a dit Anne pour ma défense. Qu’est-ce qui se passe ? a dit Herserre.  Tu veux ma main dans ta tête ? a dit Yves. Essaye un peu pour voir ! j’ai dit.  CHUUUT !!! a hurlé Maman, puis elle a repris d’une voix très calme : Yeux, tu nous présentes ton texte ? Il est bien mieux que le tien, je suis sûr, m’a-t’il soufflé. Alors :

J’aime / Les jeux videos / Parce que / C’est rigolo

     Heu ... et bien, comment dire ? C’est ... original, on va dire ! Et moi, au moins, il y a des rimes !

A toi, Anne. - D’accord :

Un immeuble m’a fait signe

J’ai levé la tête vers lui

Il m’a dit : « ça va, Minus ? »

Et je suis reparti

     Bravo ! A toi, Yves. - Voilà :

J’aime la bagarre

Mais les filles en ont marre

Ce sont que des chochottes

Pire que des cloches

     Eh ! J’ai répliqué. C’est pas sympa !  Et toi, Herserre, récite-nous ton quatrain. Bah .... a-t-il dit. Quoi ? a dit Maman.

     Je savais pas ce que c’était un quatrain, alors j’ai fait un dessin ! - Pffff .... les mioches, je vous jure ! a dit Yeux. Bon, maintenant... JOYEUX MARDI GRAS !!!!

      Margaux M. 6e2

 

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     Il s’agit de l’histoire d’une famille, composée de quatre enfants qui se nomment : Joie, Yeux, Annie et Versaire. Leurs parents leur ont demandé comme chaque année pour l’anniversaire de leurs quadruplés de faire une saynète familiale. Ils vont devoir écrire un petit poème, puis le réciter devant toute leur famille. Joie commence à réfléchir pendant trente minutes au poème qui illustre l’histoire de son prénom en quelques phrases, Versaire a déjà terminé …

Joie :

Depuis 12 ans, je suis joyeux,

Mes parents m’ont appelé ainsi en espèrant que ma vie soit joyeuse,

Et pour l’instant cela est le cas.

Yeux :

On dit souvent que les yeux sont le miroir de l’âme,

Non-voyant j’exprime mes émotions autrement que par le regard,

Le chant est donc le reflet de ma personnalité.

Annie :

Mon prénom est celui de la plus célèbre orpheline du monde,

Mes parents m’ont appelée ainsi, car ils ont été touchés par cette histoire triste mais qui se finit bien.

Versaire :

Je suis le dernier des quadruplés

Et la dernière syllabe de la belle chanson « Joyeux anniversaire » !

Chantée tous les jours par le monde entier

Et traduite en différentes langues.

    Shams M. 6e2.

 

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Une famille dans la misère

     C’est l’histoire d’une famille qui vivait dans la misère, après qu’un astéroïde se soit écrasé sur leur maison, alors qu’ils s’affairaient aux préparatifs d’une grande fête. Leur père, Joie, Anne et Herserre allaient chercher le gâteau qu’ils avaient commandé un peu plus tôt, tandis que leur mère, Yeux et Yves allaient acheter des décorations. En rentrant chez eux, ils découvrirent un attroupement devant leur portail.

« - Mon poème ! Ce gros rocher l’a écrasé, se lamenta Herserre.

- Et le mien a dû bruler, se mit à chouïner Joie.

- Les enfants vous ne voyez pas qu’il y a des choses plus importantes qu’un poème, la maison est détruite ! Un poème, cela se réécrit, leur répondit leur mère.

- Bien dit, ma chérie, dit leur père. »

     Joie et Herserre durent réécrire un poème, car l’astéroïde avait détruit leur chambre. Le lendemain, chaque enfant récita son poème.

Joie était la première à passer :

Un astéroïde ocre m’a fait signe,

En s’écrasant sur ma maison diaprée,

Il m’a fait comprendre la vie,

Et les dures lois de la nature.

Tout le monde l’applaudit. Ce fut le tour d’Anne :

Une personne ocre m’a fait signe,

En me donnant une cithare,

Il m’a remplie de joie,

Et il est parti.

     Tout le monde l’applaudit. Ce fut le tour d’Herserre :

Une voiture m’a fait signe,

Diaprée comme elle l’était,

Elle était un rayon de soleil,

Un augure parmi tout ce gris.

     Tout le monde l’applaudit. Ce fut le tour d’Yves :

Le soleil m’a fait signe,

Ses rayons m’éblouissant,

Parmi les cithares ocres,

Du magasin en face de moi.

     Tout le monde l’applaudit. Ce fut le tour d’Yeux :

De la fumée ocre m’a fait signe,

Je pense qu’elle dessinait une cithare,

Parmi ce lieu urbain,

Isolé du reste du monde.

     Tout le monde l’applaudit. « - C’était très bien, les enfants, leur dirent leurs parents. »

     Hugo M. 6e2 

 

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     Un jour, une famille avec deux parents et cinq enfants : Joie, Yeux,   Anne,Yves et Herserre. Ils firent une fête familiale et on leur a demandé pour la fête d'inventer un quatrain. Les deux garçons inventèrent déjà une phrase "Quand on voit des cygnes à la mer ", ensuite Herserre trouva elle aussi une phrase "On les voit voler dans les airs ". Anne en trouva encore une "Quand on voit une cithare dans un musée". Et enfin une dernière phrase "On a une envie c'est de le voler ". Bon, papa, maman !! s’exclament les enfants. C'est bon, nous allons vous le reciter… à trois : 1...2...3 :

Quand on voit des cygnes à la mer,

On les voit voler dans les airs,

Quand on voit une cithare, au musée,

On a une envie, c'est de la voler.

    C'est très bien les enfants. Mais les enfants trouvèrent ça bizarre que les parents leur aient dit d'une aussi petite voix…

     Herserre dit "Mais une cithare, ça se vole?" Toute la petite famille répondit "On ne sait pas !!" Tous les enfants étaient contents de leurs quatrains à part une, c'est Anne, elle dit à tout le monde “Eh bien moi je n'aime pas notre quatrain !!” Et Herserre répondit : Tu veux une tarte à la fraise ou à la pomme pour aimer notre quatrain ?, Anne ne comprit pas au début mais à la fin quand elle eut la tarte, elle comprit. " Eh ben voilà, ça t'apprendra !"  

     Et les parents interviennent : stop au moins nous avons passé un très bon moment en famille, non !!! Et les enfants répondirent en même temps : "Euhhhhhhhhh..."

      Jade P. 6e2

 

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Un drôle d’anniversaire

        « Les enfants ! a crié maman. J’ai une idée, nous allons fêter l’anniversaire de votre père ». Joie, Yeux, Yves et Herserre sont déçus, car maman vient de leur demander d’écrire un quatrain chacun.  « Un quatrain, c’est très simple, a dit Anne qui était première de classe. Non c’est trop difficile ! ont répété en chœur, les frères et sœurs d’Anne ».

     Dès le lendemain, Anne récite son poème à son papa : toute la famille était impressionnée. « Bravo, bravo disaient-ils. C’était nul !, dit Yves qui boudait ». Puis ce fut le tour de Joie :

« Aujourd’hui pour toi papa,

J’ai mis mon gilet diapré,

Et ma jupe ocre.

Papa pour me souvenir de toi, signe sur ma carte. »

      « Bravo, applaudit papa, à toi Yeux »

« Hier j’ai été déçu car,

J’ai trouvé un cygne dans un souk,

Et je n’avais pas assez d’argent,

Pourtant un augure m’avait prévenu ».

     « Magnifique, dit papa ». Maintenant c’est le tour d’Yves :

 « Je me suis fait des griefs,

Car je n’avais pas fait de quatrain ;

Mais aujourd’hui dans la vigne

Je vais te jouer un air à la cithare »

Et ce fut le tour de Herserre :

 « Je t’offre papa,

Une ardoise noire comme du jais,

Et un pull ocre, sur ton pull il y a,

Un cygne diapré »

     Alors papa s’est levé et a embrassé Anne, Herserre, Yeux et Joie. « Yves, ton quatrain était le plus magnifique de tous ». Et tous les enfants ont dit : « On t’aime papa ». Maman arriva et dit : « J’ai fait une soupe de poissons rouges. Euh, nous n’avons pas faim !, a crié papa ». 

     Louise  P.  6e3

 

**

 

     Alors les enfants, vous allez faire un quatrain devant toute la famille, dit maman en bégayant. Vous commencerez dans cinq grosses minutes et pas une de plus !

     Quand tout le monde se mit au travail sauf les parents et les autres adultes bien sûr, il y eut un brouhaha pas possible entre les adultes qui discutent et les enfants en train d’écrire leur quatrain. Maintenant que tout le monde est prêt, maman et papa nous disent de commencer dès que l’on est tous prêts.

Joie, commence s’il te plaît, a dit papa d’un air timide.

Papa, maman on était bien à Cherbourg,

Mais on a changé ; maintenant je me suis habituée

Aux vignes jaunes et dorées. Papa j’aimais bien ta cithare

Et puis maintenant je suis dégoutée,

 a dit Joie d’une voix triste.Anne à toi maintenant, j’espère que tu vas faire mieux que ta sœur, a décrété papa.Hé chéri tu n’es pas très sympa avec ta fille, a dit maman en s’énervant.Bon je peux commencer ou quoi ?Oui, oui, vas-y.

Moi aussi je suis triste d’être partie de Cherbourg

Et puis j’ai perdu mes amies,

Mais je suis contente de m’être fait de nouvelles amies trop cool,

Et d’ailleurs je voudrais les inviter,

a chanté Anne. A toi Yves, a répliqué papa.

Je m’appelle Yves, comme Yves

Mais je suis unique au monde,

Voilà pourquoi je suis tout le temps joyeux,

Parce que j’aime le bonheur, la joie de vivre,

a dit Yves. Et le meilleur pour la fin ? a dit papa.

Moi, je suis Herserre

Et mon prénom rime avec une serre.

Tout le monde me dit que j’aime les vignes

Car elles peuvent pousser dans une serre,

a dit Herserre.

     Bravo les enfants, ont dit les adultes émerveillés. Mais il y a moi aussi, a dit Yeux. - Ah oui ! c’est vrai ! désolés, on t’avait oubliée, a décrété Maman. Vas-y !

Je m’appelle Yeux comme des yeux.

Je vois tout de même la nuit.

Mais j’ai des lunettes comme l’auteur de ce récit.

Et ce n’est pas grave si j’en ai.

    Bravo Yeux, mais tu n’as pas assez développé ton texte, a décrété Mamie-Janette. Bouh ouh ouh, je suis nul, mais je le serai jusqu’à la fin de mes jours, a dit Yeux en chuchotant et en se frottant les yeux. Mais non Yeux, tu comptes beaucoup pour nous ! Il est temps de dire au revoir à toute la famille. Venez les enfants, c’est l’heure ! Au revoir !!, ont dit les enfants. A bientôt !

     Chloé S. – 6e3

 

**

 

      Ce jour-là, Joie et yeux décident de se parler pour se réconcilier, Joie et Yeux décident alors de faire leurs quatrains tous les deux.

-Mais on ne peut pas le faire tous les deux, dit joie.

-Non mais on s’aide tous les deux pour le quatrain, répond Yeux.

Pendant ce temps-là, Yves réfléchit et décide d’aller en plein Paris pour ouvrir son esprit, et demande à des personnes comme il était nouveau à Paris :

-Comment fait-on pour aller à la Tour Eiffel ? dit Yves.

-La demoiselle répondit : la Tour Eiffel se situe sur votre gauche et ensuite tout droit. Merci ! répondit Yves. Yves écrit donc son quatrain sur le thème de la Tour Eiffel.

Anne et Herserre avait déjà trouvé leurs quatrains.

L’après-midi la famille se retrouve enfin pour faire passer les cinq quatrains. Yves fut le premier à passer :

-Un jour je me suis retrouvé en plein Paris, j’étais perdu.

A coté de moi des personnes qui faisaient de la cithare

Je visitais toutes les rues le cœur ouvert à l’inconnu.

J’avais des griefs contre quelques personnes.

     Joie :

-A coté de moi quelqu’ un ou maintenant j’ai l’entière

Confiance elle m’a aidé, elle m’a emmené à faire ce

Quatrain, ou j’ai l’entière responsabilité, je sais que

Je sais que l’on n’a pas dit ça, mais je le fais pour toi.

     Yeux :

-Tu sais que t’es ma sœur adorée heureusement que

L’on s’est réconciliés je n’en pouvais plus. Heureusement 

Qu’on a discuté. Devant moi un souk, j’ai eu peur je

Suis retourné chez moi, il y avait des gens qui jouaient de la cithare.

     Herserre :

Je sais j’ai des défauts et des griefs sans cesse. Je vais

Essayer d’améliorer ça mais je crois que cela va être dur

Pour moi vous êtes mes frères et mes sœurs adorés

Même si à la fin on va se disputer pour être premier.

     Anne :

-Je suis peut-être la dernière à passer mais j’ai encore

Plein de choses à vous raconter. Tout d’abord à la

Naissance quand je vous ai vus

Je vous ai direct sautés dessus. Et tout ça reste digne.

     Après les cinq quatrains, Joie et Yeux se sont disputés : Ah tu m’as encore volé mes chaussures, dit Yeux. Joie ne répond pas. Et puis tout le monde commençait à se disputer; les parents interviennent et tous restent unis et depuis ce jour-là plus personne ne se dispute.

     Vincent T. 6e2

 

**

 

     Les parents ont organisé une fête familiale. Ils ont demandé à chaque enfant : Joie, Yeux, Anne, Yves, Herserre ; de faire un quatrain.

Les enfants se concertent :

Joie : « Ils sont fous, c’est trop dur. »

Yeux : « Je suis d’accord. »

Joie : « Qui est fort en orthographe ? »

Anne : « Moi ! »

Joie : « D’accord, qui veut aider les petits ? »

Anne : « Moi ! »

     Les enfants se mettent aussitôt au travail et voilà le résultat :

 

 

Je suis diapré

Comme un papillon doré

Je suis joli

Comme un cygne

 

 

Joie :

 

 

 

 

 

Je suis beau

Comme un bateau

Qui fait dodo

Sur l’eau

 

 

Yeux :

 

 

 

 

Je m’appelle Anne

Je suis un âne

Je suis ocre

Comme mon cœur

 

 

Anne :

 

 

 

 

 

Je suis Yves

Je ne suis pas ivre

Je suis beau

Comme un oiseau

 

 

Yves :

 

 

 

 

 

Je suis Herserre

Pas comme Esther

Ma copine

De toute petite section

 

 

Herserre :

 

 

 

 

Maman : « Bravo !»            Papa : « Où vous avez trouvé tout ça ? » Joie : « Sur Internet » (vous auriez dû voir la tête de papa et maman, trop drôle !)

     Timothée T. 6e3

 

**

 

-Ah! je sais ! dit Yves le cadet de la famille, écoutez ce que j'ai trouvé :

"Pour la fête de la famille

Faisons des croquis,

Pas de griefs,

Faisons des signes pour être joyeux !"

-Mouais, pas mal dis-je, j'aime bien le dernier vers.

-Et si tout le monde mettait ce vers à la fin de son quatrain, cela serait joyeux et rigolo !

-D'accord, alors à moi d'inventer mon quatrain, annonça Yeux.

"Nous avons tous les cheveux noirs comme jais

Allons acheter de beaux vêtements

Au marché couvert appelé souk,

Faisons des signes pour être joyeux !"

-Moi, je trouve ça bien, bravo Yeux ! A mon tour maintenant, dit Anne :

"Jouons, jouons des morceaux de cithare,

Pas un signe de mauvais augure,

Soyons joyeux,

Dansons, rions !"

-Oh! Super ! Tu m'épates, dit Herserre, allez je me lance :

"Que la fête soit pleine de diapré,

Que la couleur soit ocre ou rouge,

Pas de problème,

Faisons des signes pour être joyeux!"

-Ok ! a fait Yves, à toi la main, Joie :

"Des morceaux de cithara, jouons jouons

De mauvais augure pas un signe

Joyeux soyons

Rions, dansons!"

-Eh! Mais tu as copié ma poésie! cria Anne.

-C'est pas vrai, a dit Joie, j'ai inversé les paroles!

-Oh! Que se passe-t-il à la fin, s'énerva Maman qui venait de rentrer dans la chambre.

-C'est Joie, il m'a copié pour le quatrain ! dit Anne.

-Bon, c'est pas grave, de toutes façons, il faut y aller.

-Ben où ? dit Yeux.

-Ben, chez Papi et Mamie banane! dis-je. Ah! d'ailleurs je ne me suis toujours pas présenté, je suis Herserre.

-Allez à la voiture, Papa vous attend ! annonça Maman.

-Zut! dit Papa, il n'y a plus d'essence dans la voiture!

-Il ne manquait plus que ça, dis-je.

-Pas de panique, cria Maman, il y a un bidon d'essence à la cave, je vais le chercher, les enfants, ne bougez pas!!

     Une heure plus tard chez Papi-Birthday et Mamie-Toyou.

     Yeux avait fait un magnifique gâteau à quatre étages. Bien sûr, Yves voulut le porter et le montrer à Papi et Mamie mais Yeux ne voulait pas, alors comme je l'avais prédit, ils se disputèrent, le gâteau se renversa et tomba sur les belles chaussures de Papi...

-Oh, nous sommes désolés ! dirent Yves et Yeux.

-Ce n'est pas grave les enfants, vous êtes venus ici pour passer un bon moment, alors allez jouez au ballon! dit Papi.

-Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, je préfère rester avec vous, dis-je.

-D'accord, dirent les autres, mais nous on y va.

     Deux minutes plus tard...

-Oinnnn! Anne a perché la balle sur le toit, dit Yves qui est très sensible.

-Mais ce n'est pas grave, dit Mamie, et si vous nous lisiez vos quatrains ?

-Oui!! dirent en choeur les cinq enfants.

       La journée se termina bien, on était tous assis au coin du feu, à écouter chacun de nous lire son quatrain. Nos poésies ont tellement plu à nos grands-parents, qu'ils les ont encadrées comme des tableaux. Nous étions fiers de nous!  Nous étions installés confortablement en buvant une tasse de lait, mais cette fois-ci rien ne fut renversé, ni cassé!

    Lucille X. 6e2

 

**

 

     Quatrains de joie

     Il était une fois une maison dans les vignes. Les habitants de cette maison avaient cinq enfants. Aujourd’hui c’était un jour très special, c’était le jour de la fête familiale. Toute la famille était invitée pour partager un moment de convivialité.

Yeux : Ton quatrain était plutôt bien.  

     Quatrain de Yeux :

Il était une fois une famille très spéciale

Où les enfants aimaient les fêtes familiales.

Elle était très conviviale.    

Les enfants faisaient des signes pour annoncer un signal.

Yves : bravo 

     Quatrain d’Anne :

Aujourd’hui il y avait une fête

Un moment où on ne se prend pas la tête

On a même invité mamie Jeannette 

Les enfants faisaient des signes à maman qui voulait rester discrète

Parents : très familial !

Quatrain d’Yves :

Aujourd’hui j’ai vu un cocon

C’était le jour des fêtes des cornichons

C’était pas folichon

De manger des cornichons

Herserre : tu aurais pu faire mieux.

     Quatrain d’Herserre :

Aujourd’hui était un jour très spécial

On allait chez nos cousins pour une fête familiale

Nos cousins étaient vraiment très conviviaux.

     Parents : il manquait une ligne !

     Ruben Z. 6e3

 

**

                    Quatrains en bonus

Ce n’est pas magnifique

Un cIel si beau

N’est-ce pas monsieur ?

Ah le beau temps, c’est super ! non ?

RER B mais quelle belle ligne si longue

Ivre de joie de ce train

RER E belle ligne mais trop court…

Euh… ça pourrait être mieux.

Mais quelle belle rime

Victor Hugo écrIt des rimes à n’importe quel moment

Il aime faire des poèmes, faire de jolies phrases.

Pour plaire au monde.

     Félix C. 6e3

 

      Textes composés au printemps 2019 au collège Sainte-Elisabeth XVe arrondissement de Paris sous la houlette de leur professeur de français, M. Dyrek, à partir de la lecture d’un roman de Jean-Philippe Arrou-Vignod La Soupe de poissons rouges.

05 juin 2019

Remise des prix littéraires et poétiques Mardi 4 juin 2019 12h15-12h45 Gymnase du haut 6e et 5e

REMISE DES PRIX LITTÉRAIRES 2019 6e et 5e

MARDI 4 JUIN GYMNASE DU HAUT 12h15-12h45

     Un moment festif pour honorer les jeunes plumes à talent en fin de cycle 3 et début de cycle 4 !

     Les externes prévoient de quoi déjeuner s’ils n’ont pas le temps de rentrer chez eux. A la cantine les demi-pensionnaires déjeuneront à 13h.

     Des photos de groupes seront faites avec tous ceux nommés ci-après, en présence des jurés adultes qui auront pu faire le déplacement à cette remise des prix. On fera les photos sans s'attarder, certaines à visages découverts, puis en mettant les diplômes devant le visage.

      Sont attendus notamment la poète Nicole Barrière, l’écrivain Yves Chéraqui et des membres de l’école Sainte-Elisabeth.

 **

La Coupe des Mondes par les 6e (9 diplômes et 6 livres)

     Par Michel Tognini, 3e spationaute français de l’Espace  4d : 1ère Inès B., 1 livre,

Lucille X 1 livre (Reconnaissance), Louis-Nicolas 1 livre et Arthur M 1 livre

     Par Yves Chéraqui, écrivain et animateur d’ateliers d’écriture 4d : Margaux 6e2 (or) qui a reçu la Super Coupe des Mondes à la JPO !, Héloïse (Gratitude) (Louis-Nicolas déjà) -6e3(argent), Eliott D 6e2 (Reconnaissance) et Aymeric 6e1 un livre (Lucille X déjà).

     Prix de basalte 1d diplôme : 4e ex aequo  Maëlys R 1 livre (6e1) et 6 élèves déjà diplômés lors de la Journée Portes Ouvertes

 

Nouvelles : La Rencontre 7 finalistes (7 diplômes et une Coupe)

Emma B de 6e3 (1ere) Une Coupe ! (Gratitude),

Juliette de 6e3 (2e)(Gratitude), Tugdual A. de 6e3 (Reconnaissance), de Charlotte B. de 6e3 de Samuel D. de 6e2 (Reconnaissance), Angèle G. de 6e3 et d’Alexandre GG (5e3)

 

6e Poèmes et proses remarquables,

jeunes auteurs non encore cités (25 cartes) :

 Lya-Marie B (Gratitude), Gabriel B (Gratitude), Lauriane B, Clémence B-T, Shams B (poème sur ND), Emilie B (Reconnaissance), Lucille B, Blanche de C (Reconnaissance), Charlise C (Reconnaissance) Théa C (Gratitude), Maxime C (Gratitude), Auguste C, Alexia C-D, Matthieu D. (Reconnaissance), Victoria D-G, Andréa G. (poème Signes en ville),, Grégoire H (Reconnaissance) Paul J. (Gratitude), Aurore K (Reconnaissance), Théo LC (Gratitude), Mila L-S (poème Signes en ville), Hugo M. (6e2)(Gratitude), Côme P. (Reconnaissance), Timothée T. (Reconnaissance), Valentin V. (Gratitude)

 Et prix de Lectures partagées Félix C. 1 livre (6e3)

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REMISE DES PRIX DE POÉSIE 5e

Concours Printemps des Poètes, les 3 classes,

46 finalistes sur plus de 100 participants, 31 avec commentaire/s de poètes

   « Dialogues de la Beauté »

     Jury, les poètes Nicole Barrière, Evelyne Charasse, Colette Fournier, Aumane Placide

 

     3 élèves qui ont obtenu 3 commentaires reçoivent une Coupe,

un livre, un diplôme et la revue "Rose des Temps" qui les cite :

   Andréa 5e1, Paul LN 5e2, Léa J. 5e3,

 

     11 élèves ont deux commentaires de poètes.

Ils reçoivent un livre, une carte, un diplôme et la brochure électronique.

Oriane, Samuel, 5e1

Bérénice, Cyrielle, Mathilde H, Félix, Constance 5e2

Alexandre A (Gratitude), Romain M. (Reconnaissance), Blanca R-L, Emmanuelle S. 5e3

 

     17 élèves ont un commentaire de poète,

ils reçoivent un diplôme, un livre de nouvelles ou d’autres récits et la brochure électronique :

Clotilde, Emilie, Ava, Alexandra, Isaure 5e1

Anouchka, Cécile, Paul LB, Mathilde R, Charlotte 5e2

Clara A (Reconnaissance), Emilie B. (Gratitude), Vittoria, Floriane, Arthur C, Eliot H (Reconnaissance), Eliott S. 5e3 (Reconnaissance)

 

     15 autres élèves de 5e ont été sélectionnés, finalistes, ils reçoivent un diplôme, une carte (15 cartes en tout) et la brochure électronique  :

Céleste, Timothée, Adam, Clément, Léonard 5e1

Diana, Louis, Emile, Andrew 5e2              

Philippine B., Valentine B., Eleejah D. (Gratitude et Reconnaissance) Olivia E.,  Chiara L.,  Melchior V. 5e3

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     Notre-Dame, poèmes d’après l’incendie du 15 avril, avec de jeunes auteurs de 5e non encore cités (9 cartes)

      Lila A, Emma-Lou C, Jean C., Audrey F., Eva M. (Gratitude et Reconnaissance), Ariana T-B, Tivizio V, Marianne Z.

Carlotta E (Gratitude)

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      Un livre du Panthéon Universel de Poésie comporte sous le titre Gratitude et Reconnaissance en poésie des textes de poètes ainsi que de nos jeunes collégiens aux textes remarqués. Il sera présenté le samedi 22 juin - peut-être par le biais de la Tombola de l'école ! à confirmer...

     Un livre comportant, notamment, tous les poèmes finalistes de « Dialogues de la Beauté » sortira à l’automne aux éditions Unicité sous le titre De l’Ardeur poétique… aux opus de Beauté.

     M.Dyrek, organisateur de concours littéraires au collège, en mai 2019.

DialoguesBeautéPhLD

05 mai 2019

Poèmes après l'effondrement de la Flèche de Notre-Dame composés pour souhaiter sa Renaissance Collège de Paris Printemps 2019

POÈMES DE COLLÉGIENS D’AVRIL 2019

 


                                  NOTRE-DAME DE PARIS

 

     Vous trouverez ici des poèmes composés par des 6e à Paris entre l'incendie survenu à Notre-Dame à tombe-flèche et brûle charpente et des photos de poèmes de 5e sur feuilles de couleurs, entre le 16 avril et le 19 avril 2019.

 

            Bonjour, voici les vers       Sortis de mon cœur !

Notre drame se résume ainsi :

Notre-Dame fut la proie des flammes.

Oasis de recueillement et de prière,

Elle ne fut épargnée,

 

Celle qui alla de Charlemagne,

Aux rois Louis, à la plume de Victor Hugo,

Pour finir embrasée par le signe de la fin,

Embrassée par les langues de feu.

                          Louis-Nicolas B. 6e2 à Paris le 16 avril 2019.

**

                                       Notre-Dame de Paris

 

RenaissanceNDphLD19

Il est très méchant                                                                 

Ce soir-là, il était présent.                                                                

VA-T’EN ! Incendie, tu n’étais pas invité                         

Toi et ta fumée peu colorée

Tu as envahi toute l’île de la Cité                                                                    

Notre-Dame en a pleuré                                                                                                        

Magnifique comme elle est,                                              

Elle ne l’avait pas mérité.

La flèche s’est écroulée,                                                                                                                             

Perdue dans ses pensées.

Le coq a eu peur                                                                                     

Autant que nous dans notre cœur.

Les gargouilles ont crié                                                                                                                          

Les habitants étaient horrifiés.

La croix a pleuré                                                                                               

Mais a vaillamment résisté.

 

Quand nous irons la reconstruire,                                                                                                              

Nous reviendrons avec un grand sourire                                                                                        

Plus besoin de pleurer dans les rues                                                                                  

Sa beauté sera revenue !!!

 

                        Victoria D.-G.  6e3 16 avril 2019.

*
 

     Poème sur Notre-Dame de Paris 


Oh Notre Dame de Paris brûlée
Qui provoque de la tristesse
Dans nos cœurs effondrés
 
Cette flèche tout là-haut perchée
Qui est lourdement tombée
En provoquant un nuage de fumée
 
Ces jolis vitraux tous colorés
Scintillant quand le soleil se levait
Sur notre grande cathédrale dorée
         

     Héloïse L-B 6e3 à Paris le 16 avril 2019.

 

**

 

      Acrostiches de NOTRE

composés en classe

par des 6e de Paris le 18 avril 2019.

 

Notre cathédrale

Oh vous êtes si belle !

Ton toit qui a pris feu l’autre soir

Réconcilie-toi avec ces flammes

Et le soleil repasse chaque soir sur tes rosaces.

     Emma B. 6e3

ChansonND5eLD19

*

Nuit belle

Où es-tu partie ?

Terre, donne-nous un indice

Risquer de la perdre est horrible

Etre la nuit, c’est difficile

     Charlotte B. 6e3

*

Notre-Dame fut la proie des flammes

Oasis de recueil et de prières. Elle ne fut sauvée.

Toi qui allas de Charlemagne au

Roi Louis, à la plume de Victor Hugo

Embrasée par le signe de la fin, embrasée par des langues de feu.

     Louis-Nicolas B. 6e2

*

Nous t’aimons très fort Notre-Dame

On a confiance en

Toi, tu ne

Risques rien avec nous

Et tu te rétabliras !

     Sidra B. 6e3

*

Nouvelle

Ou

Toujours

Reconstruite

Elle

     aime nous voir éblouis. Mais en ce jour de tristesse, tu brûles et ta flèche tombe du haut de 93 mètres. « Tu as résisté aux nazis, tu ne vas pas nous lâcher maintenant. »

     Clémence B-T 6e2

*

Nuit, le contexte dans lequel le feu qui te hantait s’est éteint

Ocre, la couleur de notre douleur.

Tous, ceux qui ont versé une larme.

Rien, ce qui nous empêchera de te reconstruire.

Etre ce que tu es et seras éternellement dans nos cœurs

     Charlise C. 6e2

*

Nous étions en larmes pour Notre-Dame

On était réunis sur le drame

Toi ma Dame je t’aurai prié en larmes dans mon lit

Rien ne put arrêter la lumière scintillante des flammes

Et nous ne pouvions rien faire là devant toi oh Notre-Dame !

     Pierre C. 6e3

*

Nuit noire régnant sur Paris

Oh ce fut une bien

Triste nuit…

Rumeurs se répandirent et pleurs retentirent…

Et cette unique source dans la nuit noire

                    fut ce feu ardent brisant légendes et histoire…

     Auguste C. 6e2

*

Nous sommes tristes

Ô Notre-Dame

Toi qui es si jolie

Recommence à chanter

Et nous serons prêts à t’écouter !

     Victoria D-G 6e3

*

RosacepoèmesPhLD19

Nous t’aimons Notre-Dame

Ô malheur et désespoir

Toi qui es si calme

Repose-toi ce soir

Et jusqu’à la nuit des temps

     Matthieu D. 6e3

*

Notre-Dame

On la regrette

Toiture cassée !

Rosaces noircies, reliques sauvées

Etincelle devient grande pour causer

      des malheurs, des tumeurs et des pleurs

     Blanche de C. 6e2

*

Nuit

Où

Tout

Retentit

Exquisément

     Eliott D. 6e2

*

Nous voulons te reconstruire

Ô toi Notre-Dame de Paris

Tu es le symbole de la patrie

Reconstruire, c’est bien facile à dire

Et le faire vraiment.

     Louis G. 6e3

*

Notre-Dame de Paris

On n’est plus rien sans toi

Tu nous as fait connaître

Rien, plus de charpente

Et ta flèche ! ta flèche est tombée.

     Olivier G. 6e3

*

Notre-Dame de Paris

On t’a sauvée des flammes

Tu auras besoin de nous pour

Renaître de tes cendres

Et nous te reconstruirons

     Du mieux que nous pourrons

     Léandre L-B 6e3

*

Nous te regardons voler dans le ciel

Ou bien marcher sur la terre

Tu nous éblouis le jour comme la nuit

Rien ne t’arrête, tu vas vite comme l’éclair

Et tu souris sans cesse

     Héloïse L-B 6e3

*

Notre belle cathédrale

Ô toi qui as été rongée par les flammes

Tu étais l’emblème de Paris

Réponds à nos appels je t’en prie

Et guide-nous vers l’avenir

 

D’abord tu brûles

Alors que tu as résisté aux guerres mondiales

Mais pourquoi ? à cause e misérables flammes

Eh bien tu as disparu de nos vies

De nous tu avais besoin

Et de toi nous avions besoin

Pourquoi un tel sort s’est acharné sur toi

Allez tu peux résister

Retenir ton énorme édifice

Instant de suspense

Suspens… c’est bon, elle est  vivante !

 

    Mila L-S 6e2

*

Notre-Dame de Paris

On prie pour toi et remets-toi

Très vite de tes blessures

Relève-toi vite

Et ta flèche aussi

     Elisabeth M. 6e3

*

Poem5eNDPhLD19

Nuit à la lune

Où le phénix se réveille

Ta belle lumière blanche

Rire magnifique d’un enfant

En te voyant.

     Arthur M. 6e3

*

Nous sommes dépités

Ou déprimés

Très abattus

Réduits à néant

Et tous détruits par le feu de Notre-Dame !

     Hugo M. 6e2

*

Notre cathédrale a brûlé

Ô ma pauvre cathédrale

Tu es blessée

Retrouve, ma chère cathédrale, ta splendeur

Et ta beauté infinie.

     Louise P. 6e3

*

ChansonND5eprochePhLD

Notre-Dame de Paris

On prie pour toi

Ta grandeur étincelante

Rayonne sur nos cœurs

Et on t’aime plus que tout

     Antoine S. 6e3

*

Notre belle Dame de Paris

On a pensé à toi quand la flèche est tombée

Tu as résisté, mais tu es tombée

Rien ne nous empêche de prier

Et puis… tu vas ressusciter !

     Vincent T. 6e2

*

Notre-Dame de Paris

On t’a éteinte, on t’a rallumée

Toi qui es partie en cendres

Retrouve ta beauté dans cinq ans ou plus

Et redeviens plus belle encore !

     Valentin V. 6e3

*

Notre-Dame

On a voulu te sauver

Tu t’es battue pour survivre

Regarde maintenant où tu es !

Et tu resteras toujours dans notre cœur

     Santiago V. 6e2

*

Nous sommes

Ouvriers, de

Très grands ouvriers !

Regardez-moi ces

Etres, comme ils sont forts !

     Lucille X. 6e2

*

           A suivre après ces poèmes de 6e, les textes des Poèmes de 5e écrits aussi en avril 2019.

PoemFeuillCouleursPhLD19

Vous avez ici leurs illustrations sur ce Blog de Monsieur Dyrek.


03 mai 2019

Concours de nouvelles du RER B, deux élèves de 6e, Emma et Juliette de Sainte-E, lauréates ! Remise des prix au CNL, photos...

  

         Concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, les résultats !

     Les résultats sont arrivés, lors des vacances printanières !

Emma B. de 6e3 est arrivée première des moins de 18 ans !

Juliette B. de la même 6e3 est arrivée deuxième chez les mêmes moins de 18 ans.

Parmi les 8 finalistes, 7 sont des 6e et des 5e de notre collège à lire et écrire.

     Nous les félicitons, c’est un bel exploit qu’ils ont réussi. Félicitations aussi à Elise 17 ans, lycéenne du Val-de-Marne, pour s’être juchée sur le podium à la troisième place ! Les textes d’Emma, de Juliette, mais aussi de Tugdual A., de Charlotte B., de Samuel D. comme d’Angèle G. et d’Alexandre GG, ces deux élèves étaient présents dans ce beau lieu historico-littéraire, font donc partie du recueil. Son thème est celui de la rencontre, il a été distribué à tous les finalistes au Centre National du Livre.

      Les prix ont été distribués aux lauréats ou à leurs représentants, par exemple les parents d’Emma et la maman de Juliette, - en effet Emma et Juliette pendant ces vacances étaient chez leurs grands-parents en province, une tablette numérique pour Emma et un chèque de 200 euros de livres et autres produits culturels pour Juliette. Emma et Juliette, lauréates et tous nos finalistes, seront récompensés aussi officiellement lors d'une remise de prix de concours littéraire de prose et de poésie organisés à Sainte-E avec les 6e et les 5e en mai ou juin.

     Cadeaux par le romancier juré, très à l’aise pour évoquer les voyages que font accomplir les récits qu’il a eu plaisir et émotion à lire et certaines visions cinématographiques que certaines histoires lui ont fait advenir – Monsieur Daniel Picouly a lancé du reste un appel à l’assistance pour retrouver le titre d’un film qui l’a inspiré pour son deuxième paragraphe où il évoque un personnage de conducteur d’autobus à plateforme dans un film français en noir et blanc qui décide de mener ses passagers jusqu’à la mer ! et si… chers élèves et chères familles d’élèves, vous faisiez marcher le bouche à oreille et vos connaissances en matière cinématographiques pour retrouver ce titre, nous pourrions alors, lors d’une visite de l’écrivain dans notre établissement lui présenter ce film et lui en offrir une cassette, un cédérom ou une vidéo !

     Et cadeaux par M. Denis Masure, le Directeur de la Ligne B unifiée qui a expliqué le choix du thème de La rencontre, par l’Histoire justement du RER B, dont l’existence remonte à la jonction du tronçon nord dirigé par la SNCF et le tronçon sud dirigé par la RATP, vraie rencontre de deux entreprises importantes de transports qui ont dû apprendre à travailler ensemble pour que des millions de personnes puissent emprunter cette ligne depuis 40 ans !

   M. Masure dans son Avant-Propos écrit « Cette seconde édition est plus innovante. En effet, écrire la suite de l’histoire de Maurice, initiée par notre parrain Daniel Picouly, tout en respectant le thème de la rencontre, fut un exercice aventureux, parfois difficile mais toujours original.

     De plus, cette année nous avons différencié nos lauréats avec la création d’une catégorie « jeune public » et, en toute franchise, ce jeune public nous a fortement surpris ! »

+PicoulyLaurentetparentsd'Emmalarge

+Angèlelisant19

+2eprixMamdeJuliette

+CheraquiDyrekPicouly2

+PrixJeunesseComplet1

    Les organisateurs qui ont reçu 360 textes – autant que de degrés pour un tour complet ! - dont une quarantaine de jeunes gens ont été étonnés de lire certains mots tombés en déshérence chez nos contemporains et ne s’attendaient certainement pas à les trouver chez les très jeunes plumes ! Ils se sont douté qu’un professeur de français avait pu les faire écrire en les poussant à y placer quelques rares, anciens et pittoresques termes, saperlipopette !

    Et voilà qui permet une « traçabilité de ces récits » du cadre de ce concours au collège Sainte-E dans le XVe en passant par un roman de Yaël Hassan Suivez-moi-jeune-homme avec pour protagonistes le collégien Thomas en fauteuil roulant et Bertrand Pavot, un vieux Monsieur au vocabulaire fleuri qui a créé la SPDM la Société Protectrice des Mots et à un livre de défense des mots et de la langue française écrit naguère ou jadis par Bernard Pivot, animateur de la scène littéraire française et francophone depuis des décennies : 100 mots à sauver (suivi de 100 expressions à sauver).

    Dans cette traçabilité, saluons la page consacrée depuis son démarrage à la SPM, cette Société Protectrice des Mots (elle-même sur le modèle du sigle Société Protectrice des Animaux) par la revue Virgule de Littérature et de langue française et que nos élèves pratiquent dans notre école depuis toujours.

    Après « Racontez les histoires qui vous transportent » en 2016-2017, « Vos plus beaux récits et souvenirs de rencontre dans le RER… » en 2018-2019 avec dans les deux cas 47 textes, autant que de stations sur la Ligne B, et dans les deux volumes, un texte de votre serviteur, qui emprunte cette ligne B depuis les débuts dans les années 70, y lit des journaux et des livres, y écrit des strophes et des paragraphes, y corrige des copies, y regarde les affiches, y consulte son smartphone, y poste sur réseaux sociaux numériques du Réseau Express ferroviaire francilien même des photos à rectangles et obliques et des monostiches, y songe et y réfléchit  à des animations d’écriture, notamment en matière de poésie dans tous lieux de transports. De sorte que sur le site des 70 ans de la RATP, on trouve la photographie de « Laurent, professeur » qui fait participer ses élèves aux concours de poésie de la RATP et a vu un ancien de ses élèves voir un de ses textes l’an passé dans le recueil des 100 poèmes voyageurs et qui souhaiterait « encore plus de poésie dans le métro » !

     M. Dyrek Grand Paris le 26 avril 2019, deux jours après la remise des prix rue de Verneuil au CNL, le lendemain de la réception d’un livre du Panthéon Universel de Poésie Reconnaissance et Gratitude en Poésie avec les poèmes de poètes de tous horizons et des 6e2, des 6e3 et des 5e3, soit… les classes de nos jeunes lauréats.

     Texte y773

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CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE les résultats sont attendus officiellement mercredi 24 avril 2019

au Centre National du Livre !

 

     Vous pouvez lire tous les textes de nouvelles, notamment les 7 textes finalistes de 6e et 5e de notre collège Sainte-E à Paris non loin de la Seine, seule une huitième jeune finaliste, Elise, vient d’une autre école !

     Il est émouvant de lire, quelques jours après l’incendie qui a blessé notre Cathédrale et plus de trois mois après l’écriture par ce collégien de 5e, ces mots dans le récit d’Alexandre se référant à la station « Saint-Michel Notre-Dame » : « « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; » évoquant les personnages imaginés par Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris. « L’Histoire avec un grand H », il fut rappelé que les deux tours de Notre-Dame ressemblent au H du nom Hugo et vice-versa !

    Texte y646 Laurent Dyrek professeur de français à faire lire écrire dire !

mars 2019, puis avril dans le Grand Paris.

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     Vous trouverez ici des textes de 6e et de 5e de notre collège Sainte-E à Paris non loin de la Seine. Beaucoup de consignes en plus du sujet en lui-même de la Rencontre. J’ai demandé en plus que les élèves placent des mots « Saperlipopette », « tranche-montagne » ou des expressions, « dès potron-minet », « à la brune »…, parmi les « 100 mots » employés par Bernard Pivot dans son fameux 100 mots à sauver, repris par la romancière Yaëlle Hassan en son stimulant roman Suivez-moi-jeune-homme.

    Vous lirez ici ces récits qui n’ont pas tous été réalisés en classe, mais y furent amorcés. Bonne lecture de ces rames de récits, classés par ordre alphabétique à la lettre de leurs noms.

     Prière de nous signaler les coquilles et les erreurs qui auraient échappé à notre vigilance dans ces récits forgés « avec entrain » ! (dixit un de nos collégiens !) ! Attention à la marche du quotidien en descendant du train…

     Texte y646 Laurent Dyrek professeur de français à faire lire écrire dire ! mars 2019.

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     « Les 47 nouvelles préférées du président et de son jury, autant que de stations desservies par le RER B, seront publiées dans un recueil de nouvelles. Les 6 nouvelles qui auront le plus séduit le jury seront particulièrement récompensées : 3 dans la catégorie «jeune public» ; 3 dans la cat «adulte». Les prix seront remis lors d’une cérémonie, en présence des 47 lauréats et du parrain. »

     Site : http://rerb-concours-nouvelles.com

"Récits RER B CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE

      Récits en Devoir Maison, pour une participation au concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, la première ouverte aux jeunes de moins de dix-huit ans. Il s’agissait de prolonger un paragraphe rédigé par le romancier Daniel Picouly, de raconter une rencontre, d’y intégrer le nom d’une station du RER B, de construire une histoire entre 1000 et 6000 signes.

     Et comme si toutes ces consignes ne suffisaient pas, j’ai demandé à mes collégiens d’ajouter un des « 100 mots à sauver » défendus par Bernard Pivot, comme « goguenardise » ou « saperlipopette ! » !

    Les textes, captivants, entraînants, pittoresques, imaginatifs et/ou réalistes, composés comme l’écrit un de nos jeunes auteurs « avec entrain », sont présentés ici la plupart du temps sur trois paragraphes et de préférence avec un titre. Ils ont été l’objet de corrections et de relectures, cependant, s’il restait ici ou là une erreur, les lecteurs sont invités à nous signaler ce problème de retard sur la ligne, euh d’orthographe… M.Dyrek en janvier 2019."

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     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de   plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ». Amorce de récit composée par l’écrivain romancier Daniel Picouly, auteur notamment du Champ de personne, consacré à ses souvenirs d’école.

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UN LIKE DE SOUTIEN SUR RATP.FR

ET GRAND SUCCES DES RÉCITS DE COLLÉGIENS DE SAINTE-E !

 

      Voici le lien internet pour apporter un like en soutien à « Laurent professeur », de Sainte-Elisabeth, parmi les portraits de passagers ayant eu quelque chose à raconter au sujet de la RATP, je leur ai dit que je faisais participer mes élèves aux concours de la RATP en poésie et en prose et qu’il pourrait y avoir encore plus de poésie dans le métro !

     Et cette année 7 des 8 finalistes jeunesse du concours de nouvelles du RER B sur le thème de La Rencontre, avec Daniel Picouly, en romancier  président du jury, sont des élèves du collège Sainte-E ! 

     Alors, si vous le voulez bien, aimez l’histoire de Laurent, voyageur du RER B, lien à copier-coller dans la barre de votre moteur de recherche :

https://70ans.ratp.fr/portraits/laurent-4/

 

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70 ans de la RATP Making of des rencontres de voyageurs

https://70ans.ratp.fr/70-ans-et-toujours-plus/

 

     « À l’occasion de son anniversaire, la RATP met à l’honneur ses salariés et ses voyageurs à travers leurs histoires avec l’entreprise et dans les transports !

    L’objectif ? Représenter tous ceux qui ont un lien et une histoire avec la RATP !

      A l’occasion de séances photos organisées sur le réseau, vous avez été nombreux à venir nous raconter votre lien avec la RATP ! Merci pour les souvenirs, les rencontres et toutes les anecdotes que vous avez pu partager avec nous. Vous pourrez bientôt retrouver tous les portraits de voyageurs réalisés par le photographe Patrick Messina dans la galerie des 70 ans sur le site.

     Une sélection de photos fait déjà l’objet d’une exposition «Histoires de salariés» en ce moment à la Maison de la RATP et une cinquantaine de portraits de voyageurs fera partie d’une fresque photographique «70 ans de la RATP, 70 ans d’histoires» qui sera affichée dans le métro à partir de mars 2019. Les portraits des salariés et des personnalités publiques sont aussi en ligne ! »

 

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   Vous pouvez aussi suivre l’actualité des concours de poésie RATP 

: https://www.ratp.fr/tag/poesie

 

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https://www.rerb-leblog.fr/concours-de-nouvelles-voici-les-gagnants/

 

      « Hier soir, s’est déroulée la remise des prix de la deuxième édition du Concours de nouvelles au Centre National du Livre à Paris en présence du parrain et président du concours, le romancier Daniel Picouly. L’identité des sept lauréats a été dévoilée. La présence du parrain a été très appréciée par tous les participants : échanges sur les nouvelles, sur leur projets littéraires, dédicaces et séances photos.

     Cette édition du concours de nouvelles fut un beau succès puisque plus de 360 amateurs se sont prêtés au jeu. L’équipe du RER B ainsi que les jury du concours et son président se sont réjouis de la qualité des nouvelles reçues. 

     Ainsi, le jury a sélectionné 47 textes, nombre qui fait référence aux 47 gares desservies par le RER B, publiés dans un recueil de plus de 136 pages. … »

     Le Blog du RER B, ici la page du 25 avril 2019.

 

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23 avril 2019

Concours de nouvelles du RER B, 7 textes de 6e et 5e de Sainte-E sur 8 des jeunes finalistes ! Résultats imminents !

Concours de nouvelles du RER B, deuxième édition ! résultats… imminents !

 

Et déjà…

SEPT TEXTES SUR HUIT ! Récits du RER B catégorie moins de 18 ans

 

CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE les résultats sont attendus officiellement mercredi 24 avril 2019 au Centre National du Livre !

 

Ici prenez le train des textes finalistes !

 

     Vous allez lire ici les 7 textes finalistes de 6e et 5e de notre collège Sainte-E à Paris non loin de la Seine, seule une huitième jeune finaliste, Elise, vient d’une autre école ! Il est émouvant de lire, quelques jours après l’incendie qui a blessé notre Cathédrale et plus de trois mois après l’écriture par ce collégien de 5e, ces mots dans le récit d’Alexandre se référant à la station « Saint-Michel Notre-Dame » : « « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; » évoquant les personnages imaginés par Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris. « L’Histoire avec un grand H », il fut rappelé que les deux tours de Notre-Dame ressemblent au H du nom Hugo et vice-versa !

     Le sujet proposé par les organisateurs du concours de nouvelles du RER B comportait beaucoup de consignes - en plus du sujet en lui-même de la Rencontre. J’ai demandé, en plus, que les élèves placent des mots « Saperlipopette », « Tranche-montagne »… ou des expressions, « dès potron-minet », « à la brune »…, parmi les « 100 mots » employés par Bernard Pivot dans son fameux 100 mots à sauver, repris par la romancière Yaëlle Hassan en son stimulant roman Suivez-moi-jeune-homme, que je fais lire à mes collégiens.

     Vous lirez ici ces sept récits qui n’ont pas tous été réalisés en classe, mais y furent amorcés. Vous trouverez tous les autres récits de nos élèves dans une page antérieure de ce Blog littéraire et incitatif ! Et vous lirez aussi dans une page ultérieure le récit d’Elise si elle en est d’accord ! Et vous pouvez lire un récit composé par un adulte, un texte également finaliste parmi les 47 : « Maurice ne saura jamais » qui essaie des hypothèses du pourquoi du comment du nom « La Plage » pour une station de bus, loin de tout rivage…

      Bonne lecture de ces rames de récits, classés par ordre alphabétique à la lettre de leurs noms. Prière de nous signaler les coquilles et les erreurs qui auraient échappé à notre vigilance dans ces récits forgés « avec entrain » ! (dixit un de nos collégiens !) ! Attention à la marche du quotidien en descendant du train…

    Texte y646 Laurent Dyrek professeur de français à faire lire écrire dire !

mars 2019, puis avril dans le Grand Paris.

 

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     « Bonjour, Nous serons ravis de vous compter parmi nous. La nouvelle sélectionnée est celle qui s’intitule « Maurice ne saura jamais ». Et voici la liste des 8 jeunes finalistes, au cas où certains seraient vos élèves : Alexandre G-G (5e3), Emma B (6e3), Elise P., Tugdual A.(6e3), Juliette B.(6e3), Angèle G.(6e3), Samuel D.(6e2), Charlotte B.(6e3)  Bien cordialement, L’équipe du concours du RER B. 2 avril 2019. »

 

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     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de   plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ».

     Amorce de récit, composée par l’écrivain romancier Daniel Picouly, qui a écrit sur l’école de son enfance le célèbre Champ de personne et, récemment, un roman où il fait parler le volcan de la Fournaise Quatre-vingt-dix secondes, une minute trente à la bascule des destins !

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      1 récit de 5e :

     Le RER B, Maurice en a rêvé tant de fois, tant de nuits ! Enfin ! demain, le grand jour ; le nouveau départ.

     Départ : Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; Terminus : Aéroport Charles de Gaulle. Quels beaux voyages sur cette rame, que de paysages et d’histoires traversés. Il a hâte de s’ébaudir… Il partira dès potron-minet… Il roulera, il voguera jusqu’à la brune.

    Maurice rêve aussi de rencontres, d’amitiés, passagères ou non ; il y rencontrera toutes sortes de gens : sans doute un tire-laine, un tranche-montagne, un trotte-menu, un rêveur, un travailleur, un lève-tôt, un couche-tard, un vert-galant ou un beau-parleur...

    Chaque arrêt le fera s’évader et sur son pare-brise défileront des histoires, des souvenirs, des pensées. Un peu comme sur un écran de cinéma ! 

    Ouverture des portes : début du livre, du film, de l’histoire…

    Fermeture des portes : fin du livre, du film, de l’histoire…

    L’Histoire avec un grand H, ou les histoires, s’afficheront de station en station, de gare en gare et s’étireront tout au long de sa journée, au fil de ses allers et retours.

     « Robinson » lui rappellera « Vendredi » et Robinson Crusoé ; « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; « Stade de France » le ramènera vingt ans en arrière avec la belle victoire du football français et la liesse populaire ; avec « Saint-Rémy-lès-Chevreuse », il fera un voyage dans le temps avec les abbayes, les châteaux, les merveilleux paysages.

     Ses voyages, il les fera au volant de sa machine, les yeux rivés sur les voies, les rails, les manettes et les boutons. Dans sa tête, se bousculeront images, musique, action, se mêleront films, livres, musiques, inventions, imaginaire. Il vivra tout cela intensément.  

    Puis la tête remplie d’images, de rêves et de voyages, il rentrera chez lui à bord du bus. Le bus qu’il a conduit si souvent. Il s’arrêtera un peu avant « la Plage ».

     Alexandre G-G 5e 3

 

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      6 récits de 6e :

            C'est dimanche et peu à peu le soleil se couche, c'est mon dernier jour à bord de l'autobus n°39. Demain, je conduirai la rame du RER B. Je suis un peu triste, car cela faisait vingt-trois ans que je conduisais mon bus entre la Gare du Nord et Les Frères Voisin. Je ne reverrai plus les grands boulevards, le musée du Louvre, le pont du Carrousel, Saint-Germain-des-Prés, ni les enfants de Sainte-Elisabeth, ni cet habitué qui montait chaque jour à Balard et me disait « Prochain arrêt la plage ! ».

            Lundi, 9h10. Aujourd’hui commence mon nouveau travail. Je descends les escaliers qui mènent à la station Saint-Rémi- lès-Chevreuse. Je rentre dans ma cabine pour faire le trajet jusqu’au terminus Roissy-Charles de Gaulle-aéroport. Il y a 39 stations. Ce jour-là, il n’y a pas beaucoup de monde. Ça se passe plutôt bien pour mon premier jour. Je m’arrête à la station Sevran-Livry. Les portes du RER s'ouvrent, je regarde sur les caméras pour vérifier que tout le monde soit bien monté. A ce même moment, je vois l'habitué de la ligne 39 avec des bagages qui rentre dans la rame. Je suis surpris de le voir ici. Je guette chaque arrêt pour savoir si mon habitué descend mais rien.

            Terminus, tout le monde descend ! Je le vois sortir avec ses deux valises et emprunter les escaliers. C'est ma pause, je me décide, je pars à sa rencontre. Je cours et le retrouve dans les couloirs. Je lui tape sur l'épaule, il se retourne, me montre du doigt en disant : - « Saperlipopette ! Prochain arrêt la plage ! » - « Oui c'est moi, maintenant je conduis le RER. Mais pourquoi Prochain arrêt la plage ? »

     Alors il me raconte son histoire. Depuis plusieurs années, il rêve de retrouver son grand-père qui vit en Nouvelle-Zélande. Il économisait pour pouvoir s'acheter le billet d'avion. Pour se donner du courage, chaque matin, en prenant mon bus, il me disait « prochain arrêt la plage ! ». Aujourd’hui, c'est le grand jour, il part rejoindre son grand-père. Je lui souhaite bon voyage et à bientôt j'espère sur mon RER.

     Tugdual A. 6e3

 

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Maurice

      Tout a commencé sur une route de banlieue parisienne. Maurice effectue sa dernière tournée. Comme à chaque fois, au volant de son bus, il s’arrête à la station « la plage », coincée au beau milieu d’une cité, bien loin de la mer. Mais aujourd’hui, cette journée est différente. Elle est la dernière dans ce bus, la dernière sur cette ligne 12 dont il connaît chaque stop, chaque feu, chaque personne, chaque habitude. Ses fidèles collègues sont venus saluer son départ. Ils sont une dizaine à entrer soudainement dans le véhicule, accompagnés de leur famille. Un à un, ils tapent gentiment sur l’épaule de Maurice, par amitié. Puis ils lui tendent une autorisation exceptionnelle signée du chef de service et de la mairie.

-       On va à la plage, la vraie ! On fait l’aller-retour, on y déjeune et on rentre, pour fêter tes 20 ans de travail sur la ligne.

     Les passagers peuvent descendre et poursuivre leur route avec le bus suivant. Ils peuvent aussi rester à bord et profiter du voyage à la mer ; et tant pis s’ils ne connaissent personne à bord. Notre Maurice n’en revient pas. Il prend l’autoroute A13, direction Deauville.

     La journée est merveilleuse. Peu ont l’habitude de voir la mer. Le sable, l’air marin les comblent de bonheur. De son côté Maurice est partagé entre un peu de tristesse, celle de quitter son petit monde et la joie de commencer un nouveau métier, celui de conducteur de RER. Dans le bus, au retour, les enfants jouent, turbulents et très excités. Jusqu’à ce que Maurice prenne le micro. Non pas pour les gronder mais pour… chanter.  Oui, Maurice le timide, le discret, pousse la chansonnette. Et là, tout le monde reste bouche bée. Le silence s’installe pour ne pas se priver d’un moment digne de l’opéra. René, le plus vieux des collègues, vient à Maurice impressionné.

-       Maurice, crois-moi, ta voix est un trésor.

     Le lendemain, Maurice s’installe aux commandes de la rame. Il lui fera traverser toute l’Ile de France, des pistes de Roissy à la vallée de Chevreuse, en passant par les sous-sols de la capitale. Si seulement son père voyait ça. Sa fierté est immense aux premières accélérations du train. Elle l’est tellement que Maurice pense que les voyageurs la devinent. Quelle idée ! Qui prête attention aux « chauffeurs » de RER ? A mesure que les stations s’enchaînent, Maurice se décontracte, tout heureux d’occuper cette cabine et ravi de repenser à sa journée d’hier. Il se sent président à Charles de Gaulle, roi à Port Royal, bien dans Laplace, avec un métier Denfert. A la Plaine Saint-Denis, il repense à René et chante à tue-tête, tout en restant concentré sur sa tâche. La journée défile. Plus que trente minutes et déjà un autre conducteur prendra le relai.

     Alors qu’il arrive en station Cité Universitaire, des touristes japonaises descendent de la deuxième voiture. Sur le quai, elles remontent le train pour se mettre à la hauteur de Maurice, le saluer et lui faire de grands gestes. Maurice comprend qu’elles félicitent sa conduite irréprochable. C’est très aimable. A Luxembourg, un groupe de personnes âgées en balade se hâte de venir aux côtés de la cabine. Et encore ces mêmes gestes. Décidément ! A Chatelet-Les Halles, ce sont deux jeunes qui se montrent à la vitre, pouces tendus vers le haut. Mais comment donc tous ces gens savent-ils que Maurice termine sa première journée ? Pourquoi tant d’honneurs ? Après tout, sa conduite est soignée, mais elle n’est pas si différente de celle des autres. Maurice se regarde dans le reflet de la vitre. Rien d’anormal. Ni dans sa tenue, ni dans sa coiffure. Il consulte son téléphone, pensant à une blague des anciens collègues. Rien non plus. Tout cela est très étrange.

A Gare du nord, Jean-Luc entre dans la cabine pour prendre le relai.

-       Alors, comment s’est passée cette première ?

-       Parfait. Très content.

-       Holala… attention…

Le collègue se précipite sur le tableau de commandes.

-       Tu as laissé actionné le micro ! Tout ce que tu as dit dans cette cabine, le train tout entier l’a entendu. Si tu as toussé, ils l’ont su. Si tu as reniflé, ils l’ont entendu. Si tu as parlé tout seul, ils t’ont cramé !

Maurice regagne le local du personnel un peu troublé. En chemin, quelqu’un lui dit que M. Verdier, le directeur de la ligne, veut le voir. Ça n’annonce rien de bon.

-       Bonjour Maurice. Vous avez fait très fort. Vous avez vu les réseaux sociaux ? Ils ne parlent que de l’incroyable chanteur du RER B. Nos passagers en redemandent !

-       Heu… qui ça ?

-       Vous, mon vieux. C’est dingue. A tel point que nous essaierons dès demain une rame spécialement mise à votre disposition. Avec un équipement audio unique.

     Quand le lendemain dès potron-minet, Maurice reprend le travail, il voit que son train est nommé « Bel Canto ». Il ressent une peur différente d’hier et des débuts. Le trac d’un artiste qui entre en scène. Puis, comme la veille, l’appréhension se dissipe et le chant reprend. Parfois, Maurice devine derrière lui des applaudissements. Les passagers montrent du doigt « Bel Canto » en disant « c’est lui ! ». Les quais sont bondés. Les gens préfèrent laisser passer jusqu’à trois RER pour avoir une chance d’entendre Maurice. Malgré le monde, les voyageurs sont apaisés, comme hypnotisés. L’insécurité disparaît. La politesse revient. La RATP lance même une « mode » spécifique. Le public agite un mouchoir blanc quand « Bel Canto » entre en gare. Et bientôt, les images de stations submergées de blanc font le tour du globe. Les médias s’intéressent à ce curieux personnage, pourtant clampin, devenu célèbre. On lui propose de faire du cinéma, des publicités et même de chanter dans les plus belles salles du monde. On s’en étonne lors de l’interview donnée quelques semaines plus tard.

-       Maurice, comment vivez-vous votre célébrité ?

-       Pourquoi, Maurice, restez-vous dans le RER parisien ?

D’une voix petite voix, Maurice répond :

-       Ma vie est ici. Le RER était mon rêve. J’y ai rencontré mon public. Je leur serai fidèle à tous les deux.

Emma B.   6e3

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     « Saperlipopette, en voilà une bonne idée ! Je n’ai jamais vu la mer, et vous Monsieur Maurice ? » « Moi non plus. Mais nous sommes plusieurs clampins à ne l’avoir jamais vue. Ma voisine Yvette Gifsur par exemple. Derrière son Guichet, elle en a souvent rêvé. Et mon copain Antony, ce grand flandrin, pareil pour lui. Passons les prendre et allons-y tous ensemble. »

     Dès potron-minet, le lendemain, nos ruffians, sans barguigner, grimpaient dans le RER de Monsieur Maurice, direction Gare du Nord. « Vous avez tous pris vos Sceaux, j’espère, pour vous ébaudir sur la plage ? » « Mais Monsieur Maurice, il n’y a pas la mer, à la Gare du Nord ! Comment allez-vous faire ? » « Gare du Nord, mon copain Michel (un Saint qui vit dans à Notre-Dame), aiguilleur de son métier, nous attend pour nous aiguiller sur la ligne du TGV : après le Parc des Expositions, hop, nous continuerons direction le septentrion et sa mer. Enfin j’espère. Imaginez que nous atterrissions en Lozère ? »  « Fichtre, des argousins pourraient nous arrêter en route ? Tout cela me parait bien périlleux. » « Arrêtez vos carabistouilles, Madame Yvette, faites-moi confiance. Je ne suis pas un tranche-montagne, moi.»

     Le train allait bon train dans La Plaine. Les stations défilaient, aux noms les plus poétiques les uns que les autres : on y parlait de Fontaines Roses, de Verrières, de Croix et de Reines, de Robinsons dans les Bois Blancs, de Dames et leurs Galants Verts. Madame Yvette, babillarde et toute émoustillée était en verve et chantonnait une turlutaine pour ses compagnons de voyage. Maurice conduisait sa patache en souriant : « Mais au fait, comment vous appelez-vous Monsieur ? » demanda-t-il à l’habitué. « Albert » dit notre mirliflore sans fla-fla. « Albert Villiers ». « Albert Villiers ? » « Non ! AU-BER-VIL-LIERS ! Je veux un ticket pour Aubervilliers. Réveillez-vous Monsieur, le feu est passé au vert depuis cinq minutes et vous bayez aux corneilles ! »

     Pauvre Maurice ! Il s’était endormi. Point d’escapade à la mer entre amis. Tout cela n’était qu’un bien beau rêve ! Où en étais-je ? » dit-il en se grattant les moustaches. « Ah oui… Prochain arrêt : La Plage !»

     Juliette B. 6e 3

 

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    Le grand jour est arrivé pour Maurice. Son rêve de conduire une rame de RER prend enfin forme. Vêtu de son costume de conducteur de rames, il s’installe aux commandes à l’arrêt Châtelet-Les-Halles. Il n’a pas d’appréhension, il est juste heureux.

     Les premiers voyageurs montent dans la rame. Il n’est que 6 h 30 et la fatigue se lit sur beaucoup de visages. Certains ont tout de même la mine affable comme ce vieil homme au sourire sympathique que Maurice remarque à l’arrêt Laplace. Il aimerait bien pouvoir lui parler mais, contrairement à son précédent poste de chauffeur de bus, il est difficile de parler aux voyageurs à moins d’utiliser le haut-parleur.

     À la station Cité Universitaire, Maurice remarque tout de suite un voyageur au look atypique. Il porte notamment une cravate jaune fluo avec des cœurs fuchsia. Le conducteur de rame ne peut pas s’empêcher de prendre son micro et de dire : « Monsieur à la magnifique cravate lumineuse, bravo pour votre look ! ».

     Maurice apprécie la vitesse du RER, l’absence d’embouteillages, la tranquillité de sa cabine de conducteur. Mais, en même temps, comme il aimerait discuter avec les voyageurs, notamment avec l’homme au look original ! On arrive maintenant à la station Antony et il n’a toujours pas vu le voyageur descendre de la rame. À ce moment-là, Maurice entend quelqu’un frapper à la porte de sa cabine. Avant de redémarrer, il a le temps d’ouvrir à… l’homme à la cravate lumineuse !

     Après les présentations d’usage faites, Maurice apprend que l’homme au look original s’appelle Henry et est saxophoniste dans un groupe de jazz. Après avoir donné un concert cette nuit dans une boîte de nuit, il rentre chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Avant de descendre au terminus, le musicien invite le conducteur de rame à venir prendre un verre chez lui après sa tournée. Maurice accepte avec joie. Est-ce le début d’une belle amitié ?

     Charlotte B. 6e3

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     Une rencontre providentielle

     Demain, Maurice conduira une rame du RER B. Un aiguillage en forme de rêve pour ce fils et petit-fils de cheminots. Lui a choisi la RATP, Paris et sa banlieue. A chacun ses rails, ses voies ferrées. Depuis son plus jeune âge, ce faquin qui ne travaillait pas beaucoup à l'école, savait qu’il finirait dans une rame. Dans cette rame qui le faisait rêver. Dès qu’il a pu passer le concours de conducteur à la RATP, son rêve devint réalité.

     Maurice n'avait rien d'un mirliflore. Plutôt solitaire, spécialiste du modélisme ferroviaire, il aimait construire ses maquettes miniatures ou se plonger dans ses lectures. Devenu agent de la RATP, il lui a fallu faire ses classes au jeune Maurice avant d’avoir le droit de rejoindre l'axe nord-est / sud-ouest, avec ses deux embranchements. Et son million quotidien de passagers. Il se rappelle ce jour exceptionnel, à plus d'un titre. Car ce fut aussi sa première rencontre à distance avec son écrivain favori.

     Dès potron-minet, Maurice arriva à la gare RER. Celle d'Antony. Là commencerait son service; il prenait la suite d'un collègue, un clampin avec qui il n'échangera aucun mot mais seulement des gestes. Il avait le cœur qui battait à 1000 km/h, les mains moites et la boule au ventre. Le stress monta encore quand il s'installa dans la cabine. Dans sa tête, il se répétait: « Maurice, chauffeur du RER B ». Il le démarra et ce geste lui fit pousser des ailes. Premier arrêt : La Croix de Berny ! Les premiers usagers montèrent direction Luxembourg. Dans son rétroviseur, il remarqua alors une personne -louche se dit-il- qui grimpa dans la rame. En réalité, il venait de prendre à son bord, le grand écrivain Daniel Picouly. Il était honteux de ne pas l'avoir tout de suite reconnu et de l'avoir pris pour un tire-laine. Il ne savait pas comment se racheter, lui qui avait lu tout Picouly et en faisait un de ses auteurs fétiches. A la brune, après sa journée et ses kilomètres parcourus, il réfléchit et se dit que c'était peut-être un signe du destin. Qu'il ne devrait pas barguigner, vaincre sa timidité et aller le voir pour lui demander un autographe ou une dédicace dès que l'occasion se présenterait.

     A l'affût désormais, Maurice ne fut pas déçu de voir dès le lendemain l'écrivain monter dans sa rame sur le même quai que la veille. Le romancier devait vouloir rester anonyme, car il portait un chapeau melon, un ciré marron, des lunettes noires et un journal sous le bras. Ce jour-là, il ne se passa rien de plus. Un rendez-vous lointain plus qu'une rencontre. Des semaines plus tard, Maurice qui n'était pas de service et savait à quelle station Daniel Picouly descendait, l'attendit à Sevran Beaudottes.

     Maurice adorait lire. La lecture était pour lui une rencontre, avec un auteur et avec une histoire. En ce jour de repos, il allait enfin parler avec l'homme de romans et bandes dessinées. Il prit son courage à deux mains quand il aperçut la silhouette de l'écrivain. Maladroit, bafouillant, Maurice interpella son auteur. Poliment mais tremblant, il lui demanda : «Bonjour Monsieur Picouly, j’aimerais que vous me dédicaciez ce livre ». Pris au dépourvu, le romancier le rabroua avant de s'adoucir. « Bien sûr » lui répondit-il. « Donnez-moi votre livre et votre adresse, je vous le renverrai dédicacé dans quelques jours »

     L'attente fut longue et Maurice commença à croire que Daniel Picouly l'avait mené en bateau. Il pensa même que l'homme de lettres n'était qu'un tranche-montagne. Alors qu'il n'y croyait plus, le facteur sonna pour remettre en mains propres au salarié du Réseau Express Régional un colis. C'était lui, c'était son livre dédicacé par son idole. Pour le remercier et pour s'excuser d'avoir eu de mauvaises pensées, Maurice lui envoya une lettre et eut l'audace de l'inviter à dîner dans un palace parisien comme il aurait pu le faire avec un proche. Peut-être regardait-il voler les coquecigrues ? S'opiniâtrer avec Daniel Picouly était-ce bien raisonnable ? Il l'avait rencontré, avait obtenu une belle dédicace, mais devrait sûrement se contenter d'attendre la sortie du prochain livre pour le retrouver. Par la lecture. 

     Samuel D. 6e2

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     C’est le grand jour, j’ai enfin réalisé un de mes rêves : conduire un train, être le maitre à bord et emmener des milliers de voyageurs de l’Aéroport Charles de Gaulle à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Je les emmène vers leur destination, soucieux de leur sécurité. Certains lisent, d’autres écoutent de la musique ou même parviennent à faire un petit somme malgré l’agitation tout autour. Ce changement, c’est pour moi aussi la possibilité de gagner un meilleur salaire et de réaliser peut-être un jour mon autre rêve… »

     Les semaines passent, les jours s’écoulent, Maurice commence à s’ennuyer, à se sentir seul. Il comprend que dans le RER il n’a aucun contact avec personne, personne ne le regarde, personne ne fait attention à lui, ne lui dit quoique ce soit, et il arrive à la conclusion qu’il était plus heureux dans son bon vieux bus. En fait les rencontres qu’il pouvait y faire lui manquent et cela le rend nostalgique. Mardi, le réveil sonne depuis plusieurs minutes, il a du mal à sortir des bras de Morphée. « Saperlipopette, je suis en retard, vite acheter sur la route un pain au chocolat, un croissant et courir dans les couloirs pour prendre mon tour et plonger dans la nuit des tunnels du RER. Mais j’entends la voix d’une jeune femme m’interpeller ». «  Monsieur aidez-moi, j’ai un peu faim, accepteriez-vous de partager votre petit déjeuner » ? « Oui, bien sûr, tenez ». Il la regarde à peine, en retard il court et parvient à arriver à l’heure. Pendant sa journée, il pense à cette jeune femme, seule dans cet endroit froid, sinistre, obligée de mendier. Il comprend qu’il ne l’a même pas regardée alors que c’est la seule personne de la journée qui lui a adressé la parole. Le lendemain elle est toujours là. Il lui apporte de quoi manger et lui laisse un peu d’argent. Son visage s’éclaire, elle a un sourie radieux qui l’accompagnera toute la journée. Le week-end arrive, un peu de repos bien mérité pendant deux jours. Lundi, la routine qui reprend. Il se surprend à penser à la jeune femme. Sera-t-elle encore là ? Par précaution il emporte un petit casse-croute. De loin il la voit : debout, vêtue d’une robe fleurie, les cheveux un peu en bataille mais au milieu de visage, il remarque pour la première fois ses grands yeux bleus. Leur regards se croisent, il barguigne, prend son courage à deux mains et ose lui demander : quel est votre plus grand rêve ? Elle hésite, baisse la tête, se redresse « Avoir quelqu’un à qui parler ». Sans hésiter, il décide d’enfreindre la loi et l’emmène dans sa cabine pour passer la journée à ses côtés et l’écouter ».

     La journée passe à grand vitesse, à la brune, Ils sortent ensemble boire un café et elle lui demande : « Quel est votre plus grand rêve ? ». Il sourit : «  Aller à la plage, voir la mer » et attendri il ajoute « Etre accompagnée d’une belle inconnue aux yeux bleus pour partager cette aventure avec moi ».

       Angèle G, Classe 6e 3

 

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     Un texte finaliste écrit par un adulte :

 

RER B BLR champetre

Maurice ne saura jamais (version en moins de 6000 signes) :

    Maurice s’en alla pour le XXIe…, pas le XXIe siècle, il y était déjà et pour un bon bout de temps encore, non il prit la destination du « XXIe arrondissement », le Trouville-Deauville – les planches, les cabines de plages, les maisons balnéaires à belle façade, les mouettes à rire perçant et les livres de sable ainsi que des châteaux – chouette ensemble qu’il n’avait pas revu ou entendu depuis l’enfance. Laissons à sa conduite pour un instant Maurice, son habitué et d’autres passagers encore, qui vont apprendre sous peu le changement d’itinéraire à l’inédit du jour, l’ultime de Maurice sur cette ligne de bus qu’il avait tant aimée, surtout pour ses rencontres quotidiennes et surprenantes.

     Maurice ne saura jamais pourquoi la station s’appelle « La Plage », eh bien nous si, et vous aussi et - à moins que vous ne connaissiez Maurice -, lui ne le saura pas. Sauf si cette histoire se retrouve dans un livre entre ses mains, lui qui, dès demain, tiendra un RER à bout de bras, de Saint-Rémy-lès-Chevreuse jusqu’à l’aéroport au nom du Président-qui-a-fondé-la-Cinquième. Mais sais-je vraiment pourquoi la station de bus s’appelle « La Plage », alors que toute mer est à centaines de kilomètres… loin des vingt arrondissements de Paris et des vingt-neuf communes limitrophes. Ne devrais-je pas annoncer autrement la couleur de sable, d’or ou d’argent comme je vais vous inventer des hypothèses, parmi lesquelles peut-être se nichera la vérité. Et je ne vous demanderai pas de voter pour cette vérité, on vote pour une conviction, pour une action d’ampleur à mener.

     Alors… ma 1ère hypothèse est que le romancier parcourant rapidement et distraitement la liste des quarante-sept stations de la Ligne B quand son œil gauche en divergence de son œil droit vit « La plage » au lieu de « Laplace », le nom d’un célèbre inconnu, un grand savant français de probabilités et de mécanique céleste, cela lui fit esquisser un sourire discret mais tenace : il tenait là l’amorce du paragraphe qui allait jouer le rôle de hameçon des récits et des dialogues. Car il croyait en la commutation des lecteurs et des auteurs, en la réversibilité de ces rôles et qu’un terme, qu’un seul terme de hasard ou de nécessité, de justesse ou de surprise, de lapsus ou de côté, quelques mots bien agencés pouvaient servir de catalyseur pour une histoire, de déclencheur pour mille histoires en réseau de signes et de lignes.

     Ma 2e hypothèse est l’influence de « Paris-Plages » au plein cœur de Paris depuis soixante-quatre saisons, au long des berges récréatives, ludiques et improbables, au sortir d’au moins deux maxi-stations de la Ligne B : « Saint-Michel - Notre Dame » et « Chatelet-les-Halles » où les étés ont invité Parisiens et Banlieusards de tous poils, de tous âges et de toutes conditions sociales à profiter de ces plages, qui avec herbe ou sable fin qui avec des filets de jeux de ballons qui avec des coins lecture sous l’ombre de palmes, lorsque la possibilité de partir au loin, dans le rêve des congés payés de 36, s’absente ou s’éloigne et que la portance d’un Réseau Express apporte comme une compensation, un plan B ou un cadeau. Sur l’auteur féru d’enfance, de lieux en fusion dans son choix de nom de station…

      Ma 3e hypothèse est que cette station existe vraiment sur quelque ligne banlieusarde mais qu’au départ la station s’appelait sobrement, simplement, couramment « La place » - mais que fut adoptée à l’époque une police de caractères où le c et le g étaient fondus quasiment sur la même pièce de typographie et que par la suite avec une autre police « La place » fut changée en « La Plage » (peut-être pourrions-nous à ce sujet solliciter la police des polices de caractères pour identifier si ce fut du Garamond, du Gill, du Papyrus, du Trébuchet…, du Clemens, ou du Mystère et boule de gomme…) et que l’exotisme d’une telle appellation ne fut pas pour déplaire et dans ce quartier tout entier dévolu aux fleurs-artistes, « La Plage » apparaissait comme une algue, une étoile-de-mer ou une invitation au rêve et au voyage.

     Ma 4e hypothèse est que cette station s’appelait « La Page » en relation avec l’œuvre qui ornait la place pendant vingt-quatre ans, une sculpture représentant un écrivain devant sa feuille blanche au moment où les muses se penchent sur son épaule pour contrer son angoisse de ne pouvoir rien faire advenir : ni récit, ni description, ni hymne ni satire, ni lettre ni chanson, ni émotion en vers ou prose. Or l’œuvre de bronze avait été retirée pour des raisons de dégradations et envoyée au « pilon ». On ajouta une lettre au milieu de « La Page », car s’il devait y avoir des questions sur la raison de ce nom bizarre, autant y ajouter la connexion du rêve estival et du festival Roses-Manet.

     Ma 5e hypothèse est que le nom initial de la station « La plage de silence » faisait s’interroger plus encore les passagers - et les conducteurs qui ont précédé Maurice avaient du mal à se concentrer sur la conduite, on était loin du silence évoqué, - alors que la signalétique « Défense de parler au chauffeur » roulait de gros yeux et que la cité Dahlias-Mozart ou Bégonias-Beethoven envoyait déjà du son, son, son à foison…

     Et ne vous ai-je livré ici qu’une main d’hypothèses, vous pouvez en dessiner une autre, une seconde, et deux pieds pour finir mais sans appuyer sur le champignon, fût-il de Paris… Quant à Maurice, son prénom, in fine, me fait penser à l’île éponyme dont les « plages de sable blanc, frangées de cocotiers » figurent parmi les plus belles du monde. À vous de vérifier en prolongeant le voyage du RER B - comme l’authenticité et la véracité de cette assertion du grand Mark Twain ou de son feu jumeau : « L’île Maurice fut créée d’abord, et ensuite, le paradis fut copié sur l’île Maurice.» Aux plages fantastiques aux bords pavés d’oursins et de coraux où vous êtes priés de ne pas vous blesser…

     Texte de Laurent Desvoux-D’Yrek, photo itou.

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Passages retirés pour passage sous les 6000 signes :

     Et quel accès à la vérité avons-nous ou ai-je ? Moult Etats se battent pour un accès à la mer. Qui veut se battre pour un accès à un bord de vérité ?

     La vérité est un fleuve, une mer, un océan dont l’accès soit si primordial, qu’on ait à y masser des chars ou des barbelés. Mais je m’égare loin des gares et des stations.

     une occasion de constater que le quotidien est lui-même objet de questionnements, un lieu, un temps d’énigme ou de mystère…

     et qu’à l’instant, sur l’aile,  la lucarne du petit écran m’apprend en clignotant qu’un jeune garçon est miraculeusement sorti indemne d’une spectaculaire avalanche à « La Plagne »…

     Je m’appelle Désart, c’est heureux et beau-hasard de porter le nom d’un pont de ma grande ville d’Île-de-France.

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17 avril 2019

Prendre appui sur l'allant, le dynamisme du poème de Charlotte sur Notre Dame de Paris en 2017 "Prix Patrimoine en poésie"

       Que nous puissions prendre appui sur l'allant, le dynamisme du poème de Charlotte sur Notre Dame de 2017 pour lancer la renaissance de la Flèche effondrée et de la cathédrale en phénix de Paris ! En 6e de notre collège Sainte-E, elle avait obtenu alors le premier prix à "Patrimoine en Poésie" en décembre 2017, catégorie ateliers d'écriture, et son dialogue poétique tonique avait été lu par des jeunes apprentis comédiens du Cours Florent à un étage élevé de l'Institut du Monde Arabe, avec à l'arrière-plan la belle et grande Dame de Paris ! Poeticordi et artisti et récits Laurent Dyrek les 16 et 17 avril 2019.

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   Post Scriptum cocasse et tendre : Le coq de la Flèche retrouvé vivant, parmi les décombres !

   Au lendemain du jour de sidération, j'ai fait écrire au tableau à mes trois classes des informations sur ce qui s'était passé lors de l'incendie de Notre Dame, quelques élèves ont témoigné de ce qu'ils avaient perçu qui de chez eux flammes ou fumée, qui des abords de la cathédrale avec chants et rassemblements, pour ces informations factuelles, j'ai précisé "informations à confirmer" et je leur ai fait composer ensuite un "poème-prière pour la renaissance de la flèche de Notre-Dame de Paris", les invitant à quelques vers, poème, prière ou poème-prière, à leur guise.

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      Je leur ai lu le poème de Charlotte, dorénavant en 5e et leur ai fait tirer des cartes d'un jeu de Lettres-Chiffres-Images des Monuments de France et à chaque carte sortie je demandai qui est allé sur le site du monument, Cité de Carcassonne, Château du Haut Koenigsbourg, Sainte-Chapelle de Paris, Château de Chambord sur la Loire, Château d'Azay-le-Rideau, Conciergerie de Paris, Château de Versailles, Hôtel de Sully, Arc de Triomphe, Mont Saint-Michel, puis un élève sortait la carte de la cathédrale Notre-Dame, façade des deux tours, des porches, des rosaces et de la flèche ! Ensuite ils composaient leurs vers, qui seront lus et que vous lirez bientôt. Ils étaient invités à illustrer aussi leurs strophes. D'après la catastrophe et d'avant la renaissance.

09 avril 2019

Grand Prix de Poésie RATP 2019 jusqu'au dimanche 14 avril 2019 pour participer !

Jusqu’au dimanche 14 avril votre poème inédit à envoyer !

Grand prix de Poésie RATP 2019 !

    Participation proposée et non obligatoire au concours de poésie avec un seul poème : soit un poème de trois ou quatre vers, soit un poème plus long jusqu'à 14 vers. A envoyer en précisant âge et coordonnées à RATP.fr concours de poésie au délai du dimanche 14 avril 2019. Un poème fait en classe ou initié en classe peut être envoyé.

     Possible : un peu ou beaucoup d'humour, des jeux de mots, de l'humanisme, des valeurs positives, de l'attention aux autres et au monde, des éléments de sensations précis, liés à la saison vécue, acrostiche possible par exemple en 3 ou 4 lettres de BEL, de BEAU, de RIME, de RAME, de CIEL, de RIRE, de RERB.

     Les frères et soeurs peuvent aussi participer, comme les cousins, les parents, oncles, tantes et grands-parents !

Panache du Poeme"Le Panache du Poème" Photo M. Dyrek

Début du Règlement de poésie RATP 2019, 3 premiers articles :

ARTICLE 1 : Accessibilité au Jeu

     Ce Jeu gratuit et sans obligation d’achat est ouvert à toute personne physique majeure et mineure demeurant en France Métropolitaine ou dans les territoires et départements d’Outre-Mer, à l'exclusion de personnes ayant déjà publié leurs écrits, sauf à compte d’auteur, des personnels des sociétés organisatrices ou de toute personne ayant directement ou indirectement participé à la conception, la réalisation ou la gestion du Jeu, ainsi que des membres de leur famille et celle de leur conjoint.

     S’agissant des mineurs au regard de la loi, leur participation est subordonnée à l'obtention d’une autorisation parentale (ou de la personne titulaire de l’autorité parentale) datée antérieurement à l’initialisation de toute procédure d’inscription et à toute participation. La communication de cette autorisation écrite pourra être sollicitée par la RATP à tout moment et notamment si le mineur figure parmi les cent (100) finalistes.

Aucune participation au Jeu ne sera acceptée à titre posthume.

 

     ARTICLE 2 : Conditions et modalités de participation au Jeu

     Le Jeu sera accessible du 13 mars 2019 à 10h00 (heure française métropolitaine) au 14 avril 2019 à 23h59 (heure française métropolitaine), date et heure françaises de connexion faisant foi. Toute participation en dehors des périodes du Jeu exprimées ci-dessus ne sera pas prise en compte.

     Pour participer, les participants devront se rendre sur le site internet dédié au Jeu dont l'adresse URL est la suivante : www.ratp.fr/grandprixpoesie et devront renseigner le formulaire de participation :

                        -  Nom(s) (champ obligatoire)

                        -  Prénom(s) (champ obligatoire)

                        -  Date de naissance (champ obligatoire)

                        -  Adresse courriel et numéro de téléphone en vigueur (champ obligatoire)

     Pour les mineurs, seule l’adresse courriel d’une personne disposant de l’autorité parentale est nécessaire ; l’adresse courriel du mineur est facultative et donnée sous le contrôle de la personne précitée.

- La validation de l’envoi nécessitera d’accepter le Règlement du Jeu et l’autorisation de reproduction du poème formulée comme suit :
« J’accepte et je reconnais avoir pris connaissance du règlement du Jeu "Grand Prix Poésie RATP". Je m’engage à ne déposer aucun contenu inapproprié sur le site du Jeu (incitation à la haine raciale, contenu publicitaire...). J’autorise la RATP à diffuser le poème dont je suis l’auteur dans les conditions du Règlement (y compris, la durée et l’étendue). Par ailleurs, je garantis à la RATP que je ne suis lié(e) par aucune convention avec des tiers m’interdisant de donner la présente autorisation, et que je dispose de l’ensemble des droits nécessaires pour consentir la présente cession sur mon poème, étant précisé que je garantis la RATP de ce fait. » (champ obligatoire)

     Toute personne ayant participé au Jeu en respectant les conditions définies au présent article est dénommée individuellement « le Participant » ou « les Participants ».

Chaque Participant devra rédiger un poème en langue française avec un maximum de huit-cent-quarante (840) signes (lettres, chiffres, signes de ponctuation).
Précision relative à une éventuelle publication : en fonction du nombre de lignes et de signes, le poème pourra être considéré soit comme court (quatre (4) lignes maximum ou deux-cent-quarante (240) signes maximum), soit comme long (quatorze (14) lignes maximum ou huit-cent-quarante (840) signes maximum). Ces formats (court et long) correspondent aux supports d’affichage dans les espaces RATP :

                        -  les poèmes courts seront affichés dans les rames de métro,

                        -  les poèmes longs seront affichés sur les quais du métro, comme précisé dans le Règlement. Ces formats ne correspondent pas à des catégories au regard des prix à gagner. Il est précisé que chaque Participant ne pourra participer qu’une seule fois, avec un seul texte et une seule adresse courriel. Ainsi, il ne pourra être retenu qu’un seul poème par Participant pour toute la durée du Jeu. Seuls seront recevables et soumis au jury, les poèmes respectant les conditions suivantes :

                        -  Être rédigés en langue française et respecter l’orthographe,

                        -  Respecter le cadre légal et ainsi notamment ne pas comporter de propos diffamatoires ou insultants, de propos qui inciteraient à la discrimination, à la haine, ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur lieu d’origine, de leur ethnie ou absence d’ethnie, de la nationalité, de la race ou d’une religion spécifique notamment par la loi du 29 juillet 1881. La liste ci-dessus n'est pas exhaustive et comprend implicitement toutes les interdictions découlant du droit en vigueur.

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      La RATP pourra également afficher les poèmes des Participants dans la rubrique «poèmes coup de cœur» du site www.ratp.fr/grandprixpoesie sans que cela n’implique en aucun cas leur sélection comme lauréats du Jeu par le jury.

     Ainsi, en prenant part à ce Jeu, chaque Participant garantit qu'il est l'unique auteur de son poème, et qu'il n'y est fait aucun emprunt ou contrefaçon relative à des œuvres protégées existantes et, de manière générale, garantit ne pas soumettre à la RATP des éléments qui portent ou pourraient porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle ou à un quelconque droit de tiers notamment au titre du droit d'auteur. La RATP n’aura donc aucune autorisation complémentaire à demander à un autre quelconque tiers pour l’exploitation du poème dans les conditions définies aux présentes.

    Les Participants autorisent la RATP à diffuser leur poème, dans des publications imprimées ou digitales ou sur tout support visant à assurer la promotion du Jeu et de ses résultats, dès lors que le poème est proposé par le Participant. La publication dans une rétrospective de l’action culturelle de l’Organisateur sera également possible dans les mêmes conditions.

 

      ARTICLE 3 : Organisation des sélections des poèmes – Détermination des gagnants

3.1 Un premier comité de lecture, composé de membres du personnel de la RATP et de représentants des partenaires de la RATP, se réunira à partir du 18 avril 2019 jusqu’au 31 mai 2019 et présélectionnera cent poèmes finalistes parmi l’ensemble des poèmes postés dans le cadre du Jeu, en fonction des critères suivants :

                        · Respect des conditions énoncées à l’article 2 du Règlement ;

                        · Originalité du poème, caractère inédit et capacité à être affiché dans des espaces publics où circulent notamment des mineurs. Les membres du comité de lecture attribueront à chacun des poèmes une note allant de 1 à 10 (10 étant la note la plus élevée) au regard des critères ci-dessus mentionnés. Les cent (100) poèmes ayant obtenu les meilleures notes seront désignés comme finalistes (ci-après « les Finalistes ») et figureront dans la présélection présentée au jury final. Aucune note ne sera communiquée aux participants. L’Organisateur pourra procéder aux ajustements nécessaires pour le bon déroulement du Jeu, notamment en cas de difficultés à départager les poèmes sélectionnés, et pourra sélectionner quelques poèmes supplémentaires (au-delà du nombre de 100), dont les auteurs seront contactés en cas de désistement de Finalistes dont le poème aurait été présélectionné (renonciation, fraude...). 3.2 Un jury final composé de représentants de la RATP, de représentants des partenaires de la RATP et présidé par la comédienne et auteur Isabelle Carré, délibérera le 23 mai 2019 et désignera les dix (10) meilleurs poèmes parmi les cent (100) poèmes finalistes. Le jury attribuera une note sur 20 à chaque poème finaliste. Les dix (10) poèmes les mieux notés seront désignés comme lauréats.

     Voir les autres articles du règlement du prix de poésie RATP 2019 sur :

www.ratp.fr/grandprixpoesie

 

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30 mars 2019

RATP Concours de nouvelles du RER B Récits des 5e et invitation au concours de poésie RATP pour avril 2019

DES NOUVELLES…

DU CONCOURS DE NOUVELLES DU RER B !

 

     Un élève en 6e2, un élève en 6e3 et un élève en 5e3 du collège Sainte-E, soit trois élèves, font partie des 47 lauréats du concours de nouvelles en prose du RER B 2018-2019 (et peut-être d’autres encore !). Bravo à tous les participants de ces trois classes. Vous trouverez ci-après les récits des 5e, ceux des 6e ayant été postés sur « Le Blog de Monsieur Dyrek » il y a quelques jours. La remise des prix se fera vers la fin avril au Centre National du Livre en présence du romancier Daniel Picouly !

     Ecriture tous azimuts car la RATP propose aussi jusqu’au 14 avril son concours de poésie avec deux catégories : des poèmes courts de deux, trois ou quatre vers et des poèmes jusqu’à 14 vers - par exemple un sonnet comme ceux que Madame Colas fait écrire à ses élèves de 5e à partir d’un blason personnel ! Le thème est libre ! fantaisie, imagination, humanisme, voyages… tout est possible avec harmonie et surprises !

Laurentprofsurvitre19

     Bonne lecture, bonne écriture, bonne lecture, bonne écriture ad libitum ! Cordipoeti et récits Laurent Dyrek ce 30 mars 2019.

     « Les 47 nouvelles préférées du président et de son jury, autant que de stations desservies par le RER B, seront publiées dans un recueil de nouvelles. Les 6 nouvelles qui auront le plus séduit le jury seront particulièrement récompensées : 3 dans la catégorie «jeune public» ; 3 dans la cat «adulte». Les prix seront remis lors d’une cérémonie, en présence des 47 lauréats et du parrain. »

     Site : http://rerb-concours-nouvelles.com

"Récits RER B CONCOURS DE NOUVELLES : LA RENCONTRE

      Récits en Devoir Maison, pour une participation au concours de nouvelles du RER B, deuxième édition, la première ouverte aux jeunes de moins de dix-huit ans. Il s’agissait de prolonger un paragraphe rédigé par le romancier Daniel Picouly, de raconter une rencontre, d’y intégrer le nom d’une station du RER B, de construire une histoire entre 1000 et 6000 signes.

     Et comme si toutes ces consignes ne suffisaient pas, j’ai demandé à mes collégiens d’ajouter un des « 100 mots à sauver » défendus par Bernard Pivot, comme « goguenardise » ou « saperlipopette ! » !

    Les textes, captivants, entraînants, pittoresques, imaginatifs et/ou réalistes, composés comme l’écrit un de nos jeunes auteurs « avec entrain », sont présentés ici la plupart du temps sur trois paragraphes et de préférence avec un titre. Ils ont été l’objet de corrections et de relectures, cependant, s’il restait ici ou là une erreur, les lecteurs sont invités à nous signaler ce problème de retard sur la ligne, euh d’orthographe… M.Dyrek en janvier 2019."

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     « Prochain arrêt : La Plage ! » Maurice sourit. Il y a un arrêt, mais toujours pas de plage. Juste de la ville. Qui a bien pu donner ce nom à cet arrêt ? Maurice n’aura pas la réponse. C’est son dernier jour au volant de son bus. « Prochains arrêts : Laplace, Luxembourg, La plaine Stade de France, Sevran Beaudottes, Aéroport Charles de Gaulle. » Demain, Maurice conduira une rame du REB B. Un aiguillage en forme de rêve… ». (début composé par le romancier Daniel Picouly, auteur notamment du Champ de personne, consacré à ses souvenirs d’école).

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Récits des 5e3 La Rencontre

 

     Dans ses rêves, une femme le réveilla en lui demandant le prochain arrêt, il lui répondit un peu étourdi : « Heu…Boucicaut, Madame, Boucicaut.. » et la femme lui répliqua : « Merci beaucoup ». Maurice commença à la regarder, intrigué par sa voix chaleureuse et enjouée. Il décida d’entamer une conversation avec cette jeune femme en lui demandant si elle prenait souvent le bus et si elle habitait dans Paris. Ils se mirent alors à échanger sur divers sujets. Vint la Porte de Saint-Cloud, c’était son arrêt, elle lui dit qu’elle était très heureuse de cette discussion, cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé, elle s’appelait Céline. Céline avait 27 ans, trois ans de moins que Maurice.

     Maurice, lui, était dans ses rêves de demain et lui dit justement que demain était un grand jour, car il allait conduire le RER B. Elle était très heureuse pour lui et lui souhaita bonne chance. Quand le lendemain arriva, Maurice, tout excité, se leva de bonne heure, mais reçut un appel le prévenant qu’il ne commençait qu’à 13h30. Un peu déçu, mais toujours aussi heureux, il alla boire un café dans un bistrot près de son futur RER B. C’est là qu’il fut très surpris de revoir la jeune femme d’hier.

     Comment s’appelait-elle déjà ? Ah ! oui, Céline… Il l’invita à prendre un verre et lui demanda ce qu’elle faisait ici. Elle travaillait à la RATP et c’était le moment de sa pause. « Mais, vous ne me l’aviez pas dit ! » rétorqua Maurice. « Surprise ! », dit-elle. Elle l’informa qu’ils allaient certainement travailler ensemble car elle aussi était conductrice de RER et que leur première station serait « Luxembourg ». Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’ils allaient commencer à s’aimer, qu’ils auraient des enfants, mais ça, c’était sur l’aiguillage en forme de leurs rêves…

     Alexandre A. 5e3

 

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     Le lendemain, Maurice s’ébaudit, il prend place dans son nouveau RER. Une cabine pour lui tout seul et beaucoup de monde dans son nouveau train… Des inconnus qui courent, qui attendent sur les quais… Maurice n’est pas habitué à voir autant de monde… Il est même intimidé…Lorsqu’il conduisait son bus, il connaissait tout le monde. Le haut-parleur annonce la présence de tire-laine dans le RER. Peu importe, pour lui aujourd'hui est un nouveau voyage. 

     Il va découvrir de nouvelles stations sur cette ligne, c’est une nouvelle aventure qui commence !!! Ça y est, il démarre le RER, c’est le début du voyage… prochain arrêt : « Port Royal ». Quel nom !!! « Port Royal », cela le fait rêver… Sur le quai, des enfants font « coucou », Maurice sourit et répond par un geste de la main. Puis il repart, prochain arrêt : « Luxembourg »… Là aussi, des enfants lui font de grands signes de la main et de grands sourires. Maurice est enthousiaste, il aime toutes ces rencontres !!!! Quelle joie !! il se fait un devoir de saluer les personnes qui attendent sur le quai. Tout à coup, sur le quai, il croit reconnaître une silhouette… Saperlipopette !!  Raoul !!! Que fait-il ici ?

     Raoul était un habitué de sa ligne de bus, il a changé de travail et doit prendre le RER maintenant. Raoul est fan des transports, il aime rencontrer d'autres voyageurs comme lui, certains vont travailler et d'autres se promener. Il discutait sans barguigner avec qui voulait dans le bus et maintenant dans le RER. Et quoi de mieux que de voyager à bord du RER B conduit par son ami Maurice ? Dernier arrêt : aéroport Charles de Gaulle… Maurice conduira avec plaisir Raoul, mais aussi tous les voyageurs du matin à la brune.

     Martin A. 5e 3

 

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     Durant la nuit,  Maurice a rêvé de son train, de sa rame de RER B, volant dans le ciel comme une chenille ailée, passant d’étoile en étoile, et chacun des astres sur lequel il s’arrête porte  le nom d’une station :  « Port-Royal, Luxembourg, Bourg-la-Reine »… Sur ces étoiles là-il y a sûrement des châteaux et une belle Reine qui  habite dans un palais. Puis : « Courcelles-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette,  Bures-sur-Yvette… ». Dans la tête de Maurice le prénom d’Yvette se répète « Qui est donc cette Yvette ? Habite-t-elle dans les étoiles ? Elle doit être jolie, pour que tant de stations portent son nom ! ».

     Le lendemain, Maurice conduit pour la première fois sa rame de RER B. Il est impressionné par les tunnels profonds, les clignotants, la lumière et la foule des stations, puis a l’impression de galoper en plein air quand la rame sort de terre. Cela va bien plus vite que le bus ! C’est bien plus amusant ! Et il y a tellement de monde sur les quais ! Ensuite, il y a des embranchements et il faut faire attention de ne pas se tromper, on aurait vite fait d’arriver à Robinson au lieu de Saint-Rémy-lès- Chevreuse !

     Ce que Maurice regrette, toutefois, c’est de ne plus pouvoir parler à ses passagers, comme il le faisait dans le bus, où il avait même des habitués avec lesquels il échangeait quelques mots. Alors il décide de leur parler quand même, et dans son microphone, il leur pose les questions qui lui étaient venues dans son rêve : « Attention, fermeture des portes de Bourg-la-Reine … Pensez-vous qu’il y ait une Reine qui habite ici ? » ou encore : « Arrivée à  Charles de Gaulle 1 Aéroport, bonne route et bon vol ! » et au terminus : « Robinson ! Merci de descendre mais ne restez pas sur une île déserte comme Crusoé ! ».

     Il n’entend pas les réponses mais il sent bien que ses passagers sourient. Au bout de quelque temps, Maurice remarque qu’un très vieux Monsieur, petit, droit, avec une écharpe violette, un parapluie en forme de longue canne, monte tous les jours dans le premier wagon, à la même station, dans son train de 9h15, à Parc de Sceaux et descend à Notre-Dame. C’est facile de le remarquer, avec son écharpe violette et ses cheveux tout blancs. Mais un jour, il y a des perturbations, une grosse foule sur le quai qui se bouscule, et Maurice voit bien que le vieux Monsieur ne parvient pas à monter, alors il l’appelle : « Hé ! Monsieur, vous pouvez monter avec moi dans la cabine si vous voulez ! ». « Vous êtes bien gentil, jeune homme ! Sans vous, saperlipopette ! Je manquais mon train et cela ne m’arrive jamais ! », dit le vieux Monsieur.

     A partir de ce jour, Maurice est tout joyeux, il a un compagnon de route : c’est Monsieur Alphonse, le vieux Monsieur, qui parle du temps d’avant  avec des mots bizarres, qui explique qu’il aime à se lever dès potron-minet pour aller s’ébaudir devant Notre-Dame, qui le rend toujours heureux. Monsieur Alphonse explique qu’il se promène chaque jour sur l’île de la Cité et qu’il ne rentre jamais chez lui qu’à la brune. Maurice ne le comprend pas toujours car il parle d’une drôle de manière, mais il aime l’écouter. Monsieur Alphonse raconte aussi qu’avec son parapluie en forme de canne, il a une fois fait un croche-patte à un tire-laine. « Bien fait pour ce faquin ! »

     « Vous savez, mon cher Maurice, dit Monsieur Alphonse, moi aussi j’ai été un jour à votre place. Il y a très longtemps, plus de 40 ans, j’ai été conducteur d’une des premières rames du RER B ! C’était une fierté ! Une nouveauté comme vous n’imaginez pas ! Je ne m’en suis jamais lassé. Imaginez-vous combien de gens dépendent de notre rame ? On les emmène voyager, travailler, découvrir Paris !  Même depuis que je ne travaille plus, je continue à prendre ma rame. Elle m’emmène aux endroits que j’aime… ». Maurice est rêveur : il espère que, lorsqu’il sera aussi âgé que Monsieur Alphonse, un conducteur du RER B l’emmènera aussi avec lui dans sa cabine …

     Clara A. 5e3

 

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     …Maurice conduit son bus jusqu’à l’arrêt suivant. Il attend, trois personnes montent. Bon, continuons. Arrivé au terminus, Maurice dit :

      «Tout le monde descend, terminus ! Attendez  monsieur l’habitué ! Pour vous le voyage ne s’arrête pas là ! Attachez vos ceintures, prochain arrêt la plage, la vraie ! » L’habitué s’assoit, il n’en croit pas ses oreilles. Enfin la plage, la véritable, avec son vent marin, son eau salée… Un rêve d’enfant qui allait se réaliser ! Quelques minutes après avoir quitté les rails, Maurice dit :

      « Le bus n’a plus d’essence, je vais faire demi-tour pour aller à la station. » Une fois arrivé, l’habitué descend. D’ici on pouvait sentir les vents maritimes. L’habitué ferma les yeux. De son côté, Maurice pensa au moyen de dire à l’habitué que c’était son dernier jour au volant de son bus. Maurice s’approcha :

     « Pour moi demain est un nouveau jour, un aiguillage en forme de rêve. Un rêve de gamin qui va se réaliser. » Il lui expliqua l’histoire du changement de véhicule. L’habitué le regarda intéressé. Il dit alors :

 « On se croirait dans le film Le bus agité ». » Maurice revint regarder le prix total de l’essence. « Mazette ! », cria Maurice. L’habitué s’approcha, il vit alors le prix. Il était tellement élevé qu’il était estomaqué. C’est alors qu’un homme approcha et dit :

 « Bonjour voyageurs, je m’appelle Marc. Je fais des navettes entre la plage et la ville, voulez vous que je vous y emmène ? » Maurice le remercia et accepta. Ils partirent donc dans le car de Marc vers la plage.

     Sur le chemin, Maurice raconta à Marc les aventures qu’ils avaient vécues ce matin-là. Au fond de lui, Maurice se demandait quel était cet homme ? Sa gentillesse cachait quelque chose. A la fin du trajet, Maurice lui demanda :

 « Pourquoi nous avoir emmenés, nous n’avons rien pour vous remercier ? » C’est alors que Marc le regarda. Dans son regard, Maurice crut apercevoir de la tristesse. Non ! de la mélancolie :

      « Tu vas bientôt prendre ma place en conduisant le RER B » Quelques minutes après avoir garé le car, Maurice rejoignit l’habitué. C’est alors que Maurice se dit : « C’est peut être mon dernier jour au volant d’un bus, mais ce n’est pas mon dernier jour à vivre comme l’habitué. » Quelques jours après, Maurice fut appelé d’urgence à l’hôpital. L’habitué était allongé. « Alors c’était vraie quand vous m’aviez dit que vos jours étaient comptés ! », dit Maurice. C’est alors que dans un dernier soupir, l’habitué dit : « Au moins, je les aurais passés avec vous. » Puis il ferma les yeux et rendit l’âme. 

     Lila A 5e 3

 

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     Pour la première fois, Maurice conduit le train RER B, il a prévu plein de projets pour 2019. Il visitera tous les lieux de Paris, mais malheureusement Maurice ne trouvera pas le nom de cet arrêt si mystérieux et secret. Puis il visita les Champs Elysées, le Parc des Princes mais ce jeune Maurice s’ennuyait, il décida de parcourir la France entière. Il se lança vers l’univers magique de France.

     Première destination Marseille, Maurice trouva que cette ville était remplie de joie et d’amour c’est là que tout à coup il trouva la femme de sa vie. Ensemble ils parcourent la France entière et même le Monde entier en RER B, l’exploit de Maurice était une réussite. Il est vrai que d’avoir sa femme à ses cotés lui a permis d’atteindre son objectif. Il lui restait quand même une destination phare qu’il voulait faire pour vraiment être enfin épanoui. Il s’agissait de la plus belle ville au monde : Paris.

     Après des mois de voyage en train, ils aperçoivent des lumières scintillantes et lointaines à la fois. La dame de fer les appelait. Mais le métier de Maurice commencer à le fatiguer. Il n’avait plus envie de continuer. Grâce à sa femme, il a tenu le coup et a continué avec beaucoup de foi son métier malgré son âge. Quand soudain, il est réveillé par une voix douce : « Maurice, allez, réveille-toi… Tu vas être en retard pour ton premier jour en tant que conducteur de train. »

     Alex A. 5e3

 

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     Maurice avec son beau sourire voulait tellement voir cette belle plage ! Comment dire que c’est raté, car quand on voit cette ville elle ne nous éblouit pas. Mais bon, il est assez content, puisqu’il va conduire un RER B.

     Ce jour-là Maurice tout content et joyeux allait s'installer dans son beau siège bien confortable, puis il commença à peine à démarrer que tout d'un coup il entendit une femme crier. Il lui demanda ce qu'il se passe, il descendit sa tête vers le bas et il vit une grosse araignée sous les pieds de la mademoiselle. Après l’en avoir débarrassée, Maurice retourna sur son siège et démarra enfin en espérant de ne pas avoir une autre interpellation.

     Arrivé au terminus, il voyait une plage au loin et comme il avait sa petite pause, il décida d'y aller et s'allonge sur se sable brillant et avec un arrière son de vague, il découvrit ce que c’est "prendre l'air" !

     Léa B. 5 3

 

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      Au bout de quelques jours de travail à conduire une rame du RER B, il se rendit compte que tout le monde faisait la tête. "Poussez-vous de là !", disent des passagers, « Oh, poussez pas ! ». Maurice se demandait vraiment ce qui se passait.  À la fin de sa journée, il décida de demander à quelqu’un.  Un jeune homme lui répondit : « C’est simple, personne n’aime prendre les transports en commun pour aller travailler,  nous préférons tous rester chez nous à faire la grasse matinée. 

–  Dites-moi, comment vous appelez-vous ?, moi c’est Maurice.

–  Enchanté Maurice, je m’appelle Simon.

     Tous les matins, Maurice et Simon se croisaient à un des terminus, celui de Robinson.  Ils commencèrent à se connaître de plus en plus, ils se donnèrent des rendez-vous, ils devenaient très bons amis.  Un jour, Maurice, chez lui, se rendit compte qu’il était frustré, alors qu’il ne regardait que des émissions d’humour, et… «Prochain arrêt, Gentilly ! Les méchants descendent à la suivante…» Il essayait de faire des blagues pour amuser les passagers, ses blagues n’étaient pas forcément très drôles, mais il s’amusait à les faire. Peut-être allait-il pouvoir détendre ses passagers...

     Valentine B. 5e3

 

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            Maurice, une rencontre inattendue

     Maurice s’interroge : plusieurs personnes montent dans le bus, joyeuses, armées de pelles et de seaux, en short de bain et ballons de plage à la main, et pourtant il n’y a pas l’ombre d’une plage. Maurice se demande si ce n’est pas une blague de ses collègues pour son dernier jour, puisque le précédent arrêt était justement « Sceaux ». Comme c’est étrange et intrigant ! A sa pause déjeuner, il rejoint ses collègues à la station « Laplace ». En déjeunant, il déclare : « Sympa votre blague ! »  Ses collègues s’interrogent : « Quelle blague ? Nous n’en n’avons point faite. » Après une courte explication des faits, ses collègues s’interrogent sur son état de santé. Maurice n’est pas fou, il sait ce qu’il a vu. Néanmoins les questions fusent dans sa tête. C’est décidé, ce soir il mène l’enquête.

     A la brune, bien décidé à montrer à ses collègues qu’il n’est pas fou, il se rend à l’arrêt « La Plage » muni d’une lampe-torche et d’un appareil photo. Arrivé à destination, Maurice constate que l’arrêt de bus est constellé de sable. Intrigué il remonte ainsi la piste, passe sous l’arche d’un pont, et là, saperlipopette, c’est sans issue ! En effet, il n’est plus sur la piste du sable et fait demi-tour. Au bout de deux pas, il constate qu’il y avait un petit passage sur le côté qu’il n’avait pas vu à l’aller. Il s’engouffre dans ce passage, lampe-torche à la main. Plus il avance, plus le passage s’élargit et tout à coup, il débouche sur un petit port très coquet avec une plage bien éclairée par de vieux lampadaires. Il voit des enfants y jouer, des parents discuter gaiement et reconnait des passagers montés dans son bus plus tôt dans la journée. Il s’approche, interloqué, appareil photo à la main. Les passagers le reconnaissent et s’exclament : « Vous aussi vous venez vous détendre dans ce petit coin de paradis ! On ne vous avait jamais vu avant. Venez, nous allons vous faire découvrir les lieux ». Maurice rassuré éteint sa lampe-torche et découvre un lieu calme et apaisant, où joie est reine et bonheur est roi ! Il découvre par ici une aire de jeux avec des toboggans et par là creusée dans un immeuble, une taverne où se réunissent petits et grands, autour d’un bon feu. Maurice range son appareil photo, il n’a plus envie de prouver à quiconque qui a tort et qui a raison. Il rejoint un groupe de passagers qui lui font signe, Maurice se sent bien ! 

     A l’heure de rentrer, il est triste, mais il sait que demain est un grand jour pour lui et qu’il pourra revenir dans ce petit paradis sur son temps libre. Et qui sait, peut-être trouvera-t-il un arrêt comme celui-ci sur sa nouvelle ligne de RER B.

     Jean C. 5e3

 

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      Cela faisait des années qu’il travaillait en tant que conducteur de bus.  Il lui vint à l’esprit des tas de souvenirs de « ses habitués » comme il les appelait. En effet, il s’était rendu compte, comme les trajets étaient effectués à heure fixe, qu’il voyait très souvent les mêmes personnes. Au fil des années, une complicité s’était installée avec certaines d’entre elles.

     Ces personnes n’hésitaient pas à rester près de lui pour lui parler de tout et de rien pendant le trajet et le quitter en lui disant « à demain ». Tout en conduisant le bus, il se rémora ces instants inoubliables. Il y a tout d’abord ce vieux monsieur, ce vieux professeur de français qui aimait parler en rimes et utilisait des expressions anciennes. 

    Très vite il s’était pris au jeu. Lui aussi essayait de tenir la conversation mais ce n’était pas toujours facile… ce professeur utilisait parfois des mots qui lui semblaient étranges. "Saperlipopette", "carabistouilles" revenaient de temps en temps dans les discussions. Que c'était drôle...  Au départ en retraite de ce dernier, il y avait eu un vide. Et Madame Martine qui ne parlait que du temps : avec elle, il avait un bulletin météo complet avec les remarques qui allaient avec. Il n’y avait plus de saison : les avions et les satellites détraquaient tout… Demain, cela sera le grand changement. De nouveaux arrêts sur son nouvel itinéraire lui permettront d’aller beaucoup plus loin que son trajet bus.

      Il se rend compte qu’il n’a jamais eu l’occasion de voir certaines villes de ces arrêts : Gif-sur-Yvette, Courcelles-sur-Yvette… A quoi ces lieux peuvent-ils ressembler ? Quels drôles de noms ! Il allait découvrir tous ces endroits, c’était excitant. Son esprit divagua pendant quelques instants. Puis de nouveau face à la réalité du trafic routier, il soupira d’aise : quel soulagement de quitter cette circulation infernale, stressante au quotidien. Sur les rails, cela devrait être plus simple.

     Il était un peu nostalgique de tourner la page, mais quelque part il savait qu’il allait enfin réaliser un rêve d'enfant : celui de conduire des trains. Il en eut le sourire aux lèvres. Toute sa vie, il avait espéré ce moment.

     Floriane C-L 5e3

 

D'inspirationLDD

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     Mais il se ressaisit, car le bus est arrivé à destination. « Tout le monde descend ! » Puis il va voir le directeur de la RATP. Malheureusement, celui-ci a une mauvaise nouvelle à lui annoncer. La société a trouvé une personne plus compétente pour conduire ces RER. Maurice fond en larmes. Mais il a ce déclic et cette intelligence de se dire que, de toute façon, il va continuer à conduire des bus, sachant qu’il n’a pas perdu son poste.

     Le but étant de gagner de l’argent, pour lui. En plus, il a une charge lourde à porter : sa famille. Son salaire est le seul moyen de la nourrir. Quand il rentre chez lui, il annonce à son tour la mauvaise nouvelle et dit qu’il va partir à la campagne pour se reposer et relativiser. « Je vais voir ce qu’on va faire pour que tout se passe le mieux possible. » Le lendemain, il part à la campagne, loin des dérangements de la ville. « Enfin, je retrouve la campagne, sans pollution, sans bruits… » Trois jours après, la RATP recherche un conducteur pour le RER B, car un conducteur est tombé dans le coma. Maurice dépose de suite son dossier, avec la preuve qu’il a de l’expérience. Mais le dossier est vite refusé. Il appelle alors la compagnie. « Bonjour monsieur. Je voudrais juste toucher quelques mots au directeur. » Le salarié, à l’autre bout du fil, raccroche directement. « De toute façon, s’ils ont besoin de moi, je leur raccrocherai au nez ! » Le lendemain, aux informations, il est dit que le directeur de la RATP démissionne et qu’un salarié est emprisonné pour cause d’agressions. Maurice se dit que c’est son jour de chance, mais il se dit aussi que la société a été impolie envers lui. Il opte tout de même pour la première pensée. « Bon, je vais quand même déposer mon dossier une nouvelle fois. » Les jours passent, il n’a toujours pas de réponse. La veille de la rentrée sur Paris, le nouveau directeur de la société lui répond par mail ceci : « Bonjour monsieur BROISIER. Je vous envoie ce message pour vous faire part de mon choix qui s’est porté sur vous et vous mettre au courant du rendez-vous qui se déroulera demain, à 18 heures. Merci bien de me répondre. Cordialement, monsieur DANIEL, directeur de la RATP. »

     Maurice est aux premiers abords étonné, car il se souvient que DANIEL est le nom de famille d’un de ses copains, puis il se laisse submerger par les émotions jusqu’à en avoir les larmes aux yeux, il est tellement heureux que son rêve se réalise une bonne fois pour toutes… Il prépare donc sa valise en deux minutes chrono, alors qu’il n’a prévu de partir que le lendemain ! Il retrouve sa famille et leur décrit donc sa situation. Tout le monde est tellement heureux… Le lendemain, à 18 heures tapantes, donc, il est bien au rendez-vous donné par monsieur DANIEL, nouveau directeur de la RATP. Quand il entre dans son bureau, il aperçoit donc ce certain monsieur DANIEL, qui est en réalité bien son copain qu’il n’a pas vu depuis vingt ans ! Ils se tombent dans les bras comme de bons vieux amis… Monsieur DANIEL, dont le prénom est Antoine, donne donc les consignes à respecter pour conduire ces fameux RER. Maurice l’écoute, approuve les consignes et promet qu’il les respectera. Par contre, Maurice n’est pas d’accord sur son salaire. « Je pense qu’il faudrait que tu augmentes mon salaire, car je fais quand même partie de la RATP depuis 17 ans ! » Antoine se dit qu’il vaut mieux écouter son ami quand il est fiable et honnête. Maurice va donc conduire son premier RER en partant de Gare du Nord pour aller jusqu’à Mitry-Claye. Il suit enfin sa route comme son rêve…

     Eleejah D. 5e 3

 

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     « Clignotant. Maurice n’a qu’un regret. Il n’a pas retrouvé le film dans lequel un autobus s’échappe à la mer. Du noir et blanc. Année cinquante. Un autobus à plateforme. Maurice avait promis ce titre à un voyageur. Un habitué. Il monte à « La Plage ». Il faut tenir ses promesses. Gamin on lui avait promis la mer. Il ne l’avait jamais vue. Et après. Ça ne compte pas. Voilà l’habitué. Ouverture des portes. Bonjour ! Fermeture. Clignotant. « Alors monsieur Maurice, vous avez retrouvé le titre du film ? Tant pis. Demain ! » Maurice s’en veut. Il n’y aura pas de demain. Feu rouge. « Attendez, j’ai mieux. Saperlipopette, et si on allait à la mer ? » Le feu passe au vert… »

     Maurice fait avancer le bus : c’est parti ! Prochain arrêt : la vraie plage ! Les gens dans le bus commencent à se poser des questions : « Quelle vraie plage ? Je ne veux pas aller à cette vraie plage… » Maurice sourit. « Si vous n’êtes pas d’accord, sortez ici. Terminus, tout le monde descend. » L’habitué reste dans le bus : « Allons-y, monsieur Maurice. C’est parti ! »

Deux-trois heures plus tard, ils arrivent enfin à Deauville. Quelle ne fut la surprise pour Maurice de voir enfin la mer dont il avait tant rêvé. L’habitué partit remerciant Maurice et lui disant qu’il habitait ici. Maurice continua son chemin à pied et alla à la plage. « C’est vrai qu’il ne fait pas très beau, mais je vais rester ici. Et demain je retournerai en ville et je conduirai des gens à Laplace, Luxembourg, Gare du Nord… » Et Maurice s’endormit. En se réveillant, il y avait une belle jeune femme à côté de lui. « Vous allez bien, monsieur ? Vous êtes tout pâle.

- Oui, oui. Je vais bien, merci.

- Je ne me suis pas présentée, je m’appelle Jeanne.

- Enchanté, moi c’est Maurice. »

     Maurice raconta son aventure à Jeanne et elle lui raconta comment elle était arrivée ici. Maurice ne s’en rendit pas compte, mais toute la journée était passée, il allait devoir rentrer.

     Ils se dirent au revoir, et Maurice reprit son bus pour rentrer. Le lendemain, il se leva tôt pour aller à son nouveau travail. Son chef lui expliqua tout, et Maurice partit récupérer des gens. A la fin de la journée, en rentrant chez lui, Maurice aperçut Jeanne qui était en train de monter dans le RER B.

« Jeanne ! Jeanne ! C’est moi, Maurice. » Jeanne se retourna et sortit du RER.

« Ah bonjour, comment allez-vous ? 

- Bien et vous ?

- Bien, mais je viens de rater le dernier RER pour rentrer chez moi.

- Ne vous inquiétez pas, je conduis les RER, je peux vous ramener.

- Mais je ne veux pas vous déranger. Vous avez fini votre journée.

- Mais non, dites-moi où vous allez.

- Je vais à Luxembourg.

- Très bien, suivez-moi. C’est parti ! »

    Maurice rentra tard chez lui, mais était heureux d’avoir rendu service à quelqu’un.    Maurice travailla dur toute l’année et continua de croiser Jeanne. Ils étaient devenus amis. Mais un jour Jeanne dû lui annoncer qu’elle déménageait en Espagne. Maurice était effondré, il ne reverrait plus jamais son amie. Elle lui promit de venir lui rendre visite.

     Un jour, Maurice eut un accident, il ne pouvait plus marcher. Il passait ses journées chez lui. Cinq mois plus tard sa jambe était guérie et il continua son travail, il était content, mais Jeanne lui manquait. Jeanne ayant fini ses études en Espagne, revint en France. Maurice la croisa en allant travailler, ils se saluèrent et allèrent à la plage comme au premier jour, puis ils rentrèrent. Avec Jeanne, ils se voyaient tous les jours. Maurice était heureux.

     Olivia E. 5e3

 

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     Le RER B, Maurice en a rêvé tant de fois, tant de nuits ! Enfin ! demain, le grand jour ; le nouveau départ.

     Départ : Saint-Rémy-lès-Chevreuse ; Terminus : Aéroport Charles de Gaulle. Quels beaux voyages sur cette rame, que de paysages et d’histoires traversés. Il a hâte de s’ébaudir… Il partira dès potron-minet… Il roulera, il voguera jusqu’à la brune.

    Maurice rêve aussi de rencontres, d’amitiés, passagères ou non ; il y rencontrera toutes sortes de gens : sans doute un tire-laine, un tranche-montagne, un trotte-menu, un rêveur, un travailleur, un lève-tôt, un couche-tard, un vert-galant ou un beau-parleur...

    Chaque arrêt le fera s’évader et sur son pare-brise défileront des histoires, des souvenirs, des pensées. Un peu comme sur un écran de cinéma ! 

    Ouverture des portes : début du livre, du film, de l’histoire…

    Fermeture des portes : fin du livre, du film, de l’histoire…

    L’Histoire avec un grand H, ou les histoires, s’afficheront de station en station, de gare en gare et s’étireront tout au long de sa journée, au fil de ses allers et retours.

     « Robinson » lui rappellera « Vendredi » et Robinson Crusoé ; « Notre Dame », lui fera penser aux fabuleux personnages que sont Esmeralda, Quasimodo, Frollo ; « Stade de France » le ramènera vingt ans en arrière avec la belle victoire du football français et la liesse populaire ; avec « Saint-Rémy-lès-Chevreuse », il fera un voyage dans le temps avec les abbayes, les châteaux, les merveilleux paysages.

     Ses voyages, il les fera au volant de sa machine, les yeux rivés sur les voies, les rails, les manettes et les boutons. Dans sa tête, se bousculeront images, musique, action, se mêleront films, livres, musiques, inventions, imaginaire. Il vivra tout cela intensément.  

    Puis la tête remplie d’images, de rêves et de voyages, il rentrera chez lui à bord du bus. Le bus qu’il a conduit si souvent. Il s’arrêtera un peu avant « la Plage ».

     Alexandre G-G 5e 3

 

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     C’est un engin différent, mais son métier reste le même depuis plusieurs années. Sur l’écran du bus, l’arrêt « La place » clignote. Le Monsieur au chapeau bordeaux est là. Il attend à l’arrêt, comme tous les mardis et jeudis à la même heure. « Bonjour » dit-il gaiement en compostant son ticket. Il reste toujours debout au niveau de la cabine de Maurice, très aimable, avec son journal. Maurice qui lui pose des questions sur l’actualité et l’homme lui répond avec enthousiasme.

    Quelques minutes après, l’homme sort à l’arrêt « La plaine/Stade de France ». Il salue Maurice avec son chapeau et lui dit « A mardi !» en quittant le bus.

      Maurice lui fait un signe amical en retour mais il sait très bien que mardi prochain, il ne recroisera pas ce Monsieur, car dès le lendemain, il conduira un train du RER B. A la fin de sa journée de travail, Maurice retrouve ses collègues qui lui ont organisé une fête pour son changement de poste.

     C’est une grande étape dans la carrière de Maurice, car il attend ce changement depuis longtemps. « Au revoir mon bus ». Maurice a fait le plein et il quitte l’entrepôt sans se retourner. Il ne reviendra pas mais sans regret car, comme dans un livre, une nouvelle page blanche se présente pour lui et lui doit écrire sa nouvelle vie.

     Chiara L. 5e3

 

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             Le voyage

     Le lendemain Maurice s’arrête à la station « Lozère » et dit : « Où est la montagne ? », il aperçoit le contrôleur qui lui dit : « Ici on est dans la ville de Paris, arrêt Lozère, ce n’est pas la montagne. »

     Maurice se demande alors qui a créé cette station. Il continue son chemin et s’arrête dans une nouvelle station « Port Royal » où il pense trouver des bateaux pour s’évader, puis pouvoir s’installer dans des logements royaux et ainsi rêver à un autre monde. Il découvre une autre station « Luxembourg » où il a l’impression d’être dans un autre pays entouré d’un monde merveilleux. Il poursuit son chemin en s’arrêtant au « Stade de France », où il pense pouvoir exercer différents sports, mais c’est juste un arrêt de quelques minutes.

     Pour terminer son périple destination « Aéroport-Charles de Gaulle 1 » où le RER B s’arrête pour aller vers d’autres horizons et s’envoler dans les airs pour atteindre ses rêves.

    Eva M. 5e3

 

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     Maurice et le RER

      Aujourd’hui était un grand jour, Maurice allait conduire un RER et pas n’importe lequel, le B ! Il allait rencontrer ses nouveaux collègues; il y avait Renaud, Albert, Thomas et Philippe. Ils formaient donc le groupe RATP.

     « Prochain arrêt : Luxembourg ». Maurice sourit, il était déjà allé au Luxembourg mais il n’y a pas de RER là-bas. Maurice rencontra des gens qui prenaient le RER tous les jours. C’était la pause déjeuner bien méritée, mais le travail continuait. Le soir en rentrant chez lui, il dormait dans son lit, quand il se réveilla au volant du RER, Maurice pleurait sans s’en rendre compte. Maurice s’ennuyait. Puis il se réveilla. Il fit ce rêve pendant un mois puis, un jour, en allant au travail il se rendit compte qu’il ne prenait pas de plaisir à conduire ce RER.

    Alors que, depuis tout petit, il rêvait de conduire un RER. Alors le lendemain il chanta, il sifflota, rencontra des gens, eut de l’entrain, il s’amusa et finit sa vie comme ça, à faire son travail en prenant du plaisir.

     Eliott S., 5e3

 

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     Maurice rêve d’aller à la plage, de pouvoir se baigner. Après des heures de conduite, il a fini sa dernière journée au volant de son bus. Demain, il va conduire une rame du RER B.

     Le lendemain arrive, il est tout content, il va conduire un RER. Quand il arrive à gare du nord, il rencontre un monsieur appelé Jean-Pierre, Jean-Pierre était content car c’est Maurice qui allait le remplacer pour conduire ce RER. Maurice lui demanda pourquoi il avait l’air si content de quitter ce travail, Jean-Pierre lui répondit qu’il n’y avait aucune station de plage et qu’il fallait travailler jusqu’à très tard chaque jour. Maurice était dégouté, pas de plage, lui qui en rêvait.

     Mais il resta content à l’idée de conduire le RER B. Il commença enfin sa journée, il fit les stations : Notre Dame, Charles de Gaulle, stade de France, Sevran, les aéroports… et il revint à Gare du Nord vers 19h. Il rentra chez lui et effectivement Jean-Pierre avait raison il n’y avait pas de station de plage, il était triste. Il travailla pendant deux semaines et ce fut enfin les vacances. Maurice allait enfin pouvoir aller à la mer. Dès le premier jour des vacances, il alla à l’aéroport direction Bali pour pouvoir enfin aller à une super plage. A l’aéroport, il revit Jean-Pierre et lui demanda où il allait, il lui répondit : « Je vais à Bali et toi ? » Maurice choqué lui répondit : « Moi aussi, c’est incroyable si on passait nos vacances ensemble ?» Jean-Pierre était ravi de passer ses vacances en compagnie de quelqu’un et Maurice aussi. Après huit heures de trajet ils sont enfin arrivés à Bali, ils étaient super contents, ils voyaient déjà la mer de loin, ils prirent un taxi jusqu’à un hôtel près de la mer. C’était le soir ils avaient déjà mangé dans l’avion, donc ils arrivèrent à l’hôtel et ils dormirent.

     Le lendemain ils s’habillèrent très vite, mangèrent et ils étaient partis direction la plage, quand ils arrivèrent à la plage Maurice sauta de joie, il avait déjà son maillot sur lui donc il courut et alla se baigner, suivi de Jean-Pierre. Ils s’amusèrent beaucoup avec l’eau et le sable puis après trois heures passées à la plage, ils décidèrent d’aller se promener vers le centre-ville, donc ils prirent un RER en deux trois stations. Quand ils descendirent du RER, ils étaient stupéfaits par la beauté de Bali. Après une semaine à Bali, il était temps pour Maurice de rentrer chez lui mais Jean-Pierre allait rester encore quelques jours. Le lendemain Maurice prit l’avion et arriva à 18h chez lui. Deux jours plus tard, il reprit son travail, il n’était pas mécontent ; au final il aimait le RER B et toutes ces stations et en plus de ça, il fit une belle rencontre : Jean-Pierre.

     Ariana T-B 5e3

 

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     Le lendemain, Maurice prend son service à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dès potron-minet. Quelle n’est pas sa stupéfaction ! Un jeune homme l’interpelle et lui demande s’il peut monter avec lui dans la cabine. Il porte un bermuda en plein mois de décembre, il  a un appareil photo autour du cou et une grosse tignasse frisée noire. Maurice est intrigué et accepte que le jeune homme le rejoigne dans la cabine. Il commence à lui poser des questions pour faire sa connaissance.

     Ce jeune homme s’appelle Martin-Louis, il habite dans la banlieue sud de Paris et est passionné par les trains. Sa ligne fétiche est la ligne B du RER, il connaît par cœur toutes les stations et pas question de lui raconter des carabistouilles ! Abasourdi, Maurice se rend compte que ce garçon en sait plus sur les trains que lui et ses collègues. Saperlipopette! Il va falloir qu’il révise ses connaissances. Les stations défilent : Orsay, Villebon sur Yvette, Igny…

     Les villas font place aux immeubles, c’est bientôt la banlieue et les portes de Paris. Alors Martin-Louis confie son secret à Maurice : devenir bientôt lui aussi conducteur de RER, mais il lui faut encore attendre deux ans l’âge de ses dix-huit ans. Il prend beaucoup de photos, il aime l’atmosphère des gares des trains, il a participé au concours de la ville d’Orsay qu’il a gagné ; les photos qu’il a prises ont été publiées dans le journal de la ville. On arrive à la gare de Denfert-Rochereau, c’est l’heure de la séparation, mais ils se reverront, c’est sûr.

             Melchior V. 5e3

 

*

      Maurice avance, tourne à gauche et prend la « route de la plage ». Daniel, un habitué de la ligne, est assis au fond du bus. « Prochain arrêt : La Plaine Stade de France ». - « On s’arrête là, il y a un match, dit Maurice. - Daniel ?... On y va ou pas ? »

      Match inhabituel qui a été reporté à ce jour, car la veille, une tornade de neige rendait le terrain impraticable. Les yeux fixés sur la pelouse ils observent : 15 minutes de jeu, premier but de la France. A la 45e minutes, égalisation des Pays Bas : le moral est au plus bas. 85e minute : les bleus reprennent l’avantage. Score final du match : 2-1 pour la France. -« Beau match », dit Daniel.

     Quelques instants plus tard, ils remontent dans le bus, direction « La plage ». Six heures après, ils arrivent à Brest. Maurice s’arrête et gare son bus devant la station « La plage ». Il se dirige vers la plage, puis crie : « Daniel, viens voir ! ».

« - J’arrive », lui répond-il. Daniel sort du bus ; il est ébloui par le soleil et enivré par l’air de la mer. Il n’en croit pas ses yeux. Il aperçoit la mer et va pouvoir enfin se baigner pour la première fois de sa vie. Il remonte dans le bus, se change  et court jusqu’à la plage puis saute dans l’eau.

     Quand il sort de l’eau fraîche, il observe Maurice babillant avec une personne. Daniel s’approche. Maurice les présente : «- Mathieu, voici Daniel. Daniel, voici Mathieu, un ancien collègue. »

     Le jour suivant, dès potron-minet, ils rentrent tous les trois à Paris. Maurice débutera son service dans un nouveau RER ou alors se rendra à la rencontre PSG/Brest FC, une rencontre inoubliable pour les trois amis réunis ?

     Tivizio V. 5e3

 

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     Le lendemain, Maurice met donc son uniforme de conducteur de train ; il est en train de réaliser son rêve : conduire un train !
Mais en même temps, il est stressé : il conduit, il passe à Gentilly, Laplace, Arcueil-Cachan, Bagneux et beaucoup d'autres.

    Tout à coup, un nouvel arrêt : Lozère ! « Qui et pourquoi a-t-on donné ce nom à cet arrêt ? Je ne vois ni montagnes, ni arbres, ni marches en pierre ! » Il conduit, il conduit, très attentif au train et aux passagers tout en pensant à la Lozère. Il connaît bien la Lozère, il y a vécu quand il était enfant, il se souvient : des montagnes, des troupeaux de moutons, des grands arbres majestueux. À l’arrêt du RER, pas de jolis paysages ! Que des immeubles pas toujours intéressants, quelques maisons individuelles souvent pas très jolies.
Il aimait visiter des grottes comme à Castelbouc, grimper aux arbres pour observer la campagne, il allait visiter des fromageries et goûter au roquefort frais. Ici, à l’arrêt du RER appelé Lozère, il n’y a que des supermarchés et le roquefort est emballé dans du plastique ! Il se souvient aussi des lacs où il allait faire des ricochets et se baigner avec ses amis alors que les lacs sont maintenant trop pollués.
Dès l’automne, il adorait courir dans les bois pour ramasser des châtaignes ou des
champignons : est-ce que les enfants aujourd'hui peuvent encore ramasser des châtaignes et des champignons dans les bois ? Pendant qu’il rêvait, il ne se rendait pas compte qu’il était presque arrivé au terminus : Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
Il attend que les passagers descendent, puis il repart dans l’autre sens en direction de l’aéroport Charles-de-Gaulle, une destination qui fait rêver de voyage, de vacances.


     Il est content de sa première journée de travail comme conducteur de RER et ne regrette pas du tout son travail de conducteur de bus ni les embouteillages...

    Marianne Z. 5e3

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 Et pour le concours de poésie RATP cette page de la revue Lire :

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